décembre 8, 2022

Ninja Blade

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Avis :

Il y a plusieurs fantasmes dans les univers fantastiques et que l’on aimerait incarner dans un jeu vidéo. Des chevaliers ou des barbares dans des univers d’héroic-fantasy, des super-héros ou encore gangsters. Cela est plutôt sain, montrant qu’il vaut mieux faire ça au travers d’un écran que dans la vraie vie. Un autre fantasme est très répandu chez les enfants et chez les grands enfants, c’est d’incarner un ninja. Souple, rapide silencieux, mortel et surtout très classe, les jeux de ninjas ont fait le bonheur de bien des gamers durant de longues années. On peut citer Shinobi, qui est une sorte de référence dans le genre, mais bien d’autres jeux ont vu le jour. Il faut dire que le mythe du ninja plait beaucoup notamment grâce à l’ambiance japonaise médiévale qui s’en dégage et parfois aux alternatives qui s’y prête comme l’atteste la série Onimusha ou encore Ninja Blade qui est sorti il y a déjà un petit moment sur les dernières consoles de salon (attention, cette phrase ne sera plus valide d’ici la fin de l’année 2013). Dans ce jeu, on prend le contrôle d’un ninja qui se fait trahir dans un Tokyo fantasmé en 2015. Alors le jeu est-il bon ? Pourquoi demeure-t-il si peu connu ? Affutez les katanas, échauffez les articulations, c’est parti !

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Je crois qu’il faut sauter…

Il s’agit là d’un jeu d’action à la troisième personne et qui distille de temps à autre des phases de plateforme ainsi que de nombreuses QTE. On incarne donc un ninja qui possède un sang particulier et qui va devoir se battre contre une invasion de vers qui prend possession des corps et les transforme en créatures plus ou moins ragoutantes. La première mission sert de tutoriel et notre père nous apprend les techniques de base, comme marcher et courir, faire des actions le long des murs pour atteindre des plateformes trop éloignées ou trop hautes. Les premiers méchants sont déjà bien impressionnant et on en aura pour nos mirettes. Au niveau des commandes, tout cela est assez instinctif et répond relativement bien. Le jeu en lui-même est assez facile et les phases de plateformes ne poseront pas trop de problème sauf lorsqu’il faudra ralentir le temps pour éviter les gaz. Le jeu est très rapide et on est souvent solliciter pour faire des actions rapides. Comme tout ninja qui se respecte, on peut renvoyer les projectiles qui nous arrivent sur la tronche avec notre épée. Les combats sont un peu répétitifs malgré nos trois épées différentes (une normale, une lourde et une rapide mais faisant moins de dégâts), car les petit infectés se ressemblent tous et on n’aura pas beaucoup de surprises de ce côté-là. Il reste les boss qui sont très impressionnants, mais peu charismatique et ce sera un gros problème. On va combattre une flopée d’insectes géants, comme une mouche, des cloportes, des larves ou encore des escargots et des limaces. Bref, rien de bien enthousiasmant même s’ils sont gigantesques. Il y a aussi quelques passages en véhicule mais ils se ressemblent tous et ne sont pas forcément très intéressants. Néanmoins, le tout est très nerveux et on ne s’ennuie pas.

Graphiquement, le soft tient bien la route encore de nos jours, même si les décors se ressemblent tous et que les vues du ciel semblent irréalistes malgré la propagation du virus. On peut encore voir des véhicules rouler tranquillement alors que des insectes géants détruisent la ville et les buildings. Les quelques cinématiques sont sympathiques, essayant d’insuffler un scénario assez poussif mais sympathique tout de même. Le grand truc du jeu va provenir des QTE, qui sont des boutons à appuyer au bon moment pour réussir une action. Une fois que la barre de vie de chaque boss est vidée, un bouton apparait au-dessus de son crâne et une cinématique ave des QTE à remplir pour l’achever se déclenche. Si cela est redondant, ça reste impressionnant et bien foutu. La fin est dantesque, avec un combat dans un champ d’épées magnifique. Il reste cependant un problème de sauvegardes. En effet, il est impossible de sauvegarder durant une mission, il faut arriver à la fin pour que cela enregistre. Fort heureusement, chaque mission ne dure en principe qu’une heure voire moins (sauf la fin qui dure 2h). Mais si l’on veut jouer un tout petit peu, cela reste impossible. La durée du jeu est assez courte, entre 6 et 8 pour torcher les neuf missions de propose le soft. Cela est assez court mais relativement dense en termes de baston. Enfin, il est possible de upgrader ses armes, bien que cela reste anecdotique ou encore de changer de costumes pour en prendre des plus ridicules. Cela reste des gadgets qui ne servent pas à grand-chose.

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Le premier boss est un géant vérolé…

Au final, Ninja Blade n’est pas un mauvais jeu, bien au contraire. Seulement, il souffre d’une durée de vie relativement courte et d’un manque de contenu. Les boss sont assez ridicules malgré la présence d’une grosse araignée et leur taille gargantuesque et les phases d’action sont vite répétitives. Il en ressort un jeu sympathique et graphiquement beau, mais qui ne fera pas date du fait de sa faible rejouabilité. Par contre, le système de QTE peut déplaire mais je le trouve relativement pertinent et intéressant à jouer. Bref, un jeu agréable mais sans plus.

Note : 14/20

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par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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