{"id":78935,"date":"2025-12-28T15:26:43","date_gmt":"2025-12-28T15:26:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=78935"},"modified":"2026-01-18T12:43:49","modified_gmt":"2026-01-18T12:43:49","slug":"top-300-albums-2025-partie-3-de-100-a-01","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=78935","title":{"rendered":"Top 300 Albums 2025 &#8211; Partie 3: de 100 \u00e0 01"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/top300-3.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"727\" height=\"395\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/top300-3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-78937\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/top300-3.jpg 727w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/top300-3-300x163.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 727px) 100vw, 727px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Vous \u00eates encore l\u00e0&nbsp;? Bravo \u00e0 vous et merci pour votre fid\u00e9lit\u00e9, une fid\u00e9lit\u00e9 r\u00e9compens\u00e9e par la liste des 100 meilleurs de ces 300 meilleurs albums de l\u2019ann\u00e9e, une liste extr\u00eamement solide comme vous le verrez. Je vous souhaite de bien dig\u00e9rer de ce r\u00e9veillon \u00e0 rallonge, ainsi qu\u2019une merveilleuse ann\u00e9e 2026. Sur le plan musical, cette derni\u00e8re s\u2019annonce \u00e0 nouveau tr\u00e8s riche avec d\u00e9j\u00e0 plusieurs sorties tr\u00e8s attendues. On se retrouve dans quelques mois.<\/p>\n\n\n\n<p>#100 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=77581\"><strong>Alice Cooper<\/strong> &#8211; <strong>The Revenge of Alice Cooper<\/strong><\/a> (Ear Music) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/71NLqzz9WtL._UF894,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Pour la premi\u00e8re fois depuis <em>Muscle of Love<\/em>, <strong>Alice Cooper<\/strong> retrouve sa formation d&rsquo;origine au presque complet (presque car <em>Glen Buxton<\/em> est d\u00e9c\u00e9d\u00e9). On retrouve les sonorit\u00e9s des 70s avec un hard rock classieux \u00e0 la production l\u00e9ch\u00e9e et aux compositions de tr\u00e8s bonne tenue. 50 ans apr\u00e8s, le <strong>Alice Cooper band<\/strong> canal historique n&rsquo;a pas pris une ride et continue de faire des merveilles.<\/p>\n\n\n\n<p>#99 <strong>Pogo Car Crash Control<\/strong> &#8211; <strong>Negative Skills<\/strong> (Panenka Music) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a4155397552_16.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Sous cette pochette aussi belle que fascinante se cache le nouvel album de <strong>Pogo Car Crash Control<\/strong>, groupe qui a su particuli\u00e8rement bien fusionner le punk, le grunge et le noise rock. Ce nouvel album ne d\u00e9roge pas \u00e0 la r\u00e8gle m\u00eame si on a quelques pistes plus calmes. Franchement nihiliste dans les paroles en anglais et en fran\u00e7ais, <em>Negative Skills<\/em> est \u00e9galement, sur le plan musical, l&rsquo;album le plus abouti et le plus vari\u00e9 d&rsquo;un groupe qui, sortie apr\u00e8s sortie, s&rsquo;impose comme un nouveau cador de la sc\u00e8ne fran\u00e7aise, statut franchement m\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>#98 <strong>Panzerballett<\/strong> &#8211; <strong>\u00dcbercode \u0152uvre<\/strong> (Autoproduction) (Allemagne)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/91G83desRZL._UF894,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Panzerballett<\/strong> est un collectif de prog\/jazz-metal ayant notamment dans ses rangs un ancien batteur d&rsquo;<strong>Obscura<\/strong>. Pour son huiti\u00e8me album, le groupe reprend des pi\u00e8ces de musique classique \u00e0 sa sauce avec des rythmes parfois d\u00e9cal\u00e9s, du flirt avec le free jazz, des parties de batterie et de basse de tr\u00e8s haut niveau et une impression de presque cacophonie ma\u00eetris\u00e9e. Pas un album pour tout le monde mais tr\u00e8s bon quand m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>#97 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=75876\"><strong>Avatarium<\/strong> &#8211; <strong>Between You, God, The Devil and The Dead<\/strong><\/a> (AFM Records) (Su\u00e8de)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/f5\/b0\/15\/18198773\/1507-1\/tsp20240729153225\/Between-You-God-The-Devil-And-The-Dead.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis sa formation en 2012, <strong>Avatarium<\/strong> nous gratifie en moyenne tous les deux ans d&rsquo;un album au nom hyper chiad\u00e9, et c&rsquo;est encore le cas avec ce sixi\u00e8me album. On ne change pas une recette qui gagne et \u00e0 nouveau, <strong>Avatarium<\/strong> nous gratifie de riffs sabbatho-candlemassiens, de solis rock, d&rsquo;une jolie saturation et surtout de la magnifique voix de <em>Jennie-Ann Smith<\/em>, toute en \u00e9l\u00e9gance, en chaleur et en puissance. <strong>Avatarium<\/strong> ne sort pas vraiment de sa zone de confort mais nous offre encore un bijou de doom metal\/rock d&rsquo;une classe internationale.<\/p>\n\n\n\n<p>#96 <strong>Fallen Lillies<\/strong> &#8211; <strong>Cran<\/strong> (Autoproduction) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/musicinbelgium.net\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fallen-lillies-cover.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s un <em>No Master For Lilly<\/em> tr\u00e8s convaincant et plusieurs prestations sc\u00e9niques fort solides, (notamment au Hellfest et au Xtreme Fest o\u00f9 j&rsquo;ai eu la chance de les voir), <strong>Fallen Lillies<\/strong> revient avec un deuxi\u00e8me album, cette fois produit par <em>Fred Duquesne<\/em> de <strong>Mass Hysteria<\/strong> et de <strong>Watcha<\/strong>. On est toujours, musicalement, dans un registre hard furieusement rock n&rsquo;roll biberonn\u00e9 \u00e0 <strong>Mot\u00f6rhead <\/strong>et <strong>Crucified Barbara<\/strong>. <em>Cran<\/em> inaugure une nouveaut\u00e9 pour le groupe : le chant d&rsquo;H\u00e9l\u00e8ne uniquement dans la langue de Moli\u00e8re. Et \u00e7a va \u00e0 merveille au quatuor qui peut faire entendre plus vite et plus fort son message au public francophone, un message f\u00e9ministe et humaniste fort et intelligent sur le body shaming, le consentement, la politique ou le droit \u00e0 la fin de vie. Sans concession et coh\u00e9rent, entre hard rock et punk, solide dans les compositions, la technique comme les paroles, Cran fait plus que confirmer les espoirs plac\u00e9s en ce quatuor, c&rsquo;est un album qui peut toiser du regard les classiques fran\u00e7ais du genre.<\/p>\n\n\n\n<p>#95 <strong>Primitive Man<\/strong> &#8211; <strong>Observance<\/strong> (Relapse Records) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a0634003591_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Imaginez-vous. Vous vous levez \u00e0 5h du matin dans un appartement qui pue la pisse de chat et o\u00f9 le chat vieillissant et les cafards sont votre seule compagnie. Il fait 10 degr\u00e9s et il flotte dru, et vous faites une heure et demi de route merdique pour aller au taf, une route plein d&rsquo;orni\u00e8res et une voiture pas \u00e9tanche avec un pare-brise p\u00e9t\u00e9. Au taf, vous vous emmerdez, le seul WC disponible est en face de votre directeur tyrannique, vous avez la chiasse, il n&rsquo;y a plus de PQ. Bref, votre vie, c&rsquo;est pas hyper funky. Et bien \u00e7a, puissance 5, c&rsquo;est la chanson la plus joyeuse de ce quatri\u00e8me album de Primitive Man. 7 titres, 68 minutes, 4 morceaux qui d\u00e9passent les 10 minutes et une ambiance g\u00e9n\u00e9rale qui fait passer le film Thanatomorphose pour une romcom l\u00e9g\u00e8re et Possum pour un film du Muppet Show. 68 minutes entre drone-doom, sludge, crust et un chant lorgnant vers Napalm Death. On se fait peler la tronche \u00e0 la ponceuse, c&rsquo;est hyper plombant, gloomy \u00e0 souhait, glauque, mais \u00e7a fonctionne \u00e0 merveille.<\/p>\n\n\n\n<p>#94 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=76543\"><strong>AkiaveL<\/strong> &#8211; <strong>InVictus<\/strong><\/a> (Verycords) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/22\/d8\/1b\/18602018\/1507-1\/tsp20250116140209\/InVictus.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Mais qui peut stopper <strong>AkiaveL<\/strong>? En 7 ans, les azur\u00e9ens sortent leur 4\u00e8me album apr\u00e8s une trilogie d&rsquo;excellente facture et un changement de cr\u00e9merie pour Verycords. Dernier album avec <em>Butch<\/em> au b\u00fbcheronnage de baguettes, <em>InVictus<\/em> propose une ambiance toujours aussi d\u00e9licieusement malsaine, des riffs de boucher de <em>Chris<\/em> ou encore les vocalises exceptionnelles d&rsquo;une <em>Aur\u00e9<\/em> devenue en peu de temps la papesse des growleuses fran\u00e7aises voire europ\u00e9ennes. Une <em>Aur\u00e9<\/em> qui growle, \u00e9ructe, chante, susurre toujours avec une aisance qui n&rsquo;a d&rsquo;\u00e9gale que son savoir-faire et son charisme. Groupe qui se bonifie \u00e0 chaque sortie et qui arrive \u00e0 maintenir un certain niveau d&rsquo;exigence, <strong>AkiaveL<\/strong> nous sort une nouvelle bombinette death destin\u00e9e \u00e0 passer les ruches \u00e0 c\u00e9rumen au lance-flammes.<\/p>\n\n\n\n<p>#93 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=76454\"><strong>Cradle of Filth<\/strong> &#8211; <strong>The Screaming of the Valkyries<\/strong> <\/a>(Napalm Records) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/0038685779_71.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Cradle of Filth<\/strong> livre un 16\u00e8me album, 4 ans apr\u00e8s l&rsquo;excellent <em>Existence is Futile<\/em>. On retrouve ce qui fait le sel des <strong>Cradle of Filth<\/strong>, \u00e0 savoir des compositions superbes, une production l\u00e9ch\u00e9e, des musiciens chevronn\u00e9s (avec cette fois, l&rsquo;ex-<strong>\u00c6ther Realm<\/strong> <em>Donny Burbage<\/em> venu remplacer <em>Rich Shaw<\/em> en seconde guitare), un duo de voix entre <em>Dani Filth<\/em> et son timbre particulier et une chanteuse-clavi\u00e9riste. Ce dernier poste est ici camp\u00e9 par <em>Zoe Marie Federoff<\/em>, \u00e9l\u00e8ve de <em>Floor Jansen<\/em> \u00e0 la voix \u00e9th\u00e9r\u00e9e de toute beaut\u00e9 (et dont ce sera h\u00e9las le dernier album avec <strong>Cradle<\/strong>). Bref, tous les ingr\u00e9dients d&rsquo;un tr\u00e8s bon <strong>Cradle of Filth <\/strong>sont r\u00e9unis avec, comme toujours, cette ambiance particuli\u00e8re et ce c\u00f4t\u00e9 th\u00e9\u00e2tral qui font de<strong> Cradle<\/strong> un groupe unique. Il manquerait juste un petit grain de folie, <em>The Screaming of the Valkyries<\/em> \u00e9tant un brin pr\u00e9visible.<\/p>\n\n\n\n<p>#92 <strong>This Gift is a Curse<\/strong> &#8211; <strong>Heir <\/strong>(Season of Mist) (Su\u00e8de)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/d6\/f4\/1a\/18543830\/1540-1\/tsp20241224092102\/Heir.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Six ans apr\u00e8s leur pr\u00e9c\u00e9dente ogive, <strong>This Gift is Curse<\/strong> largue une nouvelle bombe atomique avec leur hardcore chaotique et bourrin doubl\u00e9 d&rsquo;un black metal des plus v\u00e9h\u00e9ments.<strong> This Gift is a Curse<\/strong> propose de nouveau une musique qui se d\u00e9guste avec des grandes rasades de plomb fondu et qui donne la sensation de croquer ses propres dents. Pour les amateurs de grosses gueulantes coupl\u00e9es de tabassages ultra-violents et de riffs \u00e0 assommer un buffle, <em>Heir <\/em>est un nouveau bijou du genre.<\/p>\n\n\n\n<p>#91 <strong>Jord<\/strong> &#8211; <strong>Emellan tr\u00e4den<\/strong> (Hammerheart Records) (Su\u00e8de)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81qnRM8KDnL._UF894,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis que j&rsquo;ai connu <strong>Jord<\/strong> en 2022 avec le deuxi\u00e8me album <em>M\u00e5ne<\/em>, le tout-seul band devenu trio ne m&rsquo;a pas d\u00e9\u00e7u. Et c&rsquo;est toujours le cas avec ce quatri\u00e8me album. <strong>Jord <\/strong>fait toujours dans ce blackgaze tout en finesse et en \u00e9motion pure en continuant de nous transporter \u00e0 chaque fois \u00e0 coups de m\u00e9lodies m\u00e9lancoliques et habit\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>#90 <strong>Kardashev <\/strong>\u2013 <strong>Alunea <\/strong>(Metal Blade Records) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/f9\/11\/1f\/18813433\/1540-1\/tsp20250324152103\/Alunea.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Ils avaient impressionn\u00e9 avec <em>Limited Rite<\/em>, <strong>Kardashev<\/strong> revient trois ans apr\u00e8s pour un troisi\u00e8me album. Encore une fois, le deathgaze du groupe fonctionne \u00e0 merveille entre death progressif, \u00e9lans deathcore et plans contemplatifs. <strong>Kardashev<\/strong> a bien peaufin\u00e9 sa recette et ce m\u00e9lange donne une dimension toute particuli\u00e8re en jouant un contraste d&rsquo;\u00e9motions \u00e0 fleur de peau.<\/p>\n\n\n\n<p>#89 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=77302\"><strong>Wytch Hazel<\/strong> &#8211; <strong>V : Lamentations<\/strong><\/a> (Bad Omens Records) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.angrymetalguy.com\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Wytch-Hazel_V-Lamentations-01.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Dans le paysage revival heavy, <strong>Wytch Hazel<\/strong> choisit de d\u00e9noter un peu. Ici, pas de nostalgie des 80s et de l&rsquo;insouciance, <strong>Wytch Hazel<\/strong> pr\u00e9f\u00e8re renouer avec l&rsquo;aspect mystique des ann\u00e9es 70. On y retrouve une musique immersive o\u00f9 les guitares s\u00e8ches ont un peu plus d&rsquo;importance. L&rsquo;ambiance est plus \u00e0 la spiritualit\u00e9, mais aussi des th\u00e9matiques comme le christianisme ou la chevalerie (ce qui \u00e9tonnerait les pignoufs qui ont toujours limit\u00e9 le metal au satanisme).<\/p>\n\n\n\n<p>#88 <strong>Kalaveraztekah<\/strong> &#8211; <strong>Nikan Axkan<\/strong> (Concreto Records) (Mexique)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a1555869221_16.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>On dit qu&rsquo;il faut pas juger un livre \u00e0 sa couverture. Ici, la pochette vous donne un aper\u00e7u des th\u00e9matiques abord\u00e9es par <strong>Kalaveraztekah<\/strong>, groupe mexicain qui propose du pinche folk death tournant autour de la cosmogonie azt\u00e8que, de la culture meso-am\u00e9ricaine et du folklore mexicain. Et musicalement, \u00e7a colle parfaitement aux th\u00e9matiques avec ce gros death progressif qui valorise des instruments folkloriques avec des petites parenth\u00e8ses suspendues rappelant les belles heures de <strong>Sepultura<\/strong>. M\u00eame si le nom du groupe n&rsquo;aidera pas \u00e0 une certaine c\u00e9l\u00e9brit\u00e9, c&rsquo;est dommage tant <em>Nikan Axkan<\/em> propose de belles choses.<\/p>\n\n\n\n<p>#87 <strong>The Laissez Fairs<\/strong> &#8211; <strong>Cryptic Numbers<\/strong> (RUM BAR Records) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a2332358419_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deux ans apr\u00e8s l&rsquo;excellent <em>Singing in Your Head<\/em>, <strong>The Laissez Fairs<\/strong> reviennent avec un huiti\u00e8me album. On est toujours bloqu\u00e9 dans une faille entre 60&rsquo;s et 70&rsquo;s avec des mods psych\u00e9d\u00e9liques, les morceaux semblent toujours compos\u00e9s sous buvard magique mais c&rsquo;est \u00e0 la fois frais, vintage, parfaitement ma\u00eetris\u00e9 et hyper immersif. On sent que les mecs sont de vrais amoureux du rock d&rsquo;une certaine \u00e9poque, c&rsquo;est tr\u00e8s cr\u00e9atif et m\u00eame jouissif.<\/p>\n\n\n\n<p>#86 <strong>Hexvessel<\/strong> &#8211; <strong>Nocturne <\/strong>(Prophecy Productions) (Finlande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/4a\/d0\/1f\/18862154\/1540-1\/tsp20250331125306\/Nocturne.