janvier 27, 2022

Biopire – Top 10 des Biopics de Chanteurs Français que l’on ne Voudrait JAMAIS Voir

Ce n’est plus un secret pour personne, les biopics sont à la mode depuis quelques années. Si on pouvait croire que les scénaristes n’avaient plus d’idées en nous fournissant des suites, des préquelles, des remakes ou encore des reboots, il faut croire que nous étions loin de la réalité, car non contents de nous fournir des choses déjà vues, ils décident de nous raconter des vies de stars dont on se fout royalement. Mais l’ère du numérique et des réseaux sociaux s’immisçant de plus en plus dans les vies privées, même les stars en payent le prix et pour certains, faire un biopic est un synonyme d’entrée d’argent. Et même si l’on trouve des biopics plus pertinents que d’autres et donc ayant plus d’intérêt cinéphilique, à l’image de Neruda de Pablo Larrain, ce n’est pas avec Dalida, Cloclo ou encore Rocco que le spectateur lambda va avoir des propositions intéressantes, se contentant de relater des faits déjà connus et d’engendrer par derrière des ventes de disques d’artistes révolus ou des téléchargements en masse de films pornos pour bien vérifier la taille du pénis de l’étalon italien.

Mais au rythme où vont les choses, on pourrait croire que ce n’est qu’une question de temps avant que des chanteurs non morts voient leur vie adaptée sur grand écran. Déjà que certains écrivent leur biographie alors qu’ils n’ont que 24 ans et que d’autres remplissent des pages de vide intersidéral n’intéressant personne (oui, Nabilla a sorti sa vie en bouquin…), que vont donner des biopics avec des gens dont le succès éphémère fait le buzz en ce moment. Et que dire des chanteurs français populaires dont la survie ne provient que d’une lobotomisation organisée par les maisons de disques et les radios sans âmes ? On a essayé d’être clairvoyant et de proposer dix biopics français que l’on ne voudrait surtout pas voir sur les écrans.

  1. Christine and the Queen

Si Vanity Fair a nommé Héloïse Letissier (le vrai nom de la chanteuse), comme femme française la plus influente du monde, il faut reconnaître que sa soupe musicale est un mélange assez atroce de tout ce que l’on déteste. Mais le pire dans tout ça, dans ce non-sens musical, provient des chorégraphies affreuses et saccadées de la chanteuse qui essaye de faire comme Michael Jackson sans jamais y arriver.

Pour sa vie, c’est aussi d’un désintéressement total. Originaire de Nantes, sortant du lycée Fénelon de Paris, elle part faire des études de théâtre sur Lyon. Suite à une déception amoureuse, elle plaque tout et se réfugie à Londres dans un cabaret queer où elle fait la rencontre de drag queens. Des personnages qui vont l’inspirer pour son « travail » par la suite. Sans aucun intérêt cinéphilique, il est fort probable que certains vont y voir un atout visuel avec la venue de la danse dans la vie de la chanteuse. Et franchement, avec une vie aussi monotone et classique, il est certain de Xavier Beauvois va vouloir s’emparer du sujet.

  1. Pascal Obispo

Auteur/compositeur/interprète, Pascal Obispo est résolument l’un des artistes le plus aimé en France encore aujourd’hui. Seulement, sa vie, c’est comme 50 Nuances de Grey, sans le côté SM. Autant dire la platitude la plus complète. Et si certains y voient un artiste complet dont le succès public ne peut être démenti, on ne peut s’empêcher d’y voir un compositeur opportuniste qui surfe sur des succès pour se faire un nom. Avec un melon aussi gros que Jupiter, la vie du chanteur en film serait là aussi une catastrophe.

Originaire de Dordogne (ça commence mal), le jeune Pascal Obispo part à son adolescence à Rennes avec sa mère. Se prenant d’amour pour The Cure (Robert Smith par contre ne s’est jamais pris d’amour pour Obispo hein !), le jeune homme apprécie le groupe rennais Marquis de Sade et va officier dans divers groupes de New Wave. C’est dans les années 90, aidé par ses musiciens qui vont le lancer en solo qu’il commence à percer avec des morceaux pop sans dimensions et sans saveur. Après deux histoires d’amour qui se concluront par une rupture, le chanteur trouve l’amour avec une mannequin… Vu que cette vie ressemble à une bonne blague, on nous glisse à l’oreille que Fabien Onteniente serait bien partant pour réaliser ce biopic.

  1. M. Pokora

On tombe parfois des nues quand on voit les vainqueurs de télé-crochet. Non pas que tous les participants n’ont pas de talent, bien au contraire, mais les gagnants sont bien souvent des auteurs de soupes insipides sans aucune once de charisme. La preuve en est avec M. Pokora qui se démène comme un beau diable pour exister et ne trouve que des comédies musicales ou encore des albums reprises massacrant allègrement l’une des icones de la chanson française. Mais l’artiste attirant les jeunes filles de 7 à 14 ans, sa vie au cinéma serait une manne providentielle pour certains producteurs.

