juillet 15, 2024

Royal Republic – LoveCop

Avis :

Certains groupes de musique devraient être remboursés par la sécurité sociale, tant ils font du bien au moral. Dans ce registre, il ne fait aucun doute que les suédois de Royal Republic ont leur place. Formé en 2007, le groupe connait un succès retentissant lorsqu’ils font la première partie de The Offspring, et depuis, ils ont trouvé leur voie, leur chemin, celui du Disco Rock. En effet, malgré des bribes d’élan Punk, quelques attirances vers le Heavy et une énergie à revendre, le groupe se destine surtout à des morceaux courts et rythmés, donnant une furieuse envie de danser et de s’agiter dans tous les sens. Sens du spectacle, réputé pour leur show électrique, Royal Republic est un groupe qui mêle habilement l’humour au Rock, ne sacrifiant rien sur l’autel de la dérision et de la moquerie. Bref, il s’agit d’un groupe fort recommandable, qui fait du bien.

LoveCop est le cinquième album de Royal Republic, et le moins que l’on puisse, c’est qu’il s’agit-là d’un album qui pourrait être le plus clivant pour le groupe. Si on retrouve toute l’énergie de la formation, si on retrouve des morceaux humoristiques, courts et véloces, on rentre aussi dans une nouvelle dimension, où les suédois ont décidé de jouer à fond la carte du revival des années 80. Et cela s’entend directement avec l’introduction au synthé, Intro my House, puis avec le premier titre, My House. Les riffs de guitares, la batterie qui résonne de façon électrique, le chant avec un clavier qui est omniprésent, tout concorde à revenir quelques années en arrière, mais toujours avec une envie d’aller de l’avant. Notamment avec un refrain ultra catchy, un mini couplet en « rap » et un riff qui fait assez Heavy. Bref, un excellent titre pour démarrer.

Et tout l’album, ou presque, va baigner dans cette ambiance 80’s, avec une forte présence de clavier, mais aussi des élans revigorants qui donnent une grosse envie de faire la fête. LoveCop en est l’exemple parfait, avec une rythmique peut-être plus lente que le morceau précédent, mais qui va bénéficier d’un joli solo et d’une petite montée progressive qui fait du bien. Puis Wow ! Wow ! Wow ! va démontrer l’évolution du groupe vers quelque chose de plus décousu, mais résolument fun et funk. Le démarrage évoque presque une comptine enfantine, avant de lâcher les cuivres et de balancer un refrain ultra entêtant et un break de zinzin qui part dans un Funk décomplexé dont il sera bien difficile de se défaire. Le titre est non seulement excellent, mais il est aussi ultra fédérateur et festif. Bref, une réussite sur tous les points qui montre l’excellent forme du groupe.

Freakshow sera surprenant, car tout en gardant des éléments disco, il va aussi aller voir vers le Heavy, notamment sur ses riffs de grattes qui sont plus lourds qu’à l’accoutumée, ainsi que lors du break et son solo plus agressif. Une preuve que le groupe peut sortir de sa zone de confort. Et histoire de mieux nous surprendre, Lazerlove va être totalement différent. Il s’agira ici d’une ballade qui embrasse tous les clichés des années 80 pour finalement fournir quelque chose de très touchant et de totalement réussi. La voix du chanteur est formidable dans ce genre d’exercice, et les suédois montrent aussi qu’ils sont totalement capables de tenir la barque sur des titres qui sont plus longs, dépassant allègrement les quatre minutes. Après ce joli exercice, le groupe revient à ses débuts avec Boots, un court morceau ultra énergique et qui balance bien la sauce.

Puis avec Love Somebody, le groupe continue à fournir du Rock pure souche, qui envoie sur un court laps de temps, mais donne une furieuse envie de danser et chanter. Et tant qu’à faire, il va même coupler cela avec un titre qui fait écho à leur troisième album, Weekend-Man, car en abordant Ain’t Got Time, on a l’impression de revenir à cet album, avec une sonorité particulière qui a fait le succès de la formation. Et dans un sens, c’est ultra réjouissant. Electra va partir vers quelque chose d’autre, de plus construit, de plus complexe, tout en gardant cette patte si particulière et cet accent si eighties. Là encore, le refrain fonctionne à plein régime, malgré un rythme moins effréné. Enfin, Sha-La-La-Lady clôture l’album de façon ultra funky et c’est un banger immanquable, donnant une pêche d’enfer et une putain d’envie de retourner sur tout l’album.

Au final, LoveCop, le dernier album en date de Royal Republic, est une pure réussite, qui demande plus de temps que les autres albums pour être totalement maîtrisé. S’amusant avec les codes des eighties, mais aussi avec le Disco et le Funk, les suédois prouvent qu’ils sont les compagnons parfaits pour faire la fête, tout en ne reniant jamais leurs racines Rock et Pop-Punk. Bref, un album qui fait du bien, fournissant des ondes d’énergie positive de dingue et une banane d’une oreille à l’autre. Mieux que n’importe quel antidépresseur.

  • Intro my House
  • My House
  • LoveCop
  • Wow ! Wow ! Wow !
  • Freakshow
  • Lazerlove
  • Boots
  • Love Somebody
  • Ain’t Got Time
  • Electra
  • Sha-La-La-Lady

Note : 18/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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