The Walk – Rêver Plus haut

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Titre Original : The Walk

De : Robert Zemeckis

Avec Joseph Gordon-Levitt, Charlotte Le Bon, Ben Kingsley, Clément Sibony

Année : 2015

Pays : Etats-Unis

Genre : Biopic

Résumé :

Biopic sur le funambule français Philippe Petit, célèbre pour avoir joint en 1974 les deux tours du World Trade Center sur un fil, suspendu au-dessus du vide.

Avis :

Les années 2000, pour Robert Zemeckis, ont été divisées en deux parties. Si le réalisateur a d’abord œuvré dans ce qu’il a toujours fait, à partir de 2004, sa carrière prend un tournant assez radical puisqu’il va s’essayer à plusieurs reprises aux films d’animation en motion capture. Le réalisateur va s’y essayer trois films avec plus ou moins de réussite. Personnellement, je retiendrais « Le Drôle de Noël de Scrooge » plus que les autres, puisque le film, que je n’attendais pas après la déception de « La Légende de Beowulf« , avait réussi à faire ressortir mes peurs de gamin. Donc après avoir passé cette deuxième partie des années 2000 sur ces films-là, le réalisateur, il y a deux ans, est revenu à la prise de vue réelle avec « Flight« , un beau drame porté par un Denzel Washington à fleur de peau. Le grand Zemeckis qu’on aime tant était donc de retour.

Et après « Flight« , Zemeckis nous présente « The Walk – Rêver Plus Haut« , un film qui va suivre le rêve un peu dingue d’un homme. Un film divertissant, impressionnant et plein d’ambition qui nous fait passer un bon moment partagé entre fascination et tension. On prendra donc plaisir à revoir Robert Zemeckis s’envoler vers les sommets comme Philipe Petit. Et si certains avaient douté de l’avenir du réalisateur entre « Flight » et ce « The Walk« , Robert Zemeckis nous prouve qu’il a encore de quoi nous étonner !

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Paris, dans les années 70, Philippe Petit est un jeune funambule autodidacte. Très jeune, il se passionne pour cette pratique qu’il ne va cesser d’apprendre. Alors qu’il est artiste de rue et qu’il cherche à accrocher son fil toujours plus haut, il va se créer un rêve. Dans une coupure de presse, il voit les tours du World Trade Center alors en construction. Elles sont belles, impressionnantes, imposantes et lui lancent un appel. Philipe se met alors en tête de les franchir sur son fil. Mais franchir les tours ne se fait pas comme ça, surtout que le coup doit être tenu secret. Le film de Robert Zemeckis nous invite à suivre le parcours de ce défi complètement fou.

Pour son nouveau film, Robert Zemeckis a fait un choix plutôt étonnant. Alors qu’Hollywood se passionne ces dernières années pour les biopics consacrés aux célébrités, le réalisateur de « Retour vers le futur » a fait le choix de mettre en lumière un destin incroyable et passionnant, celui de Philippe Petit, funambule français au parcours incroyable. Ainsi, Zemeckis va faire découvrir cet homme et son travail aux plus jeunes, tout en offrant des souvenirs aux plus anciens.

« The Walk » est un film passionnant dans sa quête, même s’il y a certaines zones floues et quelques petits éléments mal amenés. Comme le fait par exemple qu’un simple artiste de rue, comme l’était Philippe Petit, finit par avoir beaucoup d’argent pour partir plusieurs fois à New-York, vivre un peu là-bas et ramener tout son matériel sur place. Quand on imagine le prix des billets d’avion à l’époque, on peut se dire que le film de Zemeckis explique mal ce côté-là et cet oubli dérange un peu, surtout quand on ne connait pas le parcours de l’artiste et qu’il est présenté comme un saltimbanque plutôt pauvre, qui s’en sort à peine.

Hormis ce petit côté-là, le reste du film est impeccable. L’image est belle. Tout le film est beau, dépaysant, Robert Zemeckis n’a rien perdu de son talent et nous offre une réalisation prenante. La reconstitution de l’époque est crédible, les effets sont remarquables et réalistes. Dans son intrigue et sa narration, « The Walk » est intéressant, renversant, terriblement stressant. J’ai une peur bleue du vide et ici Zemeckis m’a terriblement tendu avec certaines scènes sur la traversée.

Ce qui est aussi très beau avec « The Walk » et très étonnant, c’est que Robert Zemeckis, avec beaucoup de subtilité, livre l’un des meilleurs films sur le 11 Septembre, sans jamais en parler. À aucun moment, le film ne va aborder le sujet et pourtant, cet amour des tours, les dernières phrases du personnage (qui pourtant ne parle pas des attentats) ou encore le dernier plan du film, renvoi à cet événement.

Le film est porté par Joseph Gordon-Levitt et le comédien tient là un bon personnage, qu’il campe avec beaucoup d’énergie. Je ne pourrais dire s’il tient ou non la comparaison avec le vrai Philippe Petit, mais dans le film, le personnage est diablement intéressant, car Robert Zemeckis le présente avec une bonne palette de qualités et de défauts, étant tour à tour passionné ou arrogant.

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Je ressors donc de « The Walk » ravi, tendu, dépaysé et instruit aussi. Robert Zemeckis, même si son film n’est pas parfait, nous fait vivre une véritable aventure humaine et c’est un petit régal qu’il serait dommage de louper, car sur grand écran, le film est vertigineux. Et dernier petit détail, qui n’est pas des moindres, c’est bien la première fois que je trouve une 3D qui sert à quelque chose.

Note : 15,5/20

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Par Cinéted

Test du Bluray

Bonus:

Bien souvent, certains bluray se contentent du minimum et livre peu de bonus. Ce n’est absolument pas le cas avec ce sublime steelbook, qui garde les incunables du genre avec les bandes-annonces, mais qui propose aussi trois mini documentaires autour du film. Parmi ceux-ci, on retrouve l’entrainement entre Joseph Gordon-Levitt et Philippe Petit dont l’alchimie fait plaisir à voir, mais aussi les rôles expliqués pour chaque personnages et enfin un dernier documentaire sur le film en lui-même et comment il a été fait. Franchement, des bonus comme ça, ça ne se refuse pas.

Vidéo:

L’image est tout simplement incroyable. Sans grain, sublimant les couleurs utilisées en début de film dans un Paris magnifié, autant dire que le bluray ne se fiche pas de la tronche de l’acheteur.

Audio:

Là aussi, le son est formidable, sans aucun souci de fioritures ou de baisse de volume. Par contre, il est impératif de voir le film en VOSTF tant l’utilisant de la langue de Molière est importante et l’emploi de l’anglais justifié.

Interactivité:

Aussi aérien que le film, le bluray répond au quart de tour et les bonus défilent dans une sensation de flottement. Non seulement c’est joli, mais c’est aussi efficace et plaisant. Tout est lisible et ergonomique pour en faire un must have.

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