{"id":75676,"date":"2025-01-02T00:53:36","date_gmt":"2025-01-02T00:53:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=75676"},"modified":"2025-02-05T12:56:49","modified_gmt":"2025-02-05T12:56:49","slug":"top-250-albums-2024-deuxieme-partie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=75676","title":{"rendered":"Top 250 Albums 2024 &#8211; Deuxi\u00e8me Partie"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/top-2024-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"727\" height=\"395\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/top-2024-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-75677\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/top-2024-2.jpg 727w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/top-2024-2-300x163.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 727px) 100vw, 727px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Toutes les choses ont une fin. On arrive donc \u00e0 la deuxi\u00e8me et derni\u00e8re partie de ce top musical. L\u2019ann\u00e9e 2024 a \u00e9t\u00e9 de tr\u00e8s bonne tenue et pour certains albums, il a \u00e9t\u00e9 impossible de d\u00e9partager. Vous ne serez donc pas \u00e9tonn\u00e9s de voir quelques ex aequo dans la liste. Sans plus attendre, voici donc cette deuxi\u00e8me partie de ce qui sera la bande originale de l\u2019ann\u00e9e car, si beaucoup de choses sont \u00e0 jeter sur plusieurs plans, sur le plan musical, c\u2019\u00e9tait grandiose.<\/p>\n\n\n\n<p>#125 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=73036\"><strong>Saxon<\/strong> &#8211; <strong>Hell, Fire and Damnation<\/strong><\/a> (Silver Lining Music) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/71SipspyFhL._UF894,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>On n&rsquo;arr\u00eate plus la bande \u00e0<em> Byford <\/em>ces derni\u00e8res ann\u00e9es qui nous sort un album par an, et ce malgr\u00e9 le d\u00e9part r\u00e9cent de l&rsquo;historique <em>Paul Quinn<\/em>, remplac\u00e9 haut la main par <em>Brian Tatler <\/em>de <em>Diamond Head<\/em>. Deux ans apr\u00e8s <em>Carpe Diem<\/em>, <em>Saxon<\/em> sort une nouvelle ogive avec l&rsquo;impressionnant <em>Hell, Fire and Damnation<\/em>. Puissant, classieux, riche en riffs sublimes et en d\u00e9monstration de force rythmique \u00e0 la basse comme \u00e0 la batterie, riche aussi en termes de songwriting avec encore une fois un <em>Byford<\/em> en tr\u00e8s grande forme, ce nouvel opus montre un <em>Saxon<\/em> sur lequel les ann\u00e9es ne semble pas avoir de prises.<\/p>\n\n\n\n<p>#124 <strong>Nemedian Chronicles<\/strong> &#8211; <strong>The Savage Sword<\/strong> (No Remorse Records) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81XXSDYyptL.jpg\" alt=\"\" width=\"313\" height=\"313\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis la parution de l&rsquo;\u0153uvre de Robert E. Howard et surtout l&rsquo;adaptation de Milius avec le concours de l&rsquo;affichiste Frank Frazetta, les aventures de Conan le Cimm\u00e9rien ont inspir\u00e9 le jeu de r\u00f4le, les jeux vid\u00e9o, le cin\u00e9ma et la musique, notamment le power metal des 80s avide d&rsquo;histoires de h\u00e9ros virils. On l&rsquo;a vu avec des groupes comme <em>Manowar<\/em> ou <em>Eternal Champion<\/em>. Derniers venus dans le registre, les toulousaings de <em>Nemedian Chronicles <\/em>qui sortent un premier album \u00e9pique regroupant 12 chansons comme autant d&rsquo;histoires reprenant l&rsquo;univers de Conan dans son ensemble (la chanson d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Red Sonja est un bijou), avec une ambiance tr\u00e8s bien travaill\u00e9e et des compositions dignes des cadors du genre. Ne manque plus qu&rsquo;une production plus boost\u00e9e pour les barbares de Toulousie (et je ne parle pas ici d&rsquo;impies qui osent dire <em>\u00ab\u00a0pain au chocolat\u00a0\u00bb<\/em>) mais pour un premier essai, c&rsquo;est r\u00e9ussi dans les grandes largeurs.<\/p>\n\n\n\n<p>#123 <strong>Aborted<\/strong> &#8211; <strong>Vault of Horrors<\/strong> (Nuclear Blast) (Belgique)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a0449108214_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Cette ann\u00e9e 2024 est l&rsquo;ann\u00e9e de la finesse puisqu&rsquo;avec la sortie du dernier <em>Benighted<\/em>, les belges d&rsquo;<em>Aborted <\/em>sortent leur 12\u00e8me album. A l&rsquo;instar de la pochette, <em>Aborted<\/em> fait dans le bucolique et offre un petit festin auquel est invit\u00e9e une palanqu\u00e9e d&rsquo;invit\u00e9s (un titre, un feat) qui \u00e0 l&rsquo;instar de Poltrone Sofa du bourrin, sont des artigiani della brutalita: <em>Ben Duerr <\/em>de <em>Shadow of Intent<\/em>, <em>Francesco Paoli <\/em>de <em>Fleshgod Apocalypse<\/em>, <em>Oliver Rae Aleron <\/em>d&rsquo;<em>Archspire<\/em>, <em>Matt McGachy <\/em>de <em>Cryptopsy<\/em>, <em>Jason Evans <\/em>d&rsquo;<em>Ingested<\/em>, ou encore <em>Alex Erian <\/em>de <em>Despised Icon. <\/em>On savait <em>Sven de Caluw\u00e9 <\/em>cin\u00e9phile comme il nous l&rsquo;a montr\u00e9 dans les clips et artworks de ses autres groupes, mais l\u00e0 il pousse jusqu&rsquo;\u00e0 tourner <em>Vault of Horrors <\/em>enti\u00e8rement autour du cin\u00e9ma de genre, d&rsquo;Evil Dead \u00e0 Massacre \u00e0 la Tron\u00e7onneuse, en passant par Hellraiser, Halloween ou encore (et \u00e7a, c&rsquo;est moins banal), le Golgothan, ce sosie de Pierre M\u00e9nez fait de merde dans Dogma. Au final, c&rsquo;est un raffinement de gore, de glauque, de sale formidablement mis en musique, hyper technique et o\u00f9 (chose rare) le d\u00e9fil\u00e9 d&rsquo;invit\u00e9s ne se fait pas au d\u00e9triment de la qualit\u00e9 d&rsquo;ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p>#122 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=74752\"><strong>Oceans of Slumber<\/strong> &#8211; <strong>Where Gods Fear to Speak<\/strong><\/a> (Season of Mist) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.angrymetalguy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/OceansOfSlumber_WhereGodsFearToSpeak_01.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deux ans apr\u00e8s un <em>Starlight and Ash<\/em> plus atmosph\u00e9rique, <em>Oceans of Slumber<\/em> renoue avec un son plus puissant et une alternance chant clair\/guttural, le bassiste <em>Semir \u00d6zerkan<\/em> assurant de nouveau le growl. Encore une fois, on est impressionn\u00e9 par la voix chaleureuse, puissante et tout simplement magnifique de <em>Cammie Gilbert<\/em> qui se sort les tripes \u00e0 chaque note. Comme \u00e0 leur habitude, les Texans m\u00ealent la richesse du metal progressif et la puissance du death avec des ajouts de gothic. <em>Mikael Stanne<\/em> (<em>Dark Tranquility<\/em>) et <em>Fernando Ribeiro<\/em> (<em>Moonspell<\/em>) assurent des featurings de haute tenue. Au niveau des covers traditionnelles, c&rsquo;est au tour de <em>Wicked Game<\/em> de <em>Chris Isaak<\/em> de passer \u00e0 la sauce <em>Oceans of Slumber<\/em>. Pour son sixi\u00e8me album, le combo de Houston ne r\u00e9volutionne pas sa recette mais continue de proposer un album tr\u00e8s solide, ma\u00eetris\u00e9 de bout en bout et g\u00e9n\u00e9reux.<\/p>\n\n\n\n<p>#121 <strong>Madam<\/strong> &#8211; <strong>Thanks for the Noise<\/strong> (Baco Records) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/02\/ee\/08\/17362434\/1540-1\/tsp20240303153231\/Thanks-for-the-noise.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s plusieurs EP remarqu\u00e9s et une r\u00e9putation grandissante gr\u00e2ce \u00e0 des prestations live solides, <em>Madam<\/em> d\u00e9boule avec un premier album. Au menu, un garage rock imm\u00e9diat men\u00e9 tambour battant, ent\u00eatant et hyper p\u00eachu et des incursions \u00e0 la limite d&rsquo;un dance-rock qui ferait presque penser au <em>Gossip <\/em>de <em>Standing in the Way to Control<\/em> avec l\u00e0 aussi une production aux petits oignons. L&rsquo;envie de bouger son cul est tr\u00e8s vite l\u00e0, le rock abrasif et \u00e9nergique de <em>Madam<\/em> est doubl\u00e9 d&rsquo;une tr\u00e8s belle maturit\u00e9 de composition. Ce trio a un bel avenir.<\/p>\n\n\n\n<p>#120 <strong>Neck Deep<\/strong> &#8211; <strong>Neck Deep<\/strong> (Hopeless Records) (Pays de Galles)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.rockurlife.net\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/378388965_895521688599278_1083093826349599386_n.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Cinqui\u00e8me album pour <em>Neck Deep<\/em>, groupe de pop-punk venu du Pays de Galles. Si les critiques ont d\u00e9plor\u00e9 un c\u00f4t\u00e9 plus pop dans les productions r\u00e9centes, avec cet album \u00e9ponyme, le quintet remet les pendules \u00e0 l&rsquo;heure. D\u00e8s le premier riff, on sent l&rsquo;influence d&rsquo;un <em>Blink-182<\/em> des grands jours et <em>Neck Deep<\/em> nous offre un pur condens\u00e9 de pop-punk \u00e0 l&rsquo;ancienne, hyper carr\u00e9 dans la production, bien gaul\u00e9 dans ses m\u00e9lodies et hyper p\u00eachu. Avec ce cinqui\u00e8me effort en dix ans, <em>Neck Deep<\/em> donne une cure de nostalgie \u00e0 tous les fanatiques de la glorieuse \u00e9poque du genre de la fin des 90 au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. Un pop-punk simple, bien ex\u00e9cut\u00e9 et carr\u00e9ment jouissif.<\/p>\n\n\n\n<p>#119 <strong>Lofofora <\/strong>&#8211; <strong>Coeur de Cible<\/strong> (At(h)ome) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/81\/80\/14\/18120833\/1520-1\/tsp20240625172231\/Coeur-de-cible.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>35 ans d&rsquo;existence et une col\u00e8re toujours intacte pour les Parisiens de <em>Lofofora <\/em>qui signent leur 11\u00e8me album. Le contexte social, \u00e9conomique et politique en France comme \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger ne pouvait \u00eatre qu&rsquo;un terreau fertile pour la plume toujours aussi ac\u00e9r\u00e9e de <em>Reuno Wangermez<\/em>. Un <em>Reuno<\/em> qui, depuis le d\u00e9but du groupe, se pose comme un des meilleurs lyricistes de l&rsquo;alternatif fran\u00e7ais, et il le prouve encore une fois non seulement par des paroles profondes mais aussi des jeux de mots et autres allit\u00e9rations. La langue fran\u00e7aise est son terrain de jeu et, \u00e0 nouveau, il nous gratifie de num\u00e9ros de voltige. Sa voix est toujours en place et le gars est bien d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 br\u00fbler des sc\u00e8nes. De son c\u00f4t\u00e9, <em>Daniel Descieux<\/em> nous livre les meilleurs riffs de gratte <em>Lofofora <\/em>depuis des lustres. Voix des sans voix, figure de proue de la sc\u00e8ne alternative engag\u00e9e fran\u00e7aise, <em>Lofofora<\/em> sort un nouvel album de patron, dans une discographie quasi-parfaite.