février 7, 2023

Midnight – Rebirth by Blasphemy

Avis :

Plus connu sous son nom de scène, Athenar, Jamie Walters est un touche-à-tout qui a commencé sa carrière à la fin des années 2000 dans le groupe Mach II où il faisait de la basse. Si le groupe est toujours actif aujourd’hui, il n’a rien sorti depuis 2009 et semble sur une longue pause. Un moment que va mettre à profit le bassiste pour faire un petit side-project solo avec Midnight. Ce qu’il n’avait pas forcément prévu, c’est que Midnight cartonne et devienne un véritable phénomène. Jouant absolument de tous les instruments (sauf pour la scène, évidemment), le jeune homme en est aujourd’hui à cinq albums, qu’il sort tous les deux/trois ans. Un rythme qui lui assure une grande visibilité et l’adhésion de nombreux fans. Oscillant constamment entre Black, Speed et Hard, Rebirth by Blasphemy est le quatrième effort d’Athenar, et on est complètement charmé, ou plutôt envoûté.

Il faut dire que l’entrée en matière tape fort. Fucking Speed and Darkness est un titre addictif, très rapide, mais qui contient tout ce qu’il faut pour devenir un hit dans le monde du métal. Sans concession, possédant tout de même un petit solo et doté d’un refrain bien catchy, Athenar a tout compris et délivre un morceau qui donne envie d’aller vers la suite. Rebirth by Blasphemy va suivre le même chemin, cherchant peut-être une ambiance plus mortifère, tout en gardant cette rapidité qui fait la patte de Midnight. Et le chant, guttural et écorché, permet de donner plus d’ampleur à quelque chose de déjà puissant. Avec Escape the Grave, l’artiste lorgne du côté d’un punk bien nerveux et se joue de tous les carcans pour fournir un truc qui est à lui. On ressent toutes les références et l’ensemble fonctionne à la perfection.

Devil’s Excrement va dans le même délire que le morceau précédent. Très court, à peine plus de deux minutes, on se retrouve avec tous les ingrédients d’un Midnight, entre violence exacerbée et pourtant une accessibilité assez intéressante. D’ailleurs, Midnight peut faire un peu peur avec son étiquette Black/Speed, et pourtant, c’est très clair et pas aussi violent que l’on veut bien le faire croire. D’ailleurs, certains titres ressemblent à du Motörhead un peu plus énervé, mais pas forcément à du Grindcore dégueulasse. Pour preuve, Rising Scum freine des quatre fers pour offrir un morceau moins puissant, mais encore plus accrocheur que le reste. Il faut dire que le boulot autour de la batterie est fort et scande un rythme qui ne nous lâche plus. Et Warning From the Reaper ira chercher cet aspect Punk Hardcore dans les riffs et son rythme dingue. C’est ce morceau qui évoque le mieux Motörhead.

En abordant la fin de l’album, on va vite se rendre compte que Athenar ne perd pas son énergie ni sa verve. Cursed Possessions sera un titre court et rapide, mais qui envoie de gros pavés dans la gueule. Raw Attack renouera avec un Hard Rock très Heavy, qui donnera une furieuse envie de bouger dans tous les sens. The Sounds of Hell ira encore plus loin dans le délire, s’amusant avec les codes du Rockabilly pour offrir un moment déviant et puissant qui laisse sur le carreau. C’est là aussi très court, mais ça met baffe sur baffe. Quant à You Can Drag me Through Fire, il permet une conclusion parfaite à l’album, démontrant que le type est capable de fournir des moments courts et frappés, et des passages plus longs, mais tout aussi nerveux et furieux. C’est d’ailleurs le but du groupe, frapper vite et fort.

Au final, Rebirth by Blasphemy, le quatrième album de Midnight, est une très belle réussite. Porté uniquement par Athenar, on peut dire que Midnight est le mix parfait entre du Motörhead sous acide et un Black très référencé années 70. Le résultat est tellement bon qu’il en devient un peu trop court, même si c’est une marque de fabrique de la formation. Nous, on en reprendrait bien peu dans la gueule, quitte à passer pour des sadomasochistes.

  • Fucking Speed and Darkness
  • Rebirth by Blasphemy
  • Escape the Grave
  • Devil’s Excrement
  • Rising Scum
  • Warning From the Reaper
  • Cursed Possessions
  • Raw Attack
  • The Sounds of Hell
  • You Can Drag me Through Fire

Note : 17/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.