novembre 30, 2022

Steins;Gate

Steins;Gate

Année: 2011

Genre : Thriller, Science-fiction.

Nombre d’épisodes: 24

Résumé :

L’histoire de Steins;Gate se déroule dans le quartier otaku de Akihabara, se portant sur un groupe d’amis qui ont transformé leur micro-ondes en dispositif pouvant envoyer des messages texte vers le passé. Comme ils effectuent diverses expériences sur le voyage dans le temps, ils sont traqués par une organisation nommée CERN, qui a réalisé ses propres recherches sur les voyages temporels. Rintarô Okabe va donc utiliser la capacité du four à micro-ondes afin de changer le passé et ainsi éviter que lui et ses amis ne se fassent tuer ou capturer par le CERN.

Avis:

Steins;Gate est un anime profond, travaillé et vraiment prenant, ayant pour thème le voyage temporel qui, bien qu’ayant été très utilisé dans les films et séries télévisées, reste à mon goût trop peu présent dans la japanimation. Alors que ce sujet est délicat à mettre en place dans le cadre d’une histoire sérieuse et compréhensible, nous avons le droit, ici, à une œuvre qui s’en tire avec brio et nous sert un scénario crédible et abordable malgré un début assez dissuasif.

En effet, le premier épisode est assez déroutant. Rintarô rencontre une personne qu’il a vu morte quelques instants plus tôt, va à une conférence qui n’a pas eu lieu, etc. Son comportement inhabituel ainsi que celui de Mayuri ne facilitent pas non plus la compréhension. On finit l’épisode sans avoir compris grand-chose. Normal : Steins;Gate est un anime qui prend le temps d’installer l’intrigue. Les deux ou trois premiers épisodes servent à mettre en place le scénario. L’incompréhension du début est vite balayée par les explications qui suivent.

Le scénario

Quel scénario ! Une merveille, il est maitrisé du début à la fin. On peut alors découper l’animé en 3 phases (entremêlées mais visibles), la première correspond à la mise en situation, on y découvre les personnages qui viennent au fur et à mesure peupler le labo. Le point de départ est la découverte quasiment par hasard de la capacité du téléphone à micro-ondes à envoyer des messages dans le passé, et la capacité de Rintarô, le personnage principal, de garder en mémoire tous ses souvenirs lorsque le passé est altéré (Il nomme ce pouvoir le Reading Steiner ). Cette invention servira alors à aider les différents personnages à réécrire des moments traumatisants, à les libérer de leur complexe etc… Dans cet arc, l’humour est omniprésent, l’action est rapide, claire et on ne s’ennuie jamais de voir comment les D-Mails peuvent modifier le monde !

Néanmoins, toute action à une conséquence, et chaque conséquence devient une cause et ainsi de suite.. C’est l’effet papillon ! La seconde phase se fond avec la première pour ensuite s’imposer clairement avec le complot et les expériences du CERN, les avertissements du voyageur temporel John Titor et au final, par l’arrivée d’un tragique morbide destin. Ici, fini la rigolade, on passe sur un fond psychologique avec un drame inévitable. On fait face à une boucle interminable, à une fatalité puisant ces sources dans des explications scientifiques (qui bien que bancale, ont le mérite d’exister), on ressent l’enchevêtrement temporel par une lenteur et par l’acharnement d’Okabe dans sa quête. Cet arc aborde donc un coté plus sérieux, on apprécie l’évolution du personnage qui sort de ses enfantillages pour faire face à la réalité, à une folie grandeur nature qu’il doit accepter.

steins;gate 2

Enfin après le désespoir et la fatalité, on retrouve un Okabe génial qui conclut la série par un subterfuge tout aussi génial, digne d’un mad scientist , bluffant le temps lui-même ! Ce sursaut épique est vraiment grisant après de longs épisodes axés sur le tragique et il conclut en beauté une série qui a progressivement fait évoluer les choses, nous entrainant avec, nous scotchant à l’écran… On ne voit alors plus le temps passé, effet garanti !

Voilà donc un scénario costaud, qui ne démérite pas et qui sait nous tenir jusqu’au bout, avec quelques lenteurs maîtrisées ! Il est vraiment appréciable et entrainant !
Passons du côté des personnages
Chaque personnage à un rapport original avec le scénario, chacun s’intègre comme un engrenage essentiel à l’intrigue et au développement des choses. De plus la diversité des personnalités nous donne un panel sympathique, on y retrouve le scientifique fou Okabe, l’ingénue et attachante Mayuri, le geek/otaku stéréotypé Daru et Makise Kurisu, la génie un brin taré Tsundere. D’autres personnages non moins importants seront présents comme Ruka, le timide travesti, Suzuha, la soldat, Feyris la riche excentrique fan de Rai-Net et Moeka, associable et mystérieuse. On appréciera donc les différents rapports entre les personnages. Alors que les personnages secondaires dévoilent leur vraie nature, on remarque l’évolution de la relation Kurisu/Okabe, ainsi que la dévotion d’Okabe à Mayuri. De nombreuses surprises attendent le spectateur, sans cesse étonné par les personnages qui restent tous très attachants ! Les protagonistes sont ainsi très bien construits et font part du scénario à merveille, ils sont le théâtre d’une immense pièce montée absolument splendide !

Parlant d’esthétique, le chara-design est superbe, cette animé rend compte parfaitement de l’âge des personnages, ce qui est rare dans l’industrie de l’animation japonaise. Leurs émotions sont tout aussi bien transmises, ce qui est essentiel pour un animé de ce calibre. En effet, les personnages ont un rôle de pivot, il est alors essentiel de pouvoir distinguer les subtilités, ce qui est bien géré par l’animation ! Un sans-faute !
L’animation est super bien faite, les décors sont splendides, les angles de vue sont maitrisés pour coller au scénario, bref un régal pour les yeux… enfin, à part un tout petit détail… à savoir certains plans de fan service, quoique très peu présents et qui ne dérangent presque pas, m’enfin bon !

steins;gate 1

Conclusion

Il est de ces séries aux fins d’épisodes qui vous feront dire : « Bon, encore un dernier », et Steins;Gate en fait partie. De par sa prouesse tant sur le plan graphique que scénaristique et par sa capacité à exploiter avec maestria un sujet complexe mais ô combien intrigant, il se démarque comme un anime d’une indubitable qualité. Du grand art.

Note : 19/20

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Par Mickey

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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