mai 11, 2021

Loudblast – Manifesto

Avis :
Il aura fallu six ans pour que les parrains du death hexagonal sortent un nouvel album. Six ans pendant lesquels ils ont fait une grosse tournée, sorti un live pour leurs 30 ans d’existence. Six ans pendant lesquels Stéphane Buriez a sorti deux albums avec Sinsaenum, les Expendables du metal extrême, et a participé à plusieurs disques, notamment le Weapons of Mass Percussion des Tambours du Bronx. Six ans au cours desquels il y a eu un changement de line-up avec le départ du gratteux Drakhian et du bassiste Alex Lenorman, remplacés par Jérôme Point-Canovas et Frédéric Leclercq (Kreator, fondateur de Sinsaenum, ex-bassiste de DragonForce). Six ans après le séminal Burial Ground, d’une noirceur extrême et l’un des meilleurs albums de 2014, les lillois de Loudblast sont de retour avec Manifesto, album qui justifie le nom du groupe tant il s’apparente à une déflagration qui dévaste tout.

Et ça commence hyper fort avec Todestrieb. Vitesse, puissance, rage, tout y est. Loudblast défonce la porte d’entrée et balance des rafales de mitrailleuse lourde. Il faut dire que si le groupe ne partait pas suffisamment armé, il y a eu la blessure pendant l’enregistrement d’Hervé Cocquerel (de Black Bomb A), déjà très bon pilier du groupe, remplacé au pied levé par Kevin Foley, transfuge de Benighted.

Durant la moitié de l’album de l’album, Loudblast enquille les titres faisant parler la puissance, l’efficacité et la vitesse. Todestrieb, le très court Relentless Horror, le plus classique Erasing Reality, le single The Promethean Fire et le blackisant Preaching Spiritual Infirmity (où Stéphane Buriez lorgne vers Attila Csihar de Mayhem au niveau du chant). On est déjà en sang qu’arrive Invoking to Justify qui marque la deuxième partie de l’album avec des morceaux plus lancinants (attention, j’ai dit plus lancinant, les morceaux prennent plus leur temps, mais c’est du Loudblast hein, pas Purple Rain ou Still Loving You).

Invoking to Justify avec sa superbe intro qui met en valeur la basse superbement valorisée par le mix et impressionnante tout du long, Frédéric Leclercq est bien l’un des meilleurs bassistes hexagonaux. Festering Pyre avec son pont superbe et ses magnifiques passages instrumentaux, le malsain Solace in Hell qui rappelle le précédent album, avec en plus un duel de gratte entre Stéphane Buriez et Jérôme Point-Canovas. Infamy be to You conclut superbement avec une rythmique doomeuse écrasante.


Parfaite synthèse de la rapidité et de la brutalité des Sublime Dementia ou des Cross the Threshold sur la première partie et du côté malsain et lugubre de Burial Ground, Manifesto est un parfait condensé de la carrière de Loudblast qui montre que le groupe est toujours au sommet de sa forme. De plus, non seulement les lillois asseyent encore une fois leur statut de parrains mais en plus livrent le meilleur album de death de l’année. Une véritable bombe à neutrons.

  • Todestrieb
  • Relentless Horror
  • Erasing Reality
  • The Promethean Fire
  • Preaching Spiritual Infirmity
  • Invoking to Justify
  • Festering Pyre
  • Into the Greatest of Unknowns
  • Solace in Hell
  • Infamy Be to You

Note : 20/20

Par Nikkö

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