avril 17, 2024

Being Human UK Saison 1

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D’Après une Idée de : Toby Whithouse

Avec Aidan Turner, Russell Tovey, Lenora Crichlow, Nathalie Armin

Pays: Angleterre

Genre: Fantastique

Nombre d’Episodes: 6

Résumé:

Le beau Mitchell est un homme de ménage dans un hôpital, où son timide ami geek George y est quant à lui brancardier. Tous deux aimeraient aller en ville et traîner avec d’autres personnes, mais un petit problème s’oppose à leurs désirs : Mitchell est un vampire, et George un loup-garou ! Les deux jeunes hommes se rapprochent de leurs rêves lorsqu’ils emménagent ensemble et passent leurs soirées devant la télévision, dans leur canapé, bière à la main, comme les autres hommes de leur âge. Malheureusement, ils n’avaient pas compté sur la présence d’Annie, le fantôme de la locataire précédente ! Ce trio surnaturel a une chose en commun : un désir désespéré d’être humain.

Avis:

« Being Human » est une série que je ne connaissais pas avant de m’attarder sur la carrière de Russell Tovey, un acteur anglais que je découvre petit à petit et j’aime de plus en plus. C’est une série qui compte cinq saisons déjà et à la lecture du synopsis de cette dernière, j’ai trouvé l’idée très intéressante et je pensais trouver de quoi m’éclater devant surtout avec cet humour anglais que j’aime tant. Et c’est avec une grande surprise que j’ai trouvé une série certes drôle, mais qui dans le fond est une série très sérieuse, très noire et triste. « Being Human » est l’une de ces séries qui va sombrer dans la noirceur et surement me briser le cœur.

L’histoire au départ est assez fun, puisque l’on va suivre le quotidien de George, un jeune homme drôle et plein de vie qui est en fait un loup-garou de Mitchell, un homme plus sombre, presque inquiétant, qui est en fait un vampire qui a décidé de renoncer au sang et enfin d’Annie une jeune femme, toujours souriante qui est en fait un fantôme depuis qu’elle est tombée dans ses escaliers et fracassée le crâne sur le carrelage.

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Chacune de ces trois personnes n’était pas censée se rencontrer, mais le côté surnaturel et la vie a fait les choses autrement et c’est donc, un loup-garou, un vampire et un fantôme qui se retrouvent en colocation pour le meilleur et pour le pire. Ensemble, ils se sont créés un petit espace à eux loin du monde et des différences, où leur secret est bien gardé et ils peuvent être à l’abri.

Mais ce bonheur va être souvent tourmenté par d’autres personnages surnaturels et pas du tout dotés de bonnes intentions, puisqu’il existe une guerre vieille comme le monde, une intolérance haineuse entre les vampires et les loups-garous et la fragilité de leur petit abri ne tient à presque rien.

Qu’ils sont bons ces petits scénaristes anglais. Qu’ils sont doués pour nous offrir des séries vraiment originales qui nous font sortir de l’ordinaire, qui savent nous surprendre, et dont l’on devient vite accro.

« Being Human » est tout à fait le genre de série que je n’attendais pas du tout et une fois découvert un épisode, elle attise ma curiosité pour me rendre accro au troisième ou quatrième épisode.

« Being Human » est une série qui m’a beaucoup surprise par son ton. Je m’attendais à trouver une série un peu comme un « Friends » du surnaturel, mais à la place, j’ai trouvé une série très sérieuse qui traite de thèmes sensibles et durs.

À travers les six épisodes de cinquante-sept minutes chacun, « Being Human » va traiter principalement de la mort, de la solitude, de la souffrance mentale ou physique (J’en ai vu des films avec des loups-garous, mais là waouh, Russell Tovey joue la souffrance de la transformation comme personne, on a tellement mal pour lui les soirs de pleine lune. On sent que c’est insupportable.), la peur des autres, le rejet, la honte d’être ce que l’on est, l’acceptation de soi, la renonciation de l’amour pour éviter le pire, mettre sa vie entre parenthèses, tout en ayant envie de vivre et il y a encore tant d’autres thèmes que la série explore, c’est dingue. En somme, j’étais très loin de me douter de la richesse de cette série et de la justesse avec laquelle elle allait toucher mon cœur. Ces personnages sont tellement torturés, heureux d’être ensemble, mais toujours méfiants du monde et d’eux-mêmes. En très peu de temps « Being Human » m’a conquis, pour ne plus me lâcher et je sens que je suis parti pour me faire très vite son intégralité.

C’est génial puisque la série parle de tout ceci, avec un ton sérieux, mais ce n’est jamais déprimant, il y a même beaucoup d’humour et la série est tout aussi distrayante qu’elle peut faire réfléchir. Je me suis vu bien rigoler devant, elle a aussi un côté fun et cool. Certaines répliques sont géniales, comme ce moment où le personnage de George regarde un film de vampire à la télé. Un vampire qui se fait pourchasser pour la population du village et nous lâche « avant je trouvais ces films bêtes et maintenant, j’ai l’impression de regarder du Ken Loach« . Je trouve que cette réplique résume tout l’état d’esprit de la série aussi drôle qu’elle est sérieuse. De plus, c’est une série qui n’hésite pas à tomber dans le sanglant quand il le faut et les meurtres des vampires vont donner des scènes pleines d’hémoglobine et de rouge. Idem quand George se transforme, la série donne un peu dans le film de frissons. Je suis très surpris de voir à quel point cette première saison est riche et réussit dans tous les styles qu’elle approche (Horreur, comédie, drame social, film d’action…).

Le trio de colocataires le plus improbable du monde est joué par trois excellents comédiens qui vont nous faire aimer ces personnages ordinaires. Je commence par celui qui m’a donné envie de voir cette série, Russell Tovey, qui est parfait dans le rôle de George le loup-garou qui essaie de vivre avec ce fardeau. C’est le personnage avec lequel j’ai le plus accroché. Je trouve l’acteur très tendre dans ce rôle, j’aime la fragilité qu’il dégage, j’aime ses moments de panique, j’adore quand il a tendance à trop parler pour masquer sa peur, ou un mensonge. Tovey est drôle et touchant en même temps. Je prends vraiment plaisir à découvrir cet excellent comédien anglais.

Aidan Turner joue Mitchell, le vampire en quête de rédemption. C’est un rôle difficile et ambigu et l’acteur s’en sort haut la main. J’aime ce côté sombre qu’il dégage. On a envie de lui faire confiance, on sent que son amitié avec George compte énormément mais en même temps il cache peut-être quelque chose qui fait qu’on reste sur nos gardes et l’acteur joue très bien avec cette frontière. Puis il y a Lenora Crichlow, le rayon de soleil de cette maison. Elle joue Annie, une morte et c’est peut-être la morte la plus vivante et « joyeuse » du monde. Annie est drôle, Annie est cool, Annie est touchante, Annie est l’oreille de la maison celle qui écoute les peurs de ces deux amis. Dans les personnages secondaires, on notera une belle participation de Sinead Keenan, puis Jason Watkins dans le rôle d’une pourriture qu’on adore détester.

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J’ai donc eu un très beau coup de cœur pour cette série que je suis très content d’avoir commencée. Maintenant que j’ai dégusté cette première saison qui est impeccable, j’ai très hâte de voir ce que la saison deux nous réserve.

C’est une série à découvrir, car elle est trop peu connue à mon gout. Donc si vous tombez dessus, arrêtez-vous, car ça vaut vraiment le coup d’œil.

Note : 16/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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