janvier 27, 2023

Full Metal Jacket

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De : Stanley Kubrick

Avec Matthew Modine, Adam Baldwin, Vincent D’Onofrio, Lee Ermey

Année : 1987

Pays : Etats-Unis

Genre : Guerre

Résumé :

Pendant la guerre du Vietnam, la préparation et l’entrainement d’un groupe de jeunes marines, jusqu’au terrible baptême du feu et la sanglante offensive du Tet a Hue, en 1968.

Avis :

Les films de guerre sont devenus rapidement un genre très prisé au cinéma. De nombreuses œuvres, traitant de différentes guerres ont vu le jour chez nos amis américains pour en faire des drames puissants ou des films d’action surprenant. On pense bien évidemment à des films comme Sur le Pont de la Rivière Kwaï, Apocalypse Now ou encore Platoon qui sont des références dans le genre. Dépassant très souvent les 2h voire parfois les 3h, le film de guerre se distingue par des héros charismatiques et des moments de bravoure ou de trahison qui font les hommes d’aujourd’hui. On peut aussi distinguer des films qui misent beaucoup plus sur la psychologie des personnages comme La Ligne Rouge de Terrence Mallick ou encore Jarhead la Fin de l’Innocence. Full Metal Jacket est l’avant-dernier film de Stanley Kubrick et il se distingue par deux aspects. Déjà, il dure moins de deux heures et en plus, il possède le caractère dramatique de la guerre en elle-même mais aussi et surtout de la formation des marines. Chef d’œuvre incontesté du genre, retour sur un film qui continue de marquer de son empreinte les autres films de guerre récents.

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On est des tub’s on n’est pas des pros, mais on a tout ce qu’il nous faut !

L’histoire de Full Metal Jacket est divisée en trois actes bien distincts. Le premier est surement le plus réussi. Il raconte l’école des marines, comment ils sont formés et se concentre sur trois personnages, le héros, Joker, qui sera le fil rouge du film, le sergent instructeur Hartman et le marine Pyke (ou Grosse Baleine en version française). On y voit un entrainement rigoureux, un sergent instructeur tyrannique et surtout, une torture psychologique pour Grosse Baleine, à cause de ses bêtises mais aussi de ses incapacités physiques. Ce premier tiers est vraiment très dur psychologiquement. Devant une mise en scène ébouriffante, le film prend une ampleur dramatique ahurissante. Les scènes de tortures psychologiques sont difficilement supportables, comme lorsque Baleine mange son beignet pendant que les autres font des pompes, ou encore lorsque les autres décident de se venger sur ce pauvre Baleine qui en prend plein la gueule. On y voit les doutes et hésitations de Joker mais aussi et surtout, les déviances d’un sergent instructeur qui prend comme exemple Lee Harvey Oswald, le tueur de John Kennedy. Mais la scène la plus forte et marquante du métrage est résolument celle du suicide de Baleine, qui devient complètement fou à cause des brimades et de la formation. Une scène qui résonne comme une grosse baffe et qui hante encore les esprits. Le deuxième segment est le moins fort du film même s’il contient un propos acide envers la guerre et les médias. On y voit Joker au service presse avec un apprenti et il doit écrire un papier sur les moments forts entre guerre et décès. Alors qu’il n’y a pas de morts, on peut voir que son supérieur lui demande d’improviser, d’inventer. On sent la manipulation des masses et le mensonge qui respire au travers d’une instance qui se doit de représenter le plus possible la droiture de son pays. Bref, même si quelques passages sont assez ennuyeux, le message est clair et profond. Enfin, le troisième et dernier segment est très puissant, puisqu’il s’agit d’abattre un sniper qui tend un piège à une unité dont Joker doit faire un papier sur le journal. Ce moment est très puissant, puisqu’il met en exergue la fraternité entre soldats, mais aussi et surtout les choix qui peuvent changer la vie de plusieurs personnes. Le moment est intense et hard boiled et surtout, savamment mis en scène.

Les acteurs sont aussi très puissants dans leurs rôles. Mais ce qui est assez drôle, c’est que le personnage principal, Joker, interprété par Matthew Modine est assez transparent et prend vraiment du gallon à la toute fin du film. Néanmoins, il joue relativement bien et reste attachant. Mais les deux vraies stars du métrage sont Vincent D’Onofrio et Lee Ermey. Ce dernier interprète le sergent instructeur Hartman et il est vraiment détestable du début à la fin. Mais l’acteur réalise un vrai coup de force, crédible dans son rôle de tyran et de mec qui ne se prend pas pour de la merde. Un joli produit de l’armée en gros, un connard prétentieux (et je m’en fous si je vexe des gens !). Mais le plus bouleversant est véritablement Vincent D’Onofrio, l’acteur caméléon, qui incarne Baleine et qui est magistral. Du début, touchant dans son état de benêt jusqu’à la fin où il devient complètement fou et incontrôlable, il marquera tout un pan du cinéma en une seule scène et un plan où il a un regard complètement fou et un faciès vraiment dérangeant. Il rappelle en quelque sorte Jack Nicholson dans Shining, mais en encore plus lugubre ! Pour les seconds couteaux, ils sont aussi très bons, comme Adam Baldwin dans le rôle du bourrin de base, mais qui sera finalement l’un des sauveurs de l’unité grâce à sa pugnacité. Bref, on est face à un grand film où les acteurs sont vraiment très bons.

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Gros coup de stress !

Au final, Full Metal Jacket est un très grand film de guerre, qui dénonce et qui appuie là où ça fait mal. Avec un premier segment exemplaire et bouleversant, un deuxième segment plus classique mais possédant un message sulfureux et enfin un troisième acte puissant et avec une mise en scène grandiose, pas de doute, on est face à un chef d’œuvre. Tout simplement.

Note : 19/20

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Par AqME

TrasherNote de Trasher: 18/20 L’un des plus grands films de guerre, et qui se veut anti-armée qui plus est!!!

ServalNote de Serval: 18/20

Casey SlybackNote de Casey Slyback: 19/20 Un film de guerre cultissime tout simplement.

MickeyNote de Mickey: 19/20 Grandiose ! Autant que son réalisateur!

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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Une réflexion sur « Full Metal Jacket »

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