mai 17, 2021

Die le Châtiment

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Titre Original: Die

De : Dominic James

Avec John Pyper-Ferguson, Emily Hampshire, Caterina Murino, Elias Koteas

Année: 2010

Pays: Canada, Italie

Genre: Thriller

Résumé:

Six inconnus se réveillent prisonniers d’étranges cellules vitrées au sous-sol d’un immeuble. Un mystérieux bourreau leur propose alors de laisser le hasard décider de la suite de leur captivité. Que font-ils là ? Survivront-ils ? À eux de lancer les dés pour le découvrir…

Avis:

Plus thriller que horreur, la comparaison de ce film avec la célèbre et inégale saga vénérée par les amateurs de Torture-Porn j’ai nommé Saw est quasiment indéniable tant ce métrage se sert des mêmes codes tout en s’en éloignant pour faire quelque chose de plus soft et de résolument plus fauché. Die le châtiment est un film qui est sorti chez nous en direct to vidéo et qui est passé assez inaperçu. Néanmoins, on connait beaucoup de films qui sont très bons et dont la sortie est passée plus qu’inaperçue, comme pour le Labyrinthe de Pan dont une seule salle le passait sur Avignon à l’époque de sa sortie dans les salles obscures. Alors ce Die, est-ce un bon film malgré sa volonté d’utiliser des facilités pour se faire acheter? Ou bien est-ce encore un énième torture-porn infâme, filmé à la louche (ou par Lelouch, c’est pareil) et avec des acteurs aussi inspirés qu’une actrice porno dans un drame familial?

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Me force pas à faire ça Aqme, met une bonne note!

Le scénario tout d’abord. De prime abord, on est certain d’être devant un énième sosie de Saw et puis petit à petit… on est bien devant un énième Saw. Alors bien entendu, il ne s’agit pas d’une pâle copie, le métrage essaye de s’en démarquer le plus possible, mais le premier Saw a tellement marqué les esprits que tout film se rapprochant un tant soit peu de celui-ci semble s’en inspirer. Pour faire simple, nous avons ici six personnes enfermées par un homme un peu bizarre. Il les prend les uns après les autres, ouvre une mallette avec un dé et six doses de quelque chose, des balles pour un revolver, des doses de médicaments de plus en plus fortes, etc. Une personne enfermée va devoir jeter le dé et son résultat donnera les balles à mettre dans le revolver, ou les doses à donner. Bref, il ne s’agit pas de torture avec une épreuve et la liberté à la clef, mais plutôt d’un hasard qu’un hypothétique Dieu serait le seul maître. Alors bien entendu, les morts se succèdent et la police se met sur la piste, notamment une jeune femme dont la mort du père semble liée à cette affaire. Bon, ça rappelle fiévreusement le premier Saw, même si le twist final est très différent et pas du tout à la hauteur de son modèle.

Le seul problème vient certainement de l’ambiance se dégageant de Die. En effet, les premières minutes sont agréables, l’image est belle et les teintes oscillant entre le jaunâtre et le noir de la nuit est du plus bel effet. Malheureusement, les scènes dans le sous-sol avec le bourreau sont d’une platitude assez ennuyeuse. Là où le premier Saw instaurait une ambiance putride, malsaine, mettant les nerfs à rude épreuve, Die nous propose une ambiance gentillette entre un méchant faisant le minimum syndical et des personnages pas super attachants. De plus, tout cela reste très propre, voir trop « technologique ». Les prisons font presque science-fiction et on ne ressent pas le côté sale presque nécessaire pour installer un climat horrifique ou tout du moins stressant. C’est d’ailleurs là la plus grosse faiblesse du métrage qui met en avant des meurtres horribles commis de force par des personnes faibles d’esprit mais dans une ambiance banale et qui ne crée pas la tension chez le spectateur.

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T’as vu mon aquarium, j’ai pêché un thon!

C’est bien dommage, parce que les acteurs sont dans l’ensemble assez fins et jouent plutôt bien. On retrouvera la belle Caterina Murino dans le rôle de l’inspectrice, mais son personnage est sous exploité et elle n’a pas un très bon background. Elle ne semble d’ailleurs pas super impliquée dans cette affaire alors que son père est décédé de la même façon que les morts qu’elle retrouve. Le tueur est assez sympathique, mais il n’a pas le charisme et la tête de taré de Tobin Bell, du coup, il fait lui aussi le minimum syndical et il n’inspire ni crainte, ni peur. Même physiquement, il semble assez prenable, ce que va tenter de faire l’un des personnages dans le film. On retrouvera aussi Elias Koteas, habitué des séries américaines et de grands films comme Shutter Island, Crash ou encore la ligne rouge. Il joue ici un ancien flic ayant fait une bévue, un personnage lambda, sous exploité. D’ailleurs, on sait pourquoi chaque personnage a été kidnappé, mais malgré cela, on ne prend aucun de ces bonhommes en pitié et on se fout un peu de leur sort, ce qui est bien dommage.

Par contre, si vous espérez trouver des morts affreuses, des crimes inventifs, de la tripaille partout sur le sol, de la cervelle répandue sur les murs, des écartèlements, de la castration, il faudra repasser. En effet, Die le châtiment est un film très gentil et trop soft. C’est d’ailleurs très triste de voir que tout reste si propre dans ce métrage. Pour les mises à mort, il faut avouer qu’elles sont assez bien trouvées, car elles ont un rapport avec le passé du personnage, par exemple, la droguée va se voir enfoncer une dose plus ou moins sévère de cocaïne, tant et si bien que si on tire un six, c’est la mort assurée. On retrouve cela dans toutes les mises à mort et certaines sont assez sympathiques, comme lorsque le dé représente le nombre de minutes à rester en apnée sous l’eau. Néanmoins et malgré les bonnes idées, tout cela reste bien trop net et bien trop propre pour susciter un dégout ou du mépris envers le tueur. Le twist final est ridicule et il est purement et simplement improbable.

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Je comprends qu’il faille mettre le dé dans le revolver, mais je fais quoi des six trucs oblongs à droite?

Au final, Die le châtiment reste un film regardable, pas si ennuyeux que cela, mais qui reste trop propre et trop gentil. Les acteurs semblent impliqués dans ce récit, mais malheureusement, leurs personnages sous sous-exploités et surtout ils ne possèdent pas assez de profondeur. Si l’idée de base était sympathique, et qu’ici il vaut mieux rater son jet d’habilité, on reste devant un énième film dont sa sortie correspond avec la fin des Saw, espérant ainsi relancer la franchise des films de torture. Bref, un film à réserver aux amateurs du genre, mais il sera certainement plus destiné à ceux qui apprécient les thrillers et pas à ceux qui aiment les Saw. Un film moyen en somme.

Note: 11/20

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Par AqME

HerschellNote de Herschell: 13/20

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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