mai 16, 2021

Le Dernier Combat

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De : Luc Besson

Avec Pierre Jolivet, Jean Reno, Jean Bouise, Fritz Wepper

Année : 1983

Pays : France

Genre : Fantastique

Résumé :

A la suite d’une catastrophe mondiale, la lutte pour la survie s’organise. Certains prônent la violence, d’autres veulent construire une nouvelle société.

Avis :

Luc Besson, c’est un vaste sujet sur la planète cinéma, admiré par beaucoup, mais aussi très souvent décrié, et même lynché la plupart du temps ces dernières années dès qu’il sort un film. Le cas Besson n’a pas fini de faire couler de l’encre. Si le réalisateur trouva une renommée internationale avec « Le grand bleu« , il ne faudrait pas oublier que toute carrière a un début et celle de Besson commence ici avec « Le dernier combat« .

De Besson, j’ai presque tout vu avec plus ou moins de plaisir. Dans les manquants, je n’avais pas encore posé les yeux devant son premier film. D’ailleurs, hormis le fait de savoir que celui-ci était son premier long, je ne savais même pas de quoi le film allait me parler. J’avais juste envie et de voir où et comment la carrière du célèbre réalisateur avait commencé. Et c’est un film ambitieux et très intéressant que j’ai trouvé-là, et même si je n’ai pas autant apprécié que je l’aurais voulu, je trouve que « Le dernier combat » démontre déjà l’envie de son réalisateur à vouloir offrir au public un autre genre de cinéma que celui auquel est habitué le cinéma français.

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Le monde n’est plus qu’un tas de ruines et la violence entre les survivants règne en maître. Dans ce monde dévasté, chacun essaie de survivre à sa manière. On va alors suivre plus précisément le parcours d’un homme. Solitaire, ne faisant confiance à personne, il va pourtant être recueilli par un autre. Mais pourra-t-il vraiment lui faire confiance dans ce monde où le chacun pour soi reste peut-être la seule façon de survivre ?

« Le dernier combat« , c’est un film que j’ai trouvé très original. Pour son premier film, Luc Besson a choisi un sujet et surtout un format assez particulier. Il est rare que le cinéma français donne dans la science-fiction, dans l’apocalyptique, et encore plus rare pour ne pas dire inédit que le film soit en noir et blanc avec presque aucun dialogue, car c’est ce que va proposer le réalisateur français et le tout sera assez inégal, mais pas inintéressant.

En fait, quand je repense à ce film, c’est son format et la vision que propose Besson qui m’a réellement accroché, plus que son scénario. J’ai aimé, voire même adoré, l’ambiance crépusculaire que développe ce film. Le film m’a quelque peu fasciné dans sa vision. Les décors sont très simples dans leur destruction, dans leurs ruines, mais ils fonctionnent très bien. C’est intéressant et beau à voir. Le choix du noir et blanc est très bien vu, surtout à une époque où ce genre de cinéma est peu présent. Je trouve que ce noir et blanc nous immerge bien dans ce monde apocalyptique, dans ce monde de terreur. En fait visuellement, le film ne peut être autrement, Luc Besson a fait tous les bons choix de ce côté-là. J’ai trouvé ça ambitieux, maîtrisé de la part de son réalisateur, puis culotté pour un premier métrage. Le film est déjà habillé musicalement par le complice de toujours Eric Serra, qui offre une bonne BO typiquement années 80 et qui donne au film un petit côté rétro que j’ai apprécié.

Puis enfin, il y a les comédiens qui sont exceptionnels dans des rôles assez difficiles, car ils ont la lourde tâche de nous toucher ou agacer sans dire un mot, ils feront passer toutes leurs émotions au travers de leur regard, de leur gestuelle, et même certains silences. Particulièrement Pierre Jolivet, le personnage principal.

Mais a contrario, j’ai eu plus de mal avec son scénario, car je n’ai pas vraiment réussi à accrocher avec son histoire. Derrière l’originalité de son concept, j’ai trouvé que le film ne racontait pas grand-chose au final et parfois, il fait de sacrés détours, essayant de meubler les trous de son intrigue. J’ai trouvé l’histoire confuse, j’avoue avoir été dérangé par le manque de contexte. Ici, on est dans un récit de survie, de terreur, mais il y a pas mal de zones d’ombre que je n’arrive pas à justifier, surtout autour de la relation étrange au début entre Jean Reno et Jean Bouise ou encore le fait que tous les protagonistes soient muets. J’ai eu la désagréable sensation qu’il me manquait un bout de l’intrigue. Et comme j’ai trouvé que le film faisait des détours, à plusieurs moments, j’y ai trouvé des longueurs. Et ces longueurs s’entrechoquaient entre le manque de charme et de cohérence de son histoire, et ce concept que j’aime beaucoup. C’est un ressenti que je trouve assez flou, car j’aime autant le film que je n’accroche pas du coup.

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« Le dernier combat« , le premier film made in Besson, est donc un film aussi intéressant qu’inégal. C’est un film que j’ai pris quand même plaisir à découvrir malgré ses zones d’ombre et ses longueurs. Dès le début de sa carrière, Luc Besson affiche une belle ambition, et ce « Dernier combat » reste un film à découvrir, même s’il n’est pas essentiel non plus.

Note : 13/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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