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deux ans apr\u00e8s <em>Polar Veil<\/em>, <strong>Hexvessel <\/strong>nous offre sa suite directe. La pochette de <em>Nocturne<\/em> est dans le m\u00eame registre en plus lugubre, et surtout<strong> Hexvessel<\/strong> semble continuer sa mue apr\u00e8s un album pr\u00e9c\u00e9dent qui flirtait avec le black metal. <em>Nocturne<\/em> ne fait pas que flirter mais copule carr\u00e9ment, entre les blast beats, les riffs froids et agressifs et les vocalises d&rsquo;un <em>Matt McNerney <\/em>totalement habit\u00e9 et \u00e0 l&rsquo;aise dans son exercice. Balade dans les for\u00eats finlandaises by night et \u00e0 poil, <em>Nocturne<\/em> est l&rsquo;\u0153uvre totalement ma\u00eetris\u00e9e et assum\u00e9e d&rsquo;un groupe qui n&rsquo;a pas envie de se cantonner \u00e0 un seul style musical.<\/p>\n\n\n\n<p>#85 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=78377\"><strong>P\u00ebrl<\/strong> &#8211; <strong>Architecture du Vertige<\/strong><\/a> (Terre Ferme \/ Klonosphere) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/admin.eklektik-rock.com\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/perl-architecture.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Superbe d\u00e9couverte que <strong>P\u00ebrl<\/strong> qui sort son quatri\u00e8me album. Ici le post-metal, comme chez <strong>Maudits<\/strong>, se fait prot\u00e9iforme, notamment via le chant d&rsquo;<em>Aline Boussaroque<\/em>. La dame chante, growle, hurle et m\u00eame rappe et chaque registre lui va \u00e0 merveille. Chaque titre est un voyage en premi\u00e8re classe, chaque voyage est une merveille d&rsquo;introspection. Musicalement, c&rsquo;est superbe, riche, passionnant et foisonnant d&rsquo;id\u00e9es (sans compter une magnifique cover de <strong>S\u00f3lstafir<\/strong>, c&rsquo;est entre post-rock, post-metal et post-black metal, en dans les sc\u00e8nes post-, c&rsquo;est un immanquable.<\/p>\n\n\n\n<p>#84 <strong>King Witch<\/strong> &#8211; <strong>III<\/strong> (Listenable Records) (\u00c9cosse)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/93\/38\/22\/19019923\/1507-1\/tsp20250526111038\/III.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>\u00c7a faisait un bout de temps que <strong>King Witch<\/strong> n&rsquo;\u00e9tait pas venu flatter nos esgourdes avec leur heavy\/doom de classe mondiale. 5 ans apr\u00e8s le tr\u00e8s bon <em>Body of Light<\/em>, <strong>King Witch <\/strong>revient avec un album au moins aussi bon. Des riffs \u00e9crasants mais jouissifs, de superbes solis mais surtout la voix puissante et chaleureuse de <em>Laura Donnelly<\/em> qui donne une profondeur et une \u00e9l\u00e9gance suppl\u00e9mentaires \u00e0 l&rsquo;ensemble. <strong>King Witch<\/strong> a beau ne pas \u00eatre un gros groupe, j&rsquo;attends chacune de ses sorties avec enthousiasme et encore une fois, je suis pas d\u00e9\u00e7u.<\/p>\n\n\n\n<p>#83 <strong>Noctambulist<\/strong> &#8211; <strong>Noctambulist II : De Droom<\/strong> (The Hands Melt) (Pays-Bas)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a2434774782_16.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Sous cette photo faisant penser \u00e0 l&rsquo;\u00e9mission de Val\u00e9rie Damidot se cache le deuxi\u00e8me album de <strong>Noctambulist<\/strong> et successeur de <em>Elegie\u00ebn<\/em>. Le quintette de Tilburg revient avec un nouvel opus, toujours dans ce registre post-black d\u00e9pressif, m\u00e9lancolique et contemplatif, avec une alternance black furieux, hurl\u00e9 et incandescent\/post-black ambient calme et reposant. Une dichotomie qui marche ici \u00e0 merveille gr\u00e2ce \u00e0 la polyvalence des musiciens, au chant passablement habit\u00e9 de <em>Sam C.A.<\/em> et <em>J.D. Kaye <\/em>et \u00e0 une ambiance superbement travaill\u00e9e. L&rsquo;attente en valait largement la peine.<\/p>\n\n\n\n<p>#82 <strong>Curbside <\/strong>&#8211; <strong>A Lifetime to Outgrow <\/strong>(Thousand Islands Records) (Canada)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a3043163073_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>12 ans apr\u00e8s leur premier album, les montr\u00e9alais <strong>Curbside<\/strong> sont de retour. Amateurs de skate-punk rapide, batteur hommes-poulpes, de m\u00e9lodies imm\u00e9diates, d&rsquo;hymnes en puissance, cet album est fait pour vous. On peut comparer <strong>Curbside<\/strong> \u00e0 <strong>Frenzal Rhomb<\/strong> pour l&rsquo;efficacit\u00e9 des morceaux, on peut aussi dire que les mecs ont du <strong>Belvedere<\/strong> (voire, pourquoi pas, du <strong>NOFX<\/strong>) dans les bras, sans trembler des genoux.<\/p>\n\n\n\n<p>#81 <strong>Viagra Boys<\/strong> &#8211; <strong>Viagr Aboys<\/strong> (Shrimptech Enterprises) (Su\u00e8de)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81PhpaKQKEL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Quatri\u00e8me album en dix ans pour <strong>Viagra Boys<\/strong>, le groupe montant de la sc\u00e8ne post-punk. A l&rsquo;image de sa pochette pour laquelle on se demande ce que la graphiste a pris comme produit, <em>Viagr Aboys<\/em> est un album plut\u00f4t singulier, parfois barr\u00e9 et proposant des morceaux hyper \u00e9nergiques et galvanisants, bien garage par moments. Malgr\u00e9 une ou deux pistes dispensables, c&rsquo;est une bouff\u00e9e d&rsquo;air frais.<\/p>\n\n\n\n<p>#80 <strong>Killing Daisies<\/strong> &#8211; <strong>Echoes of Tomorrow<\/strong> (Thousand Islands Records) (Canada)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a1831332355_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Berc\u00e9 par le skate-punk des 90s et le c\u00f4t\u00e9 bien riffu du punk moderne, le quintette qu\u00e9b\u00e9cois <strong>Killing Daisies<\/strong> livre son premier album. Et quel album! D\u00e8s les premi\u00e8res notes, tout y est. Les riffs sont bien pesants, la basse fait un \u00e9norme taf, la batterie tabasse comme il faut et la voix chaleureuse de <em>Nadia Guillemette<\/em> emporte le tout. Le r\u00e9sultat est une enfilade de tubes en puissance avec en plus le featuring de <em>Mike LeDonne<\/em> de <strong>Chaser<\/strong> pour un adoubement en bonne et due forme. D\u00e8s son premier album, <strong>Killing Daisies<\/strong> tient la drag\u00e9e haute aux cadors du genre et s&rsquo;impose comme un des groupes qu&rsquo;on regrettera de ne pas voir sur sc\u00e8ne cet \u00e9t\u00e9 en France.<\/p>\n\n\n\n<p>#79 <strong>Winona Fighter<\/strong> &#8211; <strong>My Apologies to the Chef <\/strong>(Rise Records) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81jZYsPYfRL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Winona Fighter<\/strong> n&rsquo;est pas qu&rsquo;un groupe \u00e0 nom cool (un plateau <strong>Jodie Faster,<\/strong> <strong>Winona Fighter<\/strong> et <strong>Nicolas Cage Fighter<\/strong> pourrait \u00eatre tr\u00e8s dr\u00f4le), c&rsquo;est un trio emmen\u00e9 par <em>Chlo\u00e9 Grace Kinnon <\/em>et qui m\u00eale rock alternatif 90s, punk m\u00e9lodique, et punk classique. Avec 14 titres pour 35 minutes, <em>My Apologies to the Chef<\/em> est un premier album qui rentre dans les canons du genre, mais un premier album de tr\u00e8s haute tenue avec des m\u00e9lodies hyper efficaces et ent\u00eatantes, un album riche et vari\u00e9, tour \u00e0 tour m\u00e9lodique, \u00e9nerv\u00e9, abrasif, dr\u00f4le et engag\u00e9 o\u00f9 <em>Miss Kinon<\/em> offre une palette vocale int\u00e9ressante, autant \u00e0 l&rsquo;aise dans le chant punk\/rock classique que dans le scream et d\u00e9borde d&rsquo;une \u00e9nergie communicative.<\/p>\n\n\n\n<p>#78 <strong>The Fall of Mother Earth<\/strong> &#8211; <strong>Fragments of Dawn<\/strong> (Autoproduction) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a2573431698_16.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Troisi\u00e8me album pour le tout-seul band breton <strong>The Fall of Mother Earth<\/strong> qui poss\u00e8de comme points communs avec <strong>All We Leave Behind<\/strong> de faire du doom death, d&rsquo;\u00eatre ind\u00e9pendant, d&rsquo;\u00eatre fran\u00e7ais et d&rsquo;avoir un nom cool. Nonobstant, le projet du rennais Matthieu B. est \u00e0 des milliers de kilom\u00e8tres de ce que propose le trio de death-doomeux grenoblois. Ici, c&rsquo;est superbement produit et ex\u00e9cut\u00e9, pour de l&rsquo;ind\u00e9, c&rsquo;est bluffant et le growl est bien puissant et chaleureux. Depuis sa cr\u00e9ation, <strong>The Fall of Mother Earth <\/strong>a fait un sacr\u00e9 bout de chemin et sort ici un album de tr\u00e8s bonne qualit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>#77 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=76502\"><strong>Alien Weaponry<\/strong> &#8211; <strong>Te R\u0101<\/strong><\/a> (Napalm Records) (Nouvelle-Z\u00e9lande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/hardforce.com\/img\/uploads\/Posts\/2025\/01\/ALIENWEAPONRY-TeRa-CoverArt-RGB.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Groupe de jeunes prodiges propuls\u00e9 comme fer de lance de la sc\u00e8ne n\u00e9o-z\u00e9landaise avant m\u00eame le premier album <em>T\u016b<\/em> qui a mis tout le monde d&rsquo;accord, <strong>Alien Weaponry<\/strong> offre un successeur \u00e0 l&rsquo;excellent <em>Tangaroa<\/em>. Pour son troisi\u00e8me effort, <strong>Alien Weaponry<\/strong> a affin\u00e9 son propos avec un groove metal plus simple et plus direct. Le bassiste <em>T\u00fcranga Porowini<\/em> <em>Morgan-Edmonds<\/em> semble bien int\u00e9gr\u00e9 au line-up. Le chant en anglais a \u00e9t\u00e9 am\u00e9lior\u00e9 mais comme toujours, ce sont les morceaux chant\u00e9s en Te Reo Maori qui sont les plus m\u00e9morables tant la langue de leurs anc\u00eatres semble les transcender. Les fr\u00e8res <em>De Jong<\/em> continuent d&rsquo;impressionner par la maturit\u00e9 de leur jeu et de leur chant. Si la premi\u00e8re partie de <em>Te R\u0101<\/em> s&rsquo;av\u00e8re tr\u00e8s sympathique, c&rsquo;est plus sa seconde partie qui d\u00e9fonce et aligne les morceaux de bravoure parmi lesquels un superbe featuring de <em>Randy Blythe<\/em>. Avec <em>Te R\u0101<\/em>, <strong>Alien Weaponry<\/strong> sort un album qui plaira \u00e0 une audience internationale plus large tout en restant le fier porte-parole d&rsquo;une culture maori et des cultures \u00ab\u00a0indig\u00e8nes\u00a0\u00bb en lutte face \u00e0 un fascisme grandissant qui voudrait les invisibiliser.<\/p>\n\n\n\n<p>#76 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=78773\"><strong>Enthroned<\/strong> &#8211; <strong>Ashspawn<\/strong><\/a> (Season of Mist) (Belgique)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www-season-of-mist-com.b-cdn.net\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/SOM880-Enthroned-Ashspawn-1000X1000px-72dpi-RGB.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Je n&rsquo;avais \u00e9cout\u00e9 qu&rsquo;un album de black metal belge jusque-l\u00e0 (<strong>Ra\u00fcm<\/strong>). L&rsquo;erreur est r\u00e9par\u00e9e et pas avec n&rsquo;importe quel groupe puisque <strong>Enthroned<\/strong> est presque aussi vieux que certains g\u00e9ants de la sc\u00e8ne scandinave. 13\u00e8me album pour le groupe au line-up tellement instable qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus aucun musicien de la formation originelle. \u00c7a n&#8217;emp\u00eache pas <em>Archspawn<\/em> de d\u00e9barquer en bulldozer et tout d\u00e9vaster sur son passage. Il y a du <strong>Behemoth<\/strong> dans ce black metal d&rsquo;une noirceur absolue et hyper violent. <strong>Enthroned<\/strong> d\u00e9barque \u00e0 trois membres et retourne tout \u00e0 coup d&rsquo;orchestrations d\u00e9moniaques et d&rsquo;envie de fracasser son prochain \u00e0 grands coups d&rsquo;encensoir dans la tronche.<\/p>\n\n\n\n<p>#75 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=78473\"><strong>Aephanemer<\/strong> &#8211; <strong>Utopie<\/strong><\/a> (Napalm Records) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/metalobs.com\/app\/uploads\/2025\/10\/AEPHANEMER-Utopie-HD-cover-1024x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>En 10 ans, <strong>Aephanemer <\/strong>s&rsquo;est fait un petit nom au-del\u00e0 de la Toulousie, sign\u00e9 un deal chez Napalm et sorti 4 albums, toujours en mettant tr\u00e8s haut le curseur de la qualit\u00e9. Le petit dernier se sera fait attendre, le temps d&rsquo;un petit resserrement de line-up, et, vu le r\u00e9sultat, de bien caler les parties musicales. Car le death symphonique d&rsquo;<strong>Aephanemer<\/strong> est encore mont\u00e9 d&rsquo;un cran avec des orchestrations spectaculaires, des compositions rac\u00e9es mais aussi une \u00e9volution dans le chant, cette fois-ci exclusivement en fran\u00e7ais, sans un seul passage en chant clair et tendant plus vers le black metal. Avec <em>Utopie<\/em>, album dont la pi\u00e8ce finale (<em>Utopie<\/em>) se d\u00e9coupe en deux morceaux (d&rsquo;une dur\u00e9e totale de pr\u00e8s de 18 minutes), <strong>Aephanemer<\/strong> signe un album ambitieux, son plus impressionnant \u00e0 ce jour.<\/p>\n\n\n\n<p>#74 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=77075\"><strong>Volbeat<\/strong> &#8211; <strong>God of Angels Trust<\/strong> <\/a>(Vertigo \/ Universal Music Group) (Danemark)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/01\/f1\/1d\/18739457\/1507-1\/tsp20250305163127\/God-Of-Angels-Trust.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Quatre ans apr\u00e8s l&rsquo;excellent <em>Servant of the Mind<\/em>, <strong>Volbeat<\/strong> revient avec un 10\u00e8me album. C&rsquo;est toujours aussi riche et g\u00e9n\u00e9reux, le m\u00e9lange heavy metal\/rockabilly fonctionne toujours \u00e0 merveille et donne beaucoup de prestance \u00e0 l&rsquo;ensemble, on sent que quel que soit le registre, les mecs s&rsquo;\u00e9clatent et peuvent \u00e0 peu pr\u00e8s tout jouer avec la m\u00eame aisance, \u00e7a peut para\u00eetre simple mais, en r\u00e9ussissant \u00e0 la fois \u00e0 \u00eatre technique et instinctif toujours avec une production de bonne tenue, <strong>Volbeat<\/strong> bluffe par le boulot abattu.<\/p>\n\n\n\n<p>#73 <strong>In The Woods&#8230;<\/strong> &#8211; <strong>Otra<\/strong> (Prophecy Records) (Norv\u00e8ge)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/e0\/87\/1c\/18647008\/1507-1\/tsp20250128145132\/Otra.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>V\u00e9t\u00e9ran de la sc\u00e8ne black norv\u00e9gienne, <strong>In The Woods<\/strong> a d\u00e9laiss\u00e9 le pagan black de ses d\u00e9buts pour un m\u00e9lange black progressif\/gothic. Sur <em>Otra<\/em>, on retrouve quelques \u00e9l\u00e9ments de la grammaire black diss\u00e9min\u00e9s \u00e7\u00e0 et l\u00e0, avec aussi des plages plus pos\u00e9es, des alternances chant clair\/growl et des ambiances plus prenantes. <em>Otra<\/em> est un album riche par la vari\u00e9t\u00e9 de ses compositions et parfaitement ma\u00eetris\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>#72 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=78107\"><strong>Revocation<\/strong> &#8211; <strong>New Gods, New Masters<\/strong><\/a> (Metal Blade Records) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/amongtheliving.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/REVOCATION-New-Gods-New-Masters.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>On a beau se pr\u00e9parer \u00e0 quelque chose qui enterre une grosse partie du genre, chaque sortie de <strong>Revocation<\/strong> impressionne par la qualit\u00e9 de la production, la pr\u00e9cision chirurgicale d&rsquo;ex\u00e9cution ou encore la beaut\u00e9 des compositions. Avec des invit\u00e9s comme les d\u00e9licats <em>Travis Ryan<\/em> (<strong>Cattle Decapitation<\/strong>), <em>Jonny Davy <\/em>(<strong>Job For a Cowboy<\/strong>) et <em>Luc Lemay<\/em> (<strong>Gorguts<\/strong>), on sait qu&rsquo;on va pas rire. Mais le plus impressionnant reste les riffs \u00e0 l&rsquo;architecture complexe ex\u00e9cut\u00e9s avec une pr\u00e9cision chirurgicale, les plans de basse bien lourds et la batterie aux patterns finement cisel\u00e9s. Comme \u00e0 son habitude, <strong>Revocation<\/strong> r\u00e9ussit \u00e0 concilier la technique, l&rsquo;esth\u00e9tique, la m\u00e9lodie tout en \u00e9vitant l&rsquo;esbrouffe \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un architecte qui proposerait des projets audacieux et d&rsquo;une beaut\u00e9 folle tout en gardant une certaine sobri\u00e9t\u00e9, et c&rsquo;est rare.