Les Légendaires – Cycle 3

Auteur : Patrick Sobral

Editeur : Delcourt

Genre : Fantasy

Résumé :

On les surnomme les Légendaires. Ils sont cinq. Ils incarnent les vraies valeurs oubliées (noblesse, courage, intelligence, etc.). Ils sont grands. Ou plutôt, ils l’étaient. Lors de leur dernier combat contre les forces maléfiques, les choses se sont mal terminées, et tous les adultes sont redevenus des enfants ! Aujourd’hui les Légendaires doivent racheter leur bévue.

Avis :

Le troisième cycle des Légendaires est un très bon mélange entre des intrigues complexes, de l’aventure comme on l’aime, de l’humour à profusion et une fin qui détonne et étonne. On retrouve toujours le même principe qui veut qu’une histoire complète se fasse sur deux tomes, et ce système fonctionne très bien, avec un suspens fou entre les deux parties du récit. Ce cycle contient 6 tomes, soit 3 histoires distinctes.

La première se focalise sur Jadina et Ténébris, qui se révèlent avoir plus de liens que ne le suggéraient leur passé respectif et sombre. L’histoire est réellement sympathique, avec des retournements de situation palpitants et des révélations sur les nouveaux pouvoirs de la magicienne. Pour combattre Anathos (voir le cyle 2 : le cycle d’Anathos), la jeune femme s’était dotée d’une puissance incommensurable qui lui a beaucoup coûté et pour laquelle elle a dû sacrifier plus que son temps et son énergie. On sait enfin d’où celle-ci provient et tout est lié au Royaume d’Orchidia, là où règne la famille de Jadina.

Le premier tome va vite et frappe fort. Le professeur Vangelis est un personnage au charisme intéressant et prenant, tout comme la mère de Jadina. Le tome recèle de petites touches humoristiques (comme le cours du professeur sur le jade de Gaméragashé), de références à d’autres univers et une page est même écrite dans une langue totalement inconnue. Aucune inquiétude, on peut trouver facilement la traduction sur le net. Cette idée est originale et apporte à l’histoire un brin de mystère et de magie. Le second tome possède plus de scènes d’actions et d’émotions. On notera la détresse et la souffrance de Jadina qui lutte contre le souvenir de Danaël, son aimé disparu, et la confusion de Ténébris qui ne sait plus qui elle est vraiment.

L’histoire suivante se concentre davantage sur Gryf, Shimy et Razzia. Le tome 15 commence par une réappropriation du mythe de Star Wars qui fait rire avant de nous plonger directement dans l’action et une nouvelle intrigue liée aux dieux, plus précisément aux dieux Misery et Eternity. Gryf paraît changé dans ce tome jusqu’à ce que l’on finisse par apprendre pourquoi et ce qui s’est passé avant la bataille contre Anathos. La méchante de ces deux tomes est puissante, intelligente et intrigante. L’auteur nous la présente de plusieurs façons et amène de la violence aussi bien physique que psychologique avec cette nouvelle histoire.

On découvre de nombreux nouveaux peuples, jusque-là inconnus : les Ouistitas, un peuple pacifique, proche de la nature et un peu trop gentil, et les Chiridans, des êtres sans corps qui possèdent ceux d’autres peuples pour survivre. Leur design, dessin et personnalité sont vraiment géniaux. Par exemple, la princesse Nadcoko des Ouistitas est très mignonne et naïve, alors que Kirikiri, le maître des Chiridans est minuscule, effrayant et totalement dingue. On en apprend également plus sur les peuples des Chiridirelles et des Galinas, dont nous avons déjà vu plusieurs spécimens dans les tomes précédents (Amy, le bras de Razzia et Skroa) et qui se sont battus lors de grandes batailles. Amy nous raconte également une partie de sa vie et comment Razzia est venu à elle. Amylada est très classe et grandiose quand on la voit entièrement, alors emprisonnée dans le sanctuaire de Skroa.

La dernière histoire est mystique et met en avant le nouveau Danaël, alors serviteur des dieux en tant que Dynaméis. Kalandre, une divinité que l’on a en fait déjà vue dans les tomes précédents, notamment lors de la chute d’Anathos, se dévoile à nous et aux gens d’Alysia. Encore adulte, cette femme est resplendissante et pleine de fourberie. Tout pour elle n’est que vengeance et peu lui importe le sort des autres. Danaël n’est plus le même : soumis à Kalandre, il croit en ses idéaux et ses mensonges sans se questionner. La souffrance de ses amis ne lui fait rien et le sort de Jadina l’indiffère. Qui est-il vraiment ?

Un nouveau personnage d’importance fait son apparition. Il s’appelle Artémus del Conquisador et est un aventurier/archéologue à la Indiana Jones, très peureux par contre et qui vit dans ses propres histoires, celles qu’il écrit. Le cycle suivant, et le dernier cycle intitulé World Without, en fait d’ailleurs son héros principal. La fin du tome 18 est très étonnante car tous les repères auxquels on avait l’habitude changent. On a l’impression que tout ce qui a été créé auparavant a disparu pour se transformer en une nouvelle réalité. De plus, on apprend que Kalandre a manipulé les Légendaires depuis longtemps pour la réussite de son plan diabolique.

Toutes ces machinations expliquent beaucoup de choses et font de tous les tomes précédents une histoire cohérente dont les quelques énigmes qui nous restaient à élucider deviennent plus claires. L’auteur nous a subjugués par un coup de maître auquel on ne s’attendait pas. Tout était prévu depuis le début et le dernier cycle s’annonce grandiose.

Note : 20/20

Par Lildrille

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