octobre 5, 2022

The Arms Peddler

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Résumé :

Le monde est devenu une zone de non-droit, une terre désolée où grouillent démons et criminels de tout poil. Au bord d’une route, la famille de Sona Yuki est assassinée par des bandits. Marqué au fer rouge, le jeune garçon agonise dans un désert aride quand surgit Garami, une marchande d’armes qui lui propose un choix cruel : céder à la facilité en s’abandonnant à la mort ou bien choisir la survie dans un monde hostile et sans merci.
Lorsqu’il accepte cette main tendue, Sona découvre que l’inconnue n’a pas menti : jusqu’à ce qu’il ait remboursé sa dette, il restera l’esclave de la jeune femme. Son destin est désormais lié à celui de Garami… et plus d’une fois au cours de leur périple, il regrettera de ne pas avoir préféré la mort.

Avis :

Basé sur un scénario de Kyochi Nanatsuki à qui l’on doit déjà  l’histoire de l’excellente série « ARMS » (en 22 tomes),  « The Arms Peddler »  nous plonge dans un univers post apocalyptique également influencé par la dark fantasy (certains passage n’ont rien à envier à ceux d’une autre très bonne série du même éditeur : « Übel Blatt »). L’influence de genres divers est l’une des premières choses qui saute aux yeux lorsqu’on commence à lire ce premier tome. On va penser d’emblée au mythique « Ken le survivant » de Buronson et Hara lors de la première scène qui voit des brigands sans foi ni loi attaquer le convoi de la famille du jeune Sona Yuki. Ses parents seront sauvagement assassinés sous ses yeux et celui-ci sera laissé en vie par le chef de bande uniquement dans le but répandre sa réputation de part le monde. Alors qu’il agonise dans le désert apparaît alors une marchande d’armes du nom de Garami qui le sauvera de la mort à une condition, celle de lui servir d’esclave jusqu’à ce qu’il puisse rembourser  sa dette envers elle. Le personnage de Garami  avec son chapeau, son accoutrement mais également son attitude mystérieuse et solitaire semble tout droit sorti d’un western spaghetti, sauf qu’elle maîtrise aussi bien le gros calibre que la lame de l’épée.

Ce qui est assez agréable dans ce premier tome c’est de pouvoir découvrir les particularités et les us et coutumes de ce monde par le biais de deux petits chapitres indépendants : « le dieu de la pluie » et « la forteresse en ruine ». Vous découvrirez que la mort y tient une place toute particulière et importante au niveau des croyances des populations, l’existence d’un monde parallèle est  également mentionnée.

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Le gros de l’aventure avec une intrigue plus fouillée débute dans les chapitres du « marché de Yuga » ou l’on fera la connaissance de la mystérieuse secte Zora ainsi que celle de la princesse Airi. Le bestiaire de « The Arms Peddler » est visuellement impressionnant, Night Owl le dessinateur s’en donne à cœur joie avec des zombies, des créatures et guerriers sorties tout droit d’œuvres de fantasy pure et dure comme par exemple Graga, homme lion aux traits de colosse. Un coup de crayon très agréable et détaillé qui ne lésine jamais sur la violence graphique (on notera que les décors ne sont pas négligés contrairement à bon nombres d’autres mangas) place Night Owl au niveau des meilleurs dessinateurs du moment. Côté scénario c’est très bon aussi, l’apparition de nouveaux personnages donne envie d’en savoir toujours plus sur la trame et sur les motivations de la secte Zora.

Pour conclure je dirai que « The Arms Peddler » a tous les ingrédients pour faire parti du top des séries Seinen actuelles. Avec son ambiance post apo, western et dark fantasy violente et mystique, la série est sur la bonne voie pour conquérir des fans au fil des tomes. On a qu’une seule hâte c’est de connaître la suite !

Note : 16/20

par Casey Slyback

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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