<\/p>\n\n\n\n<p>#118 <strong>Brother Dege<\/strong> &#8211; <strong>Aurora<\/strong> (Prophecy Productions) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/e9\/4b\/ff\/16731113\/1540-1\/tsp20240116110121\/Aurora.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Cinqui\u00e8me album pour <em>Brother Dege<\/em>, et il n&rsquo;y en aura h\u00e9las pas d&rsquo;autre car l&rsquo;auteur, musicien et \u00e9crivain venu de Louisiane s&rsquo;est brutalement retir\u00e9 du monde terrestre \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 56 ans. Amateur du rock des ann\u00e9es 60\/70, des vieux bluesmen et de la po\u00e9sie de <em>Dylan<\/em> et de <em>Waits<\/em>, <em>Brother Dege<\/em> a fait infuser tout \u00e7a dans une folk cr\u00e9pusculaire et organique, une balade dans le Sud aride des USA sous un soleil de plomb. Avec sa musique minimaliste mais immersive et son grain de voix imparable, <em>Brother Dege<\/em> sait distiller une ambiance intense pour nous tirer larmes et frissons.<\/p>\n\n\n\n<p>#117 <strong>Clavicule<\/strong> &#8211; <strong>Incoming Blaze<\/strong> (Le C\u00e8pe Records \/ VLAD) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a2969241905_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>A peine un an apr\u00e8s le tr\u00e8s bon <em>Full of Joy<\/em>, <em>Clavicule<\/em> revient avec un troisi\u00e8me album toujours solidement ancr\u00e9 dans un garage rock, superbement ex\u00e9cut\u00e9, hyper p\u00eachu, plein de riffs et d&rsquo;\u00e9nergie communicative. Un troisi\u00e8me effort qui permet \u00e0 <em>Clavicule<\/em> de dominer de la t\u00eate et des \u00e9paules (clavicule&#8230;\u00e9paules\u2026. hu hu) une partie de la sc\u00e8ne rock hexagonale, m\u00eame mainstream.<\/p>\n\n\n\n<p>#116 <strong>The Libertines<\/strong> &#8211; <strong>All Quiet on the Eastern Esplanade<\/strong> (EMI) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/39\/76\/f6\/16152121\/1507-1\/tsp20231018154716\/Nouvel-album.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>La bande \u00e0 <em>Pete Doherty<\/em> et <em>Carl B\u00e2rat<\/em> sort un quatri\u00e8me album neuf ans apr\u00e8s <em>Anthem for Doomed Youth<\/em>. Cette fois, le quatuor s&rsquo;est partag\u00e9 les compos qui ne sont plus sign\u00e9es Doherty et B\u00e2rat et ce dernier prend d&rsquo;avantage de place. Classieux, le nouvel album des <em>Libertines<\/em> est du pur rock britannique de dandy, entre morceaux \u00e9nergiques et ballades douce-am\u00e8res o\u00f9 <em>Doherty<\/em> semble imiter <em>Albarn<\/em> au niveau de son timbre. On a m\u00eame une petite incursion jazzy du plus bel effet. Britpop pur jus au bon sens du terme comme l&rsquo;\u00e9taient les<em> Beatles<\/em> ou les <em>Kinks<\/em>, <em>All Quiet on the Eastern Esplanade<\/em> est un album rac\u00e9 et \u00e9l\u00e9gant jamais noy\u00e9 dans une production trop charg\u00e9e et avec des refrains imparables.<\/p>\n\n\n\n<p>#115 <strong>The Quill<\/strong> &#8211; <strong>Wheel of Illusion<\/strong> (Metalville) (Su\u00e8de)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/68\/d9\/01\/16898408\/1507-1\/tsp20240130115050\/Wheel-Of-Illusion.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>10\u00e8me album en plus de 30 ans pour <em>The Quill<\/em>, groupe v\u00e9t\u00e9ran de la sc\u00e8ne stoner\/heavy rock su\u00e9doise. Entre rock psych\u00e9d\u00e9lique des 70s et stoner contemporain, <em>The Quill<\/em> ne choisit pas et offre un buffet gargantuesque hyper riffu avec des morceaux riches, vari\u00e9s et profonds. \u00c9nergique, <em>The Quill<\/em> emporte tout sur son passage avec une musique imparable et entra\u00eenante port\u00e9 par un chant tour \u00e0 tour doux et tout en force. Ce 10\u00e8me opus a de quoi mettre d&rsquo;accord les amateurs de stoner dans leur ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p>#114 <strong>Better Lovers<\/strong> &#8211; <strong>Highly Irresponsible<\/strong> (SharpTone) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/80\/26\/16\/18228864\/1540-1\/tsp20240924171123\/Highly-Irresponsible.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis l&rsquo;explosion d&rsquo;<em>Everytime I Die<\/em>, les membres du groupe n&rsquo;ont pas ch\u00f4m\u00e9. <em>Keith Buckley <\/em>a fond\u00e9 <em>Many Eyes<\/em>. Quant au batteur <em>Clayton Holyak<\/em>, au bassiste <em>Stephen Micciche <\/em>et guitariste <em>Jordan Buckley<\/em>, soit 3\/5 d&rsquo;<em>EID<\/em>, ils ont form\u00e9 <em>Better Lovers <\/em>avec au chant <em>Greg Puciato<\/em> (ex-<em>The Dillinger Escape Plan<\/em>) et <em>Will Putney <\/em>(<em>Fit For an Autopsy<\/em>) \u00e0 l&rsquo;autre gratte. Un superbe casting pour un r\u00e9sultat de tr\u00e8s bonne tenue entre les riffs chaotiques et impr\u00e9visibles de la paire <em>Buckley<\/em>\/<em>Putney<\/em>, la grosse basse, la batterie acharn\u00e9e et l&rsquo;\u00e9nergie de <em>Puciato<\/em>. Un r\u00e9gal pour les amateurs des groupes pr\u00e9cit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>#113 <strong>20 Seconds Falling Man<\/strong> &#8211; <strong>Resilience<\/strong> (Auto-production) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/amongtheliving.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/20-seconds-falling-man-album.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>De la violence et de l&rsquo;apaisement entrem\u00eal\u00e9s dans des compositions riches et alambiqu\u00e9es, c&rsquo;est ce que nous propose <em>Resilience<\/em> des nantais <em>20 Seconds Falling Man<\/em>, groupe entre post-hardcore, hardcore chaotique convergesque et sludge. On est tout le temps entre deux \u00e9tats contradictoires tant le groupe change d&rsquo;esprit avec aisance. <em>Resilience<\/em> a beau \u00eatre un brin aride, il en demeure d&rsquo;une beaut\u00e9 folle.<\/p>\n\n\n\n<p>#112 <strong>Djiin<\/strong> &#8211; <strong>Mirrors <\/strong>(Klonosphere) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/1a\/66\/0d\/17655322\/1540-1\/tsp20240326092125\/Mirrors.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Trois ans apr\u00e8s le tr\u00e8s bon <em>Mandering Souls<\/em>, les Rennais de <em>Djiin<\/em> reviennent avec un troisi\u00e8me album, toujours dans un registre doom-stoner psych\u00e9d\u00e9lique. Cette fois, l&rsquo;album est scind\u00e9 en deux entre lumi\u00e8re et ombre, comme deux facettes d&rsquo;un miroir. Commen\u00e7ant dans un registre lumineux, fier et p\u00eachu, l&rsquo;album se termine dans une ambiance plus pesante, plus dure, plus massive. Le concept est bien, la mise en musique au cordeau, les th\u00e8mes forts et douloureux (handicap, maladie, violence domestique) et la palette vocale de la chanteuse encore plus large qu&rsquo;au pr\u00e9c\u00e9dent opus, le tout pour un album qui pousse encore le curseur niveau qualitatif.<\/p>\n\n\n\n<p>#111 <strong>Coltre<\/strong> &#8211; <strong>To Watch with Hands to Touch with Eyes<\/strong> (Dying Victims Productions) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/71rtyZyedPL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"250\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Coltre<\/em> est un groupe londonien qui est marqu\u00e9 par un amour pour le heavy original des <em>Black Sab&rsquo;<\/em> et les groupes qui les ont influenc\u00e9s comme <em>Cream<\/em>, <em>Blue O\u00ffster Cult <\/em>voire <em>Coven<\/em>. <em>To Watch with Hands to Touch with Eyes <\/em>est un premier album l\u00e9ch\u00e9 avec des morceaux classieux, autant travaill\u00e9s que la production vintage et parfois prog. Les mecs ont bien dig\u00e9r\u00e9 leurs influences sans faire de copier-coller, dans un esprit similaire \u00e0 des groupes comme <em>Tanith<\/em> et le rendu est superbe.<\/p>\n\n\n\n<p>#110 <strong>The Cold Stares<\/strong> &#8211; <strong>The Southern (<\/strong>Mascot Records) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/d1\/9d\/12\/17997265\/1507-1\/tsp20240517184910\/The-Southern.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>En France, le Sud inspire la bonne bouffe, le soleil et, plus \u00e0 l&rsquo;est, la Cagolie. Aux USA, le Sud c&rsquo;est plus hostile, poisseux et empreint des fant\u00f4mes d&rsquo;un pass\u00e9 douloureux o\u00f9 la musique se fait visc\u00e9rale (enfin, la vraie, pas la merde boost\u00e9e \u00e0 l&rsquo;autotune, au screwed-n-chopped et aux dents en diamant). C&rsquo;est dans cet univers que prend pied le nouvel album <em>des Cold Stares<\/em>, groupe adoub\u00e9 par <em>Joe Bonamassa<\/em> himself. Sur ce nouvel album, les <em>Cold Stares<\/em> s&rsquo;enrichissent d&rsquo;un troisi\u00e8me homme, un bassiste qui leur donne un son plus chaud, plus groovy. Moins fuzzy que le pr\u00e9c\u00e9dent, plus sudiste, moite, <em>The<\/em> <em>Southern<\/em> alterne moments psych\u00e9d\u00e9liques et plus terre-\u00e0-terre entre hard rock et blues muscl\u00e9. M\u00e2ture dans son propos comme ses compositions, <em>The Southern<\/em> multiplie les morceaux de bravoure et les \u00e9clairs de g\u00e9nie aux cordes.<\/p>\n\n\n\n<p>#109 <strong>Greenleaf<\/strong> &#8211; <strong>The Head &amp; The Habit<\/strong> (Magnetic Eye Records \/ Art &amp; Sound) (Su\u00e8de)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81PZv7RU8LL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>L\u2019artwork a beau \u00eatre r\u00e9put\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 sous IA, c&rsquo;est chiad\u00e9, mais le reste de l&rsquo;album est bio. 3 ans apr\u00e8s l&rsquo;excellent <em>Echoes from a Mass<\/em>, <em>Greenleaf <\/em>revient avec un neuvi\u00e8me album, le troisi\u00e8me d&rsquo;affil\u00e9e sans changement de line-up (et c&rsquo;est un petit \u00e9v\u00e8nement). Le groupe acquiert par cons\u00e9quent des automatismes et une certaine maturit\u00e9 de composition. <em>The Head &amp; The Habit<\/em> est un condens\u00e9 de riffs jouissif, un pur album d&rsquo;un stoner frais qui sent les effluves de&#8230;&#8230;euh&#8230;&#8230;botanique, un stoner hyper p\u00eachu, d\u00e9bordant d&rsquo;\u00e9nergie communicative, entrainant, ent\u00eatant qui donne envie de d\u00e9tacher les cheveux (m\u00eame quand les a tr\u00e8s court), d&rsquo;ouvrir les fen\u00eatres et de tracer la route pied au plancher. Les Su\u00e9dois font ce qu&rsquo;ils font de mieux, une musique d\u00e9goulinant par tous les pores d&rsquo;un pur esprit rock n\u2019roll et \u00e9pris de libert\u00e9. Un parfait album pour l&rsquo;\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>#108 <strong>Diablation <\/strong>&#8211; <strong>Irr\u00e9v\u00e9rence<\/strong> (Osmose Productions) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/f4\/74\/15\/18183412\/1507-1\/tsp20241101174115\/Irreverence.