Himiko-Den

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Auteurs: Oh! Great, Kou Maisaka

Editeur: Panini Comics

Genre: Fantasy

Résumé :

Il y a des siècles, les hommes ont dû briser en deux un miroir dont le pouvoir magique menaçait la survie de l’espèce. En 1998, un adolescent retrouve le second fragment que l’on croyait perdu à jamais. Si le miroir est reconstitué, l’humanité pourrait bien alors disparaître de la surface de la planète…

Avis :

Dans le domaine du jeu vidéo, comme dans celui du cinéma, il y a un phénomène récurrent qui est celui des produits dérivé. C’est bien simple, on prend une œuvre, si possible qui fera du succès grâce au réalisateur, au casting ou à son style, puis on fait des figurines, des posters, des goodies et parfois des fringues. On a tous connu les sagas vidéoludiques qui se sont déclinées en BD, figurines et autres livres d’illustrations. On peut citer Assassin’s Creed, comme Bioshock ou encore Persona. Fort de son succès avec sa saga très surestimée Enfer et Paradis, Oh ! Great va se voir proposer de faire un one shot sur un jeu vidéo avec Himiko-Den. Panini Comics y voyant le moyen de rajouter des sous sur le dos d’un nom et non de la qualité de l’objet, c’est en 2003 que l’on a eu droit à Himiko-Den dans nos contrées, quatre ans après sa sortie au Japon. Est-ce que cela valait vraiment le coup ? Non !

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L’histoire est pourtant ambitieuse. On va suivre deux adolescents dans un lycée à notre époque. Elle s’appelle Himiko et lui c’est Kutani. Ce dernier trouve une relique antique, une moitié de miroir. Alors que son lycée est attaqué par un démon, il va se découvrir un pouvoir phénoménal grâce à une épée qui sort de son bras. Himiko, quant à elle se révèle être une déesse qui va faire traverser le temps et les âges à Kutani. En fait, elle est l’esprit du miroir qui doit faire venir dans le passé celui qui scellera la porte des enfers. Une fois dans le passé, Kutani part à la recherche de Himiko et découvre qu’un vilain sorcier du nom de Jakatsu cherche à libérer les grands démons et qu’il doit sceller la porte. Si le pitch de départ est assez alléchant, le résultat l’est beaucoup moins. Le principal problème du manga, c’est d’être un one shot. Il y a beaucoup de personnages à développer et le nombre restreint de pages empêche Oh ! Great de faire un travail sérieux et poussé.

Ainsi certains personnages sont juste aperçus alors qu’ils possèdent un potentiel intéressant. On se retrouve aussi avec des personnages principaux qui ne sont pas assez consistant et que l’on ne prend pas en empathie. Et ce n’est pas en mettant deux gros nichons que l’on sera plus attendri par Himiko. D’ailleurs, le dessinateur le concède lui-même dans la préface, en disant qu’une bonne quarantaine de personnages avaient été prévu pour le jeu vidéo et non pour le manga. Le constat est le même avec les méchants qui ne sont pas du tout charismatiques et qui n’inspirent aucun crainte. Il y a aussi une incohérence dans le récit. Pourquoi aller dans le passé pour sauver le futur alors qu’il se porte bien ? A moins que ce ne soit pour sauver le futur du futur et là c’est n’importe quoi. Bref, on sent que c’est quelque chose pour vendre du jeu vidéo et pas pour être une œuvre de qualité.

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En termes de dessin et de design, c’est vraiment très propre et très joli. Oh ! Great est un mangaka de talent. Son trait est vif et tous ses personnages sont plutôt délicats. D’ailleurs, comme en atteste les dessins ci-dessus, on remarquera un soin particulier à certains passages centrés sur un seul et unique personnage. Néanmoins, on pourra pester contre une facilité à faire du fan service. En effet, le type a toujours tendance à faire des héroïnes plantureuses, avec des seins aussi gros que des obus et qui tiennent bien droit ainsi que des plans mettant en avant les petites culottes. Cela montre bien le public visé et Panini Comics vise un peu le jeune geek attardé qui se touche devant des dessins de femmes dénudés. C’est triste de faire ce constat-là malgré la beauté des dessins, mais Oh ! Great mérite certainement mieux.

Au final, Himiko-Den est un manga inutile, opportuniste et qui ne possède aucune autre raison d’être que le profit en profitant d’un auteur et d’un univers vidéoludique. Court, vide et incohérent, le manga accumule les tares. Heureusement que le dessin est joli parce que sinon, c’était la catastrophe. On attend toujours le chef d’œuvre de Oh ! Great

Note : 06/20

Par AqME

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