novembre 28, 2021

Le Lauréat

Titre Original : The Graduate

De : Mike Nichols

Avec Dustin Hoffman, Anne Bancroft, Katharine Ross, William Daniels

Année: 1967

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame

Résumé:

Benjamin Braddock, un étudiant fraîchement diplômé, ne sait pas quoi faire de son avenir. Lors d’une soirée mondaine chez ses parents où il vagabonde, il fait la connaissance de Mrs Robinson, l’épouse du patron de son père. La femme, d’âge mûr, entreprend de séduire le garçon et y parvient très rapidement.
Benjamin découvre les joies du sexe et profite de la situation du haut de ses 21 ans. Mais les choses se compliquent lorsque Monsieur Robinson demande à Benjamin de sortir avec Elaine, sa fille. Le jeune homme accepte et en tombe amoureux, s’attirant par la même occasion les foudres de Mrs Robinson. Cette dernière, folle de jalousie, décide d’empêcher leur union en proposant sa fille en mariage à un autre homme.

Avis:

L’immense Mike Nichols, réalisateur américain qui a traversé pas moins de cinq décennies, laisse derrière lui de grands moments de cinéma. Si le réalisateur commence au théâtre, c’est très vite vers le cinéma qu’il se tourne et on peut dire que pour son premier film, il n’a pas fait les choses à moitié, puisqu’il adapte la célèbre pièce de théâtre « Qui a peur de Virginia Woolf ? » et en prime, il y dirige les incroyables et cultes Elizabeth Taylor et Richard Burton. Le film donnera à Elizabeth Taylor un Oscar mérité de la meilleure actrice.

Avec ce très beau succès, Mike Nichols ne perd pas de temps et enchaîne. Un an plus tard, le réalisateur est déjà de retour avec ce qui restera comme l’un des plus grands et plus cultes films de sa carrière, « Le lauréat« . Chef d’œuvre absolu, « Le lauréat » est un bijou éclatant, devant lequel on passe un moment de cinéma tout à fait génial. Rires, larmes, émotions, joies et sourires sont au programme et l’on quitte le film avec la simple envie d’y retourner très vite. Bref, le film a beau avoir cinquante ans cette année, il n’a pas pris une seule ride et reste encore et toujours un pur plaisir de cinéma.

Benjamin, vingt et un an, est un jeune étudiant fraîchement diplômé qui ne sait trop quoi faire de sa vie. Lors d’une fête organisée en son honneur, le jeune homme se voit contraint de ramener Mrs Robinson, une amie de ses parents. La quinquagénaire, très vite, trouve le jeune homme très charmant et entame, bon grès mal grès, une relation extra-conjugale avec le jeune garçon. Avec elle, Benjamin découvre le sexe et la liberté. Mais cette relation se complique quand Benjamin tombe totalement sous le charme de la fille de la famille.

Quel bonheur ce film ! Quel moment magique et nostalgique de cinéma ! Pour son second film, Mike Nichols a décidé d’adapter le célèbre roman de Charles Webb, et le moins que l’on puisse en dire, c’est que ce film va être une très grande réussite.

« Le lauréat« , c’est un film plein de légèreté, plein de naïveté et d’innocence. C’est un film drôle et touchant, où l’on découvre un jeune homme empoté avec les femmes. Un jeune homme qui peu à peu s’éveille à la vie, au désir et surtout à l’amour. Le scénario est un petit bijou de simplicité. Doté d’une écriture irréprochable, on s’amuse à suivre les déboires amoureux de ce pauvre Dustin Hoffman.

Parfaitement tenu, Mike Nichols nous entraîne avec élan et élégance dans un film qui certes sera convenu à la fin (en même temps, toute autre fin que celle-là aurait été bannie), mais pourtant tient le rythme et l’intrigue pour une comédie romantique. On rit des situations que rencontre le personnage. On est touché par sa maladresse ou ses sentiments. Dans un sens, « Le lauréat » réveille en nous une certaine nostalgie en ce qui concerne les étapes importantes de la vie. « Le lauréat« , c’est aussi un film où l’on s’amuse des personnages. Mike Nichols a très bien su trouver le ton juste pour nous transporter et il est presque logique que le film ait rencontré un tel succès et soit cinquante ans plus tard toujours élevé au rang de culte et d’inoubliable du cinéma contemporain américain.

Le scénario est irréprochable, mais il ne fait pas tout non plus. En fait, « Le lauréat » c’est un ensemble d’irréprochable, qui mit bout à bout font briller les lettres du mot chef d’œuvre. Ainsi, on ne sera pas surpris de trouver une mise en scène tout à fait incroyable. Belle, raffinée et cool en même temps, Mike Nichols démontre un talent fou pour raconter de la plus belle des manières possibles ces histoires. Franchement, certaines séquences sont incroyables, comme son ouverture de film. « Le lauréat« , c’est des plans à tomber par terre d’une beauté absolue. C’est une mise en scène moderne et inventive, qui met à l’amende bien des films fait aujourd’hui. C’est un accord parfait entre les images et la BO signée Simon & Garfukel (rien que ça…).

Enfin, « Le lauréat« , c’est bien entendu un tout jeune Dustin Hoffman qui crève l’écran. Attachant et touchant dans sa naïveté, on se plaît à suivre le comédien dans ses aventures sentimentales et sexuelles, tout à tour funs ou pathétiques. De plus, Dustin Hoffman est parfaitement accompagné par l’immense Anne Bancroft, qui incarne à la perfection la cougar dans toute sa splendeur. Et puis il y a la douceur et le sourire de Katharine Ross.

« Le lauréat » se présente alors à nous comme un véritable chef d’œuvre, qui fait du bien au moral. Un chef d’œuvre qui donne le sourire et fait du bien à notre cœur, comme à nos oreilles, et même à nos émotions. Bref ce  » … lauréat » est un des piliers de la filmographie de son réalisateur et ses acteurs.

Note : 20/20

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=gf1mxEjHFKE[/youtube]

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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