mars 3, 2024

La Grande Evasion

Titre Original : The Great Escape

De : John Sturges

Avec Steve McQueen, Charles Bronson, James Donald, Donald Pleasence

Année : 1963

Pays : Etats-Unis

Genre : Aventure, Drame

Résumé :

Durant la Seconde Guerre Mondiale, des officiers alliés récidivistes de l’évasion sont prisonniers et surveillés étroitement dans un stalag. Malgré cela, ils préparent une évasion massive. Avant même que l’alerte ne soit déclenchée, soixante-quinze d’entre eux parviennent à s’échapper…

Avis :

Parmi les immenses réalisateurs qu’Hollywood a connu durant les années 50 à 80, John Sturges est l’un des noms qui est devenu aussi connu et culte que des Alfred Hitchcock, Billy Wilder, Orson Welles, John Huston, William Wyler, Joseph L. Mankiewicz ou encore George Cukor, et pourtant John Sturges est un immense réalisateur qui tient à son compte des morceaux de l’histoire du cinéma et plus largement une filmographie remplie qui mérite qu’on s’y arrête, entre « Règlements de comptes à OK Corral« , « Fort Bravo » ou encore et évidemment son remake culte des « … Sept samouraïs« , « Les Sept Mercenaires« .

Parmi les très grands films de John Sturges, aujourd’hui, on s’arrête sur « La grande évasion« , immense film de près de trois heures avec sûrement l’un des plus beaux castings de l’histoire du cinéma. Réalisé il y a presque soixante ans maintenant, « La grande évasion« , à l’heure où je le découvre, demeure un film intact. Immense, incroyable, démesuré, en même temps quasi en huis clos, enfermé dans un camp sur les trois-quarts du film, John Struges nous offre un moment de cinéma bluffant et incroyable, qu’on ne voit absolument pas passé. Entre les sourires, les émotions, la tension, le réalisateur nous laisse accrochés à notre fauteuil tout simplement !

1943, des soldats, capitaines, commandants, aviateurs, et autres corps de l’armée britannique, australienne ou des États-Unis, sont prisonniers dans un camp de la Luftwaffe. Plusieurs d’entre eux se sont évadés plusieurs fois d’autres camps. Alors que ce dernier camp est on ne peut plus surveillé, entre les prisonniers, une immense opération d’évasion à très grande échelle se met en place…

Majestueux, voilà le premier mot qui m’est venu en tête à la sortie des trois heures incroyables qu’a duré le film de John Sturges. Trois heures qui sont passées comme une seule, tant le metteur en scène américain réussit à livrer là un film passionnant, sans temps mort, et qui ne cesse de divertir autant qu’il est intéressant. Retraçant une incroyable histoire d’évasion d’un camp de prisonniers, « La grande évasion » est de ces films qu’on ne trouve pratiquement plus aujourd’hui.

« La grande évasion » est un film qui a tout compris. C’est un film qui sait parfaitement divertir et amuser tout en réussissant à nous tenir en haleine en permanence. Séparé en deux parties, John Sturges gère à la perfection la partie dans le camp. Dans sa première partie, « La grande évasion » est étonnamment très drôle, tout en développant un ton sérieux derrière, avec la planification de cette évasion de très grande ampleur, avec l’enfermement et la difficulté pour certains d’être prisonniers. John Sturges nous passionne pour chaque étape de son plan, pour chaque idée, chaque pièce du puzzle, qui une fois recomposé laisse entrevoir un espoir de liberté au bout. John Sturges tient cette partie pendant près de deux heures avec une assurance et un talent fou, arrivant dans un périmètre très limité, à offrir de l’aventure, de la comédie, du drame, du suspens, puis plus encore des magouilles, des duperies, et beaucoup d’amitié. Bref, c’est assez incroyable.

Puis une fois les éléments mis en place, quand le film s’en va vers sa dernière heure et son évasion, John Sturges nous livre un déchaînement d’aventures assez jubilatoire. On adore suivre tous ces évadés qui, chacun de leur côté, essaieront de quitter l’Allemagne. Là encore, le metteur en scène tient à la perfection son film, instaurant un suspens sans faille. Puis il y a ce moment d’anthologie, cette fuite à moto qu’on connaît tous sans même avoir vu le film. C’est du grand art.

« La grande évasion« , comme je le disais plus haut, c’est l’un des plus beaux castings de l’histoire du cinéma. John Sturges a réuni ni plus ni moins que Steve McQueen, Charles Bronson, Richard Attenborough, James Garner, James Coburn, Donald Pleasence, David McCallum, Hannes Messemer et tant d’autres moins connus. Bref, ce casting est aussi immense que le film lui-même, et chaque personnage trouve un intérêt, chaque personnage a son bagou et l’on adore les suivre, ensemble ou séparément.

Immense plaisir que ce film, que cette aventure, cette grande aventure. Passionnant, palpitant, drôle, touchant, John Sturges a réuni tous les ingrédients et il a géré cette « … grande évasion » d’une main de maître. Les trois heures passées en Bavière seront passées bien trop vite, au point qu’on aurait bien aimé, une fois de retour au camp, que « La grande évasion » ne s’arrête pas là. Bref, chef-d’œuvre et classique du cinéma Américain, presque soixante ans après sa sortie, « La grande évasion » est intacte !

Note : 20/20

Par Cinéted

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