mai 26, 2024

Terminator 3: Le Soulèvement des Machines – Levée de Feignasses

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Titre Original : Terminator 3 : Rise of the Machines

De: Jonathan Mostow

Avec Arnold Schwarzenegger, Kristanna Loken, Nick Stahl, Claire Danes

Année: 2001

Pays: Etats-Unis, Angleterre, Japon, Allemagne

Genre : Science-Fiction

Résumé :

Dix ans ont passé depuis « Le Jugement dernier ». Désormais âgé de 22 ans, John Connor vit dans l’ombre, sans foyer, sans travail, sans identité. Mais les machines de Skynet parviennent à retrouver sa trace.
Ils envoient alors vers le passé la T-X, une androïde nouvelle génération quasi-invulnérable, pour éliminer le futur leader de la résistance humaine mais également Kate Brewster, une jeune vétérinaire.
Un autre Terminator, le T-101, est venu protéger la vie de John Connor. Ensemble, l’homme et la machine vont mener une lutte acharnée contre la T-X : de l’issue de ce combat dépendra le futur de l’humanité…

Avis :

Que restait-il à faire pour que Terminator passe de deux films à une trilogie ? Que pouvait bien nous sortir les producteurs et scénaristes pour que la saga tienne encore debout ? C’est tout simple, une fois Sarah Connor protégée, une fois John Connor hors de danger lors de son adolescence, il ne restait plus que mettre John Connor en danger lorsqu’il est jeune adulte. Alors que l’on pensait qu’une fois Skynet hors de circuit la licence allait s’arrêter, c’était sans compter sur les deux producteurs qui remettent le couvert pour un troisième épisode inférieur aux deux premiers (difficile de faire autrement) et qui laisse pantois sur ses qualités intrinsèques de réalisation et de scénario. Parce que oui, James Cameron refuse le projet et c’est Jonathan Mostow qui s’y colle et même les épaules de Schwarzy ne sont pas assez larges pour porter ce film sur l’autel du crédit et de la démesure.

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John Connor est maintenant un jeune adulte. Complètement paumé après la mort de sa mère, il est pris en chasse par un robot nouvelle génération qui semble bien décidé à le tuer, mais aussi à buter une liste de jeunes gens voués à devenir des soldats rebelles. Un autre robot est envoyé pour protéger John ainsi que Kate Brewster, qui doit devenir sa femme. Ce combat contre Skynet et le T-X devient alors déterminant pour le monde car les machines ont décidé de détruire l’humanité pour prendre possession de la Terre.

Faire une suite pour faire une suite et seulement engendrer de l’argent n’est jamais une bonne idée. Et c’est malheureusement le cas avec ce troisième épisode qui ne fait que reprendre de manière maladroite les excellentes idées du deuxième film. Nouveau robot high-tech, nouvelle protection de la part de Schwarzy en robot au grand cœur, nouvelle course-poursuite, rien, sur le fond, ne différencie le deuxième du troisième. Et pourtant, l’écart de qualité entre les deux films est énorme. En tout premier lieu, ce qui choque vraiment, c’est la réalisation. Jonathan Mostow, malgré un budget encore plus gros que le précédent, n’impressionne pas et semble dénué de n’importe quelle idée. Le film se laisse suivre, mais les images iconiques ont disparu au profit d’une action bateau et attendue. Le fil ne possède tellement pas d’idées qu’il recycle même certaines vannes du deuxième film sans jamais les sublimer ou rendre nostalgique. Le scénario se répète donc dans un temps plus lointain sans jamais apporter quelques idées. Il reste tout de même quelques éléments qui collent aux premiers films et qui font que ce Terminator reste un film de la licence.

Néanmoins, on n’échappera pas à l’aspect fauché du film. Malgré un budget surélevé (195 millions), le film va enchaîner les moments cheaps et parfois gênants, comme la scène du cimetière où l’on peut voir le Terminator sortir d’un mausolée avec un cercueil sur les épaules tout en plastique. Ou encore la scène finale qui laisse pantois dans des décors d’une pauvreté hallucinante. Mais le plus bizarre dans tout ça, c’est que le final en lui-même n’est pas dénué d’intérêt et fait preuve d’un nihilisme qui fait plaisir, osant aller plus loin que le simple happy end, se détachant ainsi des autres films de la licence. D’autant plus que le film n’ennuie pas, se focalisant sur une action non-stop et des effets spéciaux de grande qualité, ce qui en fait un divertissement.

Malheureusement, si le propos entre l’homme et son allégeance à la machine a fuité entre les lignes du scénario, on aura aussi un souci sur les personnages. En effet, aucun d’eux n’est attachant. Même John Connor, interprété par Nick Stahl, n’est plus touchant ni intéressant, la faute à un aspect badass disparu et le spectateur faisant face à un simple jeune adulte sans ambition sinon celle de survivre. A ses côtés, le pauvre Arnold Schwarzenegger fait ce qu’il peut pour paraître cool mais il est bien moins intéressant que dans le précédent film, avec des répliques moins fortes et une attitude moins badass. Enfin, Claire Danes est d’une inutilité sans nom et ne donne aucune profondeur à son personnage. Il reste la sublime Kristanna Loken qui joue une méchante implacable et silencieuse mais qui ne fait pas oublier Robert Patrick dans le précédent film.

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Au final, Terminator 3 : le Soulèvement des Machines est un film relativement décevant pour tout fans de la licence. Bien en dessous des deux premiers films, ce troisième métrage oublie tout le propos intéressant sur la technologie et se concentre uniquement sur un divertissement bas du plafond en alignant des scènes d’action sans âme et passages iconiques. Bref, un blockbuster symptomatique de ce qui arrive maintenant, un simple divertissement crétin mais parfois spectaculaire.

Note : 12/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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