Overkill – White Devil Armory

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Avis :

Les années 80 ont été les années de libération d’un nouveau genre, le métal. Si plusieurs groupes trouvent leur source dans les années 70, en puisant dans le rock ou dans le blues, comme Motörhead, les années 80 ont vraiment vu l’émergence de gros groupes de métal, tous influents de nos jours. On peut citer Metallica par exemple mais aussi Megadeth. Overkill, qui signifie toute puissance, est né dans ces années-là et à profiter de succès pour faire des reprises et se faire remarquer. Groupe de punk à la base, la formation va rajouter deux touches qui vont faire la différence, la vitesse et l’intensité, créant presque le mouvement du speed métal et du thrash métal. C’est d’ailleurs avec leur premier album, Feel the Fire, datant de 1985, que le groupe s’est vu propulsé parmi les créateurs de ce nouveau genre de métal. Puis, au fur et à mesure des années, le groupe a continué d’exister et à sortir des albums à un rythme régulier de presque un tous les deux ans. White Devil Armory est donc le dernier né de la formation, c’est-à-dire le dix-septième album, et il montre que les papys du thrash ont toujours la forme, mettant une jolie claque aux petits groupes qui essayent de mettre de l’électro afin de donner plus d’intensité.

Le skeud démarre avec une intro qui laisse songeur. Quelques secondes d’un son de sirène et d’une machine qui retombe avec un son lancinant en fond, un peu comme le générique d’un film d’horreur. Rien de bien palpitant, mais on a envie de connaître la suite, et l’auditeur va être soufflé par la puissance du vrai premier morceau, Armorist. Double pédale qui ressemble à une mitraillette, riffs agressifs et ultra rapide, voix nasillarde et qui assure au niveau de la vitesse, pas de doute, on est dans du speed/thrash métal qui envoie du bois et qui se fout du succès. C’est franc du collier, ça change de rythme sur la fin pour aller vers quelque chose d’encore plus puissant, bref, c’est vraiment du tout bon et le solo final est majestueux. Difficile de croire que cela va durer sur tout l’album et cela va pourtant être le cas. Down to the Bone laisse entrevoir un aspect Black Métal dans son intro dantesque, pour revenir vers du thrash pure souche mais d’une grande qualité avec un refrain plus travaillé que dans le premier morceau. PIG enfoncera le morceau devenant encore plus violent que ce soit dans les riffs ou dans la prestance vocale, mettant celui qui écoute devant quelque chose de très binaire mais de vraiment efficace. C’est alors qu’arrive un léger changement avec Bitter Pill, qui sonne comme le meilleur morceau du skeud. Long, travaillé, avec des riffs saturés puissants durant les couplets, on est face à un titre qui donne envie de headbanger dangereusement. Where There’s Smoke… est un titre qui revient vers quelque chose de beaucoup plus rapide, peut-être trop et en ce sens, le morceau marque moins, car il est moins mélodieux que le reste et même s’il demeure pêchu, il manque de variations.

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La seconde moitié de l’album est marquée par le titre le plus long et qui pourrait presque passer pour du power métal avec Freedom Rings. Porté par une longue intro, le morceau, approchant des sept minutes, est puissant et montre que le groupe peut faire des morceaux binaires, comme précédemment, mais aussi des titres plus longs et plus travaillés. Après, ce titre est assez lourd et sa longueur lui porte un peu préjudice, mais heureusement, le solo est salvateur. Another Day to Die est un titre intéressant dans sa rythmique, qui est scandée à la manière d’un Bitter Pill, mais qui reste moins efficace, car le tempo est bien trop rapide derrière et cela gâche les riffs. King of the Rat Bastards est un titre un peu trop binaire et qui n’emportera pas les foules car il reste trop classique dans sa structure et ne possède pas vraiment de passages marquants, même au niveau du solo. It’s All Yours est un morceau plus calme que les autres titres, reposant sur une rythmique qui s’éloigne du speed pour aller vers le thrash. Le morceau est assez sympa, mais il est moins marquant que les autres titres, la faute à un début tonitruant et une baisse de régime qui fait que les derniers titres sont moins mémorisables que les autres. In the Name clôture la version simple de l’album et c’est un titre sympathique, mais qui reste lui-aussi moins marquant que les autres morceaux de l’album. Enfin, l’album se pare de deux titres bonus, The Fight Song, qui renoue avec le côté punk du groupe avec un morceau énergique et qui change vraiment, et Miss Misery qui est purement un titre hard rock et qui assure vraiment, avec un refrain entêtant et une rythmique vraiment réussie.

Au final, White Devil Armory, le dernier album de Overkill est un album fort recommandable et plutôt réussi. Le début tonitruant est très efficace et prouve que l’on peut avoir plus de trente ans d’âge et être toujours au top de la forme. Néanmoins, le soufflé retombe en fin d’album avec des titres moins forts et qui restent moins en tête. Mais dans sa globalité, l’album est réussi et devrait ravir les fans.

  1. XDM
  2. Armorist
  3. Down to the Bone
  4. PIG
  5. Bitter Pill
  6. Where There’s Smoke…
  7. Freedom Rings
  8. Another Day to Die
  9. King of the Rat Bastards
  10. It’s All Yours
  11. In the Name
  12. The Fight Song
  13. Miss Misery

Note : 15/20

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Par AqME

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