octobre 21, 2021

The Walking Dead Saison 3

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D’après une idée de : Frank Darabont d’après le comics de Robert Kirkman et Charlie Adlard

Avec Andrew Lincoln, Steven Yeun, Chandler Riggs, Sarah Wayne Callies

Pays : Etats-Unis

Genre : Drame, Horreur

Nombre d’épisodes : 16

Résumé :

Après une apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies, un groupe d’hommes et de femmes mené par l’officier Rick Grimes tente de survivre…

Avis :

Adapté un roman n’est pas une chose facile et il semble que ce soit encore plus dur avec un comics ou une BD. Quand on voit des adaptations comme Les Daltons, Lucky Luke ou encore Elektra, on voit bien que donner vie à des personnages de comics ou de bande dessinées, ce n’est pas donné à tout le monde. Et même quand le film est bon, il n’a pas la portée du support originel, comme pour V Pour Vendetta, dont le film est excellent, mais qui n’a pas la puissance évocatrice du comics d’Alan Moore. Il a donc de quoi être frileux avec The Walking Dead, série à gros succès de Robert Kirkman et Charlie Adlard. Lancé par Frank Darabont, le seul à réussir ses adaptations de Stephen King, le projet s’est vu doté d’une très bonne première saison puis d’une deuxième en demi-teinte. Cela n’était pas étonnant puisque le bonhomme s’est barré de la série, ne gardant qu’un œil distant. Alors qu’attendre de la troisième saison ?

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Zéro charisme

On avait laissé Rick et sa communauté devant une prison qu’ils voulaient faire leur. De son côté, Andréa les avait perdu de vue et s’était perdu en forêt. Cette saison va donc montrer comment Rick et ses amis nettoient la prison, comment il va perdre la boule petit à petit, comment il va se faire un ennemi terrible qui se nomme le Gouverneur (ou Phillip pour les intimes) et on va aussi comment André se fait une copine en la présence de Michonne, comment elle va bien baiser avec le Gouverneur (enfin, pour le coup, Phillip, ils sont très intimes) et comment elle va se faire bien baiser au final. Un peu d’ironie n’a jamais tué personne, mais force est de constater que cette saison n’est pas des plus emballantes.

Cette saison repose essentiellement sur deux arcs narratifs qui se regroupent à la fin. D’un côté on a Rick, qui essaye de sauver ses amis, de leur trouver un coin pour vivre et de l’autre, on a Andréa qui rejoint le gouverneur et qui se fait berner. Cette saison, qui était attendu pour tous les fans du comics à cause de la présence du gouverneur, si charismatique dans le format papier, va accumuler les longueurs et tomber dans l’écueil de tous les films de zombies, l’homme est plus dangereux que le zombie. On nous bassine avec cette morale depuis les années 60, avec La Nuit des Morts-Vivants de George A. Romero et la série télé reprend le même thème en l’étirant au maximum. Mais le pire dans tout ça, c’est que c’est beaucoup trop long. Les seize épisodes sont pauvres en évènement et on fera d’incessants allers et retours entre la prison et Woodbury, la ville du gouverneur. Les points de jonction entre les épisodes ne sont pas tendus et le spectateur n’attend pas particulièrement la suite, ce qui est un comble pour une série. Certaines incohérences parcourent d’ailleurs le récit, comme toutes les occasions ratées pour buter le méchant de l’histoire et que le héros ne fait pas par bonté ou pour garder un fil dramatique cousu de fil blanc. Bref, on s’ennuie et c’est ne pas faire honneur aux comics.

Bien entendu tout n’est pas mauvais dans cette saison. Les deux derniers épisodes sont assez surprenants et prennent de plus en plus de liberté avec le comics, ce qui n’est pas gênant, bien au contraire, on aura alors plus de surprises et deux histoires presque complémentaires, donnant des points de vue différents. L’évolution des personnages est plutôt bien vue. Si le personnage de Rick commence à gonfler le spectateur, on ne peut pas en dire autant de Carl, son fils, qui devient une vraie machine de guerre. L’arrivée de Michonne permet un nouveau souffle dans la destruction de zombies et ce cher Norman Reedus est toujours aussi charismatique, bien loin de son rôle de traitre dans Blade 2. Certains personnages demeurent en retrait et moins intéressants, comme Glenn et sa copine, qui ont plus tendance à nous horripiler qu’autre chose ou bien Herschel et sa fille blonde qui ne font que de la figuration. Mais le pire dans tout cela sera le Gouverneur. C’était le personnage le plus attendu dans la série car il a marqué tout un pan du comics. Or, dans la série, il est ridicule, pas du tout charismatique et son pétage de plomb à la fin est plus risible et incompréhensible qu’autre chose. Alors évidemment, quand vous faites un épisode avec deux personnages pénibles assis à la même table, on obtient surement le moment le plus pénible de la saison.

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C’est pas moi, c’est lui qui a écrit la critique !

Au final, la saison 3 de The Walking Dead est une petite déception. Il ne fallait surement pas en attendre grand-chose à la vue de la deuxième saison, mais rien ne se décide vraiment et la série piétine dangereusement. Reste les quelques meurtres de zombies bien gores, mais cela n’a jamais sauvé une franchise ou un film. Il serait temps de se réveiller car là, même les morts peuvent se reposer tranquille.

Note : 11/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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