mai 17, 2021

Dikkenek

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De : Olivier Van Hoofstadt

Avec : François Damiens, Jean-Luc Couchard, Dominique Pinon, Marion Cotillard, Mélanie Laurent, …

Année : 2006

Pays : Belgique, France

Genre : Comédie

Scénario : Olivier Van Hoofstadt, Olivier Legrain

Résumé :

JC est l’exemple typique du Dikkenek. Prétentieux, vantard, grande gueule. Il traine tout le temps avec son meilleur ami Steph, à qui il compte trouver enfin la femme de sa vie. Dans le même temps, Claudy, directeur des abattoirs d’Anderlecht et photographe de charme semi-professionnel fait la connaissance de Natacha pour un shooting. Pendant ce temps, Nadine se sépare de son mari, …

Avis :

« Dikkekoi » ? Qu’est-ce que c’est que ce mot ? « Dikkenek : Traduction littérale de gros cou, du vantard, grande gueule, monsieur ou madame je sais tout. », … Mais de quoi ça cause exactement ? Ben on ne sait pas trop en fait. Le film se présente comme une succession de saynètes sans vraiment de fil conducteur. Mais résumer Dikkenek à cette simple explication serait réducteur. Replongeons-nous dans ce véritable ovni filmique avec un bon verre de Duvel dans la main. Quand on pense cinéma belge, on pense directement à c’est arrivé près de chez vous, au huitième jour ou aux frères Dardenne, mais pas systématiquement à ce film pas comme les autres. Et pourtant, si l’histoire ne parait pas emballante de prime abord, nous avons ici un véritable bijou d’humour noir nous offrant une galerie de personnages hauts en couleurs et tous plus savoureux les uns que les autres.

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La force principale de ce métrage est son casting. Un pur concentré de ce que la Belgique nous offre de mieux (Jean-Luc Couchard, François Damiens, Mourade Zeguendi, …) plus quelques acteurs français à l’époque pas aussi bankables qu’ils ne le sont aujourd’hui (Florence Foresti, Marion Cotillard, Mélanie Laurent, …) Tout ce petit monde joue à la perfection et s’est visiblement éclaté sur le tournage, en témoigne cette extraordinaire bonne humeur que dégage le film dans son entièreté.

Pour apprécier ce film à sa juste valeur, il faut être réceptif à son humour qui est à prendre au dixième degré. En effet, certains dialogues acides et corrosifs ne seront pas du goût de tout le monde, pas plus que les vannes vachardes (« Toi Charlotte, tu sais ce que c’est qu’un pare-brise, hein ? Et oui, si aujourd’hui tu ressembles plus à Albator qu’à Candy, c’est parce que ta maman, elle flute ! »), tout comme certaines scènes qui sont parfois « limites » (la mère qui veut placer son gosse car il est moche, …). Son côté vulgaire, grossier ne plairait probablement pas à tout le monde, voilà pourquoi il n’y a pas de demi-mesures, Dikkenek on adore ou on déteste. Moi j’adore.

Qui dit film centralisé sur une région dit placement de produit locaux. En effet, dans bienvenue chez les ch’tis, c’était la bière «ch’ti » qui était à l’honneur. Ici aussi on cause bière, mais un poil plus forte, la Vedett et la Duvel, bière typique des Dikkenek car elle monte très vite à la tête. La bande son explosive est signée par des groupes belge : Soulwax, Millionnaire, Ghinzu, Da. Octopusss. Dans une moindre mesure, Dikkenek fait penser à l’émission belge « Strip Tease » qui filme au quotidien des gens « pas comme les autres », (cherchez quelques exemples d’émission sur youtube, ça vaut de l’or).

La façon dont les scènes se succèdent sans ordre apparent et qui ont, au final, toutes un lien fait penser au cultissime Pulp Fiction (non, je n’ai pas peur des mots). Et la comparaison ne s’arrête pas là. A commencer par la définition du mot Dikkenek qui apparait au début du film, comme dans le film de Tarantino qui nous offrait une définition du mot « Pulp ». Certains plans comme la caméra à l’intérieur du coffre fait directement penser aux techniques du réalisateur américain. Tout comme la trame de l’histoire qui ne raconte pas d’histoire précise mais plutôt la vie de tous les jours des héros.

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Au final Dikkenek est un film qui, malgré un piètre résultat au box-office a su obtenir ses galons de film archi-culte grâce à des scènes d’anthologies, des dialogues monstrueusement drôles et un humour ultra corrosif. Un film relativement méconnu dans l’hexagone alors qu’il mérite franchement mieux. Un véritable bijou.

Note 18/20

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Par Trasher

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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