juin 23, 2021

Avril Lavigne – Avril Lavigne

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Avis :

Comment qualifier la musique d’Avril Lavigne ? Née le 27 septembre 1984, la chanteuse franco-canadienne connait une enfance correcte mais perturbée par une hyperactivité tenace. Elle commence à écrire ses premiers textes à l’âge de 12 ans et s’inspire librement de groupes comme Green Day ou Goo Goo Dolls en termes de musicalité. On pourrait alors croire que la jeune et jolie fille va aller vers le punk rock. C’est en 2002 qu’elle connait un énorme succès grâce à l’album Let Go et son titre Complicated. Et à la grande surprise de tout le monde, sa musique s’oriente plus vers un pop rock assumé et assez sympathique pour les jeunes adolescents de son âge. Le succès continue en 2004 avec Under My Skin, un album plus sombre et plus intime qui confirme le style de la chanteuse vers un genre commercial avec une pointe de rock pour faire bien. Après une légère pause qui lui vaudra un mariage et un divorce, elle revient en 2007 avec The Best Damn Thing qui sera un succès malgré la faiblesse de Girlfriend qui montre que la chanteuse opte pour un genre beaucoup plus pop que rock. Cela ne s’arrange pas avec Goodbye Lullaby en 2011 et son dernier album éponyme ne fait que confirmer la chose, Avril Lavigne ne propose qu’une pop déjà entendu mille fois.

Le skeud commence avec Rock n’Roll et ne possède que la substance du terme et du genre. Un faible accord de guitare déjà entendu mille fois, un solo tout pourri vers la fin du titre, une batterie qui scande comme une boîte à rythme, bref, rien de bien folichon et original. Here’s to Never Growing Up est un morceau typiquement pop qui encore une fois n’apporte rien au genre. Les chœurs à la fin des refrains font penser à du Katy Perry, tout comme les onomatopées chantées après les refrains. On est face à un titre faiblard et qui montre que la chanteuse a pris le parti de faire de la pop plutôt que du rock. D’ailleurs, en substance, il n’y a quasiment aucun moment rock dans tout l’album. Seul Bad Girl, en featuring avec Marilyn Manson, est un petit peu rock avec une guitare saturée agréable et plus puissante. Malgré tout, le titre reste raté à cause d’un choix d’autotune dégueulasse qui gâche complètement l’aspect rock. Pour le reste, on est dans un aspect pop purement américain qui ressemble à du Katy Perry sans aucune saveur à l’image de 17 qui ressemble à s’y méprendre à Last Friday Night. Le pire étant certainement Hello Kitty, qui se veut un hommage à la culture japonaise et qui est un morceau électro complètement raté qui ne tient son intérêt qua dans la répétition du mot Kitty. On se retrouve aussi avec une rupture en dubstep complètement aseptisé alors qu’il aurait mieux valu partir dans quelque chose de plus rythmé et de plus énergique.

Avril-Lavigne-Heres-to-never-growing-up

Bitchin’ Summer fait penser à ces chansons que l’on écoute adolescent en bord de plage et qui ne dure que le temps d’un été. Rien de frais, le refrain n’est pas marquant du tout et on a l’impression d’avoir déjà entendu cela des dizaines de fois. Exactement comme You Ain’t Seen Nothin’ Yet qui fait dans le pop rock mais qui ne fait que recycler les morceaux que la belle a déjà composé par le passé ou encore Sippin’ on Sunshine qui est le sosie de Bitchin’ Summer. On aura droit aussi à quelques ballades mais qui seront du même acabit que tout l’album, sans saveur et sans épaisseur. Let me Go avec Chad Kroeger de Nickelback, son mari, n’est vraiment pas intéressante car pas innovante. Au même titre que Give You What You Like qui est lénifiante au possible et sans réel rythme. Et comme la belle ne possède pas de belle voix puissante, on ne ressent rien. Enfin, la belle termine de manière maladroite son skeud avec deux ballades qui sont vraiment pénibles et molles, laissant l’auditeur dans un état d’hébétude et d’ennui profond.

Au final, le dernier album d’Avril Lavigne, qui ne possède pas de nom, est un belle purge come on n’en fait plus. Promettant un moment pop rock, on se retrouve devant quelque chose de purement commercial et de très pop. Mais même dans ce registre-là, c’est mauvais car déjà entendu de nombreuses fois. On se demande ce que Marilyn Manson est venu faire dans cette galère tant le résultat final est décevant.

  1. Rock n’Roll
  2. Here’s to Never Growing Up
  3. 17
  4. Bitchin’ Summer
  5. Let Me Go feat Chad Kroeger
  6. Give You What You Like
  7. Bad Girl feat Marilyn Manson
  8. Hello Kitty
  9. You Ain’t Seen Nothin’ Yet
  10. Sippin’ on Sunshine
  11. Hello Hearthache
  12. Falling Fast
  13. Hush Hush

Note: 03/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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