novembre 30, 2021

The Walking Dead Saison 4

Poster_mini

D’après une idée de : Frank Darabont d’après le comics de Robert Kirkman et Charlie Adlard

Avec Andrew Lincoln, Steven Yeun, Norman Reedus, Melissa McBride

Pays : Etats-Unis

Genre : Drame, Horreur

Nombre d’épisodes : 16

Résumé :

Après une apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies, un groupe d’hommes et de femmes mené par l’officier Rick Grimes tente de survivre…

Avis :

Peu de séries avec des zombies dedans auront tenu aussi longtemps que The Walking Dead. Il faut dire que la plupart n’ont duré qu’une seule saison comme Dead Valley et qu’elles se font voler la vedette par la série issu des comics de Robert Kirkman et Charlie Adlard. Et pourtant, si la série possède ses fans, elle peut laisser certaines personnes indifférentes, et notamment les fanas du support papier. Gardant un certain contact avec le comics book, la série essaye de prendre un autre chemin, tout en ménageant la chèvre et le chou. Seulement, il est difficile de contenter tout le monde et quand on nage entre deux supports tout en tentant des histoires similaires mais avec des différences, le jeu d’équilibrisme est risqué. Si la première saison était relativement bonne, la seconde laissait un peu plus de marbre, et la trois signait une descente vers un ennui incommensurable. La saison quatre sera bien plus dynamique, mais elle va retomber dans ses travers sur la fin de la saison.

Rick-Walking-Dead

La saison reprend quelques temps après la déroute du Gouverneur à la fin de la saison 3. La prison s’est bien développée, les habitants possèdent un potager, des cochons sauvages et tout semble aller pour le mieux. Malheureusement, une épidémie va faire rage et le Gouverneur n’a pas dit son dernier mot. En plus de cela, les survivants vont être séparés et vont trouver des panneaux les menant à Terminus, où visiblement tout le monde est bien accueilli. Cette saison est l’exemple parfait du jeu de funambule risqué qu’essayent de faire les producteurs. On oscille dangereusement entre nouveautés et histoires tirées du comics. Et si tout n’est pas mauvais, loin de là, puisque cette saison s’avère bien meilleure que la précédente, on aura droit à une fin de saison ennuyeuse et trop hachée.

Le début de saison fait le ménage parmi les habitants de la prison. Pour ne pas avoir à gérer trop de protagonistes, l’histoire en insère de nouveaux en leur donnant de l’importance, comme Bob l’ancien alcoolique ou encore Tyreese et sa sœur Sacha, puis élimine les trois quart de la prison avec une bonne épidémie qui va décimer tout le monde. Ces passages ne sont pas les plus passionnants malgré une idée intéressante et plausible. Le seul problème vient de sa résolution, qui est assez abrupte alors que tous les symptômes semblent atroces. Néanmoins, on verra que ce passage n’a pour but que d’affaiblir la communauté.

C’est alors que survient deux épisodes qui se concentrent exclusivement sur le gouverneur. On va voir un côté humain insoupçonné qui permet au spectateur de sentir de l’empathie pour lui. Cela sera de courte durée, et on aura un sentiment mitigé sur le développement de ce personnage. Pourquoi faire revenir ce personnage et prendre autant de temps pour le développer si c’est pour le faire redevenir comme avant. On perd du temps, on a l’impression d’avoir des épisodes bonus centrés sur un personnage alors que pas du tout.

Fort heureusement pour nous, la série va connaître un pic en son milieu avec l’attaque de la prison. Ces passages sont réussis et on comprend pourquoi les personnages vont se séparer par la suite. C’est bien réalisé, c’est rythmé et la série prend un bon coup de fouet permettant de relancer l’attention du spectateur. D’autant plus que la série fait des choix difficiles et osent mettre des images crus et sensibles. On pense notamment aux enfants qui sont pris dans cette guerre et qui doivent se défendre, laissant parfois les enfants plus petits derrière eux. Cette attaque se termine sur un plan fort, laissant le spectateur sans voix et dans un doute effroyable.

Par contre, la suite de la saison sera moins palpitante. On va suivre les petits groupes formés, avec chaque épisode centré sur un groupe et chacun avec ses petits démons à combattre. On aura droit au combat intérieur de Daryl qui n’ose plus aimer personne, ou encore les choix de Tyreese avec les enfants qu’il doit protéger. Certains moments sont intéressants et relativement couillus, en atteste le passage très difficile entre Carol et une enfant qui vire psychopathe et d’autres sont assez chiants, comme la quête de Glenn pour retrouver Maggie. On frôle parfois l’improbable, et on se demande comment les personnages ont raté les panneaux durant leurs sorties pour les vivres, ou encore comment ils en arrivent à tous suivre cette voix. Certains ajouts du comics viennent faire leurs apparitions comme Abraham, Eugene et Rosita ou encore le côté psychotique d’un enfant, mais on ressent cela comme des ajouts forcé pour satisfaire le fan du comics. Mais, on ne va pas faire la fine bouche pour autant, puisque la série n’est pas avare en passages gores et que les zombies prennent cher dans leurs tronches.

The-Walking-Dead-4x14

Au final, la saison 4 de The Walking Dead est bien mieux que la précédente même si elle a tendance à retomber dans ses travers. Après un début assez laborieux malgré une idée sympathique, la saison se termine de manière terne et assez ennuyeuse à cause d’histoires personnelles parfois trop lourdes. Mais on ne peut pas lui reprocher d’essayer de faire des choses assez irrévérencieuses pour une série, comme des meurtres d’enfants ou des passages bien trash et en ce sens, la série vaut le coup d’œil. On est loin des qualités scénaristiques d’un Sons of Anarchy ou du décomplexé d’un Banshee, ou encore des qualités techniques d’un True Detective, mais The Walking Dead fait son petit bonhomme de chemin et tente de s’imposer dans ce monde de plus en plus qualitatif.

Note : 14/20

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=_PjXCNQjH2M[/youtube]

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.