décembre 10, 2022

La Femme du Gardien du Zoo

Titre Original : The Zookeeper’s Wife

De : Niki Caro

Avec Jessica Chastain, Daniel Brühl, Johan Heldenbergh, Iddo Goldberg

Année: 2017

Pays: Etats-Unis, Angleterre

Genre: Biopic

Résumé:

L’histoire vraie de Jan Zabinski, gardien d’un zoo de Varsovie, et de son épouse Antonina, qui sauvèrent 300 juifs emprisonnés dans le ghetto de Varsovie suite à l’invasion des Nazis.

Avis:

Niki Caro, c’est le nom qui se cache derrière la future adaptation en Live du Disney « Mulan« . Mais avant d’arriver sur de grosses productions comme celle-là, Niki Caro a eu une carrière et elle est loin d’être une inconnue. Réalisatrice Néo-Zélandaise, Niki Caro a plusieurs courts et longs métrages à son actif, dont un certain « Pai » en 2003, qui mit plus la lumière sur elle. On notera et conseillera aussi l’excellent « L’affaire Josey Aimes » sorti en 2006 et qui montre une grande Charlize Theron.

Pour son nouveau film, la réalisatrice a décidé de s’attaquer à la Seconde Guerre mondiale et nous raconter une histoire vraie. Avec « La femme du gardien de zoo« , Niki Caro a mis la lumière sur un couple de zoologistes polonais qui pendant la Seconde Guerre mondiale a résisté à l’envahisseur nazi et sauver la vie de beaucoup de Juifs.

Film qu’on pourrait dire traditionnel maintenant, « La femme du gardien de zoo » pouvait être aussi beau que casse-gueule, car avec un sujet pareil, bons nombres de réalisateurs auraient pu tomber dans le piège de la surenchère émotionnelle, mais heureusement pour nous, Niki Caro et Jessica Chastain sont plus intelligentes que ça et nous offrent un beau drame. Un drame profond et humain qui émeut de par son courage et son altruisme. Mais pourquoi ce film se voit interdit de salle ?

Pologne 1939, Jan et Antonina Zabinski sont les propriétaires du zoo de Varsovie. Alors que la Seconde Guerre mondiale éclate et que leur zoo va servir de dépôt d’armes, ce couple sans histoire, voyant l’horreur réservée au peuple juif, va mettre en œuvre un plan pour cacher et sauver au nez et à la barbe des nazis, des Juifs.

Ce qui est bien et beau avec « La femme du gardien de zoo« , c’est le fait que la réalisatrice a su instaurer comme une lumière dans son film, car même dans les moments les plus sombres, il réside une sorte d’espoir. Sur un scénario très bien construit, solide et passionnant, la réalisatrice nous invite à découvrir cette famille et ce cadre particulier pour un film de guerre. D’ailleurs, ce cadre si singulier pouvait faire peur, car on aurait pu tomber dans un film qui finalement se serait construit sur cette simple idée, mais comme je le disais plus haut, la réalisatrice est plus intelligente que ça.

Nous entraînant dans une histoire sordide comme la guerre sait trop en faire, « La femme du gardien de zoo » touche de par l’humanité de ses personnages. C’est un film qui touche, car les décisions de ses personnages sont comme des évidences, où les questions n’ont même pas besoin d’être posées. Niki Caro, grâce à son excellent scénario qui demeure pourtant assez classique, va nous raconter étapes par étapes les changements de ses personnages, les plans échafaudés pour sauver le plus grand nombre, les peurs et les doutes parfois et elle n’oubliera pas de nous raconter en même temps la vie à Varsovie, la prise des Allemand sur la ville, les rumeurs qu’il y avait déjà avant, ou encore la révolte et la libération. Vous l’aurez constaté, « La femme du gardien de zoo » est riche en histoire, mais aussi en spectacle et mise en scène, puisque la réalisatrice sait installer de très beaux moments de grâce guidés uniquement par l’émotion, et d’autres plus durs ou encore plus stressants, installant un suspens qui en deviendrait presque agaçant. Une mise en scène qui ne manque pas non plus d’imagination, comme le prouvera le premier bombardement de Varsovie, vu et vécu à travers le regard apeuré des animaux du zoo. Une scène assez agaçante qui rend bien l’horreur et l’incompréhension de la guerre.

On remercie aussi la réalisatrice, avec une histoire comme celle-ci, de ne pas être tombée dans le pathos ou le larmoyant. Si le film touche et émeut, c’est parce qu’il est touchant ou émouvant, et non parce que la réalisatrice aurait appuyé sur tel ou tel bouton pour faire pleurer.

Enfin, on ne peut passer à côté de « La femme du gardien de zoo« , sans encore une fois louer la grande Jessica Chastain, qui en plus de choisir particulièrement bien ses films, démontre ici, tout le talent qui est en elle. Si son personnage est un peu classique, elle saura le rendre plus émouvant et plus merveilleux qu’une autre. Bon, on excusera quand même la réalisatrice d’avoir mis des bébés animaux pendant tout le film dans les bras de Jessica pour nous attendrir… mais on révèle quand même l’astuce, car elle fonctionne à merveille.

Ce film ce n’est pas que Chastain et dans les personnages les plus forts et surtout intriguants, on pourra compter sur Daniel Brühl qui incarne un zoologiste qui va devenir nazi et crée une relation assez ambiguë entre lui et ces gardiens de zoo, surtout sa femme…

Beau et touchant même s’il reste très classique, cette « … femme du gardien de zoo » aura su nous émouvoir et nous passionner. Mettant en images la guerre autrement, racontant à merveille les horreurs des six années de guerre, Niki Caro a réalisé un très beau film qui mériterait de sortir en salles.

Note : 16,5/20

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=rJNFeHHGGN4[/youtube]

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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