juin 22, 2021

The Red Riding Trilogy 1974

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De : Julian Jarrold

Avec Andrew Garfield, Sean Bean, Rebecca Hall, Warren Clarke

Année: 2009

Pays: Etats-Unis

Genre: Thriller

Résumé:

Dans le Yorkshire, la corruption généralisée des services de police fait régner la paranoïa et la méfiance. Un jeune journaliste, Eddie Dunford, tente de découvrir la vérité au sein du labyrinthe de mensonges de plus en plus complexe qui caractérise l’enquête de la police sur une série d’enlèvements d’enfants.

Avis:

S’il y a bien un domaine dans lequel nos amis anglais excellents, c’est bien dans le polar sombre, cruel, voir même à la limite du morbide. Leur cinéma, que ce soit sur le grand où le petit écran (surtout le petit ces dernières années avec un nombre d’excellentes séries qui a triplé) détient de belles perles, et cette trilogie peu connue en est une jolie preuve, car si, séparément, les films ont leurs faiblesses, ils forment un tout qu’il faudra regarder en entier pour en apprécier toutes les subtilités.

Une enquête British au fin fond du Yorkshire, un casting qui réunit la crème de la crème du cinéma anglais, trois réalisateurs talentueux aux commandes et des bandes annonce qui promettent beaucoup, franchement que me fallait-il d’autre pour me donner l’envie de découvrir ce film, où le meurtre et la corruption sont les mots d’ordre !

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Dans le Yorkshire, une fillette vient de disparaître, et la police comme les journalistes sont en émoi. Tous les moyens sont mis en œuvre pour ramener l’enfant dans les bras de ces parents, mais en vain, l’enfant demeure introuvable. Un jeune journaliste, Eddie Dunford, va alors faire le lien avec deux autres disparitions dans la région. Au cours des années précédentes, deux autres fillettes ont elles aussi disparu. Alors que pour le jeune homme, qui commence a rassembler des preuves il est évident qu’il existe des liens entre ces disparitions et plusieurs grands noms de la région, personne n’a l’air de vouloir se préoccuper de ces évidences, et bientôt Eddie commence à avoir de sacrés ennuis qui pourraient mettre sa sécurité en jeu.

Crimes, passage à tabac, violence, injustice, corruption, meurtres sordides, voilà le programme dur et malsain que va nous réserver cette première parte de la « Red Riding trilogy« . Autant vous prévenir, on ne va pas rigoler des masses, et je peux même dire que ce film aura même tendance à nous faire bondir de notre fauteuil, tant l’histoire qu’il a la dure mission de mettre en place est totalement injuste et finalement écœurante.

Emmené par un Andrew Garfield on ne peut plus impeccable, ce premier chapitre est d’une noirceur à en filer des frissons. C’est d’ailleurs mon film préféré de la trilogie. L’histoire est atrocement géniale. Le scénario enchaîne les faux-semblants et les rebondissements avec un rythme haletant. L’enquête révèle ses mystères peu à peu et c’est avec angoisse que l’on découvre les horreurs qu’elle nous réserve, surtout au niveau de la corruption. Ce premier film laisse entrevoir et imaginer que les meurtres de ces petites filles ne sont que la partie visible de l’iceberg, et que par la suite, ce journaliste aura ben plus à révéler que le simple nom du coupable. Ce qui est terrible, c’est que le film reste assez imprévisible et aura tendance à nous surprendre à plus d’un moment. Un peu comme son enquête, il sera injuste et n’hésitera pas à nous bousculer en supprimant de manière radicale certains protagonistes. Plusieurs scènes de tortures sont assez difficiles et il y aura peu de moments pour souffler, où l’on ne sentira pas le personnage principal en danger. C’est vraiment ben foutu et les Anglais ont ce truc sadique pour nous mettre mal à l’aise.

L’ambiance est absolument parfaite. Julian Jarrold, dont le talent n’est plus à prouver, a très bien su instaurer un climat de tension, grâce à une mise en scène maîtrisée, un rythme lent, mais prenant et une photographie angoissante et magnifique à la fois. Plusieurs scènes sont saisissantes et les vingt dernières minutes sont de vrais petits bijoux de cinéma. Un concentré d’intrigues, de rebondissements et d’émotions, purement et simplement étouffantes, jubilatoires et terriblement injustes en même temps. On en ressort quelque peu chamboulé, mais avec l’envie de voir la suite immédiatement.

Pour cette première incursion dans les magouilles de la « Red Riding trilogy« , Julian Jarrold s’est offert un casting de luxe jusqu’au moindre second rôle, emmené par Andrew Garfield, fabuleux, convaincant et bouleversant, bien loin de ce que l’on connaît de lui dans les « Spiderman« . Si vous avez des doutes sur le talent du jeune homme, il faut alors le voir ici et dans l’incroyable « Boy A », vous devriez être très surpris. Il fait face à des acteurs tout aussi talentueux et convaincants. Je pense notamment à Sean Harris dans le rôle d’un ripou qui est carrément flippant. La belle Rebecca Hall est très touchante dans la peau d’une mère en deuil, puis, dans un tout petit rôle qui aura une belle importance par la suite, on trouve un Daniel Mays carrément bluffant, alors qu’il n’a qu’une seule scène. La suite de ce casting d’exception est composée de Sean Bean, Peter Mullan, Eddie Marsan, David Morrissey, Robert Sheehan, ou Shaun Dooley, bref que du beau monde.

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Ce premier volet de la « Red Riding trilogy » est donc une belle réussite. Une plongée sale et profonde dans le nord de l’Angleterre, prenante jusqu’au bout, dont le final inattendu a de quoi laisser sur le cul. Julian Jarrold signe le meilleur film de la trilogie, cruel, injuste et révoltant. Décidément, ces Anglais savent vraiment comment nous saisir et nous torturer.

Note : 15/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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