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Con\u00e7u comme l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un cycle, le troisi\u00e8me album de <em>Diablation<\/em> en 4 ans d&rsquo;existence, se vit comme la cl\u00f4ture d&rsquo;un chapitre, voire d&rsquo;un livre (fin du groupe? D\u00e9part du chanteur ? Dur de comprendre devant le communiqu\u00e9 ambigu du label). <em>Diablation<\/em> l\u00e2che donc les chevaux avec une \u0153uvre encore plus grandiose et aboutie, vari\u00e9e dans ses registres black metal et riche d&rsquo;une ambiance fascinante et immersive, et de textes intelligemment \u00e9crits, fins et litt\u00e9raires.<\/p>\n\n\n\n<p>#107 <strong>Sordide <\/strong>&#8211; <strong>Ainsi Finit le Jour<\/strong> (Les Acteurs de l&rsquo;Ombre)(France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a1317475155_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Cinqui\u00e8me album pour <em>Sordide<\/em>. Trois ans apr\u00e8s le tr\u00e8s engag\u00e9 <em>Les Id\u00e9es Blanches<\/em>, <em>Sordide<\/em> n&rsquo;a pas calm\u00e9 ses ardeurs. A croire que le climat glauque entourant les europ\u00e9ennes et les l\u00e9gislatives leur a donn\u00e9 du grain \u00e0 moudre, le constat de <em>Sordide<\/em> sur notre soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9l\u00e9t\u00e8re, referm\u00e9e sur elle-m\u00eame (et sur notre \u00e9poque de catastrophes en tout genre) est implacable et sans concession. Un propos dur et n\u00e9cessaire port\u00e9 par un black metal rev\u00eache, r\u00eache, sans fioritures et en m\u00eame temps plut\u00f4t sophistiqu\u00e9. Se d\u00e9marquant franchement sur un plan id\u00e9ologique d&rsquo;une partie de la sc\u00e8ne black metal, <em>Sordide <\/em>continue de tracer son sillon avec brio et intelligence.<\/p>\n\n\n\n<p>#106 ex aequo <strong>Eiv\u00f8r<\/strong> &#8211; <strong>Enn<\/strong> (Season of Mist) (Iles F\u00e9ro\u00e9)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/91z26xpRPiL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Onzi\u00e8me album en solo pour <em>Eiv\u00f8r P\u00e1lsd\u00f3ttir<\/em> chanteuse f\u00e9ro\u00efenne qui s&rsquo;est fait un nom d&rsquo;albums en albums jusqu&rsquo;\u00e0 participer \u00e0 des BO de jeux vid\u00e9o et de s\u00e9ries. Enti\u00e8rement chant\u00e9es en f\u00e9ro\u00efen, les chansons ont \u00e9t\u00e9 co-\u00e9crites avec le po\u00e8te local <em>Syderb\u00f8 Kjeln\u00e6s<\/em>. Riche et vari\u00e9 au niveau des techniques de chant avec m\u00eame un morceau en chant guttural, <em>Enn <\/em>varie entre dark folk et dream pop, entre Terre et Paradis.<\/p>\n\n\n\n<p>#106 <strong>Beth Gibbons<\/strong> &#8211; <strong>Lives Outgrown<\/strong> (Domino) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/09\/39\/02\/16922889\/1520-1\/tsp20240207111044\/Lives-Outgrown.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s trois albums au sein de <em>Portishead<\/em>, groupe dont la productivit\u00e9 est inversement proportionnelle \u00e0 l&rsquo;aura, ainsi qu&rsquo;un album avec <em>Rustin Man<\/em>, <em>Beth Gibbons<\/em> d\u00e9barque avec son premier album 100% solo. Produit par <em>James Ford<\/em> (qui a boss\u00e9 avec <em>Arctic Monkeys<\/em>, <em>Depeche Mode<\/em> ou encore<em> Blur<\/em>) et <em>Lee Harris<\/em> qui avait boss\u00e9 sur l&rsquo;album de <em>Gibbons<\/em> et <em>Rustin Man<\/em>, <em>Lives Outgrown<\/em> \u0153uvre dans un registre chamber pop prenant et immersif mais o\u00f9 le style de <em>Beth Gibbons<\/em> invoque son travail dans <em>Portishead<\/em>. Sans trop radicalement changer de registre, <em>Beth Gibbons<\/em> nous livre un petit \u00e9v\u00e8nement en soi qui ne d\u00e9paysera pas les fans du combo trip-hop de Bristol, fans dont les oreilles seront gentiment choy\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>#105 <strong>Faulty Cognitions<\/strong> &#8211; <strong>Somehow, Here We Are<\/strong> (Cercle Social Records) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/41rphwjQuvL._UXNaN_FMjpg_QL85_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s une premi\u00e8re demo, le tout jeune groupe <em>Faulty Cognitions<\/em> d\u00e9boule avec un premier album orn\u00e9 d&rsquo;une pochette qui vaut 1000 discours. <em>Faulty Cognitions<\/em> nous sert un pop-punk v\u00e9h\u00e9ment, engag\u00e9 mais surtout hyper \u00e9nergique et aux m\u00e9lodies savamment travaill\u00e9es. 12 titres et autant de bombinettes et de tubes en puissance, f\u00e9d\u00e9rateurs et imm\u00e9diats avec un cachet old school bien senti comme l&rsquo;avaient fait <em>Civic<\/em> et <em>Grade 2<\/em> en 2023. La rel\u00e8ve est assur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>#104 <strong>Thou<\/strong> &#8211; <strong>Umbilical<\/strong> (Sacred Bones) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/57\/52\/0e\/17715799\/1507-1\/tsp20240425132242\/Umbilical.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Un rythme hyper plombant, massif, mena\u00e7ant, des riffs distordus \u00e0 fond et grumeleux \u00e0 souhait et un vocaliste hydrat\u00e9 au Destop qui multiplie les impr\u00e9cations d&rsquo;un poss\u00e9d\u00e9, <em>Thou <\/em>n&rsquo;est pas l\u00e0 pour faire rire mais pour plaquer la tronche de l&rsquo;auditeur contre le bitume tout en conduisant (ceux qui ont vu Dobermann auront l&rsquo;image). Huiti\u00e8me album du groupe de Baton-Rouge, <em>Umbilical<\/em> est un album de sludge\/doom angoissant, effrayant, et se vit comme un bain de poix, d&rsquo;huile bouillante et de chaux vive et laisse des traces un bon moment apr\u00e8s la derni\u00e8re note.<\/p>\n\n\n\n<p>#103 <strong>Sidewinder<\/strong> \u2013 <strong>Talons<\/strong> (Auto-production) (Nouvelle-Z\u00e9lande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a1658505979_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Il y a deux ans, les wellingtoniens <em>Sidewinder<\/em> nous sortaient un premier album de stoner classique mais de bonne facture. Cette fois, le groupe a nettement mont\u00e9 le curseur. Ce qui a chang\u00e9 ? Le chanteur <em>Jason Curtis<\/em> qui a laiss\u00e9 sa place \u00e0 la chanteuse <em>Jem<\/em>, et non seulement <em>Sidewinder<\/em> a mis davantage de puissance et de densit\u00e9 avec un son plus massif, mais en plus <em>Jem<\/em> poss\u00e8de un organe surpuissant, une voix chaleureuse dont le registre rappelle celui de <em>Laura Donnelly<\/em> de <em>King Witch<\/em> et \u00e7a change du tout au tout. Talons surpasse son pr\u00e9d\u00e9cesseur en tous points et s&rsquo;av\u00e8re aussi riche que majestueux.<\/p>\n\n\n\n<p>#102 ex aequo <strong>Whispering Void<\/strong> &#8211; <strong>At the Sound of the Heart<\/strong> (Prophecy Productions) (Norv\u00e8ge)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/91Sb6bywneL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Whispering Soul <\/em>est la r\u00e9union de musiciens reconnus des sc\u00e8nes black et pagan norv\u00e9giennes. <em>Ronny Stravestrand <\/em>(<em>Trelldom<\/em>), <em>Iver Sand\u00f8y <\/em>(<em>Enslaved<\/em>) et les chanteurs<em> Gaahl <\/em>(<em>Trelldom<\/em>, <em>Gaahl&rsquo;s Wyrd<\/em>, <em>Gorgoroth<\/em>) et <em>Lindy-Fay Hella <\/em>(<em>Wardruna<\/em>) unissent leur force, non pour un projet black metal mais pour un mix entre dark folk et rock ambient hyper planant aux compositions tour \u00e0 tour psych\u00e9d\u00e9liques et atmosph\u00e9riques o\u00f9 la voix d&rsquo;ange de <em>miss Hella<\/em> se m\u00eale \u00e0 merveille \u00e0 celle hyper grave de <em>Gaahl<\/em>. <em>Whispering Void<\/em> <em>l<\/em>ivre ici un premier album fortement marqu\u00e9 par une ambiance scandinave, un album cocon id\u00e9al pour les froides journ\u00e9es d&rsquo;hiver.<\/p>\n\n\n\n<p>#102 <strong>Slomosa<\/strong> &#8211; <strong>Tundra Rock<\/strong> (MNRK Heavy) (Norv\u00e8ge)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/c6\/a9\/15\/18196934\/1540-1\/tsp20240912162355\/TUNDRA-ROCK.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Jeune groupe qui a connu une ascension rapide, <em>Slomosa<\/em> sort un deuxi\u00e8me album. Groupe de desert rock venu du coin le moins d\u00e9sertique du monde, <em>Slomosa <\/em>a rebaptis\u00e9 son style \u00ab\u00a0tundra rock\u00a0\u00bb, d&rsquo;o\u00f9 le nom de l&rsquo;album. Les gars ont beau venir de Bergen, ville plus connue pour sa sc\u00e8ne black metal, on a l&rsquo;impression que le mercure a grimp\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 faire sauter le thermom\u00e8tre tant l&rsquo;album regorge de riffs \u00e9crasants, de lignes de basse lourdes et de compositions qui donnent l&rsquo;impression d&rsquo;un trek dans la vall\u00e9e de la mort, le tout port\u00e9 par un chant puissant et chaleureux.<\/p>\n\n\n\n<p>#101 <strong>Fit For An Autopsy<\/strong> &#8211; <strong>The Nothing That Is<\/strong> (Nuclear Blast) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/metalobs.com\/app\/uploads\/2024\/10\/Fit-For-an-Autopsy-The-Nothing-That-Is-Artwork.jpg\" alt=\"\" width=\"354\" height=\"354\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deux ans seulement se sont pass\u00e9s et <em>Fit For an Autopsy<\/em> est de retour pour un septi\u00e8me album. Encore une fois, le combo du New Jersey met des kilom\u00e8tres de distance \u00e0 la concurrence de la sc\u00e8ne deathcore, sans r\u00e9volutionner leur recette mais avec des musiciens aussi cr\u00e9atifs que monstres de technique et d&rsquo;une pr\u00e9cision chirurgicale. Que ce soit la frappe supersonique et chirurgicale de <em>Josean Ortea<\/em>, les lignes vertigineuses de la triplette de gratteux ou le growl de mammouth de <em>Badolato<\/em>, l&rsquo;hydre \u00e0 6 t\u00eates donne son maximum pour que chaque plan donne le tournis et encore une fois, dans le deathcore, il y a <em>Fit For An Autopsy<\/em> et les autres.<\/p>\n\n\n\n<p>#100 <strong>Sangue de Bode<\/strong> &#8211; <strong>Eu Sou a Derrota<\/strong> (Helena Discos \/ Vertigem Discos \/ Two Beers or not two Beers) (Br\u00e9sil)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a0609115643_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Sangue de Bode<\/em> nous vient de Rio de Janeiro et n&rsquo;a pas vraiment envie de nous faire danser la samba. Entre thrash, groove et death metal, <em>Sangue de Bode<\/em> nous livre une musique sombre au possible o\u00f9 se glissent des vocalises \u00e0 la limite du p\u00e9tage de cordes vocales et par moments un riffing et des plans de batterie typiques du black metal, comme pour rappeler que le Br\u00e9sil a \u00e9t\u00e9 un des pays pr\u00e9curseurs du genre. On peut souligner \u00e9galement l&rsquo;\u00e9norme prestation du bassiste <em>Jose Luis Ferraz<\/em> qui, certes, ne fait pas dans les partoches hyper complexes mais fait une jolie d\u00e9monstration de rapidit\u00e9 d&rsquo;ex\u00e9cution. <em>Sangue de Bode<\/em> opte donc pour un large \u00e9ventail de genres qui se m\u00e9langent parfaitement pour cr\u00e9er un monstre de puissance et de chaos ravageur et laisser l&rsquo;auditeur KO.