janvier 16, 2022

Ragnarök Saison 1

D’Après une Idée de : Adam Price

Avec David Stakston, Jonas Strand Gravli, Herman Tommeraas, Theresa Frostad Eggesbo

Pays : Norvège, Danemark

Nombre d’Episodes : 6

Genre : Fantastique

Résumé :

Au cœur de la campagne norvégienne, dans le lycée de la petite ville fictive d’Edda, le drame de la vie moderne mêlée à la mythologie nordique.

Avis :

Journaliste, producteur, scénariste et showrunner, Adam Price vient d’une longue famille de cinéma au Danemark. Fils d’acteurs, Adam Price est venu au cinéma, et plus particulièrement à la télévision, dans les années 90. Passant de petites séries en petites séries, Adam Price se fera réellement remarquer en 2010, lorsqu’il propose la série politique « Borgen, une femme au pouvoir« . La série qui est showrunnée par Price trouvera un très joli succès et s’imposera un peu partout en Europe. Depuis, Adam Price a signé aussi « Au nom du père« , qui trouva elle aussi son succès.

De retour deux ans après « Au nom du père« , Adam Price s’invite sur Netflix pour y parler mythologie nordique avec « Ragnarök« . Sur un format de six épisodes d’une cinquantaine de minutes, cette première saison avait tout pour être originale. Se passant au fin fond d’un fjord en Norvège, oscillant entre mythologie et écologie, « Ragnarök » intriguait. Mais si au final, cette première saison se laisse gentiment regarder, on ne peut pas dire non plus que ce soit incroyable. Commençant à poser ses bases, développant petit à petit sa mythologie, « Ragnarök » a du mal à convaincre, et se poserait presque comme un « Twilight » norvégien. Un « Twilight » en mieux certes, mais un « Twilight » quand même.

Magne, un adolescent comme un autre, emménage avec son frère et sa mère dans la petite ville d’Edda, au fin fond d’un fjord quelque part en Norvège. Edda est une petite ville tranquille, où rien ne se passe vraiment. Très vite, Magne sympathise avec Isolde, une jeune fille de sa classe que les autres rejettent. Entre temps, Magne découvre d’étranges sensations, ce qui lui donne des dons assez hors du commun…

Ce soir-là, j’avais l’envie de partir dans le nord. J’avais envie de paysages, de froid et de fjords et cette série d’Adam Price me faisant de l’œil depuis un petit bout de temps. J’avais la crainte de tomber dans un show adolescent qui serait lisse et pas forcément très intéressant, mais malgré ça, il y avait quelque chose qui me poussait à me lancer et finalement, entre ce que j’imaginais trouver et ce que la série est, il n’y a pas vraiment de différence, si ce n’est que malgré ça, la série se laisse gentiment regarder. Certes, ça ne bousculera jamais nos émotions, et ça n’entera certainement pas dans notre panthéon des séries qu’on retiendra, mais sur l’instant, malgré la foule de clichés et le côté « Twilight« , « Ragnarök » se laisse regarder avec un petit intérêt.

L’élément le plus sympa avec cette série, c’est l’idée de mettre dans notre époque la mythologie nordique. Dieux et géants, amis, ennemis et autres complots, à travers un adolescent qui se découvre être Thor, il y a de quoi intéresser dans un sens. De manière générale, j’apprécie, je suis assez friand de parcours où des personnages sommes toutes lambda se découvrent hors normes et là, on est pile dedans. De plus, la série est plaisante par l’emprise que peut avoir une famille sur la petite ville. Une emprise qui amène des complots, des révélations et de possibles trahisons. Bref, au travers de ces six premiers épisodes, la série d’Adam Price nous donne de quoi nous intéresser.

Mais d’un autre côté, « Ragnarök » est une série qui va avoir du mal à convaincre de par son côté lycée et surtout par son côté « dissimulé » pour s’acclimater. Franchement, ces géants millénaires dont une partie vont encore au lycée pour passer inaperçu et se fondre dans la foule, telle une famille normale… On a du mal à y croire dans un premier temps, et dans un deuxième, on se demande pourquoi cette stratégie, et dans un troisième temps, on se dit encore… Oui, des gens dans une petite ville peu accueillante au premier abord, et qui cache en son lycée dans gens peu ordinaires et millénaires. Des gens qui bientôt vont se retrouver à s’affronter… Moi, j’ai envie de dire « Twilight » !

Après, malgré ça, malgré l’histoire qui met du temps à se mettre en place, malgré les clichés et les facilités des ficelles scénaristiques, la série a ce petit truc qui fait qu’on a envie de savoir jusqu’où elle va nous emmener, ce qui montre dans un sens qu’elle fonctionne à sa petite échelle.

Puis elle fonctionne aussi grâce à sa réalisation, qui est plutôt soignée. La série est plutôt jolie, les épisodes s’enchaînent assez vite et l’on se plaît à être dépaysé, avec de grands espaces, ce fjord, ces paysages, et puis la culture nordique que la série approche. On lui reprochera par contre un petit côté kistchouille, et des effets spéciaux pas vraiment convaincants. La série n’a pas un budget de dingue non plus, et ce n’est qu’une première saison, alors peut-être qu’avec le succès, les saisons suivantes gagneront de ce côté-là.

Enfin, du côté de son casting, on y trouve de tout, et au-delà de ça, finalement, on ne sait pas vraiment quoi en penser. Les comédiens sont assez moyens, et les personnages peuvent être aussi attachants qu’agaçants et surtout très clichés. Notons toutefois David Stakston dans le rôle de Magne qui fait bien le taf. Que son frère joué par Jonas Strand Gravliest excellent et du côté des méchants, Gísli Örn Garðarsson, même s’il en fait un peu trop, a parfaitement la gueule de l’emploi.

Entre bon et pas terrible, entre cliché, facilité et intérêt, entre mythologique moderne et écologie, cette première saison de « Ragnarök » est loin d’être incroyable ou fameuse, mais elle se laisse regarder au final avec un petit intérêt. Adam Price n’est pas au meilleur de sa forme, après, c’est une première saison et hors le côté « Twilight » qui est le plus décevant, le moins convaincant de la série, on reste plutôt curieux d’une suite.

Note : 11/20

Par Cinéted

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