novembre 30, 2022

John Carter

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De: Andrew Stanton

Avec Taylor Kitsch, Lynn Collins, Mark Strong, Dominic West, Willem Defoe, Samantha Morton

Année: 2012

Pays: Etats-Unis

Genre : Science-Fiction

Résumé:

Le film raconte le fascinant voyage de John Carter, qui se retrouve inexplicablement transporté sur Barsoom, au cœur d’une guerre mystérieuse entre les habitants de la planète. Parmi tous les êtres étranges qui peuplent cet univers, il fera la connaissance de Tars Tarkas et de la captivante princesse Dejah Thoris. Dans ce monde sur le point de disparaître, Carter va découvrir que la survie de Barsoom et de son peuple est entre ses mains…

Avis :

Pour les plus cultivés, Edgar Rice Burroughs n’est pas seulement le père de Tarzan et Cheetah. Il est aussi l’instigateur de la science-fiction moderne et il est surtout l’inspirateur qui a permis à George Lucas d’imaginer et de faire Star Wars. Comment ? En écrivant un roman, ou plutôt une série de onze romans dont le premier, Une princesse de Mars, a inspiré la SF de maintenant et de grands scénaristes. Mais il faut rendre à César ce qui appartient à César, et il aura fallu attendre 75 ans pour voir le premier livre adapté au cinéma. Commencée en 1917, la saga connaîtra une fin en 1964 et sera le premier cycle d’une longue liste. Alors maintenant, quand on sait tout ce que l’on connait en matière de science et de voyage dans l’espace, tout cela ne parait-il pas désuet ? Et bien non, car la magie Disney opère pour une fois et on se laisse facilement embarquer dans cette odyssée sur Mars où des peuples se déchirent pour la conquête d’une planète mourante. Alors prêt pour ce voyage, cowboy ? Pas de besoin de scaphandre, prends cette amulette et dis trois mots incompréhensible, en général, ça marche !

Le scénario de John Carter reste assez classique dans sa démarche de mise en place d’un univers futuriste. En effet, on va suivre une suite d’évènements plus ou moins déjà vus pour arriver à ce que notre antihéros sur Terre devienne un héros sur Mars. Pour resituer l’histoire, on va suivre Edgar Rice Burroughs qui reçoit un message posthume de son oncle John Carter. Héritant de toute sa richesse, il découvre un livre racontant la folle histoire de son oncle. On va donc faire un transfert vers John Carter, jeune cowboy rebelle qui a trouvé une caverne pleine d’or. Malheureusement, poursuivi par la garde de son pays pour faire la guerre, il s’évade et, pourchassé par des indiens, trouve refuge dans sa fameuse caverne pleine d’or. Il tire alors par reflexe sur un homme en toge, lui prend une amulette pendant que l’homme sort des mots incompréhensibles. Et hop, voilà notre homme sur la planète Mars. Ses premiers pas sont assez difficiles à cause de la gravité et les rencontres avec un peuple aborigène vont se faire non sans mal. Il va ensuite croiser une jeune princesse qui a besoin de son aide pour combattre un autre peuple menaçant son peuple et la planète. Notre héros bondissant va alors trouver un autre sens à sa vie ! On retrouve ici un concept usé jusqu’à la corde où le banni sur Terre trouve une autre existence sur une autre planète. Néanmoins, tout cela ne se fait pas d’un seul coup, et c’est l’apprentissage de la vie sur Mars qui m’a le plus séduit. En effet, l’adaptation avec la gravité, les nouveaux peuples qui sont différents des humains ou encore les différentes épreuves et rituels auxquels va être soumis John Carter, rendent le film un peu plus crédible et mettent en avant des raisons scientifiques de l’époque qui sont tout à fait charmantes. Bien entendu, on n’aura toujours l’écueil de l’histoire d’amour à deux balles ou encore des dialogues insipides et de l’humour bas de gamme, ou bien certaine incohérences vont venir gâcher le film, comme cette espèce de normalité à voir des hommes avec des défenses, tout vert et ayant quatre bras. L’ambiance reste fidèle à la planète rouge, avec ce qu’il faut de couleurs chaudes. Malgré tout, on sent bien que ce n’est pas l’ambiance qui est le plus important dans cette œuvre, mais vraisemblablement l’action et la fin qui reste très surprenante et très intéressante.

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Ah… les centrales nucléaires, ça vous change un animal !

Le plus gros problème dans John Carter, c’est finalement le casting. En effet, on retrouve un jeune premier dans le rôle titre et il faut croire qu’il sera cantonné aux rôles de héros au destin hors du commun comme on a pu le voir dans Battleship. C’est donc Taylor Kitsch qui s’occupe de John Carter et il faut dire qu’il n’est pas très convaincant. Déjà, cette coupe de cheveux ne lui va pas du tout et en plus, il n’est pas assez carré pour ce rôle. Néanmoins, il reste bien sympathique en tant que cowboy, plus qu’en espèce de Conan de basse-cour. Il tient quand même rôle et s’avère être bien sympathique. J’ai beaucoup aimé Lynn Collins. Je ne vous cacherai pas que je la trouve sublime, mais elle tient bien son rôle de princesse écolo et elle reste très convaincante dans ce rôle. On sera plus sur la retenu avec Ciaran Hinds, déjà vu dans La Dame en Noir, qui joue son père et qui est vraiment très limite. Tout comme Dominic West, jouant le méchant de l’histoire, qui n’est pas assez charismatique et pas assez marquant. On retiendra plus facilement la performance de Mark Strong, habitué aux rôles de méchants, qui affiche une réelle froideur et qui semble se plaire dans ce genre de personnage. Bien entendu, comme il s’agit d’un blockbuster, les effets spéciaux sont assez monstrueux et bien foutus sauf pour les bébés extraterrestres, qui font vraiment dessin animé. Les grands singes blancs sont bluffants tout comme le passage dans l’espèce d’arbre gigantesque. On regrettera seulement quelques monstres plus ou moins mal fichus comme le chien à la tête de crapaud qui court extrêmement vite. On pourrait aussi se demander s’il n’y a pas un message caché dans ce film, et je pense que Burroughs était vraiment en avance sur son temps, présentant la planète Mars comme une planète au bord de l’implosion, et où l’écologie prévaut. Un écrivain en avance sur son temps ? Peut-être, mais il faut dire que le sujet est plutôt brûlant.

Au final, John Carter ne mérite pas sont mauvais résultat au box-office car il offre un divertissement très agréable et plutôt intelligent. Bien loin des films d’action débiles où les effets spéciaux sont la seule vedette, John Carter affiche une volonté de construire quelque chose de long et de grand, un peu comme Star Wars. La fin reste très subtile et donne matière à réfléchir sur une vie extraterrestre possible sur notre planète et met en avant la notion de destin. Bref, un film sympathique que je conseille et en espérant y voir une suite ! En tous les cas, j’ai bien envie de me plonger dans les bouquins !

Note : 15/20

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AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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