<\/p>\n\n\n\n<p>#99 ex aequo <strong>Morbid Saint<\/strong> &#8211; <strong>Swallowed by Hell<\/strong> (High Roller Records) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81eaQ2U1Z3L._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Form\u00e9 il y a 40 ans, le combo <em>Morbid Saint<\/em> a r\u00e9ussi \u00e0 devenir culte malgr\u00e9 une productivit\u00e9 \u00e0 faire passer un s\u00e9nateur pour un stakhanoviste. Apr\u00e8s un split de 26 ans faisant suite \u00e0 la discographie impressionnante de&#8230;. 1 album, le groupe a sorti ce qui est son troisi\u00e8me album. Et pourtant, les mecs d\u00e9boulent avec une rage de jeunes premiers. Aid\u00e9s par une production bien ficel\u00e9e, <em>Morbid Saint<\/em> d\u00e9barquent avec un thrash v\u00e9loce, agressif et violent. Les gars m\u00e9lent blast et mid-tempo, et des attaques de grattes en \u00e9jaculant de grosses gicl\u00e9es de riffs et de solis vertigineux. \u00c7a ne r\u00e9invente certes pas la roue mais c&rsquo;est un festival de tout ce qu&rsquo;on aime dans cette musique.<\/p>\n\n\n\n<p>#99 <strong>Carnal Savagery<\/strong> &#8211; <strong>Graveworms, Cadavers, Coffins and Bones<\/strong> (Moribund Records) (Su\u00e8de)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a0517036269_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Mais \u00e0 quoi carbure <em>Carnal Savagery<\/em>? Malgr\u00e9 un changement de line-up et un nouveau passage de trio \u00e0 duo et l&rsquo;appel \u00e0 un guitariste lead de session en la personne de <em>Matias Quiroz<\/em>, <em>Carnal Savagery<\/em> enquille un nouvel album dix mois apr\u00e8s <em>Into the Abysmal Void<\/em>. Et en plus, le duo r\u00e9ussit \u00e0 faire mieux que le pr\u00e9c\u00e9dent d\u00e8s l&rsquo;introduction du premier morceau, bijou de brutasserie o\u00f9 le groupe colle de grosses mornifles en guise de pr\u00e9sentation. Riffs de mammouth, grosse basse, batterie vari\u00e9e, bon growl qui t\u00e2che, artwork tout choupinou et festival d&rsquo;un <em>Quiroz<\/em> qui nous gratifie de morceaux de bravoure \u00e0 la six-cordes et de solis tous plus jouissifs les uns que les autres, <em>Carnal Savagery<\/em> nous g\u00e2te avant No\u00ebl.<\/p>\n\n\n\n<p>#98 <strong>Darkest Hour<\/strong> &#8211; <strong>Perpetual | Terminal<\/strong> (MNRK Heavy) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/91lHrT-mbXL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis 1995, <em>Darkest Hour<\/em> a multipli\u00e9 les aller-retours entre death m\u00e9lodique et metalcore. C&rsquo;est encore le cas avec ce 10\u00e8me album, sorti 7 ans apr\u00e8s <em>Godless Prophets &amp; the Migrant Flora<\/em>. Aid\u00e9s d&rsquo;un nouveau guitariste lead en la personne de <em>Nico Santora<\/em> (ex-<em>Suicidal<\/em> <em>Tendencies<\/em> pass\u00e9 bri\u00e8vement par <em>Fallujah<\/em>), les washingtoniens sortent un album hyper solide, tant par la production que la qualit\u00e9 des compositions. Il faut dire que <em>Santora<\/em> fait un magnifique travail \u00e0 la gratte, nous gratifiant de soli jouissifs et la paire qu&rsquo;il fait avec l&rsquo;historique <em>Mike Schleibaum<\/em> fonctionne tr\u00e8s bien. D\u00e8s le premier riff lancinant \u00e0 souhait, on sent qu&rsquo;on va avoir un joli festin et on n\u2019est pas d\u00e9\u00e7u. <em>Travis Orbin<\/em> est lui aussi \u00e9norme, bourrin ce qu&rsquo;il faut, cognant comme un b\u0153uf tout en se montrant subtil et offrant un boulevard pour que <em>John Henry<\/em> beugle \u00e0 c\u0153ur joie des lyrics implacables. Variant superbement les registres pour arriver \u00e0 une conclusion massive comme il faut, ce 10\u00e8me album est un r\u00e9gal.<\/p>\n\n\n\n<p>#97 <strong>D\u00e5\u00e5th <\/strong>&#8211; <strong>The Deceivers <\/strong>(Metal Blade Records) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/50\/66\/0d\/17655376\/1540-1\/tsp20240329095039\/The-Deceivers.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s 14 d&rsquo;absence, <em>D\u00e5\u00e5th <\/em>revient avec un line-up en grande partie chang\u00e9 dont deux des trois gratteux, le bassiste et le batteur (ce dernier officiant aussi chez <em>Septicflesh<\/em>, excusez du peu). <em>The Deceivers <\/em>d\u00e9boule avec un sens tout particulier de la sobri\u00e9t\u00e9 (en gros aucune) entre death, sympho et indus. Et comme si c&rsquo;\u00e9tait pas assez monstrueux, le groupe convie un joli casting de guitariste dont <em>Per Nielson <\/em>(<em>Scar Symmetry<\/em>),<em> Dan Sugarman <\/em>(<em>Ice Nine Kills<\/em>), <em>Dean Lamb <\/em>(<em>Archspire<\/em>) dans son style turbo-virtuose habituel, <em>Mark Holcomb <\/em>(<em>Periphery<\/em>) lui aussi tr\u00e8s solide ou encore <em>Jeff Loomis <\/em>(ex-Nevermo<em>re<\/em>, ex-<em>Arch Enemy<\/em>). <em>The Deceivers <\/em>nous offre une superbe exp\u00e9rience, un album immersif, parfois froid et \u00e0 l&rsquo;orchestration monumentale o\u00f9 les six-cordes sont \u00e0 la f\u00eate. Technique sans \u00eatre dans le branlage de manche mais aussi g\u00e9n\u00e9reux et tr\u00e8s m\u00e9lodique, <em>The Deceivers <\/em>est un v\u00e9ritable retour en fanfare pour la bande \u00e0 <em>Zatorsky<\/em>, un album \u00e0 la fois implacable et classieux.<\/p>\n\n\n\n<p>#96 <strong>Ponte del Diavolo<\/strong> &#8211; <strong>Fire Blades From the Tomb<\/strong> (Season of Mist) (Italie)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/c2\/09\/ff\/16714178\/1540-1\/tsp20231228084053\/Fire-Blades-From-The-Tomb.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Venus de Turin, <em>Ponte del Diavolo<\/em> sort son premier album apr\u00e8s avoir livr\u00e9 3 EP. Ne cherchant pas \u00e0 faire comme les autres, <em>Ponte Del Diavolo<\/em> m\u00e9lange un black metal mystique \u00e0 un doom massif et psych\u00e9d\u00e9lique. Le m\u00e9lange op\u00e8re \u00e0 merveille entre riffs tant\u00f4t pachydermiques, tant\u00f4t plus v\u00e9loce et agressifs, alternance blast beat et frappes de mammouth, et \u00e0 chaque fois, la voix majestueuse d&rsquo;<em>Elena Camusso<\/em> alias <em>Erba Del Diavolo<\/em>. Avec son m\u00e9lange improbable mais fonctionnant \u00e0 merveille, <em>Ponte del Diavolo<\/em> construit un album puissant, majestueux et singulier.<\/p>\n\n\n\n<p>#95 ex aequo <strong>Schammasch<\/strong> &#8211; <strong>The Maldoror Chants: Old Ocean<\/strong> (Prosthetic Records) (Suisse)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/d2\/50\/16\/18239698\/1540-1\/tsp20240820111122\/The-Maldoror-Chants-Old-Ocean.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Sept ans apr\u00e8s l&rsquo;EP <em>The Maldoror Chants : Hermaphrodite<\/em>, <em>Schammasch<\/em> revient dans l&rsquo;univers des Chants de Maldoror du po\u00e8te fran\u00e7ais Isidore Ducasse. Un texte surr\u00e9aliste qui trouve \u00e9chos dans la musique de <em>Schammasch<\/em> o\u00f9 le black metal du groupe se pare de ch\u0153urs fantomatiques, d&rsquo;une ambiance plombante doomeuse, de compositions \u00e9tranges et envo\u00fbtantes. La musique hors-normes des helv\u00e8tes en laissera plus d&rsquo;un sur le carreau mais le voyage vaut franchement le ticket.<\/p>\n\n\n\n<p>#95 <strong>Corpus Diavolis<\/strong> &#8211; <strong>Elixiria Ekstasis<\/strong> (Les Acteurs de l&rsquo;Ombre) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/amongtheliving.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Corpus-Diavolis_ElixiriaExtasis-cover-1024x1024-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>La moindre chose qu&rsquo;on peut dire c&rsquo;est que l&rsquo;artwork sign\u00e9 <em>Kerbcrawlerghost<\/em> (qui n&rsquo;a pas pour habitude de s&rsquo;\u00e9chapper) a le don de ne pas faire les choses \u00e0 moiti\u00e9 et de mettre dans l&rsquo;ambiance. 3 ans apr\u00e8s <em>Apocastase<\/em>, <em>Corpus Diavolis<\/em> revient avec un cinqui\u00e8me album et c&rsquo;est pas pour caresser les fans du messie (pas le footballeur, l&rsquo;autre) dans le sens du poil. V\u00e9h\u00e9ment, furieux, sauvage, <em>Elixiria Ekstasis<\/em> est d\u00e9licieusement malsain et malfaisant. Une avalanche d&rsquo;adjectifs certes mais \u00e0 la hauteur de ce black metal superbement ficel\u00e9, baignant dans une ambiance de messe noire, entre impr\u00e9cations et vocalises liturgiques du plus bel effet.<\/p>\n\n\n\n<p>#94 <strong>Nick Cave and the Bad Seeds<\/strong> &#8211; <strong>Wild God<\/strong> (Bad Seed \/ Play It Again, Sam) (Australie)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/02\/a7\/09\/17409794\/1540-1\/tsp20240315170053\/Wild-God.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>On avait laiss\u00e9 <em>Nick Cave and the Bad Seeds<\/em> avec un album terrassant, aussi beau que p\u00e9tri d&rsquo;un chagrin des plus visc\u00e9rals. Si nul doute que la douleur de <em>Nick Cave<\/em> est et restera toujours l\u00e0, son nouvel effort prend le contre-pied. <em>Wild God<\/em> est \u00e0 l&rsquo;image de sa pochette, l\u00e9ger, lumineux, baign\u00e9 d&rsquo;une clart\u00e9 aveuglante et, par moments, spirituel. Surprenant \u00e0 plus d&rsquo;un titre tant le bonhomme n&rsquo;est pas du genre hyper joyeux, <em>Wild God<\/em> est un bijou riche, profond et prenant, et donnerait presque envie d&#8217;embrasser la lumi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>#93 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=75533\"><strong>The Old Dead Tree<\/strong> &#8211; <strong>Second Thoughts<\/strong><\/a> (Season of Mist) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/6b\/70\/17\/18313323\/1507-1\/tsp20240924140105\/Second-Thoughts.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>5 ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis l&rsquo;EP <em>The End<\/em> qui marquait un sursaut de vie dans un long hiatus. Une longue pause durant laquelle chaque membre a pu s&rsquo;\u00e9panouir dans son groupe respectif, de <em>Lux Incerta<\/em> \u00e0 <em>Arkan<\/em>. <em>The Old Dead Tree<\/em> revient \u00e0 la vie pour un cinqui\u00e8me album plac\u00e9 sous le signe de gothic doom aux incursions rock, tour \u00e0 tour atmosph\u00e9rique ou plus rugueux mais toujours ent\u00eatant, entra\u00eenant, riche en riffs cisel\u00e9s et en vocalises riches, entre growl et chant clair. Un cinqui\u00e8me album moderne, riche et passionnant qui marque durablement apr\u00e8s \u00e9coute.