mai 16, 2021

Donnie Darko

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De : Richard Kelly

Avec Jake Gyllehaal, Jena Malone, Maggie Gyllenhaal, Drew Barrymore

Année: 2001

Pays: Etats-Unis

Genre: Thriller

Résumé:

Donnie Darko est un adolescent de seize ans pas comme les autres. Intelligent et doté d’une grande imagination, il a pour ami Frank, une créature que lui seul peut voir et entendre. Lorsque Donnie survit par miracle à un accident, Frank lui propose un étrange marché. La fin du monde approche et ce dernier doit accomplir sa destinée. Des événements bizarres surviennent dans la petite ville tranquille, mais Donnie sait que derrière tout cela se cachent d’inavouables secrets. Frank l’aidera à les mettre à jour, semant ainsi le trouble au sein de la communauté.

Avis :

Après deux courts-métrages, Richard Kelly est passé au long-métrage avec ce « Donnie Darko » et il s’est fait très vite remarqué avec ce premier au point que le film est devenu presque culte instantanément, ouvrant ainsi de belles portes au réalisateur qui depuis n’a pas cessé de fasciner et de partager avec « Southland Tales » et « The Box » sortis en 2006 et 2009. Puis depuis le succès partagé de « The Box« , silence radio, le réalisateur prenant du temps (trop) pour faire son quatrième long.

Mais revenons à cette première œuvre dingue. « Donnie Darko » est un ovni aussi fascinant qu’hypnotique et presque incompréhensible. Un film couillu et courageux, surtout pour une première œuvre. Un film qui sort des sentiers battus d’Hollywood et qui en dit long sur l’ambition de son réalisateur. Sur un scénario des plus étranges, Richard Kelly nous entraîne dans un film marquant, qui ne sera pas près d’arrêter de vous torturer, car « Donnie Darko » est mystérieux, énigmatique, obscur, subtil et finalement indémodable et culte !

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Donnie Darko est un adolescent bien différent des autres. Très intelligent, il vit dans son monde. Somnambule, une nuit alors qu’il n’était pas sa chambre, le réacteur d’un avion de ligne s’écrase sur son lit. Un traumatisme pour beaucoup, sauf pour Donnie. Mais peu de temps après, un lapin étrange et monstrueux lui apparaît. Ce lapin s’appelle Frank et Donnie est le seul à le voir et l’entendre. Frank va alors révéler à Donnie que la fin du monde est proche et avant que celle-ci ne se produise, Donnie devra accomplir certaines choses. Alors que la petite bourgade dans laquelle habite Donnie et sa famille est plutôt tranquille, après cette révélation, le trouble va être semé et des destins vont être modifiés.

« Donnie Darko » est une petite pépite d’étrangeté, pas si étrange que ça au final. Pour son premier film, Richard Kelly n’a pas fait les choses à moitié et « Donnie Darko » reste encore et toujours une œuvre fascinante de bout en bout quatorze ans après sa sortie.

Film de science-fiction, film d’anticipation, critique de la société, drame familial, Teen movie, film abordant la maladie ? « Donnie Darko » est le mélange de tout ceci, pour un résultat unique qu’on n’a pas retrouvé en salle depuis. Sur la base d’un scénario complexe et solide à la fois, Richard Kelly nous invite à suivre un adolescent quelque peu particulier. Dès les premières minutes du film, on entre dans le monde de Donnie. On entre dans ses névroses, dans ses doutes, sa schizophrénie, sa paranoïa et c’est avec beaucoup de détails que Richard Kelly nous laisse entrevoir le monde vu à travers les yeux de Donnie. Le script est fabuleux et incroyable, bourré d’idées et de métaphores, Richard Kelly sonde les tréfonds de l’adolescence, de l’inconscient, pour livrer un film malade qui aborde aussi bien le mal-être humain, que la maladie (ici, la schizophrénie) et la façon de la dénier ou de l’accepter en cherchant à la rationaliser. C’est fascinant, surtout que le réalisateur ne nous mâche pas le travail, s’amusant à torturer notre esprit pour en trouver une solution. À la rigueur, « Donnie Darko » est si particulier que chacun peut en faire une analyse totalement différente, selon les humeurs et les ressentis et c’est ce qui rend le film si riche, car nous sommes susceptibles de ne jamais voir le même film à chaque visionnage et ainsi, Richard Kelly nous donne la possibilité de le redécouvrir à chaque fois, et ça, peu de films ont cette faculté.

C’est dans une ambiance qui n’est pas sans rappeler certains films de David Lynch que Richard Kelly nous offre un film à la mise en scène aussi sombre qu’inventive, originale, onirique, immersive, fascinante (encore une fois) et puissante. « Donnie Darko » est peuplé de scènes et de plans tous plus iconiques les uns que les autres. Certains iront même jusqu’à nous mettre mal à l’aise, on pense notamment au masque de ce lapin, qui reste l’un des plus terrifiants qui soit. On restera comme hypnotisé par la façon dont le réalisateur met en scène un tout jeune Jake Gyllenhaal qui crève déjà l’écran à chacune de ses apparitions. Partant sur un rythme assez lent pour que le spectateur puisse bien entrer dans cette spirale infernale, Richard Kelly nous offre une petite leçon de montage. Si certains seront « largués » par la complexité des allers et retours, ou encore les scènes fantasmées ou non, on ne pourra nier que Kelly tient son film sur tout son long et qu’il sait où il va et comment il veut nous y emmener.

« Donnie Darko« , c’est aussi un excellent casting qui réunit des pointures telles que Patrick Swayze, Drew Barrymore, Mary McDonnell, Holmes Osborne ou Beth Grant que de jeunes premiers qui sont aujourd’hui connus comme Jake Gyllenhaal bien sûr, mais aussi sa sœur Maggie. On trouvera aussi la belle Jena Malone, un petit rôle pour Seth Rogen, ou encore James Duval.

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Richard Kelly a donc parfaitement réussi son entrée en matière et son « Donnie Darko » demeure l’un des films les plus fascinants et même hypnotisants que l’on ait pu voir dans les années 2000. Avec ce film, Richard Kelly fait une parfaite entrée dans le monde du cinéma et des films comme celui-ci, on aimerait bien en voir plus souvent !

Note : 18/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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