décembre 2, 2020

Paranormal Activity 5 Ghost Dimension – Film Fantôme

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Titre Original : Paranormal Activity : The Ghost Dimension

De : Gregory Plotkin

Avec Chris J. Murray, Brittany Shaw, Olivia Taylor Dudley, Dan Gill

Année: 2015

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

La famille Fleeges emménage dans une nouvelle maison et découvre dans le garage des cassettes vidéos de l’enfance de Katie et Kristi et une caméra leur permettant de voir ce qui se déroule véritablement autour d’eux…

Avis :

Dans les sagas impitoyables des sagas à succès qui ne font qu’aller vers le bas, Paranormal Activity s’impose comme le mètre étalon de tout ce qu’il ne faut pas faire. Véritable buzz médiatique en 2007 autour du premier film signé Oren Peli, grand succès monétaire sur un film qui n’a rien coûté ou presque, le tout premier Paranormal Activity avait au moins le mérite de tenter quelque chose de nouveau et d’essayer de mettre en avant un couple crédible qu’un démon va mettre à l’épreuve. Sans être incroyable, le film avait tout de même certaines idées, mais pas de là à en faire toute une saga. Mais entre une rentabilité hors norme et l’innovation, le choix ne fut pas difficile et c’est ainsi que commença la véritable descente en enfer pour tout amateur d’horreur. Pendant trois suites et deux spin-off, les réalisateurs se sont succédés pour filmer le vide et offrir quelques jump scare ridicules à grands renforts d’augmentation de volume sonore ou d’apparitions ubuesques. Pire que ça, au fur et à mesure des métrages, l’énigme autour des fantômes et autres sorcières s’épaississait et devenait de moins en moins limpide. Et encore pire, cette saga va relancer la mode des found-footage et, à quelque part, détruire le cinéma de genre au cinoche. Et ce n’est pas ce cinquième opus qui va régler les problèmes, loin de là.

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La première chose qui choque dans ce film, c’est la façon dont est amenée l’excuse du found-footage. Certes, on sait que c’est la marque de fabrique de la saga, mais à chaque fois, il y a une explication logique sur la raison de la caméra à l’épaule. Par exemple, dans End of Watch, il s’agit d’un policier qui fait un documentaire sur son métier. Dans Diary of the Dead, une voix-off explique pourquoi elle a fait cette vidéo montage. Là, rien n’est dit et on va juste voir un père de famille qui s’amuse à filmer sa maison sous tous les angles et sans évènement important. C’est-à-dire que là, clairement, les producteurs, scénaristes et réalisateur se sont bien foutus de la gueule du public, le prenant pour un con, ne cherchant jamais à savoir le pourquoi du comment. Sauf que ce n’est pas le cas et ce film déclenche une certaine colère chez le spectateur qui se sent floué.

D’autant plus que ce que filme le père n’a aucun intérêt et ne sert qu’à présenter les personnages au départ puis à filmer les fantômes, du moins le fantôme, que l’on va enfin voir. Rien de mirobolant et le scénario s’évase de plus en plus concernant les sorcières. D’ailleurs, les éléments de réponse ne viendront jamais, même à la toute fin, laissant entrevoir une suite. Quoiqu’il en soit, le métrage ne tient jamais la route sur son histoire de possession et rien ne justifie aussi le montage et les différentes coupures. Encore une fois, le spectateur est pris pour un débile et cela est très vexant. D’autant plus que le réalisateur filme du vide les trois quarts du temps, avec des couloirs, des pièces ou encore le bas de la maison sans qu’il ne se passe rien. On retombera dans les aberrations comme les accélérations de temps, ce qui ne veut pas dire que le film est dynamique, loin de là. Il ne suffit pas de planter un fantôme et de mettre un exorcisme sur la fin pour pleinement convaincre ou faire peur.

Le principal problème, outre l’indigence du scénario (écrit à six mains tout de même, les producteurs ont dû mettre trois élèves de CM1), c’est que le film ne possède aucune ambiance. Voulant instaurer un climat malsain dans un cocon familial sain, le film se fourvoie en mettant en avant des stéréotypes que l’on aurait pu éviter. Entre le tonton looser, la meilleure amie bombasse ou encore la petite fille modèle qui devient agressive, rien ne va sortir de l’ordinaire et le film se contente de remplir un cahier des charges qui devraient satisfaire les moins contraignants. En fait, tout respire le travail malhonnête et la volonté de faire du fric plus qu’autre chose. Jusqu’au placement du réalisateur, puisque la tâche a été confié à Gregory Plotkin, producteur des deux derniers Paranormal Activity et qui met la casquette de cinéaste. Une preuve de plus du grand foutage de gueule de la saga.

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Au final, il est difficile de trouver des qualités probantes à ce film qui respire par tous les pores la malhonnêteté et le travail bâclé. On en arrive à un stade où les films ne sont même plus mauvais, mais pire que ça, ils sont irrespectueux du spectateur. C’est-à-dire que maintenant, on a atteint le point où qu’importe l’histoire, qu’importe les personnages, qu’importe l’ambiance, tant qu’il y a des bruits forts et des apparitions téléphonées, on pense que c’est bon et bien. Sauf que faire un bon film demande un peu plus de jugeote, de travail, afin d’écrire quelque chose qui tient la route, qui se justifie et surtout, qui ne prend pas le spectateur pour un con, ce que continue de faire Paranormal Activity depuis le deuxième épisode. Fort heureusement, les salles se raréfient et il serait grand temps d’instaurer un procès pour tous ces scénaristes et producteurs qui se raillent de nous et n’en veulent qu’à notre porte-monnaie ou notre intelligence.

Note : 00/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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