<\/p>\n\n\n\n<p>#92 <strong>Octoploid <\/strong>&#8211; <strong>Beyond the Aeons<\/strong> (Reigning Phoenix Music) (Finlande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/0a\/60\/13\/18046986\/1540-1\/tsp20240530153117\/Beyond-The-aeons.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Octoploid<\/em> est un jeune groupe qui r\u00e9unit le bassiste d&rsquo;<em>Amorphis<\/em> <em>Olli-Pekka Laine<\/em> (ici \u00e0 la basse), <em>Kim Rentala<\/em> (ex-Amorph<em>is<\/em>, pass\u00e9 dans plein de groupes), le batteur <em>Mikko Pietinen<\/em> comparse de <em>Laine<\/em> dans <em>Mannhai<\/em> et <em>Peter Salonen<\/em> de <em>Death Ex<\/em> \u00e0 la gratte. <em>Octoploid<\/em> signe ici un premier album avec plusieurs guests au chant comme <em>Mikko Kotam\u00e4ki<\/em> de <em>Swallow the Sun<\/em>, <em>Tomi Koivusaari <\/em>(<em>Abhorrence<\/em>), <em>Jani Muurinen <\/em>(<em>Mannhai<\/em>), <em>Tomi Joutsen <\/em>(<em>Amorphis<\/em>), <em>Petri<\/em> <em>Eskelinen<\/em> (<em>Feastem<\/em>) et <em>J\u00f3n Aldar\u00e1 <\/em>(<em>Hamfer\u00f0<\/em>, <em>Barren Earth<\/em>). Outre le catalogue de guests, la particularit\u00e9 d&rsquo;<em>Octoploid<\/em> est de proposer des vocalises m\u00e9lodeath sur une base stoner psych\u00e9d\u00e9lique\/early heavy metal du plus bel effet. Et \u00e7a marche \u00e0 merveille avec cet album qui souffle le chaud et le froid, les growls plomb\u00e9s et les envol\u00e9es de guitares fuzzy et a\u00e9riennes. Plut\u00f4t couillu, original et passionnant de bout en bout.<\/p>\n\n\n\n<p>#91 <strong>M\u00f6rk Gryning<\/strong> &#8211; <strong>Fasornas Tid<\/strong> (Season of Mist) (Su\u00e8de)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/c6\/28\/17\/18294982\/1540-1\/tsp20240916173242\/Fasornas-Tid.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Groupe en place depuis l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or du black metal scandinave, <em>M\u00f6rk Gryning<\/em> s&rsquo;\u00e9tait fait un peu oublier avant un retour en fanfare \u00e0 la fin des 2010&rsquo;s. Avec son septi\u00e8me album <em>Fasornas<\/em> <em>Tid<\/em> chant\u00e9 en anglais et en su\u00e9dois, <em>M\u00f6rk Gryning<\/em> nous livre un black metal majestueux avec un <em>Goth Gorgon<\/em> en feu \u00e0 la basse, une batterie vertigineuse, des vocalises riches entre un chant clair \u00e0 la <em>Borknagar<\/em> et un growl v\u00e9h\u00e9ment. Ancr\u00e9 dans un metal old school jouissif, <em>Fasornas Tid<\/em> fascine et envo\u00fbte avec un black metal riche et plein de nuances.<\/p>\n\n\n\n<p>#90 ex aequo <strong>Uncut<\/strong> &#8211; <strong>Space Cowboy<\/strong> (Klonosphere) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/0c\/ac\/17\/18328588\/1540-1\/tsp20241001112154\/Space-Cowboys.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s l&rsquo;excellent <em>Blue<\/em>, <em>Uncut<\/em> revient avec un nouvel album sorti en autoproduction mais avec le soutien de <em>Klonosphere<\/em>. Si le blues-rock du pr\u00e9c\u00e9dent est toujours l\u00e0, un blues-rock riffu \u00e0 souhait port\u00e9 par des lignes de guitares rac\u00e9es et un chant habit\u00e9, sur <em>Space Cowboy<\/em>, on trouve aussi des \u00e9lans de stoner, de space-rock avec des plans parfois bien planants. Encore une fois, la somme de talents au sein d&rsquo;<em>Uncut<\/em> nous sert un album d&rsquo;une \u00e9l\u00e9gance rare.<\/p>\n\n\n\n<p>#90 <strong>KO KO MO<\/strong> &#8211; <strong>Striped<\/strong> (Les Disques en Chantier\/ LMP Musique) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/14\/27\/07\/17245972\/1507-1\/tsp20240905161106\/Striped.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Dans la sc\u00e8ne rock fran\u00e7aise, le duo <em>KO KO MO<\/em> s&rsquo;est fait un nom et une place dans les festivals sans chercher \u00e0 faire du consensuel. Un nom m\u00e9rit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute de ce quatri\u00e8me album, toujours dans un registre blues rock psych\u00e9d\u00e9lique avec quelques touches un peu pop. Loin de la soupe d&rsquo;<em>Izia<\/em>, <em>Feu Chatterton<\/em> et consorts, <em>KO KO MO<\/em> sert un rock abrasif, p\u00eachu, entra\u00eenant et boost\u00e9 par des putain de riffs imm\u00e9diats qui donnent envie de danser et de d\u00e9vorer la vie. Tour \u00e0 tour endiabl\u00e9e et sensuelle, leur musique s&rsquo;inscrit sans mal avec les quelques r\u00e9v\u00e9lations que sont <em>Patr\u00f3n<\/em> et <em>Animal Triste<\/em> et a suffisamment d&rsquo;arguments pour s&rsquo;imposer \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger.<\/p>\n\n\n\n<p>#89 <strong>The Black Crowes<\/strong> &#8211; <strong>Happiness Bastards<\/strong> (Silver Arrow Records) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81nhupUXN9L._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>15 ans que les <em>Black Crowes<\/em> n&rsquo;avaient pas sorti d&rsquo;albums. 40 ans apr\u00e8s leur formation, le combo d&rsquo;Atlanta nous revient avec une nouvelle galette, du pur <em>Black Crowes<\/em> dans le texte. \u00c7a commence tr\u00e8s fort avec un pur blues-rock \u00e9nergique qui donne une fr\u00e9n\u00e9tique envie de bouger de la t\u00eate et du cul. La bande aux fr\u00e8res <em>Robinson<\/em> nous livre une nouvelle salve de pur rock sudiste entre morceaux \u00e9lectriques rentre-dedans et ballades acoustiques. Fid\u00e8le \u00e0 ses bases, les <em>Black Crowes<\/em> nous offre un nouvel album g\u00e9n\u00e9reux et hyper efficace.<\/p>\n\n\n\n<p>#88 <strong>Kula Shaker<\/strong> &#8211; <strong>Natural Magick<\/strong> (Strange F.O.L.K. Records) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81Agj4mvwoL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deux ans apr\u00e8s un album aussi dr\u00f4le que conceptuel, <em>Kula Shaker<\/em> revient pour un 7\u00e8me opus toujours dans cette veine rock psych\u00e9d\u00e9lique 60s qui lui sied \u00e0 merveille depuis le d\u00e9but. On a l&rsquo;impression de naviguer en terrain connu et certains plans semblent sortis de la derni\u00e8re partie de la discographie des <em>Beatles<\/em>. C&rsquo;est toujours aussi bien foutu et jouissif du d\u00e9but \u00e0 la fin, que ce soit des morceaux p\u00eachus comme pour les ballades, \u00e7a regorge de m\u00e9lodies ent\u00eatantes et de morceaux f\u00e9d\u00e9rateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>#87 ex aequo <strong>Crobot<\/strong> &#8211; <strong>Obsidian<\/strong> (Megaforce Records) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/41\/d6\/15\/18208321\/1540-1\/tsp20240913092138\/Obsidian.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deux ans seulement apr\u00e8s le tr\u00e8s bon <em>Feel This<\/em>, le combo de Harrisburg <em>Crobot<\/em> revient avec un cinqui\u00e8me album, toujours dans ce m\u00e9lange stoner\/hard rock imm\u00e9diat, blind\u00e9 \u00e0 la gueule de tubes en puissance hyper catchy qui donne envie de bouger ou de tracer la route, de titres qui sentent bon l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Les compositions sont somme toute classiques mais sont hyper efficaces et <em>Crobot <\/em>ne se perd pas en digressions inutiles pour nous emmener \u00e0 leur grosse teuf enfum\u00e9e et c&rsquo;est tant mieux.<\/p>\n\n\n\n<p>#87 <strong>Melvins<\/strong> &#8211; <strong>Tarantula Heart <\/strong>(Icepac Recordings) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/a4\/19\/ff\/16718244\/1540-1\/tsp20240229161121\/Tarantula-Heart.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>V\u00e9ritables l\u00e9gendes du sludge, du stoner et du doom, les <em>Melvins<\/em>, avec 40 ans d&rsquo;existence et quasiment 30 albums au compteur, n&rsquo;ont rien \u00e0 prouver et peuvent se faire plaisir en exp\u00e9rimentant, quitte \u00e0 en laisser plus d&rsquo;un sur le carreau comme avec ce <em>Tarantula Heart <\/em>long de 38 minutes pour 5 morceaux dont un monolithe exp\u00e9rimental de presque 20 minutes, des m\u00e9lodies \u00e9tranges, des boucles hypnotiques, et des accords improbables. Et cette audace, cette originalit\u00e9 paye avec un album certes aride et d\u00e9routant mais de tr\u00e8s haute tenue.<\/p>\n\n\n\n<p>#86 <strong>Mad Caddies<\/strong> &#8211; <strong>Arrows Room 117<\/strong> (SBAM Records\/ 55 Rose) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/71\/9d\/fe\/16686449\/1540-1\/tsp20231228180100\/Arrows-Room-117.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Form\u00e9s en 1995, les <em>Mad Caddies<\/em> ont depuis rejoint le cercle des incontournables du ska-punk. Neuvi\u00e8me album du groupe, <em>Arrows Room 117<\/em> est le premier album depuis 6 ans et le premier album de compos depuis 10 ans. Entre temps, le groupe a connu un radical m\u00e9nage de printemps puisque <em>Chuck Roberson<\/em> est le seul membre d&rsquo;origine. Un nouveau line-up et de mani\u00e8re concomitante un l\u00e9ger virage musical puisqu&rsquo;au ska-punk-reggae cher au groupe se sont greff\u00e9es des orientations cowpunk et blues. Le tout pour un album \u00e0 fleur de peau, riche et g\u00e9n\u00e9reux, plus profond et touchant.<\/p>\n\n\n\n<p>#85 <strong>Ruff Majik<\/strong> &#8211; <strong>Moth Eater (The Lorekeeper&rsquo;s Bible)<\/strong> (Sound of Liberation) (Afrique du Sud)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/93\/be\/16\/18267795\/1507-1\/tsp20240905111125\/Moth-Eater.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>A peine un an apr\u00e8s <em>Elektrik Ram<\/em>, <em>Ruff Majik<\/em> revient avec un nouvel album, cette fois en ayant chang\u00e9 de cr\u00e9merie (exit <em>Mongrel<\/em>, cap chez les Allemands de <em>Sound of Liberation<\/em>) et surtout une volont\u00e9 de clore une trilogie entam\u00e9e avec <em>The Devil&rsquo;s Cattle<\/em> en 2020. Quatre ans et trois albums qui ont vu les sudafs \u00e9cumer l&rsquo;Europe dans des conditions \u00e9piques au c\u0153ur de tourn\u00e9es riches en (m\u00e9s)aventures. Pour clore ce chapitre, <em>Ruff Majik<\/em> a voulu, dans son album, dresser le bilan de ces ann\u00e9es et continuer \u00e0 \u00e9largir leur base sonore en incluant des plages blues ou des \u00e9lans funky voire m\u00eame franchement metal et avec l&rsquo;appui d&rsquo;invit\u00e9s comme <em>Arvid H\u00e4llag\u00e5rd<\/em> de <em>Greenleaf<\/em>. Toujours arm\u00e9 de cette volont\u00e9 de ne pas se renouveler et de surprendre, <em>Ruff Majik<\/em> nous entra\u00eene encore une fois vers de nouvelles contr\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>#84 <strong>Romuvos<\/strong> &#8211;<strong> Spirits<\/strong> (Hammerheart Records) (Lituanie)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/metalobs.com\/app\/uploads\/2024\/02\/ROMUVOS-Spirits-cover.jpg\" alt=\"\" width=\"375\" height=\"375\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Un groupe lituanien bas\u00e9 en Allemagne et dont la moiti\u00e9 des musiciens est Isra\u00e9lienne, <em>Romuvos<\/em> est, d\u00e9j\u00e0 sur le papier, l&rsquo;incarnation de la mondialisation culturelle dans ce qu&rsquo;elle propose de mieux. D\u00e8s la premi\u00e8re seconde, on part en voyage dans les steppes dans une ambiance proche de <em>The Hu<\/em> et de <em>Wardruna<\/em> avec une musique profond\u00e9ment immersive, prenante, superbement ma\u00eetris\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>#83 <strong>The Lumberjack Feedback<\/strong> &#8211; <strong>The Stronghold<\/strong> (Argonauta Records) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/5a\/81\/0d\/17662298\/1507-1\/tsp20240712095108\/The-Stronghold.