novembre 29, 2021

Critters 3

De : Kristine Peterson

Avec John Calvin, Aimee Brooks, Katherine Cortez, Leonardo DiCaprio

Année: 1994

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur, Comédie

Résumé :

Les Critters, étranges boules de poil extraterrestres, sont de retour, plus affamés que jamais… Cette fois-ci, ils s’attaquent à un immeuble urbain.

Avis :

Après Stephen Herek et Mick Garris, la saga « Critters » voit arriver derrière sa caméra Kristine Peterson, réalisatrice américaine qui est encore aujourd’hui totalement méconnue. Dans les années 80, Kristine Peterson a une belle carrière en tant qu’assistance réalisatrice et réalisatrice de seconde équipe. Elle passe à la réalisation de ses propres films en 1988 avec « Rêve mortel« , un film totalement oublié aujourd’hui. S’ensuit alors le tout aussi oublié « Body Chemistry« . Après avoir tenu les rênes du troisième « Critters« , la réalisatrice réalisera encore quelques films, notamment « Kickboxer 5 : Le Dernier Combat » et sa carrière s’arrêtera un peu avant les années 2000.

Après l’opus réalisé par Mick Garris, les Krites sont de retour pour une troisième fois au cinéma, et si le deuxième film était déjà moins bien que le premier, « Critters 3 » met un point d’honneur à l’être encore plus. Mauvais, tout simplement mauvais de bout en bout, ce film n’a pas grand-chose pour lui. Ni effrayant, ni drôle, ni fun, le tout ressort comme ridicule et l’on ne comprend pas bien comment cette histoire qui ne tient en rien la route a pu être validée un jour, quelque part dans un bureau. Bref, voulant encore une fois surfer sur la vague d’un succès, les studios hollywoodiens se cassent les dents et finalement le seul véritable intérêt de ce troisième opus, c’est la présence, alors enfant, de Leonardo DiCaprio qui trouve là l’un de ses premiers vrais rôles.

Une famille qui revient de vacances fait une halte forcée sur une aire d’autoroute. Pendant que le père de la famille change la roue crevée de leur véhicule, des Krites survivants de Grover’s Bend arrivent à monter à bord du véhicule. Une fois la famille rentrée chez eux, les Krites s’infiltrent dans le sous-sol et comme ils ont faim, ils commencent par Johnny, l’homme qui est chargé de l’entretien de l’immeuble.

La saga « Critters« , c’est une saga dont chaque épisode essaie quelque chose. Le premier était un petit film d’horreur made in 80’s. Le second était une comédie qui se voulait horrifique et qui avait une tendance à lorgner sur le western. Le troisième va essayer la comédie en huis clos, qui tourne au ridicule et malheureusement pour le film, pour sa réalisatrice et pour nous également, « Critters 3 » y arrive très haut la main.

La saga « Critters » n’a jamais été une grande saga, mais sur ses deux premiers films, dans sa limite, elle a réussi à se poser comme un divertissement sympathique et bon enfant. Avec le deuxième opus, « Critters » aurait pu, et surtout aurait dû, en rester là, mais Hollywood ne lâche pas si facilement son filon et voici que trois ans après le film de Mick Garris arrive un nouveau chapitre et le moins que l’on puisse dire, c’est que personne ne s’est foulée sur ce film.

« Critters 3« , c’est le genre de film où il n’y a presque rien à en retenir. Si l’on s’attarde du côté du scénario, ce dernier tient très largement sur un post-it. L’intrigue que tient entre ses mains Kristine Peterson n’a rien de bien affolant et surtout, elle est truffée d’incohérences, de facilités et de raccourcis inexplicables. Certains personnages vont, viennent, disparaissent et apparaissent, sans qu’il y ait un sens logique à tout ça (et dire qu’ils s’y sont quand même pris à trois pour écrire ce truc-là…). La réalisatrice nous fait revenir le personnage de Charlie qui était dans les deux premiers, uniquement pour créer un lien. Lien qu’elle n’expliquera pas vraiment, se reposant uniquement sur le fait que le personnage existe et qu’on va donc l’utiliser. Toujours du côté de ce scénario, si l’on s’arrête sur les personnages, en plus de n’avoir aucun sens pour beaucoup d’entre eux, ils sont aussi des clichés ambulants, dont certains sont même très mal venus et mal vus. Et là, impossible de ne pas penser au personnage de Rosalie, femme obèse qui se goinfre de donuts et qui est bête au possible. Reste cependant que Diana Bellamy donne tout ce qu’elle a et paradoxalement, elle arrive à être très drôle.

Kristine Peterson n’a pas vraiment fait carrière et quand on regarde l’état dans lequel se trouve ce « Critters 3« , on comprend aisément la non-carrière de sa réalisatrice. Franchement, il n’y a pratiquement rien à sauver ici. Jamais effrayant, drôle sur quelques instants, sans ambiance, sans univers, sans un charme qui aurait pu se dégager des années 90. Kristine Peterson ne sait pas vraiment ce qu’elle a entre les mains (et on la comprend dans un sens), du coup, elle ne sait si elle doit réaliser une comédie, une comédie horrifique ou un film d’horreur (franchement les Krites n’ont jamais été aussi ridiculisés)… Par conséquent, elle ne fait rien et plus le film avance, plus les péripéties s’enchaînent et plus le métrage sombre dans le ridicule, chaque scène étant plus farfelue et sans maîtrise que la précédente.

Si Diana Bellamy arrive à s’en sortir malgré un personnage déplorable, si on appréciera de découvrir Leonardo DiCaprio dans un rôle mesuré par rapport aux autres et si, enfin, c’est toujours plaisant de retrouver Don Keith Opper dans le rôle de Charlie, pour le reste, on ne peut pas dire qu’on a grand-chose à se mettre sous la dent, tant les personnages sont insignifiants et les comédiens sont en totale roue libre.

Ce troisième « Critters » se pose comme le film de trop. Si jusque-là, la saga n’avait pas brillé par sa subtilité, elle avait réussi à être intéressante et divertissante. Avec ce troisième film, Kristine Peterson nous entraîne dans une œuvre aux confins du ridicule et finalement, hormis les deux ou trois points d’intérêt évoqués plus haut, ce troisième opus est tristement mauvais et n’arrivera même pas à être un nanar… Dommage.

Note : 06/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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