janvier 29, 2022

In Flames au Rockhal

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L’été vient de se terminer et la grosse saison des concerts et festivals avec lui, ce qui n’empêche évidemment pas les groupes de continuer à tourner dans les salles, le genre de planque bien plus propice à l’appel des baisses de température si cruelles de l’automne et son ciel grisonnant. Etonnamment cette journée du 1er octobre fut encore radieuse avant notre départ en début de soirée pour Esch-sur-Alzette et la Rockhal, lieu désormais familier que nous avons pris l’habitude de solliciter pour les gros concerts de métal. La salle accueille ce soir les suédois de In Flames, groupe de death mélodique originaire de Göteborg fondé en 1990 dont la réputation n’est plus à faire, en particulier sur notre bon vieux continent. Le son du groupe a beaucoup évolué depuis ses débuts, prenant un vrai virage aux prémices des années 2000 (à partir des albums « Clayman » et « Reroute to Remain« ) en délaissant la voix très death du chant pour une approche plus accessible avec ajout de chant clair, chœurs et refrains plus accrocheurs. De plus, In Flames devra encore faire face au départ de Jesper Strömblad en début d’année 2010. L’enregistrement des albums « Sounds of a Playground Fading » et du dernier en date « Siren Charms » se fera donc sans son guitariste et membre fondateur remplacé par pour le coup par Niclas Engelin.

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Ce live est donc l’occasion pour nous de voir un peu où en est le groupe et surtout si les titres de « Siren Charms » sonnent bien sur scène. Le ton sera donné d’emblée, le passé c’est le passé, puisque la setlist du soir est essentiellement basée sur les deux derniers albums du combo. Avec pas moins de sept titres de Siren (« Everything’s Gone« , « In Plain View« , Monsters in the Ballroom, « Paralysed« , « Rusted Nail« , « Through Oblivion« , « With Eyes Wide Open« ) et quatre de « Sound of a Playground Fading » (« Deliver Us« , « Fear is the Weakness« , « Ropes » et « Where the Dead Ships Dwell« ), In Flames n’a plus envie de regarder derrière et compte bien le faire savoir à ses fans. Quand on connait la qualité des skeuds comme « The Jester Race« , « Whoracle » ou « Colony » (signalons qu’ils joueront quand même « Resin » !), on se dit que c’est un peu dommage pour les amateurs du son originel, mais qu’à cela ne tienne car le groupe reste malgré tout une valeur sûre question prestation scénique.

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La puissance des « In Plain View« , « Trigger« , « Only for the Weak« , « Rusted Nail« , « Cloud Connected« , « Everything’s Gone » et « Take this Life » sur les planches est épatante (on peut ainsi affirmer que les chansons tirées de « Siren Charms » s’avèrent vraiment bien taillées pour le live) et ce même si la voix d’Anders Friden est un peu trop souvent étouffée par le son ultra massif des instruments à notre goût. La sympathie de ce dernier envers le public est notable, il communique régulièrement en anglais, se permet quelques blagues et fera même monter sur scène un fan afin que celui-ci puisse enregistrer une petite vidéo souvenir avec son appareil photo portable. De quoi nous renforcer encore un peu plus dans l’idée que In Flames est loin d’être un groupe qui se fout de la gueule de ses fans. Avec un prix de ticket très abordable (aux environs de 33 euros) et pratiquement vingt morceaux joués durant la soirée (pas de rappel cependant), on en aura eu pour notre sueur et notre argent ! Au final, c’est un show métal made in Sweden fastueux auquel nous avons pris part en ce 1er octobre.

Par Casey Slyback

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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