House of Cards Saison 6

D’Après une idée de : Beau Willimon et Frank Pugliese

Avec Kevin Spacey, Robin Wright, Joel Kinnaman, Neve Campbell

Pays: Etats-Unis

Nombre d’Episodes: 13

Genre: Drame

Résumé:

Frank Underwood, homme politique rusé et vieux briscard de Washington, est prêt à tout pour conquérir le poste« suprême »…

Avis:

Depuis cinq saisons maintenant, « House of cards » était sous la houlette de Beau Willimon, mais la série petit à petit baissait en qualité, donc sur la saison 5, associé à Beau Willimon, « House of cards » s’est vue attribuer un deuxième showrunner, Melissa James Gibson. Melissa James Gibson avait déjà par le passé travaillé sur quelques épisodes de la série et à l’heure où la série touche à sa fin, c’est à elle qu’on a proposé de conclure le plan politique des Underwood.

Cette sixième saison de « House of cards » fut un joli boxon à faire, notamment parce qu’elle s’est vue obliger de remercier son acteur principal, Kevin Spacey, alors visé par des accusations de harcèlement sexuel. En plein tournage, « House of cards » s’est mise au vert quelques mois, histoire de refaire son intrigue et si heureusement, le final de la cinquième saison voyait arriver Robin Wright, alias Claire Underwood, au pouvoir, ça n’aura pas suffi à sauver « House of cards » du désastre programmé…

Claire Underwood est la première femme à être Président des États-Unis. Voilà déjà quelques mois qu’elle exerce les plus hautes fonctions du pouvoir et on peut dire que la tâche n’est pas aisée. Une tâche d’autant plus difficile puisqu’elle doit affronter un deuil, son mari, ex-président des États-Unis, Francis Underwood qui est mort…

« House of cards« , c’est une série qui est arrivée sans prévenir en 2013. Première série entièrement produite par Netflix où l’on retrouvait s’il vous plaît David Fincher à la réalisation des deux premiers épisodes, « House of cards » a mis un grand coup de pied dans le paysage des séries politiques et très vite, elle a su se rendre passionnante. Il faut dire que la politique version Underwood, ce n’est pas du joli joli, tant les Underwood sont capables des crasses les plus immondes pour arriver sur les plus hautes marches du pouvoir.

Sur ses trois premières saisons, « House of cards » a su tenir une ligne de très haute qualité, puis comme souvent avec des séries dont il commence à avoir beaucoup de saisons, la qualité baisse quelque peu. Après une quatrième saison sympathique et une cinquième en sous-régime qui voyait arriver Claire Underwood Présidente des USA, voici qu’arrive le clap de fin et franchement, c’est triste à dire, mais pour le bien de la série, il aurait fallu que « House of cards » soit purement et simplement annulée, restant sur le dernier plan de la saison 5. Un plan qui aurait été certes frustrant, car ô combien prometteur, mais au moins nous n’aurions pas eu à subir cette saison en totale roue libre, qui ne sait où aller et qui ne sait comment éviter le naufrage. Et c’est bien dommage, car sur les deux ou trois premiers épisodes, la série avait l’air plutôt bien partie. Premièrement, « House of cards » joue très bien avec la mort de Kevin Spacey, laissant planer un mystère dont l’intrigue nous lâche de petits indices ici et là. Il était difficile d’imaginer comment la série allait se séparer de Kevin Spacey et sur ses premiers épisodes, elle y arrive avec un certain brio. Mais voilà, pour le reste, ça va s’arrêter là, puisqu’une fois passé cet espoir, très vite la série vire au grand n’importe quoi… Ne sachant comment redonner du souffle et de l’intrigue, « House of cards » offre des intrigues politiques à la limite du grand-guignolesque. Franchement, on a bien du mal y croire, tant on sent que la série teste des choses. Claire Underwood fait le grand ménage et se fiche totalement de la logique de la série, espérant qu’en supprimant tel ou tel personnage, « house of cards » allait retrouver du piquant.

De plus, la série, sûrement avec l’effet affaire Weinstein, pousse dans le féminisme, ce qui aurait pu donner quelque chose d’intéressant, mais là encore, ce sentier ne donne rien, puisque tout est survolé.

Toujours pour sortir la série de son trou, l’intrigue essaiera de déterrer quelques vieux dossiers, comme tout ce qui est fait autour du personnage de Doug Stamper, mais là encore, ça ne fonctionne pas, tant c’est flou et mal écrit.

On aura bien des opposants à la politique de Claire Underwwod, qui rehausseront quelque peu la saison, mais les démons de la saison les rattrapent et finalement, on se désintéresse de cette famille, tant on se croit en cours de maternelle… Pourtant, c’est dommage, car on trouvait à la tête de cette famille Diane Lane et Greg Kinnear

Bref, de mauvais choix en mauvais choix, on assiste impuissant au naufrage de ‘House of cards« . La saison aura bien essayé plusieurs sentiers, mais elle n’aura fait que les essayer, ne sachant pas trop quoi raconter finalement. D’ailleurs, la saison ira même jusqu’à ne pas avoir de fin, laissant son public sur des éléments ouverts et l’ultime déception, c’est que franchement, on n’a même pas envie de savoir ce qui se passe par la suite.

Je ressors donc terriblement déçu de cette dernière saison et de manière plus personnelle, j’ai envie de me dire que cette dernière saison n’existe pas et que « House of cards » s’est conclue en cinq saisons, sur ce plan badass d’une Claire Underwood franchement « élue » Présidente des États-Unis, lâchant avec assurance « – C’est mon tour maintenant ! ».

Note : 07/20

Par Cinéted

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