juin 22, 2021

Sophie Ellis-Bextor – Wanderlust

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Avis :

Généralement, quand on vient d’une famille d’artistes, il est très peu probable que l’on fasse comptable ou encore vendeur. Sophie Ellis-Bextor est né en 1979 d’une mère animatrice et présentatrice télé d’une émission pour enfants et d’un père réalisateur, lointain descendant du grand poète Lord Bextor. Alors forcément, avec un habitus comme celui-ci, il était difficile que la belle anglaise fasse autre chose que de l’art. Très tôt, dès ses 13 ans, elle se destine à une carrière dans la chanson. Elle se fait connaître dans son pays en 1997 (à ses 18 ans), alors qu’elle est la chanteuse du groupe The Audience. Le groupe se sépare fin 1998 alors qu’elle chantonne sur un titre pour les Manic Street Preachers. En 2000, elle collabore avec différents DJ et c’est en 2001 qu’arrive son premier skeud, Read my Lips, avec le tube qui la fera exploser dans toute l’Europe, Murder on the Dancefloor. Gentille pop teintée de dance, sa musique séduit beaucoup de monde. Seulement, les albums suivants n’auront pas le même retentissement, et les succès seront beaucoup plus modérés. Comment expliquer cela ? Bien évidemment, une publicité plus discrète, quelques engueulades avec les maisons de disques et la naissance d’un petit dont il faut s’occuper. C’est début 2014 que sort son cinquième album, Wanderlust, un album qui va bien marcher en Angleterre et en Russie, mais nulle part ailleurs. Alors que cache cet album ?

Le skeud démarre avec Birth of an Empire et c’est relativement agréable. On attaque avec des élans arabisants, une ambiance s’installe, la chanteuse pose sa belle voix et le refrain est plutôt entêtant et efficace. Le deuxième couplet attaque sur quelque chose d’un poil plus rock avec une jolie batterie et une guitare électrique qui se fait entendre. Malheureusement, ce titre sera un peu l’exception à la règle sur cet album. On est très loin de quelque chose de mauvais, bien au contraire, sur son ensemble, le disque tient plutôt la route, mais il reste bien trop timide. Néanmoins, avec Birth of an Empire, on pourrait aussi noter quelques autres pièces positives. The Deer & the Wolf commence avec une jolie guitare pour s’effacer et proposer en remplacement un piano, tout du moins sur les refrains. Le titre est léger, plutôt gentil, mais il permet à la chanteuse de faire étalage de sa sublime voix, notamment sur une courte rupture à capella sur la fin du morceau. On pourra aussi apprécier à juste titre la ballade Young Blood, un morceau avec piano et violon qui est assez touchant et enivrant. Certes, il n’y a rien de nouveau, mais c’est bien foutu et surtout bien produit. 13 Little Dolls est un titre qui se veut plus rock, avec une ligne de basse que l’on entend bien, mais malheureusement, le titre perd un peu de sa force à cause d’un clavier peu agréable et d’une voix qui ne s’accorde pas forcément avec la rythmique imposée par le titre. Par contre, on ne peut qu’encourager ce genre d’initiative, qui propose une vision différente de la pop britannique. Enfin, le morceau Cry to the Beat of the Band est assez intéressant grâce à une rythmique assez lourde derrière et une bonne instrumentalisation.

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Mais ce que l’on peut reprocher à bon nombre de chanteur et chanteuse pop, c’est de parfois se reposer sur ses lauriers et de faire toujours la même tambouille pour complaire les fans et ne pas perdre d’argent. Et Sophie Ellis-Bextor n’échappe pas à cette règle puisque pas mal de ses titres restent anecdotiques ou anodins, ne restant pas en tête. Until the Stars Collide est un morceau qui fait un peu vieillot avec son clavier redondant. Le titre sent un peu la naphtaline sans apporter aucune nouveauté hormis une bonne batterie et une guitare très discrète hormis sur le refrain. On peut aussi parler de Runaway Daydreamer, un morceau chiant au possible qui n’accroche pas forcément l’oreille. Et que dire de Wrong Side of the Sun qui résonne comme un énième titre pop édulcoré qui ne sert pas à grand-chose et qui ne sort pas du lot des autres productions du même genre. On peut enfin évoquer le dernier morceau, qui est une autre ballade mais bien sympathique que Young Blood. When the Storm has Blown Ower est un titre mou et qui conclut l’album d’une manière qui essaye d’être touchante, mais qui ennuie plus qu’autre chose.

Au final, Wanderlust, le dernier album de Sophie Ellis-Bextor, est assez mignon, à l’image de la chanteuse, mais il lui manque quelque chose pour vraiment accrocher. Si certains morceaux laissent entrevoir une possibilité d’aller vers quelque chose de plus rock, d’autres désespèrent par leur côté pop édulcorée qui ne prend pas de risques afin d’engranger de l’argent sur le dos des fans. Un album en demi-teinte mais qui tire son épingle du jeu grâce à quelques titres agréables. Pas indispensable, mais un skeud inoffensif et parfois sympathique.

  1. Birth of an Empire
  2. Until the Stars Collide
  3. Runaway Daydreamer
  4. The Deer & the Wolf
  5. Young Blood
  6. Interlude
  7. 13 Little Dolls
  8. Wrong Side of the Sun
  9. Love is a Camera
  10. Cry to the Beat of the Band
  11. When the Storm has Blown Ower

Note: 12/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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