novembre 28, 2021

Liam

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De : Stephen Frears

Avec Ian Hart, Claire Hackett, Anne Reid, Anthony Borrows

Année: 2000

Pays: Angleterre, Allemagne, France, Italie

Genre : Drame

Résumé :

Dans les années trente, Liam (Anthony Borrows) grandit dans le quartier catholique irlandais de Liverpool. A sept ans, il est le petit dernier de la famille.

Son frère aîné travaille déjà et participe aux frais de la maison tout comme sa soeur qui fait des ménages. Entre une mère affectueuse (Claire Hackett) et un père responsable (Ian Hart), la famille est heureuse malgré le manque d’argent, jusqu’au jour où la crise frappe de plein fouet les dockers.

Sans recours, amer mais déterminé, le père de Liam se laisse progressivement séduire par les mouvements fascistes locaux.

Avis :

Stephen Frears, c’est l’un de mes cinéastes britanniques préférés. J’aime son cinéma, la plupart du temps, j’aime les histoires et les thèmes qu’il choisit de développer. Bien sûr sa carrière n’a pas toujours été faite de haut et le réalisateur, comme tous autres, s’est aussi planté parfois. Pour son second film au début des années 2000, le réalisateur a choisi d’aborder un sujet qui me tient à cœur, l’Angleterre des années 30, la crise économique et surtout, même si ce n’est pas le sujet principal du film, le conflit nord irlandais.

Tous les ingrédients étaient alors réunis pour que « Liam » fasse partie de mes chefs d’œuvre, dans la carrière de l’immense Stephen Frears. Je voyais déjà mes émotions tout au long de ce récit. J’étais certain d’adorer inconditionnellement, comme si c’était une évidence. Mais malheureusement, j’ai très vite déchanté devant un film dans lequel je ne suis pas parvenu à entrer. Un film que j’ai trouvé long, fade et absolument pas prenant. Et pourtant, on ressent bien la volonté du réalisateur pour nous offrir une belle histoire, touchante et humaine, mais rien n’y fait, la déception est belle et bien là et j’en ressors attristé et ennuyé… Mais bon, dans un sens, c’est aussi ça la magie du cinéma.

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Liverpool, les années 30, l’Angleterre, comme le reste du monde, n’échappe pas à la crise économique. Dans ce contexte incertain, une famille a réussi à éviter la crise, enfin jusqu’à ce que celle-ci finisse par toucher les docks et le père de la famille, qui ramenait une grosse partie de l’argent dans la demeure familiale, se retrouve sans emploi. Des lors, des conflits apparaissent dans la famille. La misère, l’injustice, le fatalisme et l’incompréhension vont alors changer le destin de cette famille et les marquer à jamais…

Parfois, il y a des films qui, sans qu’on s’y attende, vous mettent une claque et vous laissent KO… J’aurais adoré que « Liam » de Stephen Frears me fasse cet effet, mais c’est dans l’autre sens qu’il m’a malheureusement mis une claque.

Chronique familiale, « Liam » c’est la crise des années 30 vue au travers les yeux d’un petit garçon qui voit sa famille succomber à la pauvreté, à toutes les difficultés et les tensions que celle-ci va ramener dans le foyer.

Le film, par bien des aspects, est bon, Stephen Frears développe beaucoup de bonnes idées, comme la montée des extrêmes que la pauvreté apporte, le fascisme, la colère, les frustrations ou la violence. Le film est intéressant de ce point de vue-là et je trouve que dans son ambiance, il est plutôt réussi, l’Angleterre des années 30 est bien rendue. Mais là où le réalisateur me déçoit beaucoup, c’est parce que j’ai trouvé son film lourd, très lourd. D’habitude, je trouve les films de Frears assez subtils, mais ici, le réalisateur donne dans le premier degré, si bien que la plupart du film m’a semblé être une longue caricature appuyée dans ses personnages, en particulier dans tout ce qui touche à la religion.

Alors que ma jaquette m’indiquait « Une explosion de chaleur humaine », je n’ai pas réussi à un moment ou un autre à m’attacher aux personnages, que j’ai trouvé plutôt grossiers, trop démonstratifs. Je trouve que le portrait que fait le réalisateur manque de profondeur. Le film manque d’émotion, même quand il tourne au drame, je suis resté détaché des événements, alors que j’attendais que le réalisateur m’emporte dans son récit et c’est bien dommage et surtout surprenant venant de lui, qui d’habitude, nous a habitué à beaucoup mieux… Comme le film ne m’a pas impliqué dans son histoire et que je suis resté comme simple spectateur, je l’ai trouvé long. La mise en scène manque de rythme, accentuant des instants pas forcément nécessaires pour l’avancée de son histoire et d’autres qui étaient vraiment intéressants sont très vite survolés.

Enfin, histoire de me décevoir un peu plus et de boucler la boucle, Ian Hart, acteur que j’affectionne beaucoup depuis que je l’ai découvert chez Michael Winterbottom dans « Wonderland« , est ici complément surjoué. Dans ce film, il incarne le patriarche de la famille, mais son rôle est à l’image du film. C’est-à-dire qu’il manque de subtilité et en devient vite très lourd. Idem, je pensais être séduit par Anthony Borrows, le petit garçon par qui on découvre cette famille, mais non, je le trouve inexpressif avec son regard perdu. En fait en écrivant ses mots et en y repensant, je ne peux pas dire qu’il y ait un comédien ou un personnage qui m’ait marqué dans le film, ce qui m’attriste doublement.

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Je vais donc m’arrêter là. « Liam » est donc pour ma part, une amère déception, surtout venant de la part d’un réalisateur que j’adore. Je suis resté jusqu’au bout, j’y ai vaguement cru, j’ai beaucoup espéré, mais rien n’y a fait, malgré les bonnes idées, j’y peux rien, je n’ai pas du tout accroché à « Liam » et je me suis longuement ennuyé devant, alors que c’est un film pourtant bien court….

Note : 05/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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