<\/p>\n\n\n\n<p>#71 <strong>Dead Pioneers<\/strong> &#8211; <strong>Po$t American<\/strong> (Hassle Records) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/f5\/f6\/1c\/18675445\/1507-1\/tsp20250221133358\/Dead-Pioneers.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Dans l&rsquo;Am\u00e9rique fasciste de Trump et son parti reich-publiKKKain, l&rsquo;existence de groupes comme <strong>Dead Pioneers<\/strong> fait office d&rsquo;acte de r\u00e9sistance salutaire. Emmen\u00e9 par le chanteur et artiste <em>Gregg Deal<\/em> originaire de la tribu Pyramid Lake Paiute, <strong>Dead Pioneers<\/strong> m\u00eale punk bien riffu aux riffs satur\u00e9s et spoken word \u00e0 la <em>Gil Scott Heron<\/em> ou <strong>The Last Poets<\/strong>. Politiquement hyper engag\u00e9s, les textes nous rappellent la grande heure de <strong>Rage Against The Machine<\/strong>. Troisi\u00e8me album du quintette, <em>Po$t America<\/em> est un \u00e9norme taquet \u00e0 la gueule d&rsquo;un Oncle Sam devenu de plus en plus flippant.<\/p>\n\n\n\n<p>#70 <strong>Dropkick Murphys<\/strong> &#8211; <strong>For the People<\/strong> (Play It Again Sam) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/42\/f8\/22\/19068994\/1507-1\/tsp20250801140047\/For-The-People.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s deux albums acoustiques d\u00e9di\u00e9s \u00e0 <em>Woody Gurthrie<\/em>, les <strong>Dropkick Murphys<\/strong> reviennent aux affaires, toujours sans <em>Al Barr<\/em> \u00e0 temps plein (ce dernier n&rsquo;est pr\u00e9sent que sur un featuring). <em>For the People<\/em> est un album ancr\u00e9 dans son \u00e9poque, un album pour la classe ouvri\u00e8re am\u00e9ricaine, celle qui n&rsquo;a pas vot\u00e9 Trump comme celle qui a \u00e9t\u00e9 trahie par ce fasciste orange. Remont\u00e9e, la troupe de <em>Ken Casey<\/em> ne fait d&rsquo;ailleurs pas un album 100% celtic punk, le street punk des d\u00e9buts faisant un petit retour sur certains titres. <em>For the People<\/em> est un album \u00e9quilibr\u00e9 entre les deux \u00e9poques du groupe et que les bostoniens nous fassent vibrer la fibre irlandaise ou se montrent plus rugueux, <em>For the People<\/em> est riche en tubes imm\u00e9diats, voire en hymnes.<\/p>\n\n\n\n<p>#69 <strong>Karg<\/strong> \u2013 <strong>Marodeur<\/strong> (AOP Records) (Autriche)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a1590939896_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>C&rsquo;est un maronnier pour <em>Michael Kogler<\/em> alias <em>JJ<\/em> de <em>Harakiri For the Sky<\/em> (\u00e0 ne pas confondre avec <em>JJG<\/em> de Harakiri Pour Mes Oreilles). Quand sort un nouvel album de <strong>Harakiri For the Sky<\/strong>, la m\u00eame ann\u00e9e ou quelques mois apr\u00e8s, sort un nouvel album de <strong>Karg<\/strong>, son groupe d&rsquo;origine. Et c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;excellent <em>Scorched Earth<\/em> sort <em>Marodeur<\/em>, le neuvi\u00e8me album de <strong>Karg<\/strong>, encore une fois enti\u00e8rement chant\u00e9 dans la langue de Goethe. Encore une fois, le choix des invit\u00e9s est int\u00e9ressant avec <em>Marko Kolac <\/em>(<strong>Svntarer<\/strong>) et <em>Perchta<\/em> qui nous offrent de superbes vocalises ou encore <em>Klara Bachmair<\/em> de <strong>Firtan<\/strong> qui gratifie de magnifiques lignes de violon. Port\u00e9 par le chant habit\u00e9 de <em>Kogler<\/em> et des compositions plut\u00f4t solides, <em>Marauder<\/em> est un album inspir\u00e9, toujours aussi peu joyeux (en m\u00eame temps, vu le CV de <em>Kogler<\/em>, \u00e7a va pas faire tourner des serviettes dans les mariages) et aussi visc\u00e9ral.<\/p>\n\n\n\n<p>#68 <strong>\u00c6l-Fierlen<\/strong> &#8211; <strong>All Is Far Away<\/strong>&nbsp; (Autoproduction) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a1841606979_16.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>4 titres pour 33 minutes, entre le EP et le LP, le premier album d&rsquo;<strong>\u00c6l-Fierlen<\/strong> s&rsquo;annonce copieux, il est finalement pantagru\u00e9lique. 4 titres, 4 ambiances entre folk pagan, shoegaze, blackgaze et m\u00eame un morceau qui plonge l&rsquo;auditeur en plein chaos du black metal scandinave des 90s avec tremolo pickings ultra agressifs, batterie blast\u00e9e \u00e0 fond et growl venu du fond des \u00e2ges (un bijou ce morceau).<\/p>\n\n\n\n<p>Prenant le soin de ne pas se contenter de singer ses influences mais de les assimiler \u00e0 leur sauce avec un souci de coh\u00e9rence, <strong>\u00c6l-Fierlen<\/strong> nous offre avec <em>All is Far Away<\/em> un voyage musical o\u00f9 on est ballott\u00e9 suivant les humeurs de la mer.<\/p>\n\n\n\n<p>#67 <strong>The Inspector Cluzo<\/strong> &#8211; <strong>Less Is More<\/strong> (Fuck The Bass Player) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81zHQ24h9IL.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Less Is More<\/em> est un principe en architecture popularis\u00e9 par Ludwig Mies Van Der Rohe, c&rsquo;est surtout le 10\u00e8me album de <strong>The Inspector Cluzo<\/strong>, l&rsquo;un des tous meilleurs groupes de rock fran\u00e7ais, toutes \u00e9poques confondues. Les rockfarmers landais continuent \u00e0 \u0153uvrer dans leur rock garage hyper groovy, \u00e9nergique \u00e0 souhait, blind\u00e9 de riffs incendiaires, blast\u00e9 \u00e0 fond et port\u00e9 par un chanteur \u00e0 la tessiture hors norme. Du rock mais aussi une premi\u00e8re incursion dans le reggae (sans basse) et avec m\u00eame une reprise des <strong>Crosby, Still, Nash and Young<\/strong> valid\u00e9e par <em>Neil Young<\/em> himself. Avant une tourn\u00e9e aux USA avec <strong>Clutch<\/strong>, <strong>The Inspector Cluzo<\/strong> revient au sommet du rock hexagonal, comme une \u00e9vidence.<\/p>\n\n\n\n<p>#66 <strong>Matt Jencik &amp; Midwife<\/strong> &#8211; <strong>Never Die<\/strong> (Relapse Records) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.betreutesproggen.de\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/cover-Matt-Jencik-and-Midwife-Never-Die.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Le guitariste et bassiste <em>Matt Jencik<\/em> (ici au chant, \u00e0 la guitare, \u00e0 la basse, au synth\u00e9, et \u00e0 la boite \u00e0 rythme) venu du drone doom et la chanteuse <em>Midwife<\/em> (ici \u00e9galement \u00e0 la guitare slide et \u00e0 la bo\u00eete \u00e0 rythme) ont joint leurs forces pour un album entre shoegaze, post-rock, dream pop et ambient. Parfait pour l&rsquo;automne (ou l&rsquo;automne pendant les vacances d&rsquo;\u00e9t\u00e9), <em>Never Die<\/em> se savoure en buvant une boisson chaude, lov\u00e9 dans un plaid. C&rsquo;est hyper planant avec des voix fantomatiques et des nappes de guitares sublimes \u00e0 la <strong>Mazzy Star<\/strong>. Impossible de ne pas se laisser porter et de partir au loin.<\/p>\n\n\n\n<p>#65 <strong>Bleed<\/strong> &#8211; <strong>Bleed<\/strong> (20 Buck Spin) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/710Qc+XXIeL._UF894,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Le visuel et le logo sont clairement ancr\u00e9s dans les 90s et \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute de ce premier album de <strong>Bleed<\/strong>, on a envie de ressortir son cargo ou son baggy et sa vieille planche de skate. Une batterie \u00e0 la <em>Dave Chavarri<\/em> d&rsquo;<strong>Ill Ni\u00f1o<\/strong>, des scratches \u00e0 la <em>Sid Wilson<\/em>, des riffs \u00e0 la <em>Stephen Carpenter<\/em> ou une fa\u00e7on de poser la voix \u00e0 la <em>Chino<\/em>, <strong>Bleed <\/strong>aime sinc\u00e8rement le nu-metal des ann\u00e9es 95-2000, auquel il couple du shoegaze de l&rsquo;\u00e9poque. Le r\u00e9sultat est bluffant, bard\u00e9 de tubes en puissance et de bombinettes imm\u00e9diates et il est difficile de ne pas se plonger dedans, le tout avec une d\u00e9marche sinc\u00e8re, respectueuse de ses influences et ne se contentant pas de singer b\u00eatement les groupes cultes de l&rsquo;\u00e9poque, mais s&rsquo;impr\u00e9gnant de ces influences pour se cr\u00e9er une identit\u00e9 propre. Avec ce premier album, <strong>Bleed <\/strong>marque de s\u00e9rieux points.<\/p>\n\n\n\n<p>#64 <strong>Animal Triste<\/strong> &#8211; <strong>Jericho<\/strong> (Le Magnifique) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.rollingstone.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Animal-Triste-Jericho.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Trois ans apr\u00e8s l&rsquo;excellent <em>Night of the Loving Dead<\/em><strong>, Animal Triste<\/strong> se fait de nouveau remarquer avec un troisi\u00e8me album dont la pochette sublime annoncerait plus un album de black metal. <em>Jericho<\/em> flirte entre indie et rock alternatif avec des volutes de synth\u00e9 bien senties. Ne cherchant pas \u00e0 se faire trop convenu, <em>Jericho<\/em> est un album qui sait surprendre. Particuli\u00e8rement \u00e9l\u00e9gant dans ses compositions, <em>Jericho<\/em> jouit aussi \u00e0 nouveau de l&rsquo;apport de <em>Peter Hayes<\/em> de <strong>Black Rebel Motorcycle Club<\/strong>, ainsi que du l\u00e9gendaire <em>Alain Johannes<\/em> et de l&rsquo;actrice <em>Marina Hands<\/em>. En d\u00e9coule un album classieux et fascinant, passionnant de bout en bout.<\/p>\n\n\n\n<p>#63 <strong>Split Chain<\/strong> &#8211; <strong>Motionblur<\/strong> (Epitaph) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/b1\/00\/20\/18874545\/1507-1\/tsp20250522165116\/Motionblur.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Bristol, ann\u00e9e 2025. Apr\u00e8s des recherches pouss\u00e9es en labo, on a retrouv\u00e9 une quantit\u00e9 \u00e9norme de cellules deftoniennes dans l&rsquo;ADN de <strong>Split Chain<\/strong>. En cherchant davantage, on a retrouv\u00e9 des <em>Chino Moreno <\/em>et des <em>Stephen Carpenter <\/em>microscopiques dans les g\u00e8nes des membres du groupe de Bristol. Avec <em>Motionblur<\/em>, premi\u00e8re galette de <strong>Split Chain<\/strong>, on se retrouve \u00e0 la crois\u00e9e entre <em>Around the Fur <\/em>et <em>White Pony<\/em>. Riffs denses dignes de<em> Carpenter<\/em>, voix trainante et sensuelle (m\u00eame si c&rsquo;est pas le m\u00eame timbre) \u00e0 la <em>Moreno<\/em>, architecture des morceaux, \u00e9quilibre entre nu-metal et shoegaze, <strong>Split Chain<\/strong> a s\u00fbrement pris <strong>Deftones<\/strong> en LV1 au coll\u00e8ge et au lyc\u00e9e. Pour autant, les anglais ne font pas dans le copycat ou le tribute band. Oui, <strong>Deftones<\/strong> a \u00e9t\u00e9 une influence marqu\u00e9e pour des groupes comme <strong>Coilguns<\/strong>, <strong>Loathe<\/strong> ou <strong>Vestige<\/strong>, comme <strong>Metallica<\/strong> ou <strong>Iron Maiden<\/strong> l&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 pour d&rsquo;autres groupes et oui, ici c&rsquo;est clairement marqu\u00e9 mais <strong>Split Chain<\/strong> d\u00e9boule avec une d\u00e9marche sinc\u00e8re et une musique superbe et magnifiquement ma\u00eetris\u00e9e pour faire un album digne de ses influences.<\/p>\n\n\n\n<p>#62 <strong>Slow Crush <\/strong>&#8211; <strong>Thirst<\/strong> (Pure Noise Records) (Belgique)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/a9\/cd\/21\/18992553\/1540-1\/tsp20250519082154\/Thirst.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Formation venue de Belgique, <strong>Slow Crush<\/strong> sort son troisi\u00e8me album. \u00c9voluant entre shoegaze et dream pop, <strong>Slow Crush<\/strong> couple un mur de son aux riffs denses et un chant \u00e9th\u00e9r\u00e9 de toute beaut\u00e9. Quand on aime le genre,<em> Thirst<\/em> est une bombe en puissance, un monument d&rsquo;\u00e9motion brute.<\/p>\n\n\n\n<p>#61 <strong>You, Infinite<\/strong> &#8211; <strong>You, Infinite<\/strong> (Pelagic Records) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/69\/6d\/1c\/18640233\/1507-1\/tsp20250130154104\/You-Infinite.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deux ex-membres fondateurs de <strong>This Will Destroy You<\/strong>, rejoints par trois ex-musiciens live de ce dernier groupe, ont lanc\u00e9 <strong>You, Infinite<\/strong> dont voici le premier album. <strong>You, Infinite<\/strong>, c&rsquo;est du post-rock instrumental nourri au mur de son de <strong>Mogwai<\/strong>. Neuf titres-fleuves se succ\u00e8dent avec des riffs tout en d\u00e9licatesse, des breaks lumineux et un aspect progressif non n\u00e9gligeable. <strong>You, Infinite<\/strong> nous happe imm\u00e9diatement dans son univers et nous donne envie d&rsquo;y rester. Pour un premier album, <strong>You, Infinite<\/strong> frappe tr\u00e8s fort.<\/p>\n\n\n\n<p>#60 <strong>Grandma&rsquo;s Ashes<\/strong> &#8211; <strong>Bruxism<\/strong> (Verycords) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/hardforce.com\/img\/generated\/Albums\/2025\/10\/1000x1000-000000-80-0-0-44_300x300.png\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Grandma&rsquo;s Ashes<\/strong> avait fait forte impression d\u00e8s son premier EP en 2021 et confirm\u00e9 avec le premier album en 2023. Et bien devinez quoi ? Les Parisiennes gardent aussi haut le curseur de la qualit\u00e9 sur ce deuxi\u00e8me album, m\u00ealant toujours un rock alternatif des 90s bien riffu aux touches stoner et grunge, et des \u00e9lans doom metal bien plomb\u00e9s. Les riffs mammouthesques de guitare te collent au sol, la batterie te tape dessus pendant que le chant te transporte, et quand le chant clair devient cri guttural habit\u00e9, <strong>Grandma&rsquo;s Ashes<\/strong> t&rsquo;ach\u00e8ve. Avec <em>Bruxism<\/em>, <strong>Grandma&rsquo;s Ashes<\/strong> commence une jolie collection de sorties tr\u00e8s solides.<\/p>\n\n\n\n<p>#59 <strong>Concrete Age<\/strong> &#8211; <strong>Awaken the Gods<\/strong> (Autoproduction) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a1296980508_16.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>L&rsquo;exil en Angleterre a semble-t-il boost\u00e9 <strong>Concrete Age<\/strong> puisque depuis 2023, le combo sort pas moins d&rsquo;un album par an. Et \u00e0 chaque fois sans sacrifier \u00e0 la qualit\u00e9. Musicalement, on reste sur ce m\u00e9lange savamment dos\u00e9 entre un death rentre-dedans et des musiques balkaniques et orientales hyper dansantes et p\u00eachues. Encore une fois, le m\u00e9lange op\u00e8re \u00e0 merveille, on a toujours cette envie folle de danser et le groupe semble m\u00eame se l\u00e2cher, osant des reprises improbables comme celle du tube du chanteur pop turc<em> Tarkan<\/em> (tr\u00e8s largement meilleure que l&rsquo;original qui plus est).<\/p>\n\n\n\n<p>#58 <strong>Gaahls Wyrd<\/strong> &#8211; <strong>Braiding the Stories<\/strong> (Season of Mist) (Norv\u00e8ge)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81HajWy+VEL._UF894,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Fond\u00e9 il y a 10 ans autour de la figure tot\u00e9mique <em>Gaahl<\/em> (<strong>Trelldom<\/strong>, ex-<strong>Gorgoroth<\/strong>, ex-<strong>God Seed<\/strong>, ex-<strong>Wardruna<\/strong>) indissociable du black metal norv\u00e9gien, <strong>Gaahls Wyrd<\/strong> s&rsquo;est montr\u00e9 plut\u00f4t prolifique avec un live, un EP et deux albums dont ce nouvel effort. <strong>Gaahls Wyrd<\/strong> continue de tracer son sillon en sortant du carcan black metal dans lequel on serait tent\u00e9 de le cantonner. Ici, on varie dans les registres entre black, dark metal et m\u00eame heavy, on se retrouve avec des morceaux atmosph\u00e9riques et d&rsquo;autres beaucoup plus secs et rapides et \u00e0 chaque fois, c&rsquo;est toujours tr\u00e8s juste et bien emmen\u00e9, <em>Gaahl <\/em>continuant d&rsquo;impressionner par la richesse de ses gammes. Pour son deuxi\u00e8me album, <strong>Gaahls Wyrd<\/strong> continue de maintenir le curseur haut au niveau de la qualit\u00e9 d&rsquo;ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p>#57 <strong>Blackbraid<\/strong> &#8211; <strong>Blackbraid III<\/strong> (Wolf Mountain Productions) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a0530628548_16.