octobre 18, 2021

Zack Snyder’s Justice League

De : Zack Snyder

Avec : Ben Affleck, Gal Gadot, Ray Fisher, Jason Momoa, Ezra Miller, Henry Cavill, Amy Adams, Jeremy Irons, …

Scénario : Chris Terrio

Année: 2021

Pays : Etats-Unis

Genre : Super-Héros

Résumé :

Bruce Wayne, bien décidé à ce que le sacrifice ultime de Superman ne soit pas vain, s’associe à Diana Prince dans le but de recruter une équipe de métahumains et protéger le monde d’une menace imminente aux proportions désastreuses. Cette mission est plus ardue que Bruce l’imaginait, car chacune des potentielles recrues doit affronter les démons de son passé pour briser les chaînes qui les retiennent et enfin former une ligue inédite de héros, unis et soudés.

Avis :

Difficile de parler de ce film sans revenir sur la production désastreuse de la première version de 2017 qui fait littéralement figure de catastrophe industrielle. Petit rappel des faits pour les deux du fond qui ne suivaient pas: suite à un drame familial terrible, le réalisateur Zack Snyder (Watchmen, 300, … ) quitte immédiatement ses fonctions aux manettes de Justice League. Pour tenter de récupérer ses billes, la Warner engage Josh Whedon (fort du succès populaire des deux premiers volets de la saga Avengers), voyant en ce réalisateur la possibilité de rattraper le train en marche et de faire voler Superman dans les mêmes sphères qu’Iron Man, financièrement parlant.

Sur le papier, pourquoi pas, mais cette fausse bonne idée se transforme très vite en cauchemar, la faute à une vision diamétralement opposée des deux réalisateurs et, osons le dire, d’une altérité infinie par rapport à la mise en scène.

Le résultat final ? Un sentiment de haine des fans qui ne s’est jamais assouvi. A tel point que, trois ans après et une colère grondant encore et toujours sur les réseaux sociaux, parfois même relayée par le casting de la ligue des justiciers, l’annonce tombe : des fonds supplémentaires seront octroyés pour que le réalisateur originel monte enfin sa version (dont il n’a cessé de clamer l’existence) voit le jour. Si certains voient un désaveu de la Warner par rapport à la gestion catastrophique de la production de 2017, l’on pourrait aussi et surtout voir de la part du studio une gigantesque opération de com’ pour sa plateforme HBO max, qui est à la traîne par rapport à la concurrence Netflix et Disney +. Mais après tout, si c’est pour proposer le contrôle total à Zack Snyder, pourquoi pas ?

Mais concrètement, qu’est ce qui change vraiment dans ce cut qui, au final, à la même trame narrative que la débâcle de 2017 ? Bien mieux que des rustines posées ça et là, cette version fantasmée par beaucoup a en fait beaucoup de sens et l’on y retrouve bien plus la patte du réalisateur. Si bien que pour ceux qui attendaient du Zack Snyder  ne vont pas être déçus. Par contre, si vous êtes allergiques à son style, fuyez car vous aurez droit à une véritable orgie de quatre heures de tous les clichés possibles et imaginables sur la mise en scène du réalisateur; des ralentis à outrance, en passant par l’iconisation à l’excès ou encore des symboliques fortes.

Et le pire, c’est que ça sied parfaitement à l’univers de chez DC. Aux antipodes donc du premier film qui tentait maladroitement de singer la légèreté et l’humour des voisins de chez Marvel, la version 2021 est bien plus sombre, violente et premier degré. La longueur du film sert le métrage car on prend enfin le temps de s’arrêter sur certains regards, certains silences qui font gagner le film en profondeur. De plus, ce nouveau montage propose enfin un vrai background (parfois maladroit) à Cyborg pour en faire un vrai personnage. Steppenwolf gagne aussi une véritable identité. Seul le personnage de Flash qui, même s’il a enfin une vraie utilité, est toujours aussi insupportable.

Néanmoins, le film n’est pas exempt de défaut, on pense notamment à certaines limites par rapport aux SFX, aux placements de produits pas vraiment subtils, à un Ezra Miller parfaitement irritant ou à certains passages en slow motion interminables.

Au final, le soulagement est de mise : le film n’est pas juste une opération de communication pour vendre des abonnements à des plateformes et propose une vraie director’s cut. Gageons que les producteurs garderont en mémoire que le public n’est pas toujours aussi débile qu’il n’y parait et a une vraie envie de découvrir la vision d’un réalisateur qui, même si elle est imparfaite, transpire nettement plus la sincérité que des films de studios froids et formatés. C’est juste dommage de ne pas pouvoir découvrir le film en IMAX, format pour lequel le film a été pensé…

Note : 16/20

Par Trasher

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