juin 25, 2024

Treize Jours

Titre Original : Thirteen Days

De : Roger Donaldson

Avec Kevin Costner, Bruce Greenwood, Drake Cook, Lucinda Jenney

Année: 2001

Pays: Etats-Unis

Genre: Thriller

Résumé:

Le 14 octobre 1962, un avion espion américain découvre la présence de missiles nucléaires soviétiques sur le territoire cubain. S’ils étaient lancés sur les Etats-Unis, ces missiles pourraient rayer de la carte de nombreuses villes américaines et tuer plus de 80 millions d’habitants. Entre les deux superpuissances, le bras de fer commence. Pour John Fitzgerald Kennedy, le Président des Etats-Unis, la menace est imminente. A ses côtés se trouvent deux hommes de confiance : Robert, son frère, et Kenneth O’Donnell, le chef d’Etat-major. Durant treize jours et dans le secret de la Maison Blanche, les trois hommes seront au centre de la plus incroyable et de la plus dangereuse des négociations.

Avis:

Réalisateur australien, Roger Donaldson fait partie de ces réalisateurs quelque peu sous-estimés. Si sa carrière n’a pas toujours été au plus haut, le réalisateur détient quand même de très jolis titres dans sa filmographie, comme « Le bounty« , « La recrue« , le sympathique « Cocktail« , ou encore un vrai plaisir coupable, « Le pic de Dante« .

Et c’est justement après ce « … pic de Dante« , avec lequel il conclut ses années 90, que Roger Donaldson a fait le film sur lequel on s’arrête aujourd’hui. Sorti en 2001, Roger Donaldson ouvre donc ce nouveau siècle avec un goût de politique.

Avec « Treize jours« , le réalisateur revient sur l’un des épisodes les plus marquants du mandat de feu John F. Kennedy, la crise des missiles de Cuba. Si on n’échappera pas au patriotisme un peu forcé, « Treize jours » reste un film intéressant, qui permet de revivre cet instant où le monde a une nouvelle fois failli basculer dans l’horreur de la guerre mondiale.

14 Octobre 1962, un avion espion américain survole Cuba afin d’y faire des clichés. Les dits clichés révéleront l’installation d’une quarantaine de missiles nucléaires soviétiques qui visent le sol américain. Pendant treize jours alors, les deux superpuissances mondiales que sont les États-Unis et l’union soviétique vont alors se lancer dans un bras de fer impitoyable.

Alors que l’ensemble de ses généraux se lance dans la préparation de plans afin d’envahir Cuba et de riposter en premier, le Président Kennedy, aidé de deux hommes de confiance, essaie de trouver une autre solution pour sortir de cette crise.

« Treize jours » ou le bon film historique qui s’avère aussi plaisant qu’instructif.

La crise de Cuba est un évènement de l’histoire hautement important et l’on s’étonne qu’assez peu de réalisateurs s’y soient intéressés pour le porter à l’écran. Se lançant dans un film fleuve de deux heures et demi, Roger Donaldson livre ici un film qui retrace presque jour par jour les décisions, les doutes, les enjeux et les batailles de cette crise. Ce qui est très bien dans ce film et qui fait qu’on ne voit pas le temps passer, c’est la réalisation de Roger Donaldson qui nous entraîne dans thriller politique plutôt tendu, où chaque décision a son importance. Le scénario tient la route et se révèle solide.

Avec « Treize jours« , Roger Donaldson nous invite à découvrir cet évènement à travers les yeux d’un des hommes de confiance du Président Kennedy. Ainsi, on entre dans les sphères de la Maison Blanche par la petite porte et le résultat en sera plus intéressant.

Le réalisateur nous fait assister à ces débats animés, ces discussions et ces propositions dangereuses et réfléchies. On sera pris et intéressé par l’envie, et même le devoir, du Président de bien analyser les situations, les faits et les différentes possibilités et ce que cela peut ou non apporter. Roger Donaldson a très bien su capturer la tension qui régnait à ce moment-là. Si le réalisateur essayera de faire la part des choses, « Treize jours » sera toujours vu du point de vue des Américains et on peut aussi lui reprocher son patriotisme ou encore un côté manichéen. Mais en même temps, sur le résultat final, le film est plaisant et cette crise est bien racontée. La réalisation est soignée, l’ambiance est bonne, le rythme est là (et il est en accord avec les décisions du film. Ici, il faut agir vite, mais penser bien et Roger Donaldson a tenu ceci dans son montage et ses choix de cinéma), et l’interprétation suit complétement. D’ailleurs, on remarquera que si tout le film est vu du point de vue d’un Kevin Costner très convaincant et touchant, c’est bien Bruce Greenwood qui s’en tire avec les honneurs dans la peau du Président Kennedy. Un rôle assez difficile que le comédien embrasse avec conviction et détermination.

« Treize jours » est donc un bon film, malgré des maladresses. C’est un film qui retrace bien cette crise, démontre avec intelligence l’importance et la dangerosité des choix. C’est même personnellement, ce qui m’a vraiment passionné dans le film. L’importance des mots, tout comme l’importance d’agir vite, en bon stratège, tout en ayant une réflexion derrière. D’ailleurs, même si c’est un peu caricatural, on pourra sourire devant les réflexions à l’emporte pièces des généraux militaires. Bref, les deux heures et demi que dure le film passent sans qu’on s’en rende compte et l’on prend plaisir au spectacle, tout en s’instruisant et ça, c’est déjà pas mal du tout.

Note : 14/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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