octobre 18, 2021

Wolf Creek 2

21057162_20131113103730454

De : Greg McLean

Avec John Jarratt, Ryan Corr, Annie Byron, Gerard Kennedy

Année: 2013

Pays: Australie

Genre: Horreur

Résumé:

Mike Taylor est de retour à Wolf Creek.

Avis :

Il y a de cela huit ans, un petit réalisateur australien, du nom de Greg McLean, réalisait l’un des meilleurs films d’horreur de l’année avec Wolf Creek. Malgré des débuts classiques et un peu lent, le film va révéler un nouveau boogeyman terrifiant et une fin glaçante, annonçant clairement que visiblement, ce tueur est toujours en liberté dans son pays. Restant toujours dans le domaine de l’horreur, il fait une pause avec Solitaire, un film animalier classique mais très réussi avec de s’attaquer à la suite de Wolf Creek, totalement différent du premier. En effet, plutôt que de faire un bête slasher/survival avec un tueur charismatique, le réalisateur va utiliser son tueur comme personnage principal, le suivant dans sa route chaotique de la mort. Tout le monde connait l’adage qui veut que les suites soient moins bonnes que le premier opus et pourtant, Greg McLean arrive à fournir un film « bigger and louder » mais qui ne s’arrête jamais et qui entraine le spectateur dans un terrifiant road trip sanglant et déjanté.

466259.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Alors que dans le premier on suivait une bande de jeunes qui vont être les proies d’un tueur sanguinaire, Wolf Creek 2 va prendre le problème à l’envers et on va suivre les aventures du tueur en plein bush australien. L’idée est intéressante car elle va permettre d’en savoir un peu plus sur le frappadingue Mike Taylor et ainsi d’imposer un peu plus son statut de boogeyman nouvelle génération. Mais qu’est-ce qui fait le charme de ce psychopathe ? A première vue, rien du tout, il s’agit d’un pécore lambda qui chasse et aime particulièrement buter de l’humain. Dans cet opus, on va voir qu’il s’agit d’un grand malade, raciste et très ancré dans les coutumes de son pays. Ainsi, bien loin des sentiers battus du monstre ou encore du tueur ayant un problème psychologique avec l’héroïne du film, on est face à un monstre moderne. Antithèse complète de Candyman, qui est un monstre né du racisme, Mike Taylor est le racisme incarné. C’est dans ce deuxième film que l’on va découvrir à quel point le sadisme de Mike Taylor est poussé et c’est aussi là que l’on va avoir le plus d’attachement.

Pour en revenir au film en lui-même, on sent nettement la progression entre les deux et surtout la prise de risque de Greg McLean. Faire un film plus déchainé que le premier est souvent synonyme de ratage, comme on a pu le constater avec Jeepers Creepers. Mais la mise en scène est impeccable et certaines scènes sont vraiment bien shootées. Le bush australien est encore une fois bien mis en valeur, tout en gardant une certaine animosité. On ressent un certain danger, que ce soit de la part de la nature mais aussi des gens. Ainsi, l’ambiance est assez lourde, mais elle reste bien en-dessous du premier film, qui était plus poisseux, plus angoissant. Et c’est là le principal défaut de cette suite, c’est qu’à force de faire dans le sensationnel, le réalisateur perd un peu de vue qu’il faut susciter de la peur. Certes, c’est plus gore, plus impressionnant, mais la tension est bien moins palpable que dans le premier Wolf Creek.

Néanmoins, le film est ultra référentiel et c’est toujours un bonheur de voir des références sagement digérées. En regardant le film, on ne peut qu’être interpellé par la ressemblance flagrante avec Duel de Steven Spielberg. Il semblerait que ce film soit d’ailleurs la référence majeure du film. Ensuite on notera une ressemblance avec Jeepers Creepers en ce qui concerne la cachette du tueur. Sorte de cathédrale de la souffrance, le bunker de Mike Taylor est blindé de cadavres et ne un sens, cela rappelle le travail du Creepers. Ensuite, comme dit plus haut, le film est beaucoup plus gore que le premier. Entre une décapitation puis un évidage de corps en passant par une tête explosée tout en continuant sur des doigts coupés en gros plan à la ponceuse, on peut dire que le film ne lésine pas sur les moyens, même si on est loin d’un pauvre torture-porn. On notera tout de même l’idée géniale de faire un « qui veut gagner des millions » version australienne où le perdant se fait poncer les doigts. Seule la fin laissera sur la faim, car elle semble bâclée et beaucoup moins crédible que celle du premier.

543773.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Au final, Wolf Creek 2 est un bon film d’horreur. Si le premier était très classique, ce second opus permet d’en apprendre plus sur Mike Taylor, sur les raisons de sa folie et il sera l’occasion de faire quelque chose de plus rythmé et de plus sanguinolent. Reste certaines improbabilités comme la faculté de retrouver un homme esseulé dans le bush en un seul coup ou encore certaines scènes inutiles comme le massacre des kangourous lors de la course-poursuite. Mais ne boudons pas notre plaisir de voir un film d’horreur dynamique et qui fonctionne relativement bien, même s’il reste moins effrayant que son grand frère.

Note : 15/20

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=s4bqeT5edbs[/youtube]

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Une réflexion sur « Wolf Creek 2 »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.