juin 29, 2022

Wet

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Avis :

On a beau dire, Matrix n’a pas que révolutionné le monde du cinéma et des effets spéciaux. Avec des moments devenus cultes avec le temps, une scène aura marqué son époque et le monde des CGI. On a d’ailleurs donné un nom à cet effet spécial où Keanu Reeves évite des balles de revolver en se penchant en arrière. Le « Bullet Time » fait partie de ces moments qui restent dans le cinéma. Mais comme on le sait tous, un autre domaine s’inspire du cinéma, que ce soit dans ses thèmes ou dans ses effets visuels, c’est le jeu vidéo. On passera sur les produits dérivés et les jeux opportunistes qui sortent une fois le film dans les salles, pour se concentrer sur des œuvres inédites. Le premier a réutilisé le concept du Bullet Time, c’est Max Payne. Jeu d’action fort sympathique pour l’époque (et qui a eu une adaptation cinéma catastrophique), il utilise ce procédé pour permettre de ralentir le temps, de bien viser et d’éviter les balles ennemies. Par la suite, le succès du jeu a fait des émules et les jeux d’action en seront changés à jamais. Sur les dernières consoles de salon, on peut avoir le jeu vidéo Wet qui réutilise ce procédé à outrance et sur lequel on s’attarde maintenant. Le jeu est-il bon ? La surprise est-elle au rendez-vous ? Allons suivre Ruby, cette téméraire chasseuse de primes.

WET [Xbox 360]3

On avait dit : port de la ceinture obligatoire !

Ce jeu propose de prendre le rôle de Ruby, une chasseuse de primes sexy et ultra efficace. Alors qu’elle effectue une première mission visant à sauver le fils d’un riche milliardaire, elle se retrouve trahie et dupée, car l’homme en question n’est pas le père et il tue celui que l’on vient de sauver et nous laisse pour morte. Décidée à se venger, elle va mener l’enquête pour savoir qui l’a menée en bateau. S’appuyant sur des scénarios à la Tarantino, le jeu demeure sympathique dans son évolution. Pour le rapprocher de son aspect cinématographique, ce sont deux acteurs qui prêtent leur voix à Ruby et au grand méchant de l’histoire. Eliza Dushku donne son timbre à l’héroïne alors que c’est le grand Malcolm McDowell qui prête la sienne pour le méchant. Seulement, si le design emprunte à ce qu’il se fait dans le grindhouse, il n’y a pas grand-chose d’autre. C’est très répétitif, alternant en phase de poursuite et arène où il faut fermer des portes. Du coup, le scénario s’avère assez faiblard bien que fun et s’imbriquant dans un genre généreux dans la démesure.

Au niveau des graphismes, ce n’est pas le top. Si l’interface est sympathique, toujours dans un ton grindhouse, le jeu accuse vraiment un coup de vieux. Le moteur 3D n’est pas au point et certains personnages sont vraiment affreux, comme le gros qui s’amuse à nous torturer. Néanmoins, malgré le grain assez dégueulasse, certains décors possèdent un certain charme comme le théâtre japonais ou le port. Le plus gros problème vient vraiment des personnages peu charismatiques et des adversaires qui sont sans cesse les mêmes entre des hommes à l’épée, des hommes qui tirent ou des hommes avec des mitraillettes géantes. Le mode rage, dans lequel entre Ruby n’est pas non plus dénué d’intérêt, affichant tout en rouge et en noir, mais tout cela reste peu lisible malgré l’aspect esthétisant. Bref, en gros, c’est assez moche, mais cela possède un certain charme, notamment grâce à l’ambiance décomplexée qui règne dans le jeu.

La jouabilité est assez plaisante. Les commandes sont instinctives et répondent assez bien. Il et donc possible de courir le long des murs, de s’accrocher à des barres, de descendre tête à l’envers des échelles ou encore de plonger et glisser, et le tout en tirant et au ralenti. En effet, on est plus ou moins obligé de faire des sauts ou des cabrioles pour ralentir le temps et buter un maximum de personnages. Cela fait monter le tableau de score et permet de regagner de la vie. Encore une fois, le plus gros problème vient de la redondance des effets. Si l’on peut acheter des mouvements ou des armes, on n’utilisera que celles de bases (glissades et plongeon) car ce sont les plus efficaces, tout comme les armes, car les pistolets sont relativement funs. Bien entendu, la durée de vie est relativement, surtout que le soft est assez facile. La fin est très surprenante, car elle se dénoue en un clin d’œil et la boss finale ne se joue qu’avec des QTE, c’est-à-dire des boutons sur lesquels il faut appuyer au bon moment. Il reste certains bonus cachés dans les niveaux comme des singes à retrouver, mais cela demeure très maigre.

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Quelques lombaires en moins !

Au final, Wet est un jeu fun à jouer mais qui ne restera pas dans les annales du genre. Redondant, avec des graphismes un peu désuets et relativement court, Wet se sauve du naufrage grâce à une ambiance cinématographique faisant plein de références à Quentin Tarantino et au genre Grindhouse. Malheureusement, cela reste bien peu de choses et le soft ne décollera jamais.

Note : 11/20

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Par AqME

ServalNote de Serval: 12/20

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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