octobre 25, 2021

13 Sins

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De : Daniel Stamm

Avec Mark Webber, Devon Graye, Rutina Wesley, Ron Perlman, Tom Bower

Année: 2014

Pays: Etats-Unis

Genre: Thriller, Horreur

Résumé :

Elliot traverse une très mauvaise passe. Sur le point de se marier et de devenir père, il vient d’être licencié et accumule les dettes – entre un prêt étudiant de 90 000 $ et les frais engendrés par le handicap mental de son petit frère… Un soir, il reçoit un mystérieux coup de téléphone : s’il est prêt à relever 13 défis en 48 heures, il recevra la coquette somme de 5 millions de dollars… Mais plus l’enjeu est grand, plus les risques sont élevés…

Avis :

Parmi les références culturelles qu’apprécient les américains, il y a les films asiatiques. Seulement, au lieu de prendre des éléments dans chaque film pour les digérer et fournir des films originaux, nos amis ricains préfèrent largement aller vers la facilité et pondre des remakes. On ne compte les remakes de films asiatiques comme Ring, Dark Water, The Grudge et on en oublie surement. 13 Jeux de Mort est un film thaïlandais qui a vu le jour en 2006 et qui partait d’un pitch intéressant. Malheureusement, le film tirait un peu sur la corde et le final laissait à désirer. Mais comme les voies du remake sont impénétrables, certains producteurs se sont mis en tête d’en faire une version américaine et sans quasiment changer le film. Alors pourquoi faire ?

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Elliott est un homme qui a tout pour réussir dans la vie. Sa femme est enceinte, il a un boulot dans une banque qui lui plait et il est persuadé d’avoir une promotion. Malheureusement pour lui, son boss le vire, et il voit tout lui glisser entre les doigts. Il ne peut plus payer les frais de son frère handicapé et il ne peut plus s’occuper de son père, un homme détestable et malade. Il reçoit alors un appel et entre dans un jeu où il doit accomplir 13 épreuves, de plus en plus difficile, mais lui permettant à chaque fois de gagner plus d’argent, jusqu’à six millions de dollars. Le pitch est assez original, mais il part sur les mêmes bases que son homologue thaïlandais et pour ceux qui ont vu le premier film, il n’y aura pas de surprises.

Mais derrière ces aspects de film original, l’idée n’est pas nouvelle et ces treize épreuves sont juste une excuse pour montrer la bassesse de l’être humain lorsque de l’argent est en jeu. Moralisateur au possible, le sujet même du film est assez nauséabond et bien trop bien-pensant (oui, ça fait beaucoup de bien). Mais, en termes de divertissement, le film s’en sort plutôt bien. Et c’est presque un exploit car derrière la caméra il y a Daniel Stamm, le responsable du très mauvais Le Dernier Exorcisme. Avec ce film, il démontre qu’il peut livrer une ambiance assez lourde, un peu bizarre, laissant le spectateur le cul entre deux chaises entre la morale de l’histoire et le pognon à gagner. L’autre aspect malveillant du film, c’est que plus l’homme fait des actes mauvais, plus il prend confiance en lui et devient un homme différent. Cela voudrait-il dire qu’il faut faire du mal pour avoir plus confiance en soi ?

Bien sûr le film n’est pas avare en moments assez marrants. Outre les épreuves qui ont plus un aspect dégueulasse comme le fait de bouffer une mouche ou de déplacer un homme mort dans un café (même si cela reste plus soft que la version thaïlandaise puisque dans la version originale, le héros devait bouffer une merde en sauce), le film part dans des moments gores assez inattendus. Ainsi, on va avoir droit à un découpage de main à la scie circulaire ou encore une décapitation de masse de jeunes en scooter. Si ces scènes sont assez rentre dedans mais presque inutiles, elles possèdent toujours un défaut, mineur ou majeur. Prenons un exemple tout con, les scooters qui font un bruit de Harley.

D’un point de vue des acteurs, c’est plutôt pas mal. Mark Webber est relativement convaincant et se révèle au fur et à mesure du film. Presque transparent au début, il devient un vrai personnage durant le film. D’ailleurs, à ses côtés, il n’y a que des rôles secondaires, à l’image du personnage de Ron Perlman, énigmatique mais qui compose l’élément comique du métrage ou encore Tom Bower, jouant le père salopard de l’histoire. On appréciera aussi le jeu de Devon Graye, dans le rôle du frère handicapé, très touchant et relativement convaincant.

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Au final, 13 Sins n’est pas un mauvais film, mais il reste un film assez moyen, qui n’a d’original que son pitch de départ. Entre une morale finalement assez douteuse et un remake qui ne présente quasiment aucune différence avec l’original, on est face à un film assez transparent mais qui contient quelques fulgurances gores plutôt bienvenues. En voulant garder le secret sur les origines du jeu, contrairement à l’original, cette version américaine se révèle plus intéressante et un poil au-dessus de l’original.

Note : 12/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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