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Les albums se suivent \u00e0 intervalles r\u00e9guliers pour<strong> Blackbraid<\/strong> et \u00e0 chaque fois, le curseur de la qualit\u00e9 monte d&rsquo;un cran. C&rsquo;est encore le cas avec ce troisi\u00e8me opus du tout-seul band de <em>Sgah&rsquo;gahsow\u00e1h<\/em>, Natif d&rsquo;une tribu des monts Adirondack. Entre interludes planants m\u00ealant riffs stratosph\u00e9riques et musique traditionnelle, et morceaux de black metal pur et dur, \u00e9nerv\u00e9 et implacable, <strong>Blackbraid<\/strong> nous fait encore la d\u00e9monstration d&rsquo;un black metal immersif, ambitieux et visc\u00e9ral.<\/p>\n\n\n\n<p>#56 <strong>Drudkh<\/strong> &#8211; <strong>\u0413\u0440\u0430 \u0442\u0456\u043d\u0435\u0439 (Shadow Play)<\/strong> (Season of Mist Underground Activists) (Ukraine)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/e4\/87\/1c\/18647012\/1540-1\/tsp20250128145132\/Shadow-Play.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Dans le contexte international que nous connaissons o\u00f9 un imposteur incomp\u00e9tent ob\u00e8se raciste et fasciste et un dictateur psychopathe ont d\u00e9cid\u00e9 du sort de l&rsquo;Ukraine, <strong>Drudkh<\/strong> sort un nouvel album o\u00f9 les fant\u00f4mes des opprim\u00e9s errent et o\u00f9 la sinc\u00e9rit\u00e9 et la sobri\u00e9t\u00e9 sont de mise. D\u00e8s son intro qui glace le sang, <strong>Drudkh<\/strong> communique la souffrance de son peuple tout en essayant de s&rsquo;accorder un semblant de respiration et offre un nouvel album visc\u00e9ral.<\/p>\n\n\n\n<p>#55 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=75916\"><strong>The Great Old Ones<\/strong> &#8211; <strong>Kadath<\/strong><\/a> (Season of Mist) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a0240436371_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>La m\u00eame ann\u00e9e que <em>G\u014d Tanabe<\/em> sort sa nouvelle adaptation, le groupe fran\u00e7ais <strong>The Great Old Ones<\/strong>, dont l&rsquo;\u0153uvre est enti\u00e8rement tourn\u00e9e autour de Lovecraft, sort un successeur \u00e0 <em>Cosmicism<\/em>.&nbsp; Succession de titres fleuves magnifiquement mis en musique,<em> Kadath<\/em> s&rsquo;impose comme une \u0153uvre phare du groupe et malgr\u00e9 les changements \u00e0 la basse et \u00e0 la guitare, les nouveaux membres se mettant au service d&rsquo;une \u0153uvre exigeante \u00e0 l&rsquo;image de celle du ma\u00eetre de l&rsquo;horreur. Les compositions sont ici, complexes, foisonnant d&rsquo;id\u00e9es, passionnantes, tortur\u00e9es et d&rsquo;une noirceur abyssale.<\/p>\n\n\n\n<p>#54 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=76567\"><strong>Allegaeon <\/strong>&#8211; <strong>The Ossuary Lens<\/strong><\/a> (Metal Blade Records) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/cdn.prod.website-files.com\/64f0bdf6d32cfad6edc79c5c\/67ef754614ca79f1dc33166b_Allegaeon-TheOssuaryLens.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Incontournable de la sc\u00e8ne death m\u00e9lodique\/technique, <strong>Allegaeon<\/strong> continue d&rsquo;impressionner en alliant m\u00e9lodies imparables et soign\u00e9es, et technique \u00e9bouriffante \u00e0 coups de plans vertigineux, de riffs d\u00e9mentiels, de batterie v\u00e9loce et complexe et de lignes de basse ent\u00eatantes. Chaque chanson est de l&rsquo;orf\u00e8vrerie de luxe, du boulot de chirurgien au service d&rsquo;un death metal spectaculaire.<\/p>\n\n\n\n<p>#53 <strong>Sinsaenum<\/strong> \u2013 <strong>In Devastation <\/strong>(earMUSIC) (France\/USA\/Hongrie)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/b3\/07\/22\/19007411\/1507-1\/tsp20250606120109\/In-Devastation.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Sinsaenum<\/strong> revient 7 ans apr\u00e8s <em>Repulsion of Humanity<\/em>. Entre temps, le co-fondateur <em>Joey Jordison<\/em> s&rsquo;est \u00e9teint. Son ombre plane d&rsquo;ailleurs sur ce troisi\u00e8me opus. Le groupe lui rend hommage avec le poignant <em>Last Goodbye.<\/em> Pour le remplacer, c&rsquo;est le drum tech de <strong>Dragonforce<\/strong>, qui a boss\u00e9 pour <em>Jordison<\/em>, <strong>At The Gates <\/strong>et <strong>Cradle of Filth<\/strong>. Et le gars n&rsquo;a pas le pied-bot, en d\u00e9montre l&rsquo;abattage \u00e9norme qu&rsquo;il propose. <em>In Devastation<\/em> est encore une fois \u00e0 la hauteur du casting 5 \u00e9toiles de <strong>Sinsaenum<\/strong>. La paire <em>Buriez<\/em>\/<em>Leclercq<\/em> propose des riffs vertigineux, <em>Heimoth<\/em> balance une basse bien lourde, <em>Zatorsky<\/em> a une palette vocale toujours aussi int\u00e9ressante, quand la voix d&rsquo;<em>Attila Csihar<\/em> nous entra\u00eene dans des ambiances toujours aussi t\u00e9n\u00e9breuses. Surtout, les compositions sont de tr\u00e8s haute tenue avec des atmosph\u00e8res sombres et pesantes. <em>In Devastation<\/em> ne cherche rien d&rsquo;autre que le KO chez l&rsquo;auditeur. On pouvait se douter que la r\u00e9union de mecs venus de <strong>Seth<\/strong>, <strong>Loudblast<\/strong>, <strong>D\u00e5\u00e5th<\/strong>, <strong>Kreator,<\/strong> <strong>Mayhem, Sunn O)))<\/strong>, \u00e7a ne fasse pas dans la joie et l&rsquo;all\u00e9gresse mais force est de constater que <strong>Sinsaenum <\/strong>a puis\u00e9 dans son deuil pour proposer un album \u00e0 faire p\u00e2lir un croque-mort.<\/p>\n\n\n\n<p>#52 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=78226\"><strong>Testament<\/strong> &#8211; <strong>Para Bellum<\/strong><\/a> (Nuclear Blast) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81fVSgyUYkL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Cinq ans apr\u00e8s <em>Titans of Creation<\/em>, les piliers du thrash <strong>Testament <\/strong>reviennent avec un 13 \u00e8me album. Seul changement, le poste de batteur occup\u00e9 cette fois par <em>Chris Dovas<\/em>, et le petit nouveau, loin d&rsquo;\u00eatre un manche, bucheronne bien. Plus ambitieux que l&rsquo;album pr\u00e9c\u00e9dent, <em>Para Bellum<\/em> impressionne \u00e0 la fois par la qualit\u00e9 de l&rsquo;ensemble (<strong>Testament<\/strong> n&rsquo;est certes pas un groupe de jeunes premiers et nous a gratifi\u00e9 de superbes sorties, \u00e7a reste toujours bluffant) et la vari\u00e9t\u00e9 des registres avec m\u00eame un titre \u00e0 l&rsquo;orchestration maousse avec guitare s\u00e8che et violon. Les compositions sont comme souvent magistrales, avec toujours le magnifique travail de la paire <em>Peterson<\/em>\/<em>Skolnick<\/em> \u00e0 la six-cordes, et <em>Chuck Billy<\/em> a toujours la fougue malgr\u00e9 ses 63 ans. On pourra tiquer sur le clip fait \u00e0 l&rsquo;IA (s\u00fbrement une volont\u00e9 du label) en d\u00e9calage avec une chanson qui la d\u00e9nonce, <em>Para Bellum<\/em> c&rsquo;est du tr\u00e8s solide, un album intelligent et inspir\u00e9 o\u00f9, des paroles aux compositions, tout est de tr\u00e8s bonne tenue.<\/p>\n\n\n\n<p>#51 <strong>Psykup<\/strong> &#8211; <strong>The Joke of Tomorrow<\/strong> (Verycords) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/57\/e7\/1c\/18671447\/1507-1\/tsp20250131094102\/The-Joke-Of-Tomorrow.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Comment d\u00e9finir la musique des Toulousains <strong>Psykup<\/strong>? Personne ne le peut, d&rsquo;o\u00f9 la d\u00e9nomination d&rsquo;autruche-core (parce que pourquoi pas ?), une appellation qui leur va \u00e0 merveille car l&rsquo;autruche est un animal qui te cueille par surprise pour te coller un coup de bec. Et<strong> Psykup<\/strong>, c&rsquo;est pareil. Les mecs montrent encore une fois des tr\u00e9sors d&rsquo;imagination et d&rsquo;invention, des intros barr\u00e9es pour encha\u00eener avec des riffs tortueux, des compositions alambiqu\u00e9es et un chant bien hargneux qui switche en un claquement de doigts avec en plus pl\u00e9thore de r\u00e9f\u00e9rences (<em>Julien Cassarino<\/em> \u00e9tant un cin\u00e9phile compulsif, \u00e7a peut aider). Encore une fois, c&rsquo;est hyper solide, et on a droit \u00e0 un magnifique final \u00e0 la <strong>Alice In Chains <\/strong>o\u00f9 <em>Mr Cassarino <\/em>semble convoquer <em>Layne Staley<\/em> et <em>Jerry Cantrell<\/em> (difficile de ne pas avoir la chair de poule ou plut\u00f4t d&rsquo;autruche \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute du morceau). Encore une fois, <strong>Psykup<\/strong> signe une sortie magistrale, comme une \u00e9vidence.<\/p>\n\n\n\n<p>#50 <strong>Morcheeba <\/strong>&#8211;<strong> Escape the Chaos<\/strong> (100% Records \/ Fly Agaric Records) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/7f\/02\/1e\/18743935\/1507-1\/tsp20250225143221\/Escape-The-Chaos.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Quatre ans d\u00e9j\u00e0 se sont \u00e9coul\u00e9s depuis le tr\u00e8s bon <em>Blackest Blue<\/em> et <strong>Morcheeba<\/strong> revient nous envo\u00fbter avec toujours ce trip-hop efficace et enivrant port\u00e9 par des beats tout en douceur et le chant au-del\u00e0 du sublime de <em>Skye Edwards<\/em> (l&rsquo;une des plus belles voix, tous styles confondus). Pour fuir le chaos, se mettre au vert ou se lover dans un hamac ou siroter un truc bien frais, cette nouvelle galette est une compagne id\u00e9ale, on a envie de se laisser porter, flotter .<\/p>\n\n\n\n<p>#49 <strong>The Great Sea<\/strong> &#8211; <strong>Noble Art of Desolation<\/strong> (AOP Records) (Allemagne)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/76\/44\/24\/19154038\/1507-1\/tsp20250801124036\/Noble-Art-Of-Desolation.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Ce qu&rsquo;il y a de bien avec AOP Records, c&rsquo;est que, en plus de leur roster riche en bons groupes et jolies d\u00e9couvertes, le label tease pas mal sur leurs nouvelles sorties et on se prend \u00e0 avoir une jolie attente pour des tout jeunes groupes, ce qui nous emm\u00e8ne au premier album de <strong>The Great Sea<\/strong>, duo allemand compos\u00e9 d&rsquo;un mec qui a une exp\u00e9rience sp\u00e9cialis\u00e9e dans le black metal et de <em>Janosch Rathmer<\/em>, ancien batteur de <strong>Misery Speaks <\/strong>et officiant dans le groupe de post-rock progressif<strong> Long Distance Calling<\/strong>. Cette derni\u00e8re exp\u00e9rience de groupe apporte un petit plus \u00e0 <strong>The Great Sea<\/strong>, notamment dans la finesse du jeu de <em>Rathmer<\/em>. <strong>The Great Sea<\/strong> nous offre un petit bijou de black m\u00e9lodique o\u00f9 les riffs incendiaires et les grosses voix blackeuses se marient \u00e0 merveille avec des plages plus calmes et un jeu de batterie soyeux, chirugical et tr\u00e8s riche. Avec ce premier coup d&rsquo;essai, <strong>The Great Sea<\/strong> offre un vrai coup de ma\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<p>#48 <strong>Jo Quail<\/strong> &#8211; <strong>Notan <\/strong>(Aderstone Records) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a1537820362_16.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Septi\u00e8me album pour <strong>Jo Quail<\/strong>, violoncelliste virtuose qui m\u00eale post-rock instrumental et classique contemporain en explorant toutes les facettes de son instrument. La musique de <strong>Jo Quail<\/strong> peut \u00eatre cin\u00e9matographique, immersive, incendiaire, glaciale, aride et \u00e9l\u00e9gante ou tout \u00e7a \u00e0 la fois. Les adjectifs ne manquent pas et on en ressort transport\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>#47 <strong>Blood Abscission<\/strong> &#8211; <strong>II<\/strong> (Debemur Morti Productions)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/admin.eklektik-rock.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/bloodabscission-ii.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Form\u00e9 en 2023 et offrant un black metal \u00e0 la fois planant et sans concession, <strong>Blood Abscission<\/strong> avait tout pour plaire \u00e0 Debemur Morti. Chez <strong>Blood Absission<\/strong>, seule compte la musique. Combien sont-ils ou elles ? One-man band ? One-woman band ? Groupe de mecs ? de meufs ? Mixte ? Sont-ce des humains ou des extra-terrestres ? Viennent-ils de Tombouctou ? De Newark ? De la Creuse ? De Saturne ou de Villetaneuse ? Rien, absolument rien n&rsquo;a filtr\u00e9. Et la musique ? Un black metal atmosph\u00e9rique, froid, implacable et prenant aux tripes. En somme, un album qu&rsquo;on se prend en pleine gueule comme souvent chez Debemur.<\/p>\n\n\n\n<p>#46 <strong>Bruit \u2264<\/strong> &#8211; <strong>The Age of Ephemerality<\/strong> (Pelagic Records) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/f5\/96\/1e\/18781941\/1507-1\/tsp20250321120152\/The-Age-Of-Ephemerality.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Dans un monde o\u00f9 les mots n&rsquo;ont plus aucun sens, o\u00f9 les zadistes sont consid\u00e9r\u00e9s comme des terroristes, o\u00f9 ceux qui d\u00e9noncent un g\u00e9nocide sont trait\u00e9s d&rsquo;antis\u00e9mites, o\u00f9 les opposants politiques sont vus comme des \u00e9meutiers, o\u00f9 Pascal Praud se dit journaliste, o\u00f9 la Macronie se voit comme rempart contre l&rsquo;extr\u00eame-droite, o\u00f9 les partisans de la loi Duplomb s&rsquo;estiment dans le camp du bien, ne reste que le bruit de la col\u00e8re. Une col\u00e8re juste, salvatrice au c\u0153ur du nouvel album de <strong>Bruit \u2264<\/strong>, formation toulousaine \u00e9voluant entre post-rock, musique bruitiste exp\u00e9rimentale et ambient. Par moments un brin aride et peu accessible, <em>The Age of Ephemeral<\/em> est un hurlement \u00e0 la face d&rsquo;un monde dystopique et orw\u00e9lien o\u00f9 les \u00e9lites chient \u00e0 la gueule du peuple qui avait vot\u00e9 en 2024 pour de la justice sociale et se retrouve sous Franco. [NDLR&nbsp;: si vous \u00e9coutez la playlist en m\u00eame temps que vous lisez le top, il n\u2019y a pas de morceau de <strong>Bruit \u2264 <\/strong>car on ne le trouve pas sur Deezer. D\u00e9sol\u00e9 pour la g\u00eane occasionn\u00e9e]<\/p>\n\n\n\n<p>#45 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=78188\"><strong>Agriculture<\/strong> \u2013 <strong>The Spiritual Sound<\/strong><\/a><strong> <\/strong>(The Flenser) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a0401935823_16.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Derri\u00e8re son \u00e9trange blaze, <strong>Agriculture<\/strong>, c&rsquo;est un jeune groupe qui, en quatre ans s&rsquo;est fait un nom et qui sort son deuxi\u00e8me album. La musique que propose <strong>Agriculture<\/strong>, c&rsquo;est un post-black metal frais et original, entre plages d&rsquo;un black classique et des moments plus contemplatifs en chant clair. Riche et vari\u00e9, <em>The Spiritual Sound<\/em> n&rsquo;est pas simple mais montre parfaitement la vitalit\u00e9 et la cr\u00e9ativit\u00e9 de la nouvelle sc\u00e8ne post-black am\u00e9ricaine.<\/p>\n\n\n\n<p>#44 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=78077\"><strong>Igorrr<\/strong> \u2013 <strong>Amen<\/strong> <\/a>(Metal Blade) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/a7\/eb\/23\/19131303\/1540-1\/tsp20250711092108\/Amen.