avril 20, 2024

Bionic Commando

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Résumé :

Un ancien héros de guerre est sur le point d’être exécuté. Mais un groupe terroriste a pris une ville à l’arme nucléaire et menace la Terre. Nathan Spencer reprend du service avec son bras bionique pour comprendre et terrasser les terroristes.

Avis :

Quand on regarde de plus près, le jeu vidéo est très proche du cinéma dans son marketing. Fini les prises de risque avec des softs novateurs ou n’appartenant à aucune franchise, terminé les premiers jeux issus de l’imagination de quelques programmeurs. Maintenant, pour s’assurer des ventes sûres, les développeurs préfèrent miser sur des suites de grandes franchises (Assassin’s Creed, GTA, Resident Evil) ou alors sur des revivals d’ancien jeux sortis sur de vieilles consoles. Parce que sous ses airs de nouveau de jeu, Bionic Commando est un vieux jeu qui est sorti en arcade puis sur consoles. Le jeu avait une réputation de folie à cause d’une difficulté extrême et il fut remis au gout du jour grâce à un nouveau titre 2D disponible en dématérialisé. Du coup, Capcom a flairé le bon filon et a demandé aux suédois de Grin de faire un jeu sur l’univers de Bionic Commando tout en 3D. Qu’en résulte-t-il ? Le jeu est-il aussi dur que ses prédécesseurs ?

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Spiderman n’a qu’à bien se tenir !

Le scénario ne vaut pas tripette. On ne sort pas des sentiers battus avec un héros de guerre déchu qui reprend du service pour le gouvernement et qui s’aperçoit qu’il s’est encore fait trahir. Rien de bien neuf mais on prend plaisir à évoluer dans cet univers post-apocalyptique et le coup de mettre en avant des personnages bioniques reste plaisant. Le petit bémol, c’est que le graphisme a bien vieilli et certains passages font pâle figure face à ce qu’il se fait aujourd’hui. Si la ville est très agréable, avec les dégâts, les immeubles écroulés, les différentes zones où l’on peut s’agripper, on ne peut pas en dire autant des zones plus feuillues, perdant en texture et en sentiment de destruction. Tout comme les zones souterraines qui sont redondantes et obscures. Néanmoins, le look de notre héros est bien sympathique, avec ses rastas, sa tenue militaire qui fait plutôt cool et son bras bionique. Malheureusement, ce sera bien le seul personnage charismatique de l’histoire, car les méchants ne sont visibles qu’à la fin et les personnages secondaire sont à peine effleurés.

Le plus gros défaut du jeu vient des premières heures et de la prise en main. En effet, dès le départ, on a la sensation d’avoir un gros lourdaud en guise de personnage et les fonctionnalités ne sont pas évidentes. Le tutoriel qui explique les différentes façons de se servir du câble est très austère et pas forcément bien expliqué. Ce n’est qu’après quelques moments d’apprentissage que l’on verra les possibilités du câble et que l’on s’amusera à aller d’immeubles en immeubles. Mais là aussi, il faudra faire attention à plusieurs choses. Le chemin est très balisé, il est impossible de s’éloigner du chemin tracé. Le scénario est assez malin de ce côté-là, puisque dès que l’on s’éloigne un petit peu, on entre dans des zones polluées et l’on peut mourir très rapidement. Il faut aussi éviter les zones d’eau car notre personnage se noie très vite, la faute à un bras trop lourd qui l’entraine vers les fonds. Du coup, cette sensation enivrante de liberté est bafouée par ce chemin balisé et quelques contraintes qui ont dû faciliter le développement du jeu.

On peut donc dire que le jeu est mauvais, mais pas du tout, en s’attardant sur le soft, on commence à prendre un vrai plaisir à jouer, effaçant ainsi presque tous les défauts. Les gunfights sont énergiques même si l’on utilisera plus fréquemment le pistolet de base car les autres armes sont distribuées sporadiquement et avec des munitions limitées. On peut buter les ennemis de différentes manières, en utilisant des éléments du décor, mais aussi en faisant des acrobaties autour d’eux. Si cela reste bien maigre, allier les différentes méthodes peut s’avouer payant dans des zones difficiles. Mais il faut dire que ces zones difficiles ne sont pas nombreuses. Hormis deux passages sans sauvegardes un peu plus difficiles, le reste se fait les doigts dans le nez. Et cela dénote assez de l’histoire de ce jeu, qui était d’une difficulté atroce à l’époque. Les différents boss ne sont pas très résistants et consistent le plus souvent à des machines comme un hélicoptère ou une foreuse agressives. Mais ne boudons pas notre plaisir, car cela fait très revival, comme à l’époque des jeux d’action où l’on avait les mêmes genres de boss. La fin demeure très poétique.

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Danse avec les terroristes !

Au final, Bionic Commando est un petit jeu sympathique mais qui ne marquera pas au fer rouge l’univers du jeu d’action. Si les premières heures de jeu sont assez fastidieuses voire récalcitrantes, il prend toute son ampleur par la suite, avec plusieurs passages agréables et surtout un rappel des vieux jeux d’action. Pas indispensable mais plutôt cool.

Note : 14/20

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Par AqME

IscarioteNote de Iscariote: 15/20 Un TPS avec de bonnes idées de gameplay.

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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