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>En quelques ann\u00e9es et \u00e0 la faveur d&rsquo;albums salu\u00e9s, les Lillois de <em>The Lumberjack Feedback<\/em> se sont fait un nom. Troisi\u00e8me album du groupe, <em>The Stronghold<\/em> (au superbe artwork) continue la philosophie du groupe avec ce doom\/sludge\/post-metal instrumental savant, tortueux bard\u00e9 de riffs aussi vari\u00e9s que les ambiances et de lignes de basse bien groovy pour un rendu riche et passionnant.<\/p>\n\n\n\n<p>#82 ex aequo <strong>Hideous Divinity <\/strong>&#8211; <strong>Unextinct<\/strong> (Century Media Records) (Italie)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/97\/98\/00\/16816279\/1540-1\/tsp20240205162049\/Unextinct-Edition-Limitee.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>En quelques ann\u00e9es et gr\u00e2ce \u00e0 des albums salu\u00e9s, <em>Hideous Divinity<\/em> s&rsquo;est fait un nom dans la sc\u00e8ne death europ\u00e9enne. Et le cinqui\u00e8me album des romains a de quoi les confirmer dans leur statut tant \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute, on se prend un monolithe en pleine gueule. Riffs tortueux, batterie bulldozer, growl pachydermique et densit\u00e9 \u00e0 broyer les os,<em> Unextinct<\/em> est taill\u00e9 dans la roche massive et destin\u00e9 \u00e0 pulv\u00e9riser l&rsquo;auditeur. <em>Hideous Divinity<\/em> ne fait pas dans la demi-mesure et s&rsquo;av\u00e8re une grosse baffe dans le genre brutal death.<\/p>\n\n\n\n<p>#82 <strong>Skeletal Remains<\/strong> &#8211; <strong>Fragments of the Ageless<\/strong> (Century Media) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/06\/99\/00\/16816390\/1540-1\/tsp20240130140057\/Fragments-Of-The-Agele-Edition-Limitee.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>En une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es et cinq albums, les californiens de <em>Skeletal Remains<\/em> se sont taill\u00e9 un statut d&rsquo;incontournables de la sc\u00e8ne death et en plus de garants du revival d&rsquo;un death historique dans la droite lign\u00e9e de glorieux ain\u00e9s. Et ce n&rsquo;est pas ce cinqui\u00e8me album qui fera mentir cette r\u00e9putation. Malgr\u00e9 un line-up \u00e0 moiti\u00e9 chang\u00e9 avec un nouveau batteur et un nouveau bassiste, le groupe livre un album hyper solide, tant dans les compositions certes classiques mais efficaces et explosives, une production au cordeau avec ce qu&rsquo;il faut de crade, une ligne rythmique basse\/batterie dingue, des riffs qui p\u00e8tent les nuques et le chant bien hargneux d&rsquo;un <em>Chris Monroy<\/em> habit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>#81 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=74690\"><strong>Dark Tranquillity<\/strong> &#8211; <strong>Endtime Signals<\/strong><\/a> (Century Media Records) (Su\u00e8de)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/71qYCRryaHL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>4 ans apr\u00e8s <em>Moment<\/em>, <em>Dark Tranquillity<\/em> revient avec un 13\u00e8me album, orn\u00e9 d&rsquo;une pochette sublime (il convient de saluer encore une fois le travail de <em>Niklas Sundin<\/em>, ancien guitariste du groupe et illustrateur de pochette pour pl\u00e9thore de groupes). <em>Dark Tranquillity<\/em> revient avec un bijou de death m\u00e9lodique hyper soign\u00e9 jusque dans les d\u00e9tails, avec des riffs monstrueux, un majestueux travail de guitares et comme \u00e0 son habitude <em>un Mikael Stanne<\/em> capables de growls hargneux et puissant ou d&rsquo;un chant clair qui prend aux tripes et qui rappelle celui de <em>Mikko Kotam\u00e4ki<\/em> de <em>Swallow the Sun<\/em>. Apr\u00e8s plus de 30 ans d&rsquo;existence et alors qu&rsquo;ils n&rsquo;ont rien \u00e0 prouver, <em>Dark Tranquillity<\/em> nous sort un nouveau joyau et se montre encore une fois digne de sa stature.<\/p>\n\n\n\n<p>#80 ex aequo <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=73980\"><strong>Kerry King<\/strong> &#8211; <strong>From Hell I Rise<\/strong><\/a> (Reigning Phoenix Music) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/71AscAYYAOL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis la s\u00e9paration de <em>Slayer<\/em> (du moins en dehors de la sc\u00e8ne), un album solo \u00e9tait attendu au tournant : l&rsquo;historique <em>Kerry King<\/em> sort enfin un album sous son nom. Pour ce faire, il s&rsquo;est entour\u00e9 d&rsquo;une jolie brochette de pistoleros : son comp\u00e8re <em>Paul Bostaph<\/em> \u00e0 la batterie, l&rsquo;ex-<em>Vio-lence<\/em>, ex-<em>Machine Head<\/em> <em>Phil Demmel<\/em> (aussi gratteux live pour <em>Slayer<\/em>) \u00e0 l&rsquo;autre guitare, <em>Kyle Sanders<\/em> de <em>Hellyeah<\/em> \u00e0 la basse et le frontman de <em>Death Angel<\/em> <em>Mark Osegueda<\/em> au micro. On a vu pire comme line-up. Bien s\u00fbr, les d\u00e9tracteurs ne se sont pas fait attendre entre ceux qui disent que c&rsquo;est du <em>Slayer<\/em> (c&rsquo;est <em>Kerry King<\/em>, vous vous attendiez \u00e0 quoi? du folk progressif existentialiste?) et ceux qui sortent que c&rsquo;est du <em>Slayer<\/em> au rabais. Non, il ne faut pas s&rsquo;attendre \u00e0 un album du niveau d&rsquo;un <em>Reign in Blood<\/em> ou d&rsquo;un <em>South of Heaven<\/em>, malgr\u00e9 l&rsquo;ego de <em>King<\/em>, c&rsquo;est plus un gros kiff qu&rsquo;il se fait. Et ce kiff, il est communicatif, d\u00e8s les premi\u00e8res notes. Les attaques de guitare de la grande \u00e9poque? Check. Un bombardier en guise de batterie, qui cogne dur et fort? Check. M\u00eame le chant d&rsquo;<em>Osegueda<\/em> (superbe pioche) impressionne et se montre un ton au-dessus par rapport aux pourtant tr\u00e8s bons albums de <em>Death Angel<\/em>. Kerry King propose ce qu&rsquo;il fait de mieux : un thrash sur-burn\u00e9 o\u00f9 le plus c\u00e9l\u00e8bre guitariste avec une tresse de barbe s&rsquo;\u00e9panouit, bien entour\u00e9 par des musiciens tr\u00e8s talentueux (que ce soit la paire <em>King<\/em>\/<em>Demmel<\/em> hyper incisive, la grosse basse de <em>Sanders<\/em> ou un <em>Bostaph<\/em> bien sec) et aid\u00e9 par un chant habit\u00e9 et old school. Peut-\u00eatre que <em>From Hell I Rise<\/em> ne sera pas l&rsquo;album de thrash ultime de l&rsquo;ann\u00e9e, peut-\u00eatre que si. L&rsquo;avenir nous le dira, mais en attendant, chaque morceau fait prendre un pied ph\u00e9nom\u00e9nal et les nuques bougent fr\u00e9n\u00e9tiquement d&rsquo;elles-m\u00eames. En live, \u00e7a promet une belle guerre.<\/p>\n\n\n\n<p>#80 <strong>Deicide<\/strong> &#8211; <strong>Banished By Sin<\/strong> (Reigning Phoenix Music) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/73\/2a\/08\/17312371\/1540-1\/tsp20240311161038\/Banished-By-Sin.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Glen Benton <\/em>a toujours eu un penchant pour la provoc. Il faut dire que quand tu appelles ton groupe<em> Deicide<\/em>, que tu centres les paroles autour d&rsquo;un anti-christianisme virulent, que tu d\u00e9clares que tu veux te flinguer \u00e0 33 ans comme J\u00e9sus et que tu te tatoue une croix invers\u00e9e sur le front au fer rouge, \u00e7a coule de source. Mais cette fois, tonton Glen pousse le bouchon quitte \u00e0 se mettre une partie du public \u00e0 dos en ayant recours \u00e0 l&rsquo;IA pour la conception de la pochette du tout nouveau m\u00e9fait (et \u00e7a ne manquera pas de faire d\u00e9bat) des v\u00e9t\u00e9rans du death US. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs la seule faute de go\u00fbt ici car <em>Deicide <\/em>nous offre une nouvelle tarte, encore plus grosse que le d\u00e9j\u00e0 excellent <em>Overtures of Blasphemy<\/em>. Sur ce nouvel opus, <em>Deicide <\/em>\u00e9trenne un nouveau guitariste lead en la personne de <em>Taylor Nordberg<\/em>, homme au CV tr\u00e8s fourni (<em>The Absence<\/em>, <em>Umbilicus<\/em>, <em>Inhuman Condition<\/em>, <em>Infernaeon<\/em>, ex- <em>Massacre<\/em> et ex- <em>Wombbath<\/em>) et qui (en plus de former une superbe paire de six-cordes avec <em>Kevin Quirion<\/em>, et de mettre pas mal la main \u00e0 la patte niveau songwriting), balance des solis monstrueux qui font passer les morceaux dans une autre dimension et qui donnent un c\u00f4t\u00e9 un poil heavy en plus du death old school crassouille distill\u00e9 par <em>Deicide<\/em>. Bien s\u00fbr et \u00e7a va de soi,<em> Benton <\/em>est, \u00e0 56 ans et malgr\u00e9 ses exc\u00e8s, en tr\u00e8s grande forme avec du growl bien d\u00e9gueu et l&rsquo;autre historique <em>Steve Asheim<\/em>, sans \u00eatre dans la branlette, livre une performance aux f\u00fbts simple mais d&rsquo;une efficacit\u00e9 infernale. Tous les ingr\u00e9dients sont r\u00e9unis pour que <em>Banished By Sin <\/em>soit l&rsquo;un des meilleurs albums de la discographie de <em>Deicide<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>#79 <strong>Folterkammer<\/strong> &#8211; <strong>Weibermacht<\/strong> (Century Media Records) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81J+9gVz0cL._UF894,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Folterkammer<\/em>, c&rsquo;est un groupe new-yorkais avec des mecs sap\u00e9s comme des inquisiteurs espagnols et une chanteuse suisse qui aime parler de BDSM mais surtout un groupe qui m\u00e9lange un black metal furieux et th\u00e9\u00e2tral et un chant d&rsquo;op\u00e9ra avec une soprano qui fait parfois de la vocalise black. L&rsquo;ensemble est hyper original, classieux m\u00eame en tournant autour du cul sous un rapport dominatrice\/domin\u00e9 et l&rsquo;ensemble en live doit avoir un superbe rendu tant la production est majestueuse.<\/p>\n\n\n\n<p>#78 <strong>Category 7<\/strong> &#8211; <strong>Category 7<\/strong> (Metal Blade Records) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/16\/75\/13\/18052374\/1507-1\/tsp20240606160102\/Category-7.