octobre 25, 2021

The Red Riding Trilogy 1980

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De : James Marsh

Avec Andrew Garfield, Paddy Considine, Peter Mullan, Eddie Marsan

Année : 2009

Pays : Angleterre

Genre : Thriller

Résumé :

« L’Eventreur  » terrorise le Yorkshire depuis six longues années. La police locale étant dans une impasse, l’inspecteur Peter Hunter arrive de Manchester pour reprendre l’enquête. S’étant fait des ennemis dans la région au cours d’une enquête sur une fusillade en 1974, Hunter se retrouve de plus en plus isolé quand sa version des événements vient contredire le discours officiel sur  » L’Eventreur « .

Avis :

Après avoir laissé la réalisation du premier au talentueux Julian Jarrold, les producteurs de cette sombre enquête britannique ont fait appel aux services de James Marsh pour la suite. Réalisateur tout aussi talentueux que Jarrold, c’est à lui que l’on doit le très joli « Une merveilleuse histoire du temps » sorti cette année en salles et hautement recommandable.

Le premier film était un petit bijou de noirceur, les dernières minutes étant même jubilatoires avec un final qu’on ne peut oublier. Malgré une révélation finale prenante, est-ce que « 1974 » nous aurait mené en bateau ? Est-ce que l’enquête commencée par Andrew Garfield serait encore plus profonde et délicate que cela ? Bref, est-ce que la « Red Riding trilogy » ne nous a pas encore révélée le nom de l’assassin et le haut degré de corruption ? On dirait bien et ce deuxième chapitre va jeter le doute et poser encore plus de questions qu’il n’apportera de réponses.

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Voilà six années que l’enquête sur les enlèvements des fillettes est bouclée, mais ce n’est pas pour autant que les habitants du Yorkshire sont plus tranquilles, car peu de temps après des corps de jeunes sont retrouvés mutilés. Et bientôt la presse commence à surnommer ce tueur fou l’éventreur. Qui est-il ? Comment faire pour l’arrêter ? La police du comté piétine et à Manchester, la décision est prise d’envoyer du renfort. Peter Hunter est donc dépêché sur place. Lui et sa petite équipe doivent reprendre tous les dossiers des six dernières années, car il en est sûr, le nom de l’éventreur y figure. Mais très vite, il se frotte aux autorités compétentes, qui sont loin d’être ravies de voir cet homme fouiner dans des vieux dossiers, surtout qu’un crime reste suspect et ne ressemble pas, aux premiers abords, aux méthodes de l’éventreur.

« Red Riding trilogy 1980 » est une suite aussi sombre et pessimiste que l’a été le premier volet. Alors que l’intrigue évolue sur un autre meurtrier et une autre série de meurtres, bien plus sanglante, « Red Riding trilogy » gardera entre ses lignes les interrogations, la corruption et finalement la trame du premier film. Même si ce nouveau film développe une nouvelle enquête, il n’aura de cesse en réalité de développer sa première intrigue, en développant ses personnages au départ au second plan, mais qui en fin de compte vont prendre de plus en plus d’importance.

Le concept est donc très intéressant et logique sur le tout, d’où le fait qu’il faut voir les trois films comme un seul. C’est intelligent dans la forme et dans l’idée et dans un sens, ça fonctionne bien, car à tout moment, le film nous donne l’envie d’aller jusqu’au bout de l’histoire, car on sait très bien que celle-ci ne nous a pas révélée grand-chose et que le meilleur et le pire restent à venir. Mais ce qui fait la force et la cohérence de la « Red Riding trilogy » fait aussi sa faiblesse. L’écriture si géniale du premier film devient ici plus confuse. Je trouve que le film s’aventure un peu trop sur la vie privée et les conflits intérieurs de son personnage principal, ce qui casse le rythme.

Autre petit point faible, la réalisation est inégale. Si parfois elle emporte le film vers des sommets du genre, avec encore une fois des dernières minutes fabuleuses, terribles et traumatisantes d’injustice, le film a tendance à parfois se perdre dans des lenteurs et des longueurs et c’est bien dommage. À plusieurs reprises, je me suis surpris en train de m’ennuyer. Pas longtemps, mais assez pour que ce soit remarquable. Parfois, c’est d’une scène à l’autre.

Les personnages qui avaient de petits rôles dans le premier film prennent de l’importance dans ce chapitre, surtout dans la police et les hauts placés qu’on découvre corrompus jusqu’à l’os. Le portrait que le film dresse est bien peu flatteur. Ce personnage avec tenu avec mélancolie par Paddy Considine. Jim Carter, Shaun Dooley, Sean Harris et David Morrissey voient leurs personnages très agréablement développés. Les conflits et les heurts qui s’opposent entre eux sont passionnant. Peter Mullan qui ne faisait qu’une apparition dans le film précédent, développe un personnage assez énigmatique et particulier. Très oubliable dans l’histoire en elle-même, le film offre un joli rôle pour Maxine Peake (« The village »).

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Le deuxième film de cette « Red Riding trilogy » reste, dans l’ensemble, agréable à suivre, et nécessaire, car il met en place beaucoup de chose qui vont prendre tout un sens par la suite. Donc, un bon film à voir, même s’il est moins dense et plus faiblard que « 1974« , la faute à un scénario qui s’évase un peu trop par moment.

Note : 13/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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