novembre 28, 2021

Forever Fever

forever_fever

De : Glen Goai

Avec Adrian Pang, Medaline Tan, Pierre Png, Anna Belle Francis

Année : 1998

Pays : Singapour

Genre : Comédie

Résumé :

Hock est un grand fan de Bruce Lee à qui il voue un véritable culte. Un soir, alors qu’il s’apprête à revoir La Fureur de vaincre, il assiste malgré lui à une projection de Forever Fever, le grand succès de cette année 1977. Pour le jeune homme, c’est la révélation lorsqu’apparaît le sosie de John Travolta. Ebloui par sa performance, Hock décide de s’inscrire à un concours de danse disco pour remporter le premier prix et s’offrir la moto de ses rêves… Plus qu’une parodie, Forever Fever est un hommage drôle et endiablé à La Fièvre du samedi soir. Des personnages hauts en couleurs, des pas de danses irrésistibles et une bande originale truffées de tubes disco (Kung Fu Fighting, Staying Alive, That’s The Way I Like It…) font de Forever Fever un must pour les amateurs de comédies groovy !

Avis :

Dans le domaine de la comédie dansante, on pense bien évidemment aux films avec John Travolta comme Grease ou encore Saturday Night Fever ou bien à des films plus touchant, lorgnant vers la comédie sentimentale comme Dirty Dancing ou Fame. Mais en dehors de cela, les films sur la musique, hormis les films de danse hip-hop qui fourmille dans les bacs de DVD à prix réduits, ne sont pas nombreux ou alors de très mauvaise qualité. Rien que de repenser à Disco de Fabien Onteniente, j’ai des boutons qui pullulent sur mon visage ! Metropolitan, dans sa grande bonté, sort en ce mois de juillet un film méconnu de 1998, venant tout droit de Singapour et qui pour titre Forever Fever. Bien entendu, cela parle de musique disco, mais pas que, puisque si l’on prend le temps de creuser un petit peu cet honnête film, on tombe sur quelque chose de sincère et de sympathique. Alors pourquoi ce film vaut-il le coup dans son domaine ? Enfilez vos pattes d’éléphant et laissez vous pousser les pattes !

forever_fever1

High Kick !

L’histoire de Forever Fever n’a rien de surprenant et n’a même rien de bien bandant. Hock est un jeune travaillant dans une superette. Son rêve est de se payer une moto qui vaut 3000 dollars. Seulement, son salaire ne lui permet pas de se payer un tel luxe et il est un peu moqué par sa famille, à cause de son frère qui va devenir médecin. Lors d’une soirée, il se rend dans un cinéma avec ses potes pour voir un film de Bruce Lee. Seulement, à la place, il y a Saturday Night Fever et Hock subit une révélation, la musique et la danse disco. En plus, ça tombe bien, car il y a un concours dont le vainqueur ressort avec 5000 dollars, de quoi se payer une moto. Alor il est certain que vu comme cela, le film fait un peu niais et ne réservera aucune surprise. Seulement, en profondeur, le film va balayer plein de thèmes, rendant tout cela attachant et sympathique. En effet, il y est question d’amour et de rivalités pour gagner, mais aussi de conflits familiaux, de lien fraternel et de combativité. En dehors de son aspect gnangnan, le film se révèle plutôt subtil et a dû faire un petit scandale en sortant dans son pays. On y retrouve donc un jeune homme promit à une brillante carrière devenir une femme et se faire rejeter par sa famille. On voit les sacrifices fait par un jeune voulant accomplir son rêve mais se rendant compte qu’il est bien futile en rapport aux problèmes de son frère. On peut aussi y déceler un message à l’encontre des jeunes qui abdiquent rapidement ou sous la menace, et qu’il ne faut jamais renoncer. Bref, on obtient plein de messages positifs et c’est bien. Mais il faut bien mettre un petit bémol à tout ça, car même si le film est sympathique, il possède pas mal de défauts.

Tout d’abord, le rythme est assez lent. On s’appesantit beaucoup sur les personnages et parfois cela est assez grossier comme le méchant de l’histoire, un fils de riche peu charismatique et pas intéressant ou encore l’amoureuse cachée du héros, une simple serveuse qui n’est pas très charismatique. Ensuite, les scènes où notre charmant Hock apprend à danser ne sont pas assez travaillées. Il apprend très vite et on ne le voit qu’une seule fois en difficulté. On n’échappera pas non plus à l’humour asiatique bien lourd avec la grand-mère qui balance des vannes ou encore lorsque le héros du film vient voir Hock pour le motiver. Mais cela n’est pas si désagréable que cela dans le sens où cela ne nuit pas du tout au film, à l’ambiance générale qui est assez légère. On ressent un profond amour pour le disco et la musique en générale, notamment lors des scènes de danse, mais surtout on sent que Glen Goai, le réalisateur, veut faire quelque chose qui raconte une histoire et pas un sketch débile d’une heure vingt. Les acteurs sont assez convaincants dans l’ensemble, ce qui est assez rare pour un film asiatique. Bien évidemment, les effets larmoyants sont abusés, mais cela reste dans le domaine du raisonnable et encore une fois, cela ne nuit pas à l’atmosphère sympathique et fraîche qui se dégage du métrage. Adrian Pang nous sert un héros attachant auquel on a envie qu’il arrive des trucs bien. Bref, tout cela pour dire que si le film n’est pas dénué de défauts, il tient quand même la route et fournit un divertissement correct.

forever_fever_01

Olé !

Au final, Forever Fever est un métrage agréable. S’il n’est pas inoubliable et qu’il fait office de film assez mineur, il s’en dégage une certaine fraîcheur et une envie de bien faire assez intéressante. Loin des standards lourdauds d’aujourd’hui, le film révèle son potentiel dans les différents messages intéressants qu’il veut faire passer, comme la réaction face au changement de sexe ou à l’homosexualité et aux ravages du rejet des parents plutôt que de la compréhension, chose étonnement d’actualité de nos jours. Bref, un divertissement honnête bien loin devant Disco.

Note : 13/20

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=kQh2SM2bG-U[/youtube]

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.