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Un album d&rsquo;<strong>Igorrr<\/strong>, c&rsquo;est toujours une attente particuli\u00e8re. Surtout ce cinqui\u00e8me album avec un nouveau line-up apr\u00e8s le d\u00e9part de <em>Laurent Lunoir<\/em> dont les convictions antivax ont \u00e9t\u00e9 incompatibles avec les obligations sanitaires en tourn\u00e9e, et de <em>Laure Le Prumenec<\/em> dont les cordes vocales \u00e9taient trop malmen\u00e9es et qui a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 partir pour de nouveaux projets. Au micro d\u00e9barquent donc l&rsquo;ex-<strong>Svart Crown<\/strong> <em>JB Le Bail<\/em> pour le chant harsh et <em>Marthe Alexandre<\/em> pour le lyrique. <em>Amen<\/em> est plus sombre dans les th\u00e8mes avec d&rsquo;avantage d&rsquo;inclinaisons dans le metal extr\u00eame tout en gardant le c\u00f4t\u00e9 foutraque et exp\u00e9rimental d&rsquo;<strong>Igorrr<\/strong> qui colle \u00e0 merveille avec la personnalit\u00e9 du projet de <em>Gauthier Serre<\/em>. <em>Amen<\/em>, une fois de plus, n&rsquo;est pas l&rsquo;album le plus accessible de l&rsquo;ann\u00e9e mais encore une fois, c&rsquo;est riche, foisonnant d&rsquo;id\u00e9es et carr\u00e8ment inclassable, en sommes, c&rsquo;est du <strong>Igorrr<\/strong> pur et dur.<\/p>\n\n\n\n<p>#43 <strong>Borgne<\/strong> &#8211; <strong>Rena\u00eetre de ses Fanges<\/strong> (Les Acteurs de l&rsquo;Ombre Productions) (Suisse)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a2465389865_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>La Suisse n&rsquo;a pas la sc\u00e8ne black pl\u00e9thorique de la Norv\u00e8ge, mais elle a livr\u00e9 des groupes cultissimes comme les pr\u00e9curseurs <strong>Celtic Frost<\/strong> ou encore <strong>Sama\u00ebl<\/strong>. On pourrait \u00e9galement citer <strong>Borgne<\/strong> qui en est \u00e0 son 11\u00e8me album en 27 ans. <strong>Borgne<\/strong> est un duo qui a la puissance de feu d&rsquo;une l\u00e9gion enti\u00e8re. Montant toujours crescendo dans la qualit\u00e9 de ses albums, <strong>Borgne<\/strong> nous livre un nouveau bijou de black indus, plus maitris\u00e9 encore que sur les albums pr\u00e9c\u00e9dents avec aucune longueur electro inutile. Ici, le c\u00f4t\u00e9 indus sert surtout \u00e0 cultiver l&rsquo;aspect froid, glacial m\u00eame, et martial des compos. Batterie ultra blast\u00e9e, riffs agressifs et surtout textes intelligemment \u00e9crits, profonds et angoissants, <strong>Borgne<\/strong> s&rsquo;impose \u00e0 nouveau comme le cador qu&rsquo;il devrait \u00eatre et nous livre une nouvelle claque.<\/p>\n\n\n\n<p>#42 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=77101\"><strong>Katatonia<\/strong> &#8211; <strong>Nightmare as Extensions of the Waking State<\/strong><\/a> (Napalm Records) (Su\u00e8de)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81URrDgU1GL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis l&rsquo;excellent <em>Sky Void of Stars<\/em>, l&rsquo;ambiance a plut\u00f4t \u00e9t\u00e9 agit\u00e9e en coulisses chez <strong>Katatonia<\/strong> avec le d\u00e9part plut\u00f4t inattendu de l&rsquo;historique <em>Anders Nystr\u00f6m<\/em> (laissant <em>Jonas Renkse <\/em>seul capitaine \u00e0 bord) et de <em>Roger \u00d6jersson<\/em>, et l&rsquo;arriv\u00e9e de <em>Nico Elgstrand<\/em> (ex-<strong>Entombed<\/strong>, ex-<strong>Entombed AD<\/strong>) et de <em>Sebastien Svalland <\/em>(ex-<strong>In Mourning<\/strong>). Pour autant sur ce nouvel album, ne cherchez pas la r\u00e9volution, on retrouve tant\u00f4t les grosses guitares, tant\u00f4t les nappes electro, on a m\u00eame un morceau avec un chant \u00e0 la limite de l&rsquo;incantation, mais on reste globalement dans du prog&rsquo; atmosph\u00e9rique et contemplatif o\u00f9 la voix de <em>Renkse<\/em> fait encore des merveilles.<\/p>\n\n\n\n<p>#41 <strong>H\u00e5ndgemeng <\/strong>&#8211; <strong>Satanic Panic Attack<\/strong> (Ripple Music) (Norv\u00e8ge)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a0598116616_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Avec sa pochette \u00e0 faire hurler les trve (des corpsepaint\u00e9s \u00e0 poil, c&rsquo;est rarement leur truc), <strong>H\u00e5ndgemeng <\/strong>annonce d\u00e9j\u00e0 une grosse dose de second degr\u00e9. Avec son deuxi\u00e8me album m\u00e9langeant le heavy traditionnel, le doom, des \u00e9lans de batterie blackisant, des guitares bien fuzzy du stoner ou encore des riffs sublimes et ent\u00eatants, <em>Satanic Panic Attack<\/em> propose un subtil m\u00e9lange de genres pour un album \u00e0 la fois original mais aussi riche, foisonnant d&rsquo;id\u00e9es et techniquement irr\u00e9prochable.<\/p>\n\n\n\n<p>#40 <strong>Mawiza<\/strong> \u2013 <strong>\u00dcl <\/strong>(Season of Mist) (Chili)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/c6\/a4\/21\/18982086\/1540-1\/tsp20250514103130\/UL.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>La pochette laisserait penser \u00e0 un album de gangsta rap latino mais il n&rsquo;en est rien. On est devant le deuxi\u00e8me album de <strong>Mawiza<\/strong>, groupe de groove metal qui, non seulement est chilien mais a la particularit\u00e9 de chanter en mapuche. Frappes tribales, m\u00e9lodies prenantes, chant imm\u00e9diat et lignes de guitare hyper chiad\u00e9es bard\u00e9es de riffs originaux et tous plus beaux les uns que les autres, les qualit\u00e9s de ce nouvel album sont nombreuses. Adoub\u00e9 par <em>Joe Duplantier<\/em>, salu\u00e9 par la critique \u00e0 juste titre, <strong>Mawiza<\/strong> frappe tr\u00e8s fort. Avec ses multiples qualit\u00e9s intrins\u00e8ques, <em>\u00dcl <\/em>marque ind\u00e9niablement l&rsquo;ann\u00e9e 2025. De tr\u00e8s haut niveau tout en restant accessible, c&rsquo;est un album fort et g\u00e9n\u00e9reux. Sauf si je me trompe, quand on fera le bilan de l&rsquo;ann\u00e9e, dans les diff\u00e9rentes listes, il sera surprenant s&rsquo;il manque <em>\u00dcl<\/em> dans un coin.<\/p>\n\n\n\n<p>#39 <strong>Blindfolded and Led to the Woods<\/strong> &#8211; <strong>The Hardest Thing About Being God Is That No One Believes Me <\/strong>(Prosthetic Records) (Nouvelle-Z\u00e9lande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a2542843090_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Cinqui\u00e8me album pour la formation n\u00e9o-z\u00e9landaise <strong>Blindfolded and Led To the Woods<\/strong> et son avant-garde death metal. <em>The Hardest Thing About Being God<\/em>&#8230;, en plus de son nom \u00e0 rallonge, se distingue dans la discographie du groupe par son c\u00f4t\u00e9 PRESQUE plus accessible. L\u00e0 o\u00f9 les n\u00e9o-Z avaient l&rsquo;habitude de compositions hyper alambiqu\u00e9es, l\u00e0 on est sur du un peu alambiqu\u00e9 (oui, faut pas d\u00e9conner non plus, le groupe ne va pas encore faire tourner des serviettes dans les mariages), avec des morceaux toujours aussi suffocants (pour une grande partie), toujours aussi riches et vari\u00e9s, mais moins tortueux. <strong>Blindfolded<\/strong> reste dans la noirceur absolue mais se permet des \u00e9lans plus l\u00e9gers dont ce final avec un chant f\u00e9minin clair lumineux du plus bel effet. Le combo de Christchurch aurait-il trouv\u00e9 un certain \u00e9quilibre?<\/p>\n\n\n\n<p>#38 <strong>&#8230;And Oceans<\/strong> &#8211; <strong>The Regeneration Itinerary<\/strong> (Season of Mist) (Finlande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/91G6iUe8DBL._UF894,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s un sommet de black metal symphonique, <strong>&#8230;And Oceans<\/strong> d\u00e9barque o\u00f9 on ne l\u2019attend pas avec un septi\u00e8me album qui explore de nouveaux horizons. Avec 30 ans d&rsquo;existence au compteur, on aurait pu croire que <strong>&#8230;And Oceans<\/strong> se reposerait sur ses lauriers car ils n&rsquo;ont pas grand-chose \u00e0 prouver. Que nenni comme disent les jeunes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, les Finlandais ont envie de continuer \u00e0 exp\u00e9rimenter. On trouve toujours ce black metal monumental avec une production \u00e9pique et des ambiances immersives mais \u00e7a glisse par moments des s\u00e9quences trance digne des soir\u00e9es techos des ann\u00e9es 2000 (l\u00e2 on se pose la question de si le disque n&rsquo;a pas vrill\u00e9\u2026et non). \u00c7a peut sembler d\u00e9concertant (et \u00e7a l&rsquo;est) mais c&rsquo;est un pari os\u00e9 pour un disque aussi audacieux qu&rsquo;ambitieux, superbement ex\u00e9cut\u00e9 et emball\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>#37 <strong>Vintersorg <\/strong>&#8211; <strong>Vattenkrafternas Spel<\/strong> (Hammerheart Records) (Su\u00e8de)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/e9\/d6\/23\/19125993\/1507-1\/tsp20250630110223\/Vattenkrafternas-Spel.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Pr\u00e8s de 30 ans d&rsquo;existence et pour f\u00eater \u00e7a, <strong>Vintersorg<\/strong> sort son premier album depuis 2017. D\u00e8s les premi\u00e8res notes, <strong>Vintersorg<\/strong> impressionne par sa puissance de feu et balance des morceaux qui auraient pu \u00eatre des bandes originales de films. \u00c9pique, immersive, superbement ex\u00e9cut\u00e9e, riche tant par ses orchestrations que par la palette vocale du chanteur, chaque chanson impressionne autant qu&rsquo;elle \u00e9merveille. Avec ce onzi\u00e8me opus, <strong>Vinterqorg <\/strong>s&rsquo;offre un nouvel album \u00e0 la mesure du talent du trio.<\/p>\n\n\n\n<p>#36 <strong>Belenos<\/strong> &#8211; <strong>Egor<\/strong> (Northern Silence Productions) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/ed\/bb\/20\/18922477\/1540-1\/tsp20250423105146\/Egor.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Trente ans d&rsquo;existence, \u00e7a se f\u00eate, et <strong>Belenos<\/strong> ne se fout pas de nous avec un dixi\u00e8me album cl\u00f4turant une trilogie d\u00e9but\u00e9e en 2016 avec <em>Korn\u00f4g<\/em>. Traitant du feu d&rsquo;un point de vue stellaire, <em>Egor<\/em> est presque enti\u00e8rement chant\u00e9 en breton. <em>Egor<\/em> est un album tout en puissance avec une section rythmique qui d\u00e9vaste tout, des ambiances sombres, des riffs dantesques, un contraste saisissant entre des choeurs pa\u00efens donnant un aspect c\u00e9r\u00e9monieux et des vocaux hurl\u00e9s par une \u00e2me damn\u00e9e. <em>Egor <\/em>est profond, fascinant, violent, atmosph\u00e9rique par moments et \u00e9pique, c&rsquo;est du black metal dans ce qu&rsquo;il a de plus riche et de plus beau.<\/p>\n\n\n\n<p>#35 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=75871\"><strong>Harakiri For The Sky<\/strong> &#8211; <strong>Scorched Earth<\/strong><\/a> (AOP Records) (Autriche)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a0225849037_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Quatre ans apr\u00e8s <em>M\u00e6re<\/em>, le duo <strong>Harakiri For the Sky<\/strong> sort son sixi\u00e8me album. Toujours aussi peu port\u00e9 sur la gaudriole, <strong>Harakiri For the Sky<\/strong> livre un petit bijou de post-black metal \u00e0 la production particuli\u00e8rement l\u00e9ch\u00e9e, aux compositions particuli\u00e8rement soign\u00e9e et jouissant de l&rsquo;apport, en seconde voix, de <em>Jorge Cisternas<\/em> de <strong>Sunvher<\/strong> ainsi que de feats comme <em>Tim Yatras<\/em> (<strong>Austere<\/strong>), <em>P.G.<\/em> de <strong>Groza<\/strong> mais surtout de <em>Serena Cherry<\/em> de <strong>Svalbard <\/strong>pour un duo de grande classe. Les Autrichiens (qui nous gratifient au passage d&rsquo;une superbe cover de <strong>Radiohead<\/strong>) signent probablement l\u00e0 leur meilleur album.<\/p>\n\n\n\n<p>#34 <strong>Civic<\/strong> &#8211; <strong>Chrome Dipped<\/strong> (ATO Records) (Australie)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/c5\/c6\/1f\/18859717\/1507-1\/tsp20250414120113\/Chrome-Dipped.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Il y a deux ans, ils nous offraient une monstrueuse d\u00e9flagration avec <em>Taken By Force<\/em>, les aussies \u00e9lectriques (scie \u00e9lectrique&#8230;. mouarrrrrffffff) de <strong>Civic<\/strong> reviennent avec un album tout aussi passionnant. Continuant de creuser dans ce garage rock venu de l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 le genre augurait du punk \u00e0 venir (p\u00e9riode <strong>MC5<\/strong> et <strong>Stooges<\/strong> donc), <em>Chrome Dipped<\/em> balance plusieurs tubes en puissance d&rsquo;un proto-punk studieux, l\u00e9ch\u00e9 aux influences parfaitement dig\u00e9r\u00e9es sans jamais faire dans le copycat. Aff\u00fbt\u00e9 comme un boomerang, blind\u00e9 de riffs sur-bandants et de m\u00e9lodies \u00e0 coller un priapisme \u00e0 un centriste impuissant, <em>Chrome Dipped<\/em> est une nouvelle ogive qui pourra tr\u00f4ner fi\u00e8rement dans une collection aux c\u00f4t\u00e9s des classiques du genre.<\/p>\n\n\n\n<p>#33 <strong>Wisp<\/strong> &#8211; <strong>If Not Winter<\/strong> (Interscope Records \/ Music Soup) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/upload.wikimedia.org\/wikipedia\/en\/1\/19\/If_Not_Winter_%28album%29.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Wisp<\/strong> est un one-woman band o\u00f9 la chanteuse-toutiste <em>Natalie Lu<\/em> officie dans un registre shoegaze\/dreampop avec des compositions \u00e9pur\u00e9es port\u00e9es par sa voix \u00e9vanescente. Difficile de trouver des qualificatifs \u00e0 ce premier album tant la musique de <strong>Wisp<\/strong> se vit et se vit m\u00eame intens\u00e9ment. Avec ses riffs ouat\u00e9s, son chant \u00e9th\u00e9r\u00e9, son infinie d\u00e9licatesse, <em>If Not Winter<\/em> se conjugue au plus-que-parfait.<\/p>\n\n\n\n<p>#32 <strong>Damage Done<\/strong> &#8211; <strong>Stranger Skies<\/strong> (Klonosphere) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a2087763791_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>En 2019, <em>Nicolas Foucaud<\/em> de <strong>Los Disidentes Del Sucio Motel<\/strong> sortait le magnifique projet, <strong>Sapiens<\/strong>, en compagnie de cadors de la sc\u00e8ne alternative fran\u00e7aise. On a trouv\u00e9 les dignes h\u00e9ritiers avec les Nantais de <strong>Damage Done<\/strong> qui proposent avec leur premier album un bijou de rock acoustique intimiste qui invoque l&rsquo;esprit des <em>MTV Unplugged<\/em>. <strong>Stranger Skies<\/strong> est un album profond et d&rsquo;une sensibilit\u00e9 \u00e0 fleur de peau qui prend aux tripes d\u00e8s le premier accord.<\/p>\n\n\n\n<p>#31 <strong>Brieg Guerveno<\/strong> &#8211; <strong>Un Noz A Vo<\/strong> (ZRP) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/37\/d4\/1f\/18863159\/1507-1\/tsp20250409095056\/Un-Noz-A-Vo.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s un magnifique Vel Ma Vin, le chanteur breton et bretonnant <strong>Brieg Guerveno<\/strong>, v\u00e9ritable voyageur musical, passe d&rsquo;un folk minimaliste \u00e0 une musique \u00e9th\u00e9r\u00e9e entre dream pop, downtempo et trip hop. A l&rsquo;image de la voix chaleureuse de <em>Brieg Guerveno<\/em> et de son chant qui sert de superbe \u00e9crin \u00e0 sa langue maternelle, les nappes electro planantes ach\u00e8vent de faire d&rsquo;<em>Un Noz a Vo <\/em>un compagnon id\u00e9al pour la m\u00e9ditation. Encore une fois <strong>avec Brieg Guerveno<\/strong>, on part loin, au-del\u00e0 du Finist\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>#30 <strong>Ellereve<\/strong> &#8211; <strong>Umbra<\/strong> (Eisenwald) (Allemagne)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a2202468521_16.