mars 7, 2021

Starfighter

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Titre Original : The Last Starfighter

De : Nick Castle

Avec Catherine Mary Stewart, Barbara Bosson, Will Wheaton, Dan O’Herlihy

Année: 1984

Pays: Etats-Unis

Genre: Fantastique

Résumé:

Défendre la planète Rylos des vaisseaux ennemis, tel est l’enjeu du Starfighter. Imbattable a ce jeu vidéo, Alex joue une partie mémorable qui sidère son entourage. Mais la suite est encore plus incroyable, car un alien vient à sa rencontre pour lui proposer d’empêcher l’invasion de la galaxie.

Avis:

Dans les grandes lignes, George Lucas et sa « Guerre des étoiles » a ouvert une très belle envie de conquête spatiale et à la fin des années 70 et dans les années 80 qui ont suivi, Hollywood a vu naître pas mal de film s’inspirant (ou pas) de « Star Wars« . Et au milieu de toutes ces œuvres, j’avais envie de m’arrêter sur « Starfighter » de Nick Castle, vous savez l’homme qui incarne Michael Myers dans un certain « Halloween » d’un certain John Carpenter. Si l’acteur est connu pour le rôle, question,réalisation, on peut facilement dire de lui qu’il est un réalisateur de seconde zone.

Les années 80, c’est une période que j’affectionne particulièrement. Et c’est toujours avec plaisir que je me glisse dans le fun de ces années-là. Avec une envie de s’éclater et de divertir le public, le cinéma a vu arriver un genre de film unique, qui ne s’apparente qu’aux années 80 et qui, même si le film est mauvais au possible, reste quand même divertissant. Alors que je m’attendais à un sacré nanar en me lançant dans « Starfighter« , je me suis laissé surprendre à trouver un film intéressant dans son concept, qui tient malgré toute invraisemblance la route et qui en fin de compte est un vrai plaisir geek.

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Alex Rogan habite un camp de caravane quelque part au Texas. Il mène une vie ordinaire sans rien qui ne vienne troubler son quotidien monotone. En fait, la seule distraction qu’a Alex, c’est le jeu vidéo qu’il y a près du bar. Ce jeu consiste à défendre la planète Rylos des vaisseaux ennemis. Très bon à ce jeu, un soir, Alex va se surpasser. Lancé dans une partie, il va exploser le record du jeu, chose quasi-impossible. Tous les habitants l’encouragent et l’acclament au moment de la victoire. Alex aurait alors pu reprendre sa vie normalement, mais voilà, cette console de jeux n’est pas là par hasard. Il se trouve que c’est un extraterrestre du nom de Centauri qui l’a installée, pour pouvoir déceler celui ou celle qui serait capable de piloter un Starfighter et défendre pour de vrai la planète Rylos. Et il se trouve que cette personne peut bien être Alex. Alors Alex part aux confins de l’espace pour peut-être, s’il le veut bien, combattre le terrible empereur Kril.

Qu’il est cool ce film. Franchement en me lançant dans « Starfighter« , ou « Le dernier Starfighter », tout dépendra de l’édition que vous allez trouver, je ne m’attendais pas à ce que le film m’amuse, me plaise et surtout arrive à autant me convaincre, malgré un beau nombre de facilités, de défauts, et même de références et autres clins d’œil complètement volés. Dans un sens, ce film n’aurait surement pas existé si « Star Wars » ne l’avait pas précédé. Mais malgré tout ça, c’est un film que j’aime bien, et qui jouit mine de rien d’une histoire bien plus intelligente qu’elle ne le laisse paraître. Le réalisateur va nous entraîner dans une aventure spatiale, cool et fun.

Le film est divisé en deux parties assez intéressantes. Le scénario nous entraîne dans l’espace avec son héros pour essayer de sauver l’univers. C’est vrai que c’est assez convenu, aussi bien dans les rebondissements que dans le final et c’est sans mal qu’on devine vite ce qui va se jouer devant nous. Mais, malgré tout, le film reste plaisant, cool, l’innocence et la naïveté dont il fait preuve sont attachantes et on éprouve un gros capital sympathie pour le héros. Mais là où le film devient intéressant, c’est que comme « Starfighter » est un jeu vidéo créé par les extraterrestres pour trouver la perle rare, en l’occurrence, le héros du film, et bien, c’est avec intelligence et pertinence que le réalisateur entraîne son héros dans ce qui pourrait être un univers de jeu vidéo. Puis en même temps, dans une autre partie du film, on reste sur terre et l’on suit « l’aventure » d’un Alex fictif, mis en place par les extraterrestres pour éviter que l’absence du héros soit remarquée. Cette deuxième partie est tout aussi intéressante et culottée, puis c’est l’inverse de la première qui se produit ici et l’on suit un robot, qui essaie de s’intégrer dans le monde « normal » et de passer inaperçu. Bien sûr, c’est avec bonheur que le film donne alors des situations cocasses et amusantes qui pourront faire sourire, à défaut de vraiment nous éclater.

Une chose qui m’a bien surpris, c’est la qualité visuelle du film. Je m’attendais à un nanar, et oui, c’est vrai que le film a pas mal vieilli. Le style est kitschouille, les effets spéciaux font vraiment effet spéciaux, mais pourtant ce n’est pas dérangeant. Non, c’est plutôt cool et le film s’avère avoir pas mal de charme. Et que dire de la musique au synthé qui accompagne tout le film, si ce n’est qu’elle aussi apporte son charme. Et puis si on le replace dans son époque, c’est vrai que certains designs rappellent « Star Wars » et parfois la comparaison est évidente, mais dans l’ensemble, Nick Castle a pris le parti d’essayer de nous faire entrer dans un jeu vidéo et les graphismes, l’esthétisme et le look sont, pour l’époque, vachement bien foutus en fait. Il y a une bonne ambiance que j’aime bien.

Le film est une bonne surprise en ce qui concerne les personnages et les comédiens, même si, soyons clair, ça ne vole pas bien haut. À aucun moment, on ne peut dire que les performances sont incroyables, mais sans être totalement mauvais, les comédiens, de par la naïveté du film, sont vraiment attachants et l’on a envie de les suivre, et c’est ce qui fait tout le charme des années 80. Le héros, joué par Lance Guest, est assez drôle, en particulier quand il est en Beta droïde, le robot, qui essaie de se faire passer pour un humain. Ça donne des scènes assez folles, voir presque tripées.

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« Starfighter« , c’est donc un film sympa qui sent tellement bon les années 80. C’est un film qui m’a amusé, que j’ai apprécié avec ses qualités, mais aussi avec ses défauts. Je ne m’attendais pas à grand-chose, si ce n’est que de l’amusement, et j’en ressors amusé et même plus. À découvrir pour les curieux, ou les amoureux des années 80, vous ne devriez pas être déçus.

Note : 13/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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