octobre 21, 2020

Hardcore Henry

De : Ilya Naishuller

Avec Sharlto Copley, Danila Kozlovsky, Haley Bennett, Andrei Dementiev

Année: 2016

Pays: Etats-Unis, Russie

Genre: Action

Résumé:

Attachez votre ceinture. Hardcore Henry est certainement l’expérience la plus intense et la plus originale à vivre au cinéma depuis bien longtemps !

Vous ne vous souvenez de rien.
Votre femme vient de vous ramener à la vie. Elle vous apprend votre nom : Henry.
Cinq minutes plus tard, vous êtes la cible d’une armée de mercenaires menée par un puissant chef militaire en quête de domination du monde. Vous parvenez à vous échapper mais votre femme se fait kidnapper. Vous voilà perdu dans un Moscou hostile. Ici tout le monde semble vouloir votre mort. Vous ne pouvez compter sur personne. Sauf peut-être sur le mystérieux Jimmy. Pouvez-vous lui faire confiance ? Arriverez-vous à survivre à ce chaos, sauver votre femme et à faire la lumière sur votre véritable identité ?

Bonne chance Henry, vous allez en avoir besoin.

Avis:

Réalisateur, acteur, scénariste, producteur, et aussi chanteur de son propre groupe de rock, Biting Elbows, Ilya Naishuller est ce que l’on appelle un touche à tout. S’il se lance dans la réalisation en dernier, il y vient par le biais de clips qu’il réalise pour son propre groupe. « Hardcore Henry » est son seul film pour l’instant, et ce seul et unique film est devenu à ce jour l’un des plus grand succès du cinéma russe.

Totalement bashé à sa sortie, Hardcore Henry est pourtant un film osé et généreux, et s’il est vrai qu’il est brouillon, que ça ne vole pas haut et que la caméra bouge trop, il reste néanmoins un film cool, décomplexé, survitaminé et qui fonctionne simplement sur son concept.

Henry ne se souvient de rien à son réveil. Très vite, sa femme lui apprend que son corps a été en partie reconstruit, mais que tout va aller pour le mieux. Enfin, ça c’est ce qu’elle croyait puisque très vite, le laboratoire dans lequel il se trouve est attaqué par des mercenaires, dont le chef détient d’étranges pouvoirs. Arrivant à s’enfuir, Henry et sa femme doivent à tout prix échapper à ces hommes. Mais quand cette dernière est alors kidnappée par les mercenaires, Henry, aidé d’un homme (ou plusieurs hommes) appelé Jimmy, va tout mettre en œuvre pour la sauver, mais aussi retrouver sa mémoire.

« Hardcore Henry » est donc l’une des expériences de cinéma les plus « rapides » que l’on ait pu voir. Métrage très inégal, « Hardcore Henry » est un film qui ne demande qu’à fonctionner sur son concept et c’est à coup sûr ce qui a énormément dérangé avec le premier film d’Ilya Naishuller.

« Hardcore Henry » est un film qui a oublié d’avoir un scénario complet. Ici, en plus d’être débile à souhait, l’intrigue du film se résume sur un post-it vide. Un post-it sur lequel on arrive à trouver des incohérences, des blancs et des incompréhensions. Ne cherchez pas d’explication, « Hardcore Henry » pose bien plus de questions qu’il n’en résout.

Histoire d’ajouter un peu de saveur, le film se paye des personnages qui sont tour à tour dans le cliché absolu et qui en font bien trop. Le méchant du film peut très facilement prétendre à la palme d’or de la démesure. Et tous sont terriblement creux.

« Hardcore Henry » est aussi un film qui nous demande de suivre et de nous accrocher à un héros qui ne parle pas, puisqu’il n’a pas le don de la parole, et en prime, on ne verra quasi-jamais son visage. Le film nous demande donc de nous accrocher à un mec qu’on ne connaîtra jamais, ce qui, j’en conviens, a pu en horripiler plus d’un. D’ailleurs, moi-même, j’ai trouvé ça un poil agaçant de ne rien savoir d’Henry.

Mais malgré tout ça, « Hardcore Henry » est un film qui m’a bien éclaté de par sa folie. « Hardcore Henry« , c’est un concept et rien d’autre et soit on entre dedans, soit on reste sur le bas-côté. S’il est vrai que la caméra bouge bien trop et que pas mal de scènes sont totalement confuses et qu’elles pourraient donner des crises d’hystérie et de mal de crâne, mais l’action, le rythme dingue, les séquences plus qu’osées en vue subjective sont totalement accrocheuses, et qu’importe le fait que l’on ne sache rien du personnage ou que l’intrigue soit aussi maigre que débile, on en prend plein la tronche et la tension ne se relâche jamais. « Hardcore Henry« , ce n’est qu’une adrénaline qui ne décroche jamais. C’est un film bourrin, dingue, d’une générosité sans nom. Ça n’arrête pas une seconde, ça ose, ça part en vrille, parfois même c’est du très grand n’importe quoi et on ne parlera même pas de la BO électro russe, qui augmente encore plus le rythme du film.

Bref, « Hardcore Henry » est donc un film qui fonctionne et demande à fonctionner uniquement sur son concept. Beaucoup détesteront et à raison, et d’autres passeront un bon moment, là encore à raison, car le concept, finalement, est tellement au service de lui-même, qu’il en oublie de développer l’intrigue et ses personnages. « Hardcore Henry« , je le redis, c’est soit on entre dedans, oubliant que c’est un film terriblement con, soit on bloque et on reste sur le carreau.

Quoi qu’il en soit, pour quelques séquences et des idées, « Hardcore Henry » mérite qu’on s’y arrête quelques instants.

Note : 12/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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