mai 24, 2022

Jennifer’s Body

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De : Karyn Kusama

Avec Megan Fox, Amanda Seyfried, Johnny Simmons, Adam Brody

Année: 2009

Pays: Etats-Unis

Genre: Fantastique/Horreur

Résumé:

Lycéenne dans une petite ville américaine, Jennifer est une beauté fatale à qui aucun garçon ne résiste. Cette bombe cache pourtant un petit secret : elle est possédée par un effroyable démon. Mangeuse d’hommes à tous les sens du terme, elle se transforme peu à peu en créature pâle, maladive et meurtrière… Needy, sa discrète amie d’enfance, va désespérément tenter de protéger les jeunes hommes de la ville, à commencer par son petit ami Chip…

Avis :

Avoir un corps de rêve, on peut dire que dans le cinéma actuel, ça fonctionne. En effet, dotée d’une plastique de poupée Barbie, d’une chevelure brillante et d’yeux d’un bleu perçant, Megan Fox s’est imposée en seulement deux films comme le sex symbol de toute une génération de crétins dont la seule vue d’une paire de loches ou d’un petit cul moulé dans un jean suffit à faire bander. Après avoir joué dans les films Transformers et Transformers 2 de Michael Bay, où elle tenait le rôle de la potiche de service, se prélassant le long d’une selle de moto en plein soleil, la jeune fille s’est très rapidement vue offrir des rôles titres dans des films plutôt médiocres dont Jennifer’s Body qui nous préoccupe aujourd’hui. Mettant en avant une histoire de succubes avec une reine de beauté, le film aurait pu être acceptable et fun. Malheureusement, avec un traitement trop adolescent et une pudeur purement abominable, le film va vite montrer les limites de l’actrice, mais aussi de la réalisatrice. Mais pourquoi ce film est-il si mauvais ? Qu’est-ce qui le rend si repoussant ? Etes-vous prêts à vous rendre dans la petite bourgade de Devil’s Kettle alias la bouilloire du diable ?

Le scénario du film est assez imbuvable et cible un public très particulier. En effet, s’axant principalement autour des deux actrices principales, une belle et une moins belle, mais en fait elle est plutôt bien gaulée, le film va s’intéresser à tous les problèmes d’adolescentes sans jamais parvenir à faire dans la finesse et la justesse. On va donc suivre Jennifer, bombe anatomique du bahut et sa copine de toujours, Needy, l’intellectuelle de service. Un beau jour, un groupe de rock encore méconnu vient faire un concert dans le bar du bled. Jennifer, excitée comme une puce de pouvoir se faire un gars de la ville va venir les draguer. C’est alors qu’un incendie éclate et Jennifer décide de partir avec le groupe. Elle réapparaitra couverte de sang, vomissant un liquide noirâtre et semblant possédée. Needy va alors tenter d’éclaircir cette affaire. Je ne vais pas en dire plus pour ne pas gâcher le plaisir de découvrir la suite, mais tout reste binaire et le moindre débile devinera dès le départ que la rivalité sera inévitable. Mais le principal problème vient aussi de la narration du film. Se voulant cool et décontracté, le film ne décollera jamais de cette étiquette adolescente qui lui colle à la peau dès le départ avec la prisonnière qui met des pantoufles en forme de lapin. Partant de ce postulat, on ne peut qu’être atterré par le manque flagrant d’inspiration de la réalisatrice, proposant des plans inutiles ou fades et surtout, proposant un chemin narratif poussif avec une voix off des plus désagréable. Surfant sur une mode Twilight et voulant s’en affranchir en mettant quelques affiches de groupes de rock comme les Fall Out Boy ou encore des affiches de film d’horreur comme Evil Dead, le film va être la caricature de ce qu’il dénonce, c’est-à-dire une jeunesse portée sur le sexe et l’apparence. Rien n’est dénoncé, tout est encore trop lisse et on ne prend aucun risque inutile. C’est d’ailleurs assez aberrant de dénoncer quelque chose sans y aller franco. Du sexe, on n’en aura que l’illusion, et les plans avec Megan Fox à poil seront où trop haut et de dos, ou trop bas. Si on doit comparer ce film à quelque chose de plus récent, Detention est bien plus rentre dedans, drôle et intelligent, en parlant de manière plus cynique des problèmes des ados, et pourtant, ce film n’aura eu droit qu’à une sortie DVD…

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J’ai sucé une bite trop sale, alors je me désinfecte la langue au briquet !

Mais le pire dans tout ça, c’est la vacuité abyssale des actrices et des acteurs. Se référant à une mode passagère et bankable, le casting met en avant la belle Megan Fox, qui affiche ses délicieuses courbes et sa tronche de putain pour incarner la méchante du métrage. Déjà potiche dans les Transformers de Michael Bay, elle demeure ici aussi vide qu’une coquille morte et propose une prestation qui serait bonne dans un film porno. Mais le pire dans tout ça, c’est que rien n’est assumé. On la voit se baigner nue dans un lac, mais on ne verra absolument rien. On la voit ouvrir sa veste avec rien dessous, mais on ne verra rien. On dirait une allumeuse pimbêche pour adolescent pré-pubert. Mais sa compatriote, Amanda Seyfried, que l’on peut voir dans Le Chaperon Rouge ou encore Time Out, ne relève pas le niveau. D’une fadeur incroyable, elle pose un jeu d’actrice lénifiant et inintéressant, se révélant inutile et improbable. Comment ne pas plus réagir lorsque l’on voit sa meilleure amie dégueuler un liquide noir et vivant ? Au niveau du casting masculin, c’est la même chose. On nous propose de gentils petits acteurs sans poils et bien innocent, à l’image de Johnny Simmons, qui est d’une fadeur incroyable.

On peut aussi parler rapidement des effets spéciaux, tous numériques. Si on voit très peu la jeune demoiselle se transformer en succube, on remarquera sa grande bouche, en image de synthèse et donnant un effet franchement très moche et peu crédible. Si l’on rajoute à cela des éléments gores totalement absent, à part un cadavre ouvert sur le côté et dans lequel s’abreuve la méchante fille, il n’y a rien à se mettre sous la dent, bien au contraire, on aura droit à des giclures en sur des bâches, vu de derrière. Il faut croire que le film n’a pas voulu effaroucher les jeunes demoiselles se ruant dans les salles. Mais il n’y a pas que les effets spéciaux qui demeurent agaçant, il y a aussi des incohérences flagrantes dans le film, comme ce gouffre dans lequel les éléments de ressortent jamais. Et sur la fin, notre jeune héroïne trouve tous ces éléments, comme des balles ou un couteau sur le bord de la route !? Il y a du gros foutage de gueule il me semble. La fin demeure, elle aussi, inutile et pénible, espérant un twist décoiffant, mais finalement ridicule sur un son vaguement pop rock.

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A gauche, la potiche, à droite, le crapaud !

Au final, Jennifer’s Body est une grosse arnaque visant un public adolescent aimant se masturber devant Megan Fox. Malheureusement, les salles de cinéma, malgré l’obscurité, ne sont pas trop propices à ce genre de pratique. Il en ressort un film maladroit, mal foutu, affichant tous les clichés de l’adolescence sans jamais parvenir à les défaire. Bref, un film raté, qui ne trouve jamais sa voie entre horreur et fantastique. Même les filles risquent fort d’être déçues. Préférez largement Detention !

Note : 04/20

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AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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