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Dans la s\u00e9rie \u00ab\u00a0les mecs qui balancent les sorties de Metalorgie sont \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la plaque\u00a0\u00bb, nouvel \u00e9pisode avec ce nouvel album d&rsquo;<strong>Ellereve<\/strong>, one-woman band que ce site continue d&rsquo;ignorer all\u00e8grement (au profit s\u00fbrement d&rsquo;un album de rap\/trap hors sujet), comme c&rsquo;\u00e9tait le cas pour <strong>Wegferend<\/strong>, entre autres. Et pourtant, <strong>Ellereve <\/strong>est sign\u00e9 chez Eisenwald, label allemand orient\u00e9 black et ce nouvel album compte des invit\u00e9s comme<em> JJ<\/em> (<strong>Harakiri for the Sky<\/strong>, <strong>Karg<\/strong>) et <strong>Heretoir<\/strong>. Tant pis pour cette page, les gars ratent une nouvelle merveille d&rsquo;<strong>Ellereve<\/strong>, album o\u00f9 <em>Elisa Giulia Teschner<\/em> s&rsquo;est entour\u00e9e d&rsquo;un trio qui s&rsquo;accorde impeccablement \u00e0 sa d\u00e9marche. On retrouve avec gourmandise cette alliance entre des rythmiques plomb\u00e9es entre doom et post-metal, ces riffs de mammouth, ce dark folk visc\u00e9ral et la voix magnifique de la chanteuse, une voix qui, une fois de plus, nous transporte tr\u00e8s loin et nous ferait d\u00e9crocher la larme. Avec cette nouvelle perle,<strong> Ellereve<\/strong> s&rsquo;inscrit dans les groupes d\u00e9finitivement incontournables de son genre.<\/p>\n\n\n\n<p>#29 <strong>-ii-<\/strong> &#8211; <strong>Apostles of the Flesh<\/strong> (Autoproduction) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a1025693034_16.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deuxi\u00e8me album pour <strong>-ii-<\/strong>, groupe venu de Nancy et proposant un m\u00e9lange entre dark folk, dark pop et indus. On trouve un chant \u00e0 la crois\u00e9e entre <strong>Ava Inferi,<\/strong> <strong>Wegferend<\/strong> ou encore <strong>Solventis<\/strong> et des ambiances musicales vari\u00e9es allant jusqu&rsquo;au trip hop ou des touches des d\u00e9buts d&rsquo;<em>\u00c9milie Simon<\/em>. Musicalement c&rsquo;est riche, les registres vocaux d&rsquo;<em>H\u00e9l\u00e8ne Ruzic<\/em> sont vari\u00e9s, allant jusqu&rsquo;au spoken word sur le seul titre chant\u00e9 en fran\u00e7ais d&rsquo;une sensualit\u00e9 t\u00e9n\u00e9breuse. C&rsquo;est \u00e9l\u00e9gant, d\u00e9licat, g\u00e9n\u00e9reux et surtout c&rsquo;est beau.<\/p>\n\n\n\n<p>#28 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=78564\"><strong>1914<\/strong> &#8211; <strong>Viribus Unitis<\/strong><\/a> (Napalm Records) (Ukraine)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.metalorgie.com\/media\/cache\/release_cover_large\/images\/release\/1914-viribus-unitis.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Qu&rsquo;il est bon de retrouver <strong>1914<\/strong>. 4 ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis <em>Where Fear and Weapon Meet<\/em>. Entre-temps, les Russes ont envahi l&rsquo;Ukraine et les deux pays sont partis dans une guerre semblant sans fin, et <strong>1914<\/strong>, groupe ukrainien tournant autour de la premi\u00e8re guerre mondiale s&rsquo;est retrouv\u00e9 pris dans le m\u00eame cauchemar que celui dans lequel il forge sa musique (le groupe s&rsquo;est fait r\u00e9guli\u00e8rement \u00e9cho de la situation sur les r\u00e9seaux sociaux). <em>Viribus Unitis<\/em> ne change pas radicalement sa recette avec un blackened death sludgy immersif et d&rsquo;une noirceur cr\u00e9pusculaire nous plongeant dans les 4 ann\u00e9es d&rsquo;horreur dont plusieurs dirigeants sembleraient vouloir nous faire un remake. Magistralement produit, parfaitement ex\u00e9cut\u00e9, <em>Viribus Unitis<\/em> jouit en plus d&rsquo;un superbe final en 3 parties invitant des chanteurs comme <em>J\u00e9r\u00f4me Reuter<\/em> de <strong>Rome<\/strong> ou <em>Aaron Stainthorpe<\/em> le d\u00e9sormais ex (et c&rsquo;est franchement triste) frontman de <strong>My Dying Bride<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>#27 <strong>Rome<\/strong> &#8211; <strong>Civitas Solis<\/strong> (Trisol) (Luxembourg)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/85\/e4\/1d\/18736261\/1507-1\/tsp20250318154251\/Civitas-Solis.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>V\u00e9ritable stakhanoviste, <em>J\u00e9r\u00f4me Reuter<\/em> a sorti avec son projet <strong>Rome<\/strong> au moins un album et\/ou un EP par an depuis 20 ans. En 2025, il a sorti pas moins de 7 LP (!!!) dont des anthologies et 4 albums. Apr\u00e8s la suite de ses <em>Dublin Sessions<\/em>, il sort <em>Civitas Solis<\/em>, dans l&rsquo;esprit de <em>Hegemonikon<\/em> et de <em>Gates of Europe<\/em>. M\u00ealant dark folk et une new wave presque martiale et implacable, Rome fait \u00e0 nouveau tr\u00e8s fort avec un album sensible et immersif, prenant de bout \u00e0 bout et inspir\u00e9. Rome confirme encore une fois son statut de tr\u00e9sor national luxembourgeois.<\/p>\n\n\n\n<p>#26 <strong>ASkySoBlack<\/strong> &#8211; <strong>Touch Heaven<\/strong> (New Morality Zine) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a1756125812_16.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>\u00ab\u00a0Va ranger ta chambre! &#8211; Non, t&rsquo;es pas ma m\u00e8re! &#8211; Je sais, je suis ton p\u00e8re! &#8211; C&rsquo;est pas une raison pour me dire de ranger ma chambre! &#8211; Bordel, y a s\u00fbrement un cadavre, va ranger ta chambre!\u00a0\u00bb<\/em> On ne saura jamais la suite de la conversation au moment o\u00f9 la photo pour l&rsquo;artwork a \u00e9t\u00e9 prise mais l&rsquo;essentiel est ailleurs :<strong> ASkySoBlack<\/strong> risque fort d&rsquo;\u00eatre une des plus belles r\u00e9v\u00e9lations musicales de l&rsquo;ann\u00e9e. Pour son premier album, le quatuor a fait fort. Un rock alternatif rac\u00e9 et \u00e9l\u00e9gant, antith\u00e8se du shoegaze qui est fortement influenc\u00e9 par <em>Chino Moreno<\/em>. Riffs par moments \u00e0 la <em>Stephen Carpenter,<\/em> batterie au toucher soyeux, pr\u00e9cis et fin et puis il y a la voix de <em>Jordan Shteif<\/em>, une voix trainante, caresse pour les tympans, une voix \u00e0 la <em>Chino Moreno<\/em> qui colle des eargasms \u00e0 la pelle, similaire jusque dans les beuglantes. Seul b\u00e9mol, c&rsquo;est un brin court : 30 minutes c&rsquo;est pas assez quand on a un album aussi savoureux. Bon, peut \u00eatre que ce n\u2019est pas plus mal parce que la chambre a pu \u00eatre rang\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>#25 <strong>Shedfromthebody <\/strong>&#8211; <strong>Whisper and Wane<\/strong> (autoproduction) (Finlande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a2976605715_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Sous cette pochette, qui pourrait faire penser \u00e0 une photo de moi en train de d\u00e9m\u00ealer des fils de casques, se cache le cinqui\u00e8me album de <strong>Shedfromthebody<\/strong>, chanteuse-toutiste-productrice qui \u00e9volue entre doom metal coupl\u00e9 \u00e0 du shoegaze (ou doomgaze) et post-metal. On retrouve un esprit de groupes comme <strong>Lethian Dreams<\/strong> avec des guitares massives et prenantes m\u00eal\u00e9es \u00e0 une voix d&rsquo;une douceur cristalline, presque fantomatique. <em>Whisper and Wane<\/em> est un v\u00e9ritable nectar pour les oreilles, un album d&rsquo;une beaut\u00e9 terrassante, qui transporte dans un monde de volupt\u00e9s. Magnifique de bout en bout, prenant, envo\u00fbtant, immersif, les adjectifs manquent face \u00e0 ce qui pourrait se d\u00e9finir comme tout simplement de la beaut\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat pur.<\/p>\n\n\n\n<p>#24 <strong>Shedfromthebody<\/strong> &#8211; <strong>Everything Out There Has Teeth <\/strong>(Autoproduction) (Finlande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a3420795633_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>A peine quelques mois apr\u00e8s le magnifique <em>Whisper and Wane<\/em>, <strong>Shedfromthebody <\/strong>r\u00e9cidive d\u00e9j\u00e0 avec cet album dont la pochette semble \u00eatre des chevaux qui regardent \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;une maison la jeune fille qui est emm\u00eal\u00e9e dans les fils de son casque de la pochette de l&rsquo;album pr\u00e9c\u00e9dent. On retrouve la m\u00eame recette, \u00e0 savoir un doomgaze tour \u00e0 tour plomb\u00e9 et a\u00e9rien o\u00f9 la chanteuse-toutiste nous gratifie de son superbe chant \u00e9th\u00e9r\u00e9. Coup sur coup, <strong>Shedfromthebody<\/strong> nous colle deux branl\u00e9es pour le prix d&rsquo;une cette ann\u00e9e. C&rsquo;est d&rsquo;une beaut\u00e9 folle et on d\u00e9colle d\u00e8s la premi\u00e8re note sans avoir envie d&rsquo;atterrir.<\/p>\n\n\n\n<p>#23 <strong>Suede &#8211;<\/strong> <strong>Antidepressants<\/strong> (BMG) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/19\/e7\/21\/18999065\/1507-1\/tsp20250519090041\/Antidepreants-Edition-Deluxe.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Au risque d&rsquo;en choquer plus d&rsquo;un, <strong>Suede <\/strong>n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 le groupe de rock britannique que j&rsquo;ai le mieux connu des ann\u00e9es 90, bien que j\u2019aie du respect pour la stature du groupe, \u00e0 l&rsquo;instar de formations comme <strong>Pulp<\/strong>. Cinqui\u00e8me album depuis la reformation de <strong>Suede<\/strong>, <em>Antidepressants <\/em>est un album pas port\u00e9 sur la gaudriole avec des \u00e9lans post-punk\/new wave et des intonations \u00e0 la <strong>The Cure<\/strong>, pas pour me d\u00e9plaire d&rsquo;ailleurs. A l&rsquo;image de sa pochette, <em>Antidepressants <\/em>est un album qui prend aux tripes, port\u00e9 par un <em>Brett Anderson<\/em> habit\u00e9 et des musiciens inspir\u00e9s et inspirants, un v\u00e9ritable tsunami \u00e9motionnel qui emporte tout sur son passage.<\/p>\n\n\n\n<p>#22 <strong>Messa<\/strong> &#8211; <strong>The Spin<\/strong> (Metal Blade Records) (Italie)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/2a\/23\/1d\/18686762\/1540-1\/tsp20250221133358\/The-Spin.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>En 10 ans, <strong>Messa<\/strong> a su se tailler une jolie r\u00e9putation gr\u00e2ce \u00e0 des albums salu\u00e9s par la critique et les fans, et ce n\u2019est pas <em>The Spin<\/em> qui va faire un \u00e9cueil dans la trajectoire du groupe, loin de l\u00e0. Avec son doom-rock de bonne tenue, ses riffs de mammouth de la paire de gratteux, sa batterie massive et la magnifique voix de <em>Sara<\/em>, chaque chanson transperce l&rsquo;\u00e2me de celui qui l&rsquo;\u00e9coute. Empilant des morceaux de tr\u00e8s belle factures, <em>The Spin<\/em> se pose comme un incontournable du genre.<\/p>\n\n\n\n<p>#21 <strong>M\u00fctterlein<\/strong> \u2013 <strong>Amidst The Flames, May Our Organs Resound<\/strong> (Debemur Morti Productions) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/45\/58\/20\/18896965\/1507-1\/tsp20250410170234\/Amidst-The-Flames-May-Our-Organs-Resound.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Marion Leclercq<\/em> frappe pour la troisi\u00e8me fois avec son projet <strong>M\u00fctterlein<\/strong>, droit dans la philosophie de chez Debemur Morti, \u00e0 savoir une musique exigeante, intransigeante, pas franchement faite pour le grand public et empreinte d&rsquo;une noirceur \u00e0 faire bander un aveugle. Comme pour son effort pr\u00e9c\u00e9dent, <strong>M\u00fctterlein<\/strong> propose de nouveau une musique difficilement classable, frapp\u00e9e des sceaux du darkwave, d&rsquo;une musique indus des plus glaciales avec des vocalises \u00e0 la lisi\u00e8re du black metal, passablement habit\u00e9es et douloureuses. Encore une fois, c&rsquo;est une v\u00e9ritable exp\u00e9rience aux confins de la folie la plus visc\u00e9rale que nous propose <em>Dame Leclercq<\/em>, un album qui nous plonge dans des paysages int\u00e9rieurs inhospitaliers, un Enfer personnel o\u00f9 les \u00e2mes sont meurtries et les corps marqu\u00e9s au fer rouge.<\/p>\n\n\n\n<p>#20 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=78061\"><strong>Paradise Lost<\/strong> &#8211; <strong>Ascension<\/strong><\/a> (Nuclear Blast Records) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/41sdvyUwHmL._SX354_SY354_BL0_QL100__UXNaN_FMjpg_QL85_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Cinq ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis l&rsquo;excellent <em>Obsidian<\/em>. <strong>Paradise Lost<\/strong> revient apr\u00e8s le plus long gap entre deux albums (sauf si je compte la ressortie d&rsquo;<em>Icon<\/em> en 2023 pour les 30 ans de l&rsquo;album). Depuis 2020, on ne peut pas dire que <em>Nick Holmes<\/em> et <em>Greg McKintosh<\/em> aient ch\u00f4m\u00e9, le premier ayant sorti un album avec <strong>Bloodbath<\/strong>, le deuxi\u00e8me de m\u00eame avec <strong>Strigoi<\/strong> et les deux r\u00e9unis pour le side-project <strong>Host<\/strong>, hommage \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque synth-pop\/new wave de <strong>Paradise Lost<\/strong>. Des vacances qui ont fait du bien quand on voit le niveau affich\u00e9 sur <em>Ascension<\/em>. A l&rsquo;instar d&rsquo;<em>Obsidian<\/em>, <em>Ascension <\/em>fait le lien avec des albums comme <em>The Plague Within<\/em> mais aussi <em>In Requiem<\/em> tant au niveau du chant que des compositions. On a donc du doom death massif avec growl surpuissant mais aussi des atmosph\u00e8res plus gothic \u00e0 chant clair avec \u00e0 chaque fois un Holmes tr\u00e8s en verve mais aussi <em>McKintosh<\/em> de haute tenue tant dans les solis tr\u00e8s mckintoshiens que la qualit\u00e9 des compositions. D&rsquo;ailleurs, \u00e0 part au poste de batteur (cette fois, c&rsquo;est <em>Guido Zima<\/em> qui s&rsquo;y colle), le groupe est plut\u00f4t solide dans son line-up et la compl\u00e9mentarit\u00e9 dans le jeu s&rsquo;en ressent. Avec 37 ans au compteur et 17 albums dans les pattes, <strong>Paradise Lost<\/strong> n&rsquo;a rien \u00e0 prouver et, loin des turbulences qu&rsquo;a connues le groupe quand il s&rsquo;est trop \u00e9cart\u00e9 de sa musique originelle, <strong>Paradise Lost<\/strong> peut couler des jours paisibles, le cul bien viss\u00e9 sur le tr\u00f4ne d&rsquo;un genre un peu hybride dont il est le roi naturel.<\/p>\n\n\n\n<p>#19 <strong>Rome<\/strong> \u2013 <strong>The Hierophant<\/strong> \/ <strong>The Tower<\/strong> (Trisol) (Luxembourg)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img src=\"https:\/\/www.metalglory.com\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/rome.jpg\" alt=\"\" width=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Bourreau de travail, J\u00e9r\u00f4me Reuter a d\u00e9cid\u00e9 de boucler l&rsquo;ann\u00e9e 2025 en sortant plusieurs skeuds d&rsquo;un coup dont deux albums : The Hierophant et The Tower. Le premier tourne autour du mysticisme et de la spiritualit\u00e9, le deuxi\u00e8me propose un voyage musical dans les diff\u00e9rentes facettes du folk avec des influences comme Nick Cave, Johnny Cash voire Me and That Man. Dans le pur esprit du EP Defiance, Rome nous sort deux bijoux acoustiques, v\u00e9hicules d&rsquo;un dark folk visc\u00e9ral qui prend aux tripes et musclent les glandes lacrymales.<\/p>\n\n\n\n<p>#18 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=77014\"><strong>Rivers of Nihil<\/strong> &#8211; <strong>Rivers of Nihil<\/strong><\/a> (Metal Blade Records) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.metalblade.com\/riversofnihil\/img\/cover.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>&nbsp;Quand j\u2019ai \u00e9cout\u00e9 l\u2019album, on ne savait pas si <strong>Gojira<\/strong> allait sortir un album cette ann\u00e9e mais si c&rsquo;\u00e9tait le cas, il y aurait eu s\u00fbrement d\u00e9bat entre nos frenchies, le dernier <strong>Fallujah<\/strong> et ce cinqui\u00e8me album de <strong>Rivers of Nihil<\/strong>. Autant le dire d&rsquo;entr\u00e9e, <em>Rivers of Nihil<\/em> est sublime. Je pourrais mentionner l&rsquo;alternance chant clair\/growl du plus bel effet, les riffs \u00e9l\u00e9gants, la basse classieuse, la batterie subtile, la production aux petits oignons mais ce sont les magnifiques \u00e9lans de saxophone alto ou les incursions de banjo qui ont parachev\u00e9 le chef d&rsquo;\u0153uvre, un saxo envo\u00fbtant qui donne encore plus de profondeur au propos. Alors que les pennsylvaniens jouissent d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;une belle r\u00e9putation, cet album \u00e9ponyme les fait compl\u00e8tement changer de dimension.