Originaire d’Alsace, le jeune Matthieu Tota voit le jour grâce à un père footballeur d’origine polonaise et une mère fonctionnaire. C’est son frère aîné qui lui fait connaître la musique et plutôt que de lui faire écouter Rammstein, il lui file du Michael Jackson. Et ce n’est pas plus mal car à force de vouloir le copier, il devient risible. Accédant à un début de notoriété grâce à l’émission Pop Star, il va construire une carrière solo qui va atteindre des abîmes de nullité avant de renaître de ses cendres grâce à Robin des Bois et à des émissions de télé crochet comme The Voice Kids, exploitant ainsi les singes savants des familles bourges dépensant des tonnes de fric pour que leurs gosses, mauvais élèves, puissent faire chier encore plus de monde. Une vie aussi intense devrait être proposée à Olivier Baroux qui en ferait à coup sûr une comédie sociale décomplexée. Surtout quand on sait que Pokora veut dire humilité en polonais et qu’il vient d’annoncer qu’il était trop populaire pour les victoires de la musique. Comme disent les jeunes : lol !

  1. Black M

Il a beau se démener comme un petit diable dans son dernier album pour dire qu’il est français, il n’en reste pas moins que Black M, c’est un phénomène de mode qui prend un peu trop de place. Affublé d’homophobie et de xénophobie à cause de deux chansons, le pire du pire pour le chanteur a été cette pétition pour qu’il ne chante pas aux cérémonies de Verdun. Vexé dans son amour propre, il a fallu qu’il réponde via une chanson insipide, d’une nullité crasse avec en plus de cela un message sans aucun intérêt, montrant des limites intellectuelles inquiétantes pour quelqu’un qui a autant de portée médiatique.

Quant à sa vie, il serait bien difficile d’en faire un film mais certains producteurs véreux pourraient y voir un intérêt dans la dénonciation d’un système raciste, collant des étiquettes aux jeunes parce qu’ils sont noirs ou maghrébins. Le problème, c’est qu’un tel film a déjà été fait avec des personnages historiques bien plus intéressants que lui, qui n’a finalement rien à raconter, à part ses parties de jeu vidéo avec quelques potes dans une cage d’escaliers. Qui a parlé de cliché ? Parait que Maïwenn est sur le coup !

  1. Zaz

S’il y a bien une chanteuse qui attise la haine et le dégoût malgré elle, c’est Zaz. Non, on ne parle pas du célèbre trio de producteurs de comédies parodiques, mais belle et bien de celle qui chantait je veux de l’amour, de la joie, de la bonne humeur, ce n’est pas votre argent qui fera mon bonheur. Quand on sait que maintenant elle touche près de 3 millions par an, c’est bien joli toutes ces paroles, on pourrait croire à un foutage de gueule.

Au niveau de sa vie et de son parcours, rien de bien folichon. Elle chante depuis qu’elle est toute petite, elle va intégrer des groupes de blues et de rock autour de Bordeaux avant de tenter sa chance dans un cabaret parisien où elle va se faire repérer. La légende dit que depuis ce jour, elle refuse de se laver. Ses petits atours roots des champs et son ascension assez fulgurante pourrait presque donner un film bucolique dans de vertes prairies. Mais non, définitivement, cela n’intéressera personne, hormis Jean-Pierre Mocky qui pourra y voir l’occasion de filmer des orgies campagnardes.

  1. Christophe Maé

Alors là, attention, on attaque le haut du panier. Alors que la comédie musicale Le Roi Soleil devait voir rayonner un certain Emmanuel Moire, c’est son valet, Christophe Maé qui va ressortir avec succès de cette comédie musicale. Devenant rapidement l’égérie des ménagères de plus de quarante ans, le vauclusien va alors tomber bien bas, utilisant tout le temps les mêmes accords pour jouer ses musiques et s’affublant de tenues de plus en plus ridicules dans l’espoir de ressembler à un bluesman de La Nouvelle Orléans. Quant à sa vie…

On imagine bien un biopic dans lequel on le voit passer son CAP Pâtisserie durant sa jeunesse, devenant obsédé sexuel à force de mettre des doigts dans des religieuses et de lécher de la meringue encre chaude avant un drame dû à sa polyarthrite. Fort heureusement, la musique de Stevie Wonder va le réveiller de sa torpeur et après des années d’errances à St Tropez, passant pour le clodo de service, il va être reconnu par un certain Eddy Barclay. Une telle vie ne peut être mise en scène que par Claude Lellouch.

