novembre 30, 2022

Un Train pour Durango

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De : Mario Caiano

Avec : Anthony Steffen, Enrico Maria Salemo, Mark Damon, Dominique Boschero

Année : 1968

Pays : Italie, Espagne

Genre : Western spaghetti

Scénario : Duccio Tessari, José G. Maesso

Résumé :

Gringo et Lucas voyagent en train pour se rendre à Durango, pour rejoindre par la suite les Etats-Unis afin d’y faire fortune. Le train se fait attaquer par les ouailles du révolutionnaire Lobo. Ils tuent tous les passagers, emmènent captive Hélène qu’ils ont rencontré peu de temps avant, et emportent un coffre-fort, mais en oubliant les clés. Gringo et Lucas ayant échappé au massacre trouvent les clés sur les cadavres des passagers et se lance à la poursuite des bandits et, surtout, du coffre-fort. Un mystérieux individu en voiture les suit de loin…

Avis :

Le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis absolument pas fan des westerns spaghetti. Les seuls que j’ai vu et qui, selon moi, valent la peine sont « Pour une poignée de dollars », « Et pour quelques dollars de plus », « le bon, la brute et le truand », « Mon nom est Personne » ou « il était une fois dans l’Ouest ». Mais qu’en est-il de « Un train pour Durango », film dont j’ignorais totalement l’existence avant de recevoir le dvd de notre partenaire, Artus Films.

Et bien, ce fut, en fin de compte, une bonne surprise. J’ai passé un agréable moment. Pour commencer, le duo entre Anthony Steffen (surnommé le Clint Eastwood italien, rien que ça) et Enrico Maria Salerno est irrésistible et nous offre un buddy movie savoureux et généreux en situations cocasses (la scène du piment par exemple) et hilarantes. Dès le début, l’ambiance est plantée (et c’est le moins qu’on puisse dire) car on voit Gringo avachi sur son cheval car il s’est pris une balle dans le cul. L’humour de ce métrage était désarçonnant pour l’époque (1968) car on n’avait pas l’habitude qu’un western puisse aussi être drôle.

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Les décors sont convaincants, le film a été tourné dans le désert de Tabernas, lieu célèbre pour avoir été utilisé dans la quasi-totalité des westerns spaghetti. Lieu mythique auquel Alex de La Iglesia rendit hommage dans son excellent « 800 balles ». Il faut reconnaitre que ce lieu possède de nombreuses similitudes avec le Far West américain. La très agréable musique de Carlo Rustichelli est également typique de ce genre de film, à grand coup de trompettes et de guitares tziganes. La musique du générique du début fait un peu penser à Rossini et le fameux final de son « William Tell Overture », mais mise à la sauce mexicaine.

Car oui, le film se déroule au Mexique, ici pas d’attaque de diligences, pas de gentils cow-boy qui massacrent de méchants indiens, mais un univers de révolution qu’on a moins l’habitude de voir dans ce style de film, et c’est justement ce qui nous donne l’impression de voir quelque chose de différent.

En résumé, tout est réuni dans cet honnête western italien pour que nous passions un agréable moment : une attaque de train, le supplice mexicain (qui reste très impressionnant), des fusillades et surtout, une forte dose d’humour toujours bon enfant. Rien de révolutionnaire (à part les méchants bien sur… Bon ok, je sors), mais une péloche bien sympa, qui ne révolutionnera certes pas le cinéma, mais qui n’a pas à pâlir par rapport aux films qui ont fait la légende du genre.

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Le travail de restauration d’Artus Films est vraiment exemplaire, le film a beau dater de 1968, le son et la qualité de l’image sont vraiment plus qu’acceptables, aux antipodes de ce que certains films, pourtant plus connus et plus récents, nous ont offerts en matière de restauration. Le seul petit bémol, c’est que le film est à moitié en français et à moitié en italien, et moi, ben je n’aime pas l’italien. La raison ? Le film est sorti en France dans une version coupée, et Artus a eu le bon goût de nous proposer la version intégrale et a préféré garder la bande son originale, ce que je pense être une bonne idée (je me souviens du cri d’horreur que j’ai poussé lorsque j’ai acheté la version DVD collector des « dents de la mer » et dont ils avaient, ô sacrilège, carrément réenregistré de nouveaux dialogues)

Note : 16/20

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=XZXnbqob064[/youtube]

Par Trasher

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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