<\/p>\n\n\n\n<p>#17 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=77121\"><strong>Fallujah<\/strong> &#8211; <strong>Xenotaph<\/strong><\/a><strong> <\/strong>(Nuclear Blast Records) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/newnoisemagazine.com\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Fallujah_-_Xenotaph_1500px_cd_cover__90519-e1749702465909.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Tartasse cosmique avec ce magnifique sixi\u00e8me album de<strong> Fallujah<\/strong>. Le quatuor nous r\u00e9gale d\u00e8s les premiers instants de <em>Xenotaph<\/em> avec une production l\u00e9ch\u00e9e et muscl\u00e9e. L&rsquo;alternance chant clair\/growl fait mouche, la paire de gratteux (dont la nouvelle recrue <em>Sam Mooradian<\/em>) nous gratifie de riffs sublimes, la basse est impeccable, la batterie \u00e0 la fois rapide, technique et subtile. Difficile de parler de <em>Xenotaph<\/em> sans empiler les superlatifs tant ce nouvel opus est g\u00e9n\u00e9reux et riche en moments o\u00f9 on bave en se prenant \u00e0 dire \u00ab\u00a0oh bordel que c&rsquo;est bon\u00a0\u00bb. Dans les must du death progressif de l&rsquo;ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>#16 <strong>Rotting Christ<\/strong> &#8211; <strong>35 Years of Evil Existence, Live in Lycabettus<\/strong> (Season of Mist) (Gr\u00e8ce)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81kkTERRlSL.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>35 ans de carri\u00e8re et le statut non seulement de pilier de la sc\u00e8ne grecque mais aussi celui d&rsquo;une des formations de black metal les plus respect\u00e9es de la sc\u00e8ne europ\u00e9enne hors Scandinavie, \u00e7a vous pose un groupe. Le 25 avril, <strong>Rotting Christ<\/strong> a f\u00eat\u00e9 \u00e7a dignement avec un concert dans un th\u00e9\u00e2tre antique situ\u00e9 sur le mont Lycabette \u00e0 Ath\u00e8nes. Au menu, deux heures de concert et des titres tir\u00e9s du dernier album mais aussi de la discographie des hell\u00e8nes. Deux heures de communion avec un public tout acquis \u00e0 sa cause. <strong>Rotting Christ<\/strong> ne se fout pas de la gueule des fans et balance un live monstrueux et b\u00e9n\u00e9ficiant d&rsquo;une captation l\u00e9ch\u00e9e et d&rsquo;une set-list solide.<\/p>\n\n\n\n<p>#15 <strong>Moonspell + Orquestra Sinfonietta de Lisboa <\/strong>&#8211;<strong> Opus Diabolicum : The Orchestral Live Show<\/strong> (Napalm Records) (Portugal)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a2130659423_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Quand <strong>Moonspell <\/strong>sort un live, ce n\u2019est pas pour se foutre de la gueule du monde. Trois ans apr\u00e8s un concert enregistr\u00e9 dans une grotte 80 m\u00e8tres sous la surface, cette fois, ils font un live symphonique avec l&rsquo;<strong>Orchestre Symphonique de Lisbonne<\/strong>. Au menu, l&rsquo;album <em>1755<\/em> revisit\u00e9 et des titres phares de leur discographie interpr\u00e9t\u00e9s par <strong>Moonspell <\/strong>et pas moins de 45 musiciens. Le r\u00e9sultat, double galette d&rsquo;une dur\u00e9e de pr\u00e8s de 100 minutes est impressionnant, la puissance du dark metal de <strong>Moonspell <\/strong>se conjugant \u00e0 merveille avec celle de l&rsquo;orchestre. Les morceaux, pourtant d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s denses \u00e0 la base, prennent une amplitude suppl\u00e9mentaire. Apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9norme live sympho de <strong>Septicflesh<\/strong>, c&rsquo;est encore une preuve que ce type de concert fonctionne \u00e0 merveille. Tr\u00e9sor national lusitanien, <strong>Moonspell<\/strong> sort un live \u00e0 la mesure d&rsquo;un statut de plus en plus indiscutable.<\/p>\n\n\n\n<p>#14 <strong>Der Weg Einer Freiheit<\/strong> &#8211; <strong>Innern<\/strong> (Season of Mist) (Allemagne)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/a9\/c1\/24\/19186089\/1540-1\/tsp20250721172155\/Innern.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Sous la photo de cet endroit tout mimi, o\u00f9 on a envie d&rsquo;envoyer les membres de notre gouvernement tester l&rsquo;apesanteur, se cache le 6\u00e8me album de <strong>Der Weg Einer Freiheit<\/strong>, groupe incapable de faire un mauvais album, m\u00eame un passable. <strong>Der Weg Einer Freiheit<\/strong> continue de nous proposer un black\/post-black riche, foisonnant d&rsquo;id\u00e9es et passionnant. Ils ont beau m&rsquo;avoir impressionn\u00e9 par le pass\u00e9, ils ont r\u00e9ussi \u00e0 monter encore le cursus pour nous offrir le meilleur de leur art, rien que \u00e7a.<\/p>\n\n\n\n<p>#13 <strong>The Vintage Caravan<\/strong> &#8211; <strong>Portals<\/strong> (Napalm Records) (Islande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/da\/2e\/24\/19148506\/1540-1\/tsp20250707152131\/Portals.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>En presque vingt ans d&rsquo;existence, <strong>The Vintage Caravan<\/strong> est pass\u00e9 de groupe de petits prodiges \u00e0 incontournable de la sc\u00e8ne blues-rock et ce, gr\u00e2ce \u00e0 des albums salu\u00e9s \u00e0 juste titre. Et encore une fois, on a l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;un groupe qui s&rsquo;est hiss\u00e9 parmi les plus grands avec une production l\u00e9ch\u00e9e, des partoches de guitares sublimes, un chant inspir\u00e9, des m\u00e9lodies imm\u00e9diates et un groove instinctif (sans compter le feat de bonne tenue de <em>Mikael \u00c5kerfeldt<\/em> d&rsquo;<strong>Opeth<\/strong>). Et m\u00eame si les interludes cassent un peu le rythme (bien qu\u2019ils donnent un cachet psych\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ensemble), <em>Portals<\/em> s&rsquo;\u00e9coute comme un nouveau sommet d&rsquo;un groupe qui n&rsquo;a jamais cess\u00e9 de tutoyer les cimes.<\/p>\n\n\n\n<p>#12 <strong>Wardruna<\/strong> &#8211;<strong> Birna<\/strong> (By Norse Music\/Columbia Records) (Norv\u00e8ge)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/94\/8a\/17\/18320020\/1540-1\/tsp20240927102103\/Birna.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Un album de <strong>Wardruna<\/strong>, c&rsquo;est toujours une exp\u00e9rience \u00e0 part. Pilier ind\u00e9boulonable de la sc\u00e8ne pagan folk, le combo norv\u00e9gien revient quatre ans apr\u00e8s le monumental <em>Kvitravn<\/em>. Cette fois, l&rsquo;album est centr\u00e9 sur l&rsquo;ours (pas l&rsquo;ours robuste, sinon il se serait appel\u00e9 Bernard, m\u00eame s&rsquo;il nous met au tapis\u2026.mouarrrrrffffff&#8230;.enfin bref), animal synonyme de puissance et de connexion \u00e0 la terre et au vivant. D\u00e8s la premi\u00e8re note s&rsquo;op\u00e8re une exp\u00e9rience de l\u00e2cher prise et de voyage int\u00e9rieur. Profond\u00e9ment immersif, <em>Birna<\/em> est un bijou d&rsquo;\u00e9motion brute. Envoutant, hypnotique, il nous fait partir loin dans l&rsquo;immensit\u00e9 des paysages scandinaves \u00e0 dos de plantigrade et on ne peut que remercier <strong>Wardruna <\/strong>pour ce cadeau.<\/p>\n\n\n\n<p>#11 <strong>Psychonaut<\/strong> &#8211; <strong>World Maker<\/strong> (Pelagic Records) (Belgique)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/fd\/23\/25\/19211261\/1540-1\/tsp20250915131113\/World-Maker.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Trois ans apr\u00e8s le monumental <em>Violate Consensus Reality<\/em> (et son sublime morceau qui invitait la cr\u00e8me de la cr\u00e8me locale), <strong>Psychonaut<\/strong> revient pour un troisi\u00e8me opus. Spoiler alert : c&rsquo;est tout aussi bon. Le post-metal de <strong>Psychonaut<\/strong> s&rsquo;av\u00e8re toujours aussi spectaculaire, toujours aussi profond, toujours aussi immersif. Des compos au chant en passant par la production, mais aussi l&rsquo;\u00e9motion, <strong>Psychonaut <\/strong>continue de se conjuguer au plus-que-parfait. Chaque morceau est une merveille, rien de moins. Un v\u00e9ritable cadeau pour les oreilles.<\/p>\n\n\n\n<p>#10 ex aequo <strong>Last Train <\/strong>&#8211;<strong> III<\/strong> (Last Train Productions \/ [PIAS] Recordings) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/71\/3c\/19\/18431089\/1520-1\/tsp20241112141122\/III.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Huit ans apr\u00e8s leur formation, <strong>Last Train <\/strong>s&rsquo;est fait un nom au sein du rock fran\u00e7ais. Un nom qui a permis au quatuor de tenter de nouvelles choses comme (l&rsquo;an dernier) un live symphonique dans un esprit de bande originale de film qui n&rsquo;existe pas. De retour en studio pour la premi\u00e8re fois depuis 2019, Last Train nous a concoct\u00e9 une bombinette semblant sortie des rues de Seattle dans les ann\u00e9es 90. Sur <em>III<\/em>, <strong>Alice in Chains <\/strong>et <strong>Soundgarden<\/strong> ne sont pas loin, tout comme le <strong>Silverchair<\/strong> de Neon Ballroom au niveau des riffs presque noisy de <em>Jean-No\u00ebl Scherrer<\/em> et <em>Julien Peultier<\/em> et on peut parier que <em>Jerry Cantrell<\/em>, <em>Kim Thayil<\/em> ou encore <em>Daniel Johns<\/em> trouveraient <em>III<\/em> \u00e0 leur go\u00fbt. En 2025, l&rsquo;\u00e8re grunge fait son come-back et avec ce troisi\u00e8me opus (qui se conclut par un final \u00e0 coller une trique monumentale \u00e0 un paresseux en pleine descente) de <strong>Last Train<\/strong>, nous en avons un merveilleux exemple.<\/p>\n\n\n\n<p>#10 <strong>Alien Boy<\/strong> &#8211; <strong>You Wanna Fade?<\/strong> (Get Better Records) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/media.pitchfork.com\/photos\/682508c29c6ded4d8f3fd55a\/1:1\/w_450%2Cc_limit\/Alien_Boy_You_Wanna_Fade_cover_art.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Sous cette pochette qui fait penser \u00e0 un obscur groupe indie pour hipsters se cache l&rsquo;un des albums rock de l&rsquo;ann\u00e9e. On n&rsquo;est pas dans les ann\u00e9es 90 mais on s&rsquo;y croirait tant <strong>Alien Boy<\/strong> transpire d&rsquo;un amour fou et sinc\u00e8re pour le rock alternatif de l&rsquo;\u00e9poque, et \u00e7a s&rsquo;entend clairement sur ce quatri\u00e8me album. Dans le mur de son qui met la voix l\u00e9g\u00e8rement en retrait, on croise des inspirations du <strong>The Cure<\/strong> de l&rsquo;album <em>Wish<\/em> (notamment <em>A Letter to Elise<\/em>), des riffs agressifs des <strong>Smashing Pumpkins<\/strong> de <em>Siamese Dreams<\/em>, du<strong> Radiohead<\/strong> de <em>Pablo Honey<\/em> ou des \u00e9lans des <strong>Pixies<\/strong> de <em>Where is my Mind<\/em>. <strong>Alien Boy<\/strong> conna\u00eet son sujet et sait pertinemment dig\u00e9rer ses influences pour se forger sa propre musique prenante, passionnante, foisonnant d&rsquo;id\u00e9es et donnant des envies compulsives de s&rsquo;exciter sur la touche repeat. Ce <em>You Wanna Fade<\/em> n&rsquo;aurait pas d\u00e9pareill\u00e9 dans un des trois volumes de la compilation <em>Reservoir Rock<\/em> ou <em>MTV Fresh<\/em>, ou dans la mixtape fait maison d&rsquo;un amateur de rock alternatif. On a envie de ressortir son vieux t-shirt d\u00e9lav\u00e9 et ses futals trou\u00e9s. Avec <em>You Wanna Fade<\/em>, on renoue avec les raisons qui nous rendaient fous amoureux du rock alternatif des 90s. Le genre n&rsquo;est pas mort et avec des groupes comme <strong>Alien Boy<\/strong>, il retrouve une seconde jeunesse.<\/p>\n\n\n\n<p>#9 ex aequo <strong>Stoned Jesus <\/strong>&#8211;<strong> Songs to Sun<\/strong> (Season of Mist) (Ukraine)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/4b\/0d\/25\/19205451\/1540-1\/tsp20250729141054\/Songs-to-sun.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir une quasi-impossibilit\u00e9 de d\u00e9fendre en live son pr\u00e9c\u00e9dent disque en raison de l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine, <strong>Stoned Jesus<\/strong> revient avec un 6\u00e8me album en 16 ans. <em>Songs to Sun<\/em> a beau faire 41 minutes pour 6 titres, le groupe r\u00e9ussit \u00e2 rendre chaque note passionnante pour d\u00e9livrer un album parfaitement parfait, sans faute de go\u00fbt, avec des m\u00e9lodies prenantes, des riffs sublimes et un final fleuve \u00e0 couper le souffle.<\/p>\n\n\n\n<p>#9 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=76531\"><strong>Deafheaven<\/strong> &#8211; <strong>Lonely People with Power<\/strong><\/a> (Roadrunner Records) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81X2F+wZdiL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Deafheaven <\/strong>n&rsquo;en finira jamais de surprendre. Apr\u00e8s un virage shoegaze conclu avec un <em>Infinite Granite<\/em> hyper m\u00e9ditatif, le quintette de San Francisco revient vers ses premi\u00e8res amours avec des compositions a\u00e9riennes du plus bel effet mais coupl\u00e9es au chant passablement habit\u00e9 et hyper hargneux de <em>George Clarke<\/em> pour un blackgaze\/post-black metal du plus bel effet, alternant le chaud et le froid et conviant le bassiste de <strong>Beck<\/strong> pour des lignes de claviers \u00e9l\u00e9gantes, ainsi que le chanteur d&rsquo;<strong>Interpol<\/strong> <em>Paul Banks<\/em>, et la r\u00e9alisatrice <em>Jae Matthews<\/em> (\u00e9galement chanteuse de <strong>Boy Harsher<\/strong>) pour du spoken word. Entre le choix des invit\u00e9s plut\u00f4t \u00e9tonnant, la qualit\u00e9 des compositions et cette dualit\u00e9 entre les tonalit\u00e9s de la musique et du chant, <strong>Deafheaven<\/strong>, revenant \u00e0 son style originel, livre un futur classique.<\/p>\n\n\n\n<p>#8 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=76089\"><strong>Saor<\/strong> &#8211; <strong>Amidst The Ruins<\/strong><\/a><strong> <\/strong>(Season of Mist) (\u00c9cosse)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/dd\/9d\/19\/18456029\/1507-1\/tsp20241125131108\/Amidst-The-Ruins.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Aaaaah l&rsquo;\u00c9cosse, le Flower of Scotland entonn\u00e9 a capella \u00e0 Murrayfield, les kilts avec les couilles \u00e0 l\u2019air, le Loch Ness et son monstre, les ch\u00e2teaux, les h\u00e9ros ind\u00e9pendantistes qui ont combattu les Anglois&#8230; On peut, depuis quelques ann\u00e9es, rajouter <strong>Saor<\/strong> comme garant de l&rsquo;identit\u00e9 locale, ou du moins l&rsquo;identit\u00e9 cal\u00e9donienne (dans le sens de l&rsquo;ancien nom de l&rsquo;\u00c9cosse). Depuis 2013, le one-man band d&rsquo;<em>Andy Marshall <\/em>brandit fi\u00e8rement cet h\u00e9ritage avec des albums \u00e9piques. Trois ans apr\u00e8s le sublime <em>Origins<\/em>,<strong> Saor<\/strong> sort son sixi\u00e8me album. Aid\u00e9 par des invit\u00e9s comme la violoniste <em>Jo Quail<\/em> ou la chanteuse (\u00e0 voix \u00e9th\u00e9r\u00e9e) musicienne <em>Ella Zlotos<\/em>, <em>Amidst the Ruins<\/em> est le prolongement de l&rsquo;\u0153uvre pr\u00e9c\u00e9dente, un album o\u00f9 les instants de toute puissance d&rsquo;un black pagan implacable &#8211; blast\u00e9, bard\u00e9 de gros riffs, emmen\u00e9 par des growls d&rsquo;ours &#8211; sont m\u00eal\u00e9s de moments suspendus o\u00f9 la musique traditionnelle nous entra\u00eene loin. Avec <em>Amidst the Ruins<\/em>, on se balade le long de ch\u00e2teaux en ruines, au bord de falaises o\u00f9 en contrebas, les vagues hostiles fouettent des rochers ac\u00e9r\u00e9s, et on se sent vivant, tout simplement.