  1. Booba

Sous ce pseudo digne d’un petit ourson se cache en fait le plus badass des rappeurs français. Véritable machine à buzz et à clashs via les réseaux sociaux, répondant à la moindre invective de quelqu’un d’un peu connu, Booba est un livre à lui tout seul. Du coup, il est fort probable qu’un jour ou l’autre un film sur sa vie voit le jour.

Imaginez un peu. Issu de la banlieue parisienne d’un père d’origine Sénégalaise et d’une mère française, le jeune Elie Yaffa fait rapidement parler de lui à cause d’une vie tumultueuse. Faisant de la prison et du hip-hop, le jeune homme se lance alors dans le rap malgré une absence de culture générale assez étonnante. Ne lisant jamais un bouquin, il utilise des métaphores malsaines, qu’il nomme méta-gores, qui lui apparaissent en flashs. Noyé dans des fusillades et autres phénomènes de foire, le rappeur ne meurt jamais et gagne même le respect de tous ses confrères à grands coups de punchlines remplies de fautes d’orthographe. Un seul réalisateur pourrait faire un film de ce genre, c’est Morsay ! Mais le film ne se fera jamais suite à une bagarre entre les deux personnes.

  1. Patrick Bruel

S’il existe bien un chanteur surcôté en France, c’est Patrick Bruel. Nanti d’une voix faussement éraillée qui le fait passer pour un asthmatique en phase terminale, l’auteur/compositeur/interprète n’hésitera pas à faire appel à ses origines pour percer et par la suite placer quelques membres de sa famille comme Elie Semoun. Si sa vie pourrait paraitre palpitante, ce n’est pas vraiment le cas et mettre cette vie en images serait d’un ennui total

Franchement, le seul intérêt à mettre la vie de ce chanteur en avant, c’est tout d’abord pour son succès auprès de la gente féminine puis sa relation complexe avec le poker. Rien de bien réjouissant mais on reste persuadé qu’Alexandre Arcady y verrait l’art et la manière de mettre en avant une famille juive à l’accent prononcé, plaçant ses pions dans les divers strates de la culture afin de s’assurer une hégémonie sur le commerce musical et théâtral. Il en ressortirait certainement un drame à la limite du thriller avec les acteurs de La Vérité si Je Mens.

  1. Maître Gims

Pourquoi mettre ce type dans le duo de tête ? C’est vrai, il a un air assez sympathique, il a du succès et on peut difficilement dire qu’il soit haineux envers qui que ce soit… pourvu que vous ne soyez pas gay, juif, punk ou en marge de la société. Et pourtant, le début de sa vie a tout d’un drame social français.

Arrivant en France à l’âge de deux ans, ses parents sont alors des clandestins sans-papiers. De lui-même, il dit avoir souffert de son enfance, étant trimballé de famille d’accueil en squats jusqu’à l’âge de 19 ans. Mais fort heureusement, les études de graphisme et de communication ainsi que la musique le sauve de ce marasme dans lequel il évolue. Si ça c’est pas un pitch pour Toledo et Nakache, on ne sait plus quoi faire. Mais franchement, a-t-on vraiment envie de voir ce genre de vie sur grand écran ? Qui se soucie de cela alors que des milliers d’autres personnes n’arrivent pas à s’en sortir ? Personne et on espère ne jamais voir de biopic sur cet artiste qui use et abuse de l’autotune et se traîne pas mal de casseroles.

  1. Jul

On y est. Le vainqueur, la star, celui dont personne ne veut entendre parler mais dont tout le monde parle parce que personne ne comprend son succès. Jul, le sosie officiel de Cinoque, est certainement l’homme le plus haï par tous les parents français. Et le plus adulé par les enfants. Pourquoi ? Mais parce qu’il utilise un champ lexical d’un enfant de 7 ans. Il ne faut pas chercher plus loin cette réussite. Mais ce qui fait peur, c’est qu’un jour, il est fort probable qu’un film ou un documentaire sur lui sorte, histoire de faire raquer les gosses sur la meilleure façon d’être au chômage.

Ode à la fainéantise et à la réussite dû au hasard et au mauvais goût des enfants, la vie de Jul en images serait une catastrophe pour nos chères têtes blondes. Fils de pisciniste n’ayant jamais rien compris à l’école et au travail, il va aider son père quelque temps avant de se rendre compte de la pénibilité du travail. Il abandonne donc pour se consacrer au rap, qu’il va faire assidument pour bien le faire détester à tout le monde. Un tel film n’aurait pas de réalisateur décent, c’est impossible et si jamais quelqu’un tente l’aventure, il faudrait faire des pétitions pour rétablir la peine de mort.

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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