Zombie Walk

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Auteurs : Giuseppe Manunta et Fabrice Linck

Editeur : Editions du Long Bec

Genre : Horreur

Résumé :

Strasbourg, un après-midi de septembre…
Depuis qu’elle a été virée par les laboratoires Lenz, Rachel n’a qu’une seule idée en tête : révéler au grand public ce qu’elle sait du Sarnex. Ce coagulant révolutionnaire, prochainement commercialisé par son ancien employeur, constitue sur le papier un progrès sensationnel pour la médecine. Seul problème : il n’est pas prêt et l’annonce de son arrivée sur le marché n’est destinée qu’à rassurer les gros investisseurs qui ont cru au projet. Pour attirer l’attention des médias sur ce point, Rachel organise une marche de protestation à laquelle participent des centaines de personnes, mais pas son petit-ami Franck. Lui aussi remercié par Lenz, il ne veut pourtant plus entendre parler de cet épisode et préfère rentrer à leur appartement. Au grand dam de sa compagne, Franck abandonne Rachel à la tête d’une manif dont elle ignore qu’elle fera le jeu de Lenz et de son laboratoire. Un jeu dangereux qui va plonger la ville dans un incroyable chaos et la transformer à jamais…

Avis :

Il est inutile de revenir sur le phénomène du zombie, qui a explosé ces derniers temps, que ce soit dans le cinéma, dans la littérature ou dans les jeux vidéo. Inutile aussi de refaire un historique sur l’apparition du zombie, ses origines et ses différences avec les contaminés, car cela a déjà été fait maintes fois. Mais s’il y a quelque chose qui a eu un impact imprévu dans le domaine du zombie, ce sont les Zombie Walk. La zombie walk consiste à prendre un nombre conséquent de personnes, de les déguiser en zombie (ou elles se démerdent toutes seules à trouver un costume), puis de déambuler dans les rues de sa ville afin d’effrayer le passant innocent ou le jeune enfant dans sa poussette. Très souvent, la zombie walk s’organise une fois par an dans de grandes villes et connait un certain succès, comme à Strasbourg durant le FeFFS (Festival européen du Film Fantastique de Strasbourg). A quoi cela sert ? C’est une festivité calme et agréable et un joli pied de nez à la mort. Quoiqu’il en soit, cela ne fait de mal à personne et n’a encore tué personne. Et c’est assez marrant de voir que ce phénomène a engendré une histoire, se déroulant à Strasbourg, mais qui n’a finalement rien à voir avec la manifestation.

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L’histoire est assez banale. Un homme puissant vient présenter son nouveau médicament, le Sarnex, qui permet de guérir plus vite et de mieux cicatriser. Seulement, une manifestation a lieu contre ce médicament, pas encore totalement approuvé et une poignée d’anciens employés de la Sarnex veut marquer le coup. Malheureusement, un accident survient et un être mystérieux, répondant au nom de Monsieur K, va contaminer la population. A la lecture du pitch, rien de bien neuf puisque l’on est face à tout ce qu’il y a de plus classique dans le domaine du zombie. Une mauvaise expérience scientifique, une propagation, des survivants et l’armée à la recherche d’un scientifique pour mettre au point un antidote rapidement. Du coup, on sera fortement déçu par cet aspect assez simpliste de la chose.

En effet, en général, le zombie est utilisé pour décrier quelque chose, faire la critique d’un système. Là, on a bien la critique du produit pharmaceutique, des manipulations scientifiques qui tournent mal, mais cela ne va pas plus loin. La réflexion est presque annihilée par l’action présente tout au long du one shot. Alors certes, on ne s’ennuie pas, la lecture est fluide et rapide, mais à la fin, on aura tendance à en vouloir un peu plus, la fin laissant un gout amer dans la bouche. L’autre inconvénient viendra aussi des caractérisations des personnages. On ne s’attachera à aucun d’eux, sauf la nana aux gros nichons si vous êtes un homme, et les quelques passages sur la vie d’antan de certains protagonistes sont trop bâclés et sans grand intérêt. Il aurait été plus judicieux d’étaler cette histoire sur deux ou trois tomes afin d’étoffer certains personnages.

Cependant, tout n’est pas mauvais dans ce livre. On pourra noter certains passages intéressants comme lorsque les animaux se transforment zombie, avec un passage stressant avec des singes ou encore une cigogne morte-vivante. L’idée est plutôt bonne et bien mise en image. L’origine du virus est aussi agréable, sans pour autant révolutionner le monde merveilleux du zombie putride. Enfin, les dessins sont relativement beaux. L’album est tout en crayonné, sans couleur et l’on peut les découvrir les différents traits du travail du dessinateur ou encore les moments plus ratés. On obtient ainsi une certaine authenticité et c’est très joli à l’œil.

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Au final, Zombie Walk ne sera pas la claque dans le domaine du zombie dans la BD ou le Comics. Se révélant très classique dans sa trame et son déroulement, on jettera son dévolu sur quelques maigres idées originales et sur l’action non-stop qui parcourt le récit. On pourrait croire que ce livre est un peu opportuniste par rapport au FeFFS, mais finalement, il se lit sans déplaisir, assez rapidement et c’est déjà mal, surtout pour quelque chose de 100% strasbourgeois.

Note : 12/20

Par AqME

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