mai 25, 2024

How to Make it in America Saison 1

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D’Après une Idée de: Ian Edelman

Avec Bryan Greenberg, Victor Rasuk, Lake Bell, Scott Mescudi

Pays: Etats-Unis

Genre: Comédie

Nombre d’Episodes: 8

Résumé:

L’histoire de trois jeunes chefs d’entreprises dans la vingtaine qui tentent de se faire un nom à New York afin d’accomplir leur « rêve américain ».

Avis:

« How To Make It In America » est une série d’Ian Edelman. C’est une série que le showrunner a créée et scénarisée en grande partie seul avant de la proposer à la chaîne HBO. Une chaîne à l’on doit des séries comme « Game Of Thrones« , « Boardwalk Empire« , « Oz » ou encore « Six Feet Under« , autant dire que la chaine envoie du lourd et se trompe rarement.

D’ailleurs, si j’ai eu envie de commencer cette série, c’est en très grosse partie grâce à l’excellence des programmes que la chaîne propose, car je dois dire que je n’ai jamais été déçu par les différentes séries que j’ai pu voir proposées par HBO. Puis l’affiche me laissait présager une petite série amusante, qui décrit le quotidien de jeunes. Mais très vite après l’avoir commencée, je me suis retrouvé devant une série avec laquelle j’ai eu du mal à accrocher. Mal fichue, cette première saison m’a laissé perplexe, avec l’envie d’en rester-là, tout en ayant aussi l’envie de savoir la suite (je ne risque rien, la deuxième saison est la dernière, puisque la série a été annulée…).

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Ben et Cam sont potes depuis toujours. Passionnés de mode et de musique, ils cherchent le moyen de réussir leur vie. Ben est vendeur dans une boutique de fringues, quant à Cam, il vit de petits trafics à droite et à gauche. Ils ont tous deux un projet qui traîne dans leur tête, mais n’ont jamais encore osé se lancer, enfin jusqu’à maintenant. Ayant réussi à avoir un peu de thunes, ils décident de lancer une collection de jeans inspirés des années 70. Le projet est ambitieux et les deux jeunes y croient, mais la loi du marché et du prêt-à-porter est impitoyable et si les deux garçons veulent réussir, il va leur falloir ruser.

Quand on lit le synopsis de « How To Make It In America« , on se dit pourquoi pas. La série peut être une bonne surprise. Mais de toute cette première saison, le plus accrocheur est bel et bien son générique. Car pour le reste, j’ai vraiment eu beaucoup de mal à apprécier le show.

L’idée est pourtant intéressante. Suivre deux jeunes qui veulent s’en sortir et devenir chef d’entreprise était bien vu. Et dans un sens, la série n’est pas loupée, puisque nos deux jeunes vont quelque peu en chier. Beaucoup de bâtons dans les roues viennent entraver leur chemin. La série les met face à la dure réalité de la concurrence et des secrets bien gardés de cette dernière, qui laisse peu de place dans ce milieu-là aux jeunes arrivants. La série arrive tant bien que mal a créé une curiosité chez nous, et malgré tout, on a envie de savoir comment ils vont finir par y arriver. Et c’est bien l’une des seules raisons qui m’a tenu devant cette première saison, car hormis ça, je dois dire que j’ai vraiment eu du mal à accrocher avec les personnages et leur mode de vie. La série évolue dans un milieu branché, cocktail, vernissage, dîner mondain rythment les épisodes. La série a un côté « bobo » avec lequel j’ai beaucoup de mal, on baigne presque tout le temps dans le luxe et personnellement, je trouve que ça éloigne les personnages de nous et de la réalité. Ce côté « bobo » est assez mal foutu, puisqu’il apporte avec lui pas mal d’incohérences, comme par exemple nos deux futurs chefs d’entreprise qui galèrent pour trouver mille cinq cent dollars, mais se déplacent en voiture de luxe… ou encore dépensent pas mal de thunes en baskets.

La série s’encombre aussi de petites histoires à côté qui sont soit mal fichues, soit dispensables. Je trouve que la série développe les mauvaises histoires et il y a pas mal de personnages qui restent sous employés alors que ça aurait peut-être été plus intéressant de les développer, comme celle autour d’Eddie Kaye Thomas. L’histoire de Luis Guzman, qui incarne le cousin d’un deux acteurs principaux, est trop lourde et on a bien du mal à croire en la rédemption de ce taulard qui se reconvertit dans la boisson énergisante. À la rigueur, il y a bien l’histoire, assez cliché pourtant, de Bryan Greenberg et Lake Bell qui passe.

J’ai eu beaucoup de mal à accrocher avec les acteurs principaux. Alors que d’ordinaire, j’aime bien Bryan Greenberg, ici, je le trouve assez fade et le côté nonchalant du personnage est lourd, il passe son temps à esquisser des sourires pour montrer à quel point il est beau gosse. Et c’est dommage, car parfois, quand il en fait moins, et que le scénario développe quelque chose de bon, l’acteur et le personnage redeviennent intéressants. Et le constat est le même pour Victor Rasuk, le meilleur pote de Greenberg. Et c’est peut-être même plus prononcé chez lui.

Mais là où la série cartonne et devient un vrai plaisir, c’est musicalement parlant. Les producteurs se sont faits plaisir et ils m’ont permis de découvrir tout un tas de nouveaux artistes terribles. La série baigne dans une ambiance soul, funk, r’n’b, hip hop, disco, allant même parfois dans les vieux classiques rock et chaque épisode est très inspiré. La liste des morceaux choisis est impressionnante et presque interminable, c’est un régal pour les oreilles et ça dès les premières minutes avec le générique de début. D’ailleurs, j’étais même heureux de commencer chaque nouvel épisode, malgré le fait que je n’accrochais pas plus que ça, simplement pour réécouter ce générique.

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La première saison de « How To Make It In America » a donc été une déception pour ma part, malgré de bons atouts (l’idée de départ et la BO), j’ai regardé les huit épisodes de cette saison sans vraiment de passion, juste un peu de curiosité, car comme je le disais plus haut, sur quelques points la série réussit vraiment à être intéressante.

Je regarderai tout de même la deuxième saison, car il n’y a que huit épisodes d’un peu plus de vingt minutes chacun et que malgré tout, j’ai quand même envie de savoir s’ils vont arriver à la sortir leur marque de jean.

Note : 09/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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