<\/p>\n\n\n\n<p>#7 <strong>Belnejoum<\/strong> &#8211; <strong>Dark Tales of Zarathustra<\/strong> (Antiq Records) (USA \/ Angleterre \/ Italie \/ \u00c9gypte)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a0814523941_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Le petit label fran\u00e7ais Antiq Records (<strong>Silhouette<\/strong>) aurait-il sign\u00e9 l&rsquo;un des plus gros coups de l&rsquo;ann\u00e9e avec <strong>Belnejoum<\/strong>? Derri\u00e8re ce nom obscur se cache un supergroupe international emmen\u00e9 par le chanteur et pianiste <em>Qaswad<\/em> et compos\u00e9 du guitariste <em>Fabio Bartolletti<\/em> et de l&rsquo;orchestrateur <em>Francesco Ferrini<\/em> (tous deux venus de <strong>Fleshgod Apocalypse<\/strong>), du bassiste d&rsquo;<strong>Annihilator<\/strong> <em>Rich Gray<\/em>, du batteur de <strong>Nile<\/strong> <em>George Kolias<\/em>, du guitariste <em>Ehab Salu<\/em> et de la chanteuse <em>Tamara Joki\u0107<\/em>. Pour ce premier album, ils ont convi\u00e9 un violoncelliste jouant sur un violoncelle du XVIII\u00e8me si\u00e8cle, un violoniste, un t\u00e9nor et un joueur de ney. Surtout, <em>Dark Tales of Zarathustra<\/em> a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du travail de <em>Fredrik Nordstr\u00f6m<\/em> qui a travaill\u00e9 avec <strong>At The Gates<\/strong>, <strong>In Flames<\/strong>, <strong>Dark Tranquility<\/strong>, <strong>Arch Enemy<\/strong>,<strong> Opeth<\/strong>, <strong>Soilwork<\/strong> ou <strong>Dimmu Borgir<\/strong>.<br><br>La liste des cr\u00e9dits est impressionnante et le r\u00e9sultat l&rsquo;est tout autant. Partant d&rsquo;un r\u00e9cit complexe, <em>Dark Tales of Zarathustra<\/em> est un album ambitieux, riche dans son orchestration, jouissant du talent de musiciens pourtant ne venant pas du black metal mais offrant un black metal m\u00e9lodique et symphonique \u00e0 fois limpide, rac\u00e9, \u00e9l\u00e9gant, plein de r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 des pi\u00e8ces classiques connues, et d&rsquo;une puissance d\u00e9vastatrice. Je pourrais enfiler les superlatifs \u00e0 la pelle mais les faits sont l\u00e0 : <strong>Belnejoum<\/strong> nous offre un voyage \u00e9pique o\u00f9 les plans gothiques c\u00f4toient la musique orientale, mais surtout un classique instantan\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>#6 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=77791\"><strong>Deftones <\/strong>&#8211;<strong> Private Music<\/strong><\/a> (Reprise \/ Warner) (USA)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/51xXCjPJyIL._UXNaN_FMjpg_QL85_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>En 1995, <strong>Deftones<\/strong> sortait son premier disque <em>Adrenaline<\/em>, petite bombe nu metal transpirant l&rsquo;urgence par tous les pores. Deux ans plus tard, le groupe montait le curseur avec l&rsquo;immortel <em>Around the Fur<\/em> avant de prendre ses distances avec le genre pour des influences nouvelles avec le cultissime <em>White Pony<\/em> (lequel des deux derniers est mon <strong>Deftones<\/strong> pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 ? Mon c\u0153ur balance). Depuis, les natifs de Sacramento n&rsquo;ont cess\u00e9 de surprendre quitte \u00e0 s&rsquo;ali\u00e9ner une partie des fans comme avec Gore. <strong>Deftones<\/strong> n&rsquo;a jamais cherch\u00e9 \u00e0 ressembler \u00e0 quiconque, stylisant m\u00eame l&rsquo;\u00e9criture des noms des morceaux, multipliant les coups de communication cryptiques. Avec <em>Private Music<\/em>, on retrouve un peu de sobri\u00e9t\u00e9. Renouant avec une certaine visc\u00e9ralit\u00e9, un c\u00f4t\u00e9 plus primal, <strong>Deftones<\/strong> sort un dixi\u00e8me album, qui se r\u00e9v\u00e8le couche par couche, \u00e9coute apr\u00e8s \u00e9coute. Au d\u00e9but, on se prend un gros bloc dans la gueule, le mix chirurgical encha\u00eenant les titres comme si cela ne faisait qu&rsquo;un \u00e9norme monolithe. Au fil des \u00e9coutes, la subtilit\u00e9 \u00e9merge. <em>Chino<\/em> nous r\u00e9gale toujours. Sa voix, l&rsquo;une des plus belles du metal, continuant de faire des merveilles. <em>Stephen Carpenter<\/em> n&rsquo;a peut-\u00eatre pas l&rsquo;inspiration des d\u00e9buts, ses riffs donnent toujours cette \u00e9paisseur suppl\u00e9mentaire \u00e0 l&rsquo;ensemble. L\u00e0 o\u00f9 <em>Ohms<\/em> brillait par son c\u00f4t\u00e9 pas toujours saisissable, <em>Private Music<\/em> est plus direct. Incapable de faire un mauvais album, <strong>Deftones<\/strong> continue \u00e0 se poser en patron, en groupe unique en son genre. Aid\u00e9 par une superbe production de Nick Raskulinecz qui avait \u0153uvr\u00e9 sur <em>Diamond Eyes<\/em> et <em>Koi No Yokan<\/em>, <em>Private Music<\/em> s&rsquo;imposera naturellement \u00e0 une place de choix dans les meilleurs albums de l&rsquo;ann\u00e9e voire de la carri\u00e8re de<strong> Deftones<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>#5 ex aequo <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=78703\"><strong>Blut Aus Nord <\/strong>\u2013 <strong>Ethereal Horizons<\/strong><\/a><strong> <\/strong>(Debemur Morti Productions) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/hardforce.com\/img\/uploads\/Albums\/2025\/11\/blut-aus-nord-ethereal-horizons-2025-6414-01.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deux ans apr\u00e8s Nahab, on aurait pu croire que Blut Aus Nord allait continuer Disharmonium et sonder encore plus loin les cauchemars les plus sombres, les peurs les plus visc\u00e9rales et l\u2019obscurit\u00e9 totale. Mais Blut Aus Nord ne va pas o\u00f9 on s\u2019attend et revient avec son album le plus lumineux depuis Hallucinogen. Plus a\u00e9rien que ce \u00e0 quoi nous avons \u00e9t\u00e9 habitu\u00e9s, Ethereal Horizons est un album contrast\u00e9. Ici, la peur ne vient plus d\u2019un univers cauchemardesque, mais de l\u2019espace infini que le projet de Vindsval ouvre sous nos pieds. Avec des ambiances a\u00e9riennes, des inclinaisons cold wave, des ch\u0153urs lithurgiques, des synth\u00e9s omnipr\u00e9sents, des pauses contemplatives et une orientation plus black atmosph\u00e9rique, Blut Aus Nord nous livre encore une fois un album hors normes, cosmique qui s\u2019\u00e9tend vers un infini o\u00f9 on pourrait se perdre.<\/p>\n\n\n\n<p>#5 <strong>Maudits <\/strong>&#8211;<strong> In Situ<\/strong> (Klonosphere) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/cdn.season-of-mist.com\/media\/catalog\/product\/cache\/2\/image\/500x500\/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95\/M\/a\/Maudits-In-Situ-LP-170613-1-1756380447.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>On ne s\u2019\u00e9tait pas encore remis de <em>Pr\u00e9cipice<\/em>, album dont le titre collait bien avec le climat politique fran\u00e7ais. On pouvait se dire que <strong>Maudits<\/strong> avait pli\u00e9 le game, comme disent les jeunes gens. Que nenni (comme disent les jeunes qui portent un pull nou\u00e9 autour des \u00e9paules), c&rsquo;\u00e9tait sans compter sur <em>In Situ<\/em>, troisi\u00e8me joyau de la couronne (attention au vol, les gars) de <strong>Maudits<\/strong>. En bons artisans joailliers qu&rsquo;ils sont, ils ont sorti un diamant maousse finement taill\u00e9. Le trio est devenu quatuor avec l&rsquo;arriv\u00e9e du violoncelliste <em>Rapha\u00ebl Verguin<\/em> pour gagner encore en profondeur et en \u00e9paisseur. Et <strong>Maudits<\/strong> de nous surprendre encore, avec une cover de<strong> Portishead<\/strong> presque sympho avec <em>L\u00fcn<\/em> ou encore <em>Olivier Lacroix<\/em> d&rsquo;<strong>Erlen Meyer<\/strong> qui vient poser un rap (et m\u00eame l\u00e0, c&rsquo;est hyper classe). Que ce soit <em>Olivier<\/em> et sa superbe palette entre d\u00e9licatesse et densit\u00e9, la super paire basse\/batterie (<em>Erwan Lombard<\/em>\/<em>Christophe Hiegel<\/em> de tr\u00e8s haut niveau) au groove \u00e9l\u00e9gant et le violoncelle spectaculaire de <em>Verguin<\/em>, <strong>Maudits<\/strong> livre l\u00e0 son meilleur album.<\/p>\n\n\n\n<p>#4 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=76139\"><strong>Hangman&rsquo;s Chair<\/strong> &#8211; <strong>Saddiction<\/strong><\/a> (Nuclear Blast) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a2695251792_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis 20 ans, <strong>Hangman&rsquo;s Chair<\/strong> a une place \u00e0 part dans le paysage metal fran\u00e7ais, et depuis que je les ai d\u00e9couvert avec <em>This Is Not Supposed to Be Positive<\/em>, chacune de leur sortie me mettait une \u00e9norme claque. Spoiler alert et twist inattendu\u2026.c&rsquo;est \u00e0 nouveau le cas avec <em>Saddiction<\/em>. Contraction de Sadness et Addiction, <em>Saddiction<\/em> est la suite de l&rsquo;excellent <em>A Loner<\/em> sorti il y a trois ans. La ville, la nuit, la ville la nuit, l&rsquo;urbanit\u00e9 comme source d&rsquo;ali\u00e9nation, le rapport contrast\u00e9 aux grands ensembles urbains, la d\u00e9pression, les addictions sont toujours au c\u0153ur de ce 7\u00e8me album, des th\u00e9matiques parfaitement illustr\u00e9es par la pochette de <em>Valnoir<\/em>. Musicalement inclassable, <em>Saddiction<\/em> continue d&rsquo;\u0153uvrer en m\u00ealant une rythmique brute et massive ainsi que des riffs doomeux sur lequel viennent se plaquer des arp\u00e8ges de cold wave et la production glaciale qui va avec, permettant encore une fois \u00e0 <em>C\u00e9dric Toufouti<\/em> de nous livrer ses magnifiques vocalises qui prennent aux tripes. Le <strong>Cure<\/strong> de<em> Disintegration <\/em>et <em>Pornography<\/em> n&rsquo;est pas loin. Difficile de rester insensible \u00e0 ce nouvel album de <em>Hangman&rsquo;s Chair<\/em>, difficile aussi de le l\u00e2cher, toute r\u00e9sistance est inutile.<\/p>\n\n\n\n<p>#3 <strong>The Hives <\/strong>&#8211;<strong> The Hives Forever Forever The Hives<\/strong> (Play It Again Sam Records) (Su\u00e8de)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/ff\/ff\/1f\/18874367\/1507-1\/tsp20250627121045\/The-Hives-Forever-Forever-The-Hives.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>On n\u2019avait pas fini de cicatriser du d\u00e9sanussage pr\u00e9c\u00e9dent que <strong>The Hives<\/strong> revient avec une nouvelle ogive. Force est de constater que <strong>The Hives<\/strong> a beau ne pas changer de recette, on ne se lassera jamais de leur garage rock punko\u00efde shoot\u00e9 aux anabolisants pour rhinoc\u00e9ros. Pour preuve, une fois qu&rsquo;on a fini l&rsquo;album, on se dit \u00ab\u00a0allez on se le refait\u00a0\u00bb. Le chant d&rsquo;un <em>Almqvist<\/em> qui se d\u00e9glingue les cordes vocales, les attaques \u00e0 coups de riffs d\u00e9vastateurs de la paire de gratteux, la section rythmique qui galope \u00e0 la vitesse d&rsquo;un Morandini apr\u00e8s un car de coll\u00e9giens, mais surtout la folie communicative d&rsquo;un groupe qui part pied au plancher et ne s&rsquo;arr\u00eate qu&rsquo;\u00e0 la fin. Encore une fois, c&rsquo;est hyper addictif, on se mange plus d&rsquo;une demi-heure d&rsquo;orgasme continu. Meilleur groupe de l&rsquo;histoire du garage rock, <strong>The Hives<\/strong>, c&rsquo;est le rem\u00e8de \u00e0 la morosit\u00e9 ambiante. Abusez-en.<\/p>\n\n\n\n<p>#2 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=78284\"><strong>Coroner <\/strong>&#8211;<strong> Dissonance Theory<\/strong><\/a> (Century Media Records) (Suisse)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.rockurlife.net\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/coroner-dissonance-theory-cover.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>\u00c7a c&rsquo;est un come-back pour le moins inattendu. Plus surprenant encore que celui de Bruno Lemaire dans un gouvernement (certes, pour 14 heures mais tout de m\u00eame), celui de <strong>Coroner<\/strong>&#8230; 32 ans apr\u00e8s son dernier album. V\u00e9ritable l\u00e9gende du thrash technique, <strong>Coroner <\/strong>revient pour un sixi\u00e8me album \u00e0 la hauteur de son statut. Tout d&rsquo;abord, il convient de saluer le travail de <em>Diego Rapacchietti<\/em>. Arriv\u00e9 en 2014, le mec a su se mettre au diapason du groupe. Son jeu de batterie, aussi rapide que pr\u00e9cis, offre des patterns monstrueux. Le jeu de guitare est chirurgical et tout en subtilit\u00e9 avec \u00e0 la fois une lourdeur et une agressivit\u00e9 bien dos\u00e9es et la basse fait du cousu main. Les compositions sont faussement simples et tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9reuses dans les variations propos\u00e9es. Dans le genre, on est devant un authentique bijou forg\u00e9 par un groupe qui joue dans un championnat difficilement accessible.<\/p>\n\n\n\n<p>#1 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=76911\"><strong>Behemoth <\/strong>&#8211;<strong> The Shit Ov God<\/strong><\/a><strong> <\/strong>(Nuclear Blast) (Pologne)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/cdn-images.dzcdn.net\/images\/cover\/e940d7fdcf80994683de64639903f156\/0x1900-000000-80-0-0.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Avant toute chose, autant \u00e9vacuer le sujet le plus br\u00fblant tout de suite. Oui, le nouveau m\u00e9fait de <strong>Behemoth<\/strong> se nomme <em>The Shit Ov God<\/em>. Certes, on aurait presque l&rsquo;impression d&rsquo;un tag de gamin de B\u00e9tharram apr\u00e8s une visite chez un surveillant, mais y a-t-il de quoi gloser, de crier \u00e0 la provocation pu\u00e9rile et vaine, apr\u00e8s des titres comme <em>God=Dog<\/em> ? Et le EP culte <em>Fuck Me Jesus<\/em> de <strong>Marduk <\/strong>o\u00f9 une femme se fait plaisir avec la seule utilit\u00e9 d&rsquo;un crucifix, c&rsquo;est du Verlaine peut-\u00eatre ? Moi, pour ma part, \u00e7a ne me choque pas plus que \u00e7a.<br>Pour en revenir \u00e0 l&rsquo;album, apr\u00e8s un <em>ILYAYD<\/em> magistral mais h\u00e9las incompris et un <em>Opvs Contra Natvram<\/em> tr\u00e8s bon mais manquant de titres qui se d\u00e9marquent, le triumvirat revient \u00e0 un registre plus v\u00e9h\u00e9ment, plus m\u00e9chant, alliant puissance de frappe, richesse dans les compositions, rage pure et visc\u00e9rale, anticl\u00e9ricalisme virulent et satanisme affirm\u00e9. Fini les ch\u0153urs liturgiques et autres rappels aux codes \u0153cum\u00e9niques pour mieux les corrompre, <em>The Shit Ov God<\/em> se fait plus frontal, plus direct, moins subtil jusque dans les ch\u0153urs d&rsquo;<em>Androniki Skoula <\/em>de <strong>Chaostar<\/strong> (son chant habit\u00e9 sur <em>To Drown the Svn in Wine<\/em> est une p\u00e9pite). <em>The Shit Ov God<\/em> marque le retour de <strong>Behemoth<\/strong> \u00e0 une musique plus sombre et malveillante. C\u00f4t\u00e9 sombre d&rsquo;<em>ILYAYD<\/em>, c&rsquo;est un nouveau classique, une branl\u00e9e cosmique, une tarte balanc\u00e9e par Celui qui apporte la lumi\u00e8re. Le Seigneur des mouches appr\u00e9ciera.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi s\u2019ach\u00e8ve ma r\u00e9trospective musicale de 2025. Il ne me reste plus qu\u2019\u00e0 vous souhaiter une belle ann\u00e9e 2026 de nouveau et une bonne sant\u00e9. D\u2019ici l\u00e0, vous pouvez \u00e9couter la playlist de cette 3<sup>\u00e8me<\/sup> partie ici\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.deezer.com\/fr\/playlist\/14753347743\">https:\/\/www.deezer.com\/fr\/playlist\/14753347743<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <strong>Nikk\u00f6<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vous \u00eates encore l\u00e0&nbsp;? Bravo \u00e0 vous et merci pour votre fid\u00e9lit\u00e9, une fid\u00e9lit\u00e9 r\u00e9compens\u00e9e par la liste des 100 meilleurs de ces 300 meilleurs &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":78937,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[12],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v19.6.1 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Top 300 Albums 2025 - Partie 3: de 100 \u00e0 01 - Lavisqteam.fr<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=78935\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Top 300 Albums 2025 - Partie 3: de 100 \u00e0 01 - Lavisqteam.fr\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Vous \u00eates encore l\u00e0&nbsp;? 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