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Le visuel donnerait \u00e0 penser \u00e0 un \u00e9ni\u00e8me nanar opportuniste de chez Asylum pour surfer sur le succ\u00e8s de Twister. Que nenni (oui, j&rsquo;ai dit \u00ab\u00a0que nenni\u00a0\u00bb), il s&rsquo;agit du premier album du supergroupe <em>Category 7<\/em>. <em>Category 7<\/em>, c&rsquo;est <em>Jack Gibson <\/em>(<em>Exodus<\/em>), le batteur <em>Jason Bittner <\/em>(<em>Shadows Fall<\/em>, ex-<em>Overkill<\/em>), <em>Mike Orlando <\/em>(ex-<em>Adrenaline Mob<\/em>) et <em>Phil Demmel <\/em>aux six-cordes et <em>John Bush<\/em> (<em>Armored Saint<\/em>, ex-<em>Anthrax<\/em>) au chant. Un gros CV ne veut pas forc\u00e9ment dire que \u00e7a matche syst\u00e9matiquement, et de ce c\u00f4t\u00e9, <em>Category 7<\/em> nous rassure d\u00e8s les premi\u00e8res notes. Si John Bush a la fougue et son chant puissant fonctionne bien, les musiciens sont tous monstrueux entre basse vertigineuse, batterie qui tuste vite et fort mais aussi fait de superbes variations, la paire <em>Orlando<\/em>\/<em>Demmel<\/em> nous balance quelques-unes des meilleures lignes de gratte de l&rsquo;ann\u00e9e, des riffs vertigineux et des soli \u00e0 la fois tr\u00e8s techniques et d&rsquo;une classe folle. Si un exemple est n\u00e9cessaire, le dernier morceau, instrumental, met pas mal de monde sur le cul. Pr\u00e9parez les digues, <em>Category 7<\/em>, c&rsquo;est une temp\u00eate de heavy\/thrash qui d\u00e9vaste tout.<\/p>\n\n\n\n<p>#77 <strong>Johnnie Carwash<\/strong> &#8211; <strong>No Friends No Pain<\/strong> (Howlin&rsquo; Banana Records\/ Johnnie Carwash Production \/ Luik Music) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81ELQMu2OsL.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deuxi\u00e8me album pour les Lyonnais <em>Johnnie Carwash<\/em>, groupe qui propose un m\u00e9lange garage\/pop-punk frais et galvanisant riche en influences comme les <em>Breeders<\/em>, <em>Hole<\/em> ou <em>Mudhoney<\/em>. C&rsquo;est frais, c&rsquo;est p\u00eachu, la voix de la chanteuse est tr\u00e8s agr\u00e9able et c&rsquo;est communicatif autant en album qu\u2019en live.<\/p>\n\n\n\n<p>#76 <strong>Les Idiots<\/strong> &#8211; <strong>Tr\u00e9sors Modestes<\/strong> (10H10) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/12\/3a\/18\/18364946\/1507-1\/tsp20241015110110\/Tresors-modestes.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>H\u00e9ritiers de formations comme <em>Pigalle<\/em>, <em>La Rue K\u00e9tanou<\/em>, <em>Les VRP<\/em> ou <em>Les Ogres de Barback<\/em>, <em>Les Idiots<\/em> livrent leur second album. Initi\u00e9 par <em>Guillaume Boutevillain <\/em>alias <em>Slobodan<\/em>, frontman de <em>Condko\u00ef<\/em>, d&rsquo;<em>Opium du Peuple <\/em>et des <em>Oreilles Rouges<\/em>, et <em>Mika\u00ebl Garcia<\/em>, compositeur (et directeur artistique sur cet album) accompagn\u00e9s de <em>Simon Barde<\/em>, le trio a encore \u00e9toff\u00e9 ses instrumentations depuis l&rsquo;excellent premier opus. Dans <em>Tr\u00e9sors Modestes<\/em>, <em>Guillaume<\/em> ressuscite l&rsquo;esprit de <em>Mon HLM <\/em>de <em>Renaud<\/em>, fait une incursion dans la chanson de marin, explore l&rsquo;amour par les plaisirs h\u00e9donistes avec malice, parle de ses filles ou se fait poignant avec une chanson sur le deuil. Comme dans <em>Tout le Monde le Sait<\/em>, <em>Les Idiots <\/em>se montrent irr\u00e9v\u00e9rencieux quand il s&rsquo;agit de parler de religion avec un morceau d\u00e9licieusement anticl\u00e9rical ou en adressant un gentil tacle \u00e0 la soupe \u00ab\u00a0musicale\u00a0\u00bb qu&rsquo;aiment les jeunes tout en rendant hommage \u00e0 leurs compagnons de la sc\u00e8ne fran\u00e7aise, de cette chanson r\u00e9aliste parfois prise de haut par les tenants de la vari\u00e9t\u00e9 institutionnelle. On passe par toutes les \u00e9motions \u00e0 fleur de peau \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute des 9 titres tous plus f\u00e9d\u00e9rateurs les uns que les autres. Avec une profonde humanit\u00e9 et port\u00e9 par la gouaille et la voix aussi chaleureuse que rocailleuse de leurs chanteurs, <em>Les Idiots<\/em> nous offrent bien plus qu&rsquo;un modeste tr\u00e9sor.<\/p>\n\n\n\n<p>#75 <strong>Aara<\/strong> &#8211;<strong> Eiger<\/strong> (Debemur Morti Productions) (Suisse)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/55\/e4\/17\/18342997\/1540-1\/tsp20241007154111\/Eiger.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Eiger <\/em>fait partie des Alpes bernoises et culmine \u00e0 pr\u00e8s de 4000 m\u00e8tres et depuis 1935, une soixantaine d&rsquo;alpinistes ont perdu la vie en essayant de gravir la face Nord, ce qui lui a valu le surnom de Mordwand (Mur du meurtre). Apr\u00e8s une trilogie consacr\u00e9e \u00e0 Melmoth ou l&rsquo;Homme Errant, <em>Aara <\/em>s&rsquo;attaque au r\u00e9cit d&rsquo;une ascension du Mordwand en 1936 o\u00f9 quatre alpinistes ont disparu. Ici, la montagne, et la relation compliqu\u00e9e entre elle et ceux qui essaient de la dompter, sont au c\u0153ur de l&rsquo;album. Une montagne lieu de spiritualit\u00e9 mais aussi cimeti\u00e8re \u00e0 ciel ouvert, une dualit\u00e9 qui se refl\u00e8te dans la musique d&rsquo;<em>Aara <\/em>avec des compositions de <em>Berg<\/em> par moments atmosph\u00e9riques, riche et planantes coupl\u00e9es avec les cris tortur\u00e9s de <em>Fluss<\/em>. Plus encore que lors de la trilogie pr\u00e9c\u00e9dente, la musique d&rsquo;<em>Aara <\/em>est intense et m\u00e9ditative, immersive et inspirante.<\/p>\n\n\n\n<p>#74 <strong>Weather Systems<\/strong> &#8211; <strong>Ocean Without a Shore<\/strong> (Music Theories Recordings) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/7a\/5e\/15\/18177658\/1507-1\/tsp20240719153435\/Ocean-Without-A-Shore.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>En 2020, le c\u0153ur d&rsquo;<em>Anathema<\/em> a \u00e9t\u00e9 mis en pause suite aux incertitudes que le contexte sanitaire a fait planer sur les tourn\u00e9es. Suite \u00e0 cette pause d\u00e9chirante pour les membres du groupe, <em>Daniel Cavanagh<\/em>, t\u00eate pensante du groupe, s&rsquo;est lanc\u00e9 dans plusieurs projets dont ce <em>Weather Systems <\/em>(du nom de l&rsquo;album d&rsquo;<em>Anathema <\/em>pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de <em>Cavanagh<\/em>) avec son comparse batteur <em>Daniel Cardoso <\/em>(autre figure importante du d\u00e9funt groupe) et d&rsquo;autres musiciens gravitant autour de la sph\u00e8re d&rsquo;<em>Anathema<\/em>. Si la musique peut sembler famili\u00e8re, c&rsquo;est parce que 80% de <em>Ocean Without a Shore <\/em>a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9 sous <em>Anathema<\/em>, et <em>Weather Systems <\/em>reprend l&rsquo;esprit, l&rsquo;optimisme et le c\u00f4t\u00e9 lumineux de leurs derniers albums. La frappe de batterie de <em>Cardoso<\/em> est, comme \u00e0 son habitude, parfaite et les compositions sont un brin plus heavy par moments, plus catchy et plus lumineuses. Hommage sinc\u00e8re, d\u00e9pourvu de cynisme, de Cavanagh, Cardoso et compagnie \u00e0 leur pr\u00e9c\u00e9dent groupe, <em>Ocean Without a Shore <\/em>est clairement marqu\u00e9 par une \u00e9motion brute, difficile de ne pas embarquer dans le voyage.<\/p>\n\n\n\n<p>#73 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=75052\"><strong>Swallow the Sun<\/strong> &#8211; <strong>Shining<\/strong><\/a> (Century Media Records) (Finlande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.noise-injection.com\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Swallow-the-Sun_Shining-chronique-1024x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Le guitariste <em>Juha Raivio <\/em>avait pr\u00e9venu en interview qu&rsquo;\u00e9crire un nouvel album comme <em>Moonflowers<\/em> pourrait le tuer, alors pour son neuvi\u00e8me album, apr\u00e8s deux d\u00e9cennies \u00e0 sonder la noirceur la plus profonde et apr\u00e8s trois albums coup sur coup marqu\u00e9s par des trag\u00e9dies personnelles, le combo finlandais de doom\/death continue dans ses t\u00e9n\u00e8bres habituelles mais avec une noirceur diff\u00e9rente, moins opaque, moins \u00e9touffante et laissant davantage passer la lumi\u00e8re et par cons\u00e9quent, davantage de chant clair. Pour autant, <em>Swallow the Sun <\/em>ne se renie pas et si les Finlandais ont un chouia adouci le ton, vous n&rsquo;irez pas ambiancer un mariage avec <em>Shining<\/em>. Un brin en-de\u00e7\u00e0 des pr\u00e9c\u00e9dents albums, <em>Shining<\/em> poss\u00e8de tout de m\u00eame un haut niveau de solidit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>#72 <strong>Septaria<\/strong> &#8211; <strong>A* <\/strong>(Klonosphere) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/cdn.season-of-mist.com\/media\/catalog\/product\/cache\/2\/thumbnail\/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95\/S\/e\/Septaria-A-CD-160223-1-1729233576.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Jeune groupe venu du Vaucluse, <em>Septaria<\/em> sort un premier album dans un registre death\/prog hyper complexe et vari\u00e9, tant au niveau du chant alternant clair et growl, de la section rythmique avec un batteur \u00e0 la palette tr\u00e8s riche et n&rsquo;h\u00e9sitant pas \u00e0 aller dans des plans \u00e0 la Tool que des compositions de guitare alambiqu\u00e9es. On pense \u00e0 du <em>Gojira<\/em> et \u00e0 d&rsquo;autres moments du <em>Dead Can Dance<\/em>, <em>A* <\/em>(prononcer <em>Astar<\/em>) en laissera plus d&rsquo;un sur le carreau mais, d\u00e8s le premier album, <em>Septaria <\/em>subjugue par sa maturit\u00e9 et sa virtuosit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>#71 <strong>Kanonenfieber<\/strong> &#8211; <strong>Die Urkatastrophe<\/strong> (Century Media) (Allemagne)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/9c\/27\/14\/18098076\/1507-1\/tsp20240615153143\/Die-Urkatastrophe.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deuxi\u00e8me salve tir\u00e9e par les artilleurs allemands de <em>Kanonenfieber<\/em>, jeune tout-seul band bavarois qui retranscrit la 1\u00e8re guerre mondiale avec un blackened death m\u00e9lodique superbement produit. Seul aux commandes de son canon (du moins en studio), le chanteur-toutiste <em>Noise<\/em> d\u00e9livre des compositions de gros calibre, tout en proposant une palette vocale assez riche. A l&rsquo;instar de <em>1914<\/em> mais en moins brut de d\u00e9coffrage, <em>Kanonenfieber<\/em> arrive \u00e0 retranscrire la Grande Boucherie en trouvant une certaine po\u00e9sie et de la gr\u00e2ce dans la mise en musique de r\u00e9cits de cette sombre p\u00e9riode. La derni\u00e8re piste, plus acoustique, n\u2019en ressort que plus tragique.<\/p>\n\n\n\n<p>#70 <strong>Waidelotte<\/strong> &#8211; <strong>Celestial Shrine<\/strong> (Debemur Morti Productions) (Ukraine)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/91DLFTDRteL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Premier album pour <em>Waidelotte<\/em>, nouvelle signature <em>Debemur Morti<\/em> (label gage de qualit\u00e9). Bas\u00e9 en Ukraine, <em>Waidelotte<\/em> compte dans ses rangs <em>Andrii Pechatkin<\/em> le chanteur de <em>White<\/em> <em>Ward<\/em>, ou encore <em>Zlatoyar<\/em> de <em>Soen<\/em> \u00e0 la composition et \u00e0 la basse. M\u00ealant folk-death progressif et black metal, <em>Waidelotte<\/em> nous propose un black metal original et ambitieux avec des plans de basse rac\u00e9s et \u00e9l\u00e9gants judicieusement mis en avant dans le mix mais \u00e9galement des instruments typiques d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est et des chants Ukrainiens traditionnels qui cultivent une ambiance particuli\u00e8re. Fortement marqu\u00e9 par son identit\u00e9 musicale comme pour rappeler la fiert\u00e9 d&rsquo;un pays qui vit sous les bombes, <em>Celestial Shrine<\/em> se veut pourtant tourn\u00e9 autour de la spiritualit\u00e9. Un m\u00e9lange des genres qui ne rend ce premier album que plus fort.<\/p>\n\n\n\n<p>#69 <strong>Crippled Black Phoenix<\/strong> &#8211; <strong>The Wolf Changes Its Fur But Not Its Nature<\/strong> (Season of Mist) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/cc\/28\/17\/18294988\/1507-1\/tsp20240916172310\/The-Wolf-Changes-It-s-Fur-But-Not-It-s-Nature.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Crippled Black Ph\u0153nix<\/em> f\u00eate ses 20 ans d&rsquo;existence et a choisi de c\u00e9l\u00e9brer \u00e7a avec la mani\u00e8re en recr\u00e9ant 8 titres pioch\u00e9s dans leurs diff\u00e9rents albums. Aux c\u00f4t\u00e9s de<em> Justin Greaves<\/em> (guitare, batterie, basse, sample) et <em>Belinda Kordic<\/em> (chant), c&rsquo;est un line-up compos\u00e9 de dix musiciens et chanteurs qui contribuent aux diff\u00e9rents morceaux. Habitu\u00e9 \u00e0 nous offrir des albums ovni inclassables, <em>Crippled Black Ph\u0153nix<\/em> nous sort un exercice de style hyper foutraque, complexe, pas toujours accessible et par moments perch\u00e9 que le groupe. En se faisant plaisir pour ses 20 ans, c&rsquo;est surtout \u00e0 nous que <em>CBP<\/em> fait un cadeau.<\/p>\n\n\n\n<p>#68 <strong>Caligula&rsquo;s Horse<\/strong> &#8211; <strong>Charcoal Grace<\/strong> (Inside Out Music) (Australie)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/61x6JII5-ML.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Charcoal Grace<\/em> est n\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 le monde \u00e9tait paralys\u00e9 par la pand\u00e9mie et les confinements, alors que <em>Caligula&rsquo;s Horse<\/em> n&rsquo;a pu d\u00e9fendre son album <em>Rise Radiant<\/em>. Tournant autour d&rsquo;une chanson centrale de 24 minutes divis\u00e9e en 4 parties et parlant d&rsquo;abandon et de la relation p\u00e8re-fils qui en d\u00e9coule, <em>Charcoal Grace<\/em> parle d&rsquo;isolement, de perte de rep\u00e8res ou de la beaut\u00e9 du silence. Des th\u00e9matiques joyeuses, sublim\u00e9es par une musique \u00e9l\u00e9gante, raffin\u00e9e, complexe et cin\u00e9matographique. Les compositions touchent au sublime, elles sont profondes et riches et offrent un \u00e9crin \u00e0 la superbe voix de <em>Jim Grey<\/em> et son falsetto prenant. G\u00e9n\u00e9reux dans son d\u00e9veloppement, ce sixi\u00e8me album des Australiens se pose comme un incontournable de l&rsquo;ann\u00e9e prog.<\/p>\n\n\n\n<p>#67 <strong>The Clamps <\/strong>&#8211; <strong>Megamouth<\/strong> (Heavy Psych Sounds) (Italie)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/3d\/ec\/f6\/16182333\/1540-1\/tsp20231021154855\/Megamouth.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Les pochettes de stoner italien sont souvent improbables (coucou <em>Demonio<\/em>) et celles de <em>The Clamps<\/em> poussent les potards assez loin. <em>The Clamps <\/em>c&rsquo;est un trio venu de Bergame et qui propose un stoner-punk r\u00e9f\u00e9renc\u00e9, probablement amateur du groupe culte de psychobilly mais surtout m\u00e9lant la vitesse et l&rsquo;efficacit\u00e9 de <em>Mot\u00f6rhead<\/em>, et le stoner de<em> Kyuss<\/em>. On croirait les cousins spirituels de <em>Bokassa<\/em> et pour cause, <em>Megamouth<\/em> est un album <em>survitamin\u00e9<\/em>, jouissif, rentre-dedans et tr\u00e8s cr\u00e9atif. \u00c7a passe presque trop vite tant c&rsquo;est superbement emball\u00e9 et fun de bout en bout.<\/p>\n\n\n\n<p>#66 <strong>Suicidal Angels<\/strong> &#8211; <strong>Profane Prayer<\/strong> (Nuclear Blast) (Gr\u00e8ce)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/02\/c7\/fa\/16434946\/1540-1\/tsp20240122163104\/Profane-Prayer.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Groupe reconnu de la nouvelle sc\u00e8ne thrash europ\u00e9enne, <em>Suicidal Angels<\/em> sort son 8\u00e8me album en 23 ans d&rsquo;existence. Aid\u00e9s par une superbe production et arm\u00e9s d&rsquo;une magnifique doublette de 6-cordes, les hell\u00e8nes nous sort probablement l&rsquo;un des plus beaux albums de thrash de l&rsquo;ann\u00e9e avec un thrash prog bard\u00e9 de riffs sublimes, d&rsquo;arp\u00e8ges et de soli hyper bandants et globalement d&rsquo;un son dense, l\u00e9ch\u00e9 et de m\u00e9lodies imm\u00e9diates, <em>Profane Prayer <\/em>\u00e0 de quoi mettre d&rsquo;accord les thrashers. Et que dire de <em>Deathstalker <\/em>qui convie <em>Sakis Tolis <\/em>de <em>Rotting Christ <\/em>et le duo <em>Karadimas<\/em>\/<em>Benardo<\/em> de <em>Nightfall <\/em>ou encore le monumental final introduit par un chant f\u00e9minin \u00e9vanescent, sans compter ces passages acoustiques fort bien n\u00e9goci\u00e9s. Du caviar.<\/p>\n\n\n\n<p>#65 <strong>Merrimack<\/strong> &#8211; <strong>Of Grace and Gravity<\/strong> (Season of Mist Underground Activists) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/56\/07\/fe\/16648022\/1540-1\/tsp20231211115055\/Of-Grace-And-Gravity.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>30 ans apr\u00e8s leur formation, <em>Merrimack<\/em> fait partie des pionniers du metal noir francophone. Avec cette sixi\u00e8me galette, <em>Merrimack<\/em> d\u00e9boule \u00e0 nouveau avec un black metal occulte d&rsquo;une puissance spectaculaire et d&rsquo;une violence terrifiante. Prenant, d\u00e9licieusement lugubre, tendu, <em>Of Grace and Gravity<\/em> est un album riche, g\u00e9n\u00e9reux et passionnant.<\/p>\n\n\n\n<p>#64 <strong>Datcha Mandala <\/strong>&#8211; <strong>Koda <\/strong>(Discos Macarras) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/19\/dd\/07\/17292569\/1507-1\/tsp20240307080600\/Koda.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Troisi\u00e8me album pour les Bordelais de <em>D\u00e4tcha Mandala<\/em>, groupe berc\u00e9 par le rock puissant et \u00e9nergique des 70&rsquo;s. Apr\u00e8s 15 ans d&rsquo;existence, <em>D\u00e4tcha Mandala <\/em>s&rsquo;est fait une jolie r\u00e9putation avec des concerts remarqu\u00e9s. Masteris\u00e9 \u00e0 L.A. par <em>Jett Galindo <\/em>auBakery Studio L.A. (<em>Deep Purple<\/em>, <em>Pink Floyd<\/em>, <em>Iggy Pop<\/em>\u2026), <em>Koda<\/em> jouit d&rsquo;un certain soin au niveau de la production qui met en valeur le talent de musiciens qui sont loin d&rsquo;\u00eatre des manches, notamment le batteur au jeu particuli\u00e8rement inspir\u00e9 et vari\u00e9. D&rsquo;une tr\u00e8s grande homog\u00e9n\u00e9it\u00e9, <em>Koda <\/em>est un album puissant et mature, une \u0153uvre solide et g\u00e9n\u00e9reuse o\u00f9 le groupe ne fait pas dig\u00e9rer ses influences mais apporte une pierre solide \u00e0 l&rsquo;\u00e9difice.<\/p>\n\n\n\n<p>#63 <strong>Matrass <\/strong>&#8211; <strong>Cathedrals <\/strong>(Auto-production) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/063-Matrass.jpg\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/063-Matrass-1022x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-75678\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/063-Matrass-1022x1024.jpg 1022w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/063-Matrass-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/063-Matrass-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/063-Matrass-768x769.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/063-Matrass.jpg 1080w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Premier album pour les Bordelais <em>Matrass<\/em>, financ\u00e9 par une campagne de crowdfunding \u00e0 succ\u00e8s. Apr\u00e8s un EP remarqu\u00e9, <em>Matrass <\/em>s&rsquo;est dot\u00e9 d&rsquo;un nouveau batteur \u00e0 la frappe pr\u00e9cise. Influenc\u00e9 par des groupes comme <em>Psychonaut<\/em> ou <em>The Ocean<\/em>, <em>Matrass<\/em> oscille entre contemplatif et rugueux, port\u00e9 par la chanteuse <em>Cl\u00e9mentine Browne<\/em>, \u00e0 l&rsquo;aise pour switcher de registre et autant \u00e0 l&rsquo;aise dans la douceur myst\u00e9rieuse que dans le chant rageur et hargneux. Somme de talents \u00e0 tous les postes de mecs qui jouent avec \u00e9l\u00e9gance et finesse, <em>Cathedrals <\/em>m\u00e9lange les registres et offre un post-metal riche et pluriel sentant autant le soufre que la fleur de jasmin.<\/p>\n\n\n\n<p>#62 <strong>LizZard<\/strong> \u2013 <strong>Mesh<\/strong> (Pelagic Records) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/86\/a4\/15\/18195590\/1540-1\/tsp20240830095117\/Mesh.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Trois ans apr\u00e8s le sublime <em>Eroded<\/em>, <em>LizZard<\/em> revient avec un cinqui\u00e8me album, toujours chez <em>Pelagic Records<\/em>. Si <em>Mesh<\/em> commence avec un morceau hyper \u00e9nergique qui donne envie de battre la mesure de la t\u00eate et des pieds, on retrouve tr\u00e8s vite les riffs stratosph\u00e9riques, les lignes de basse subtiles et les ambiances rock alternatif \/ art rock \/prog douces am\u00e8res qui collent parfaitement \u00e0 l&rsquo;automne et aux ballades. <em>Mesh<\/em>, comme <em>Eroded<\/em>, devient tr\u00e8s vite un album cocon, un moment suspendu, une \u0153uvre dans laquelle on se sent bien et qui nous entoure, qui appelle la touche repeat encore et encore et nous fait d\u00e9coller.<\/p>\n\n\n\n<p>#61 <strong>High on Fire<\/strong> &#8211; <strong>Cometh the Storm<\/strong> (MNRK Heavy) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/915Diltb1bL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Il aura fallu 6 ans pour qu&rsquo;on connaisse un successeur \u00e0 <em>Electric Messiah<\/em>, album qui leur a valu un Grammy. <em>High on Fire<\/em> revient avec un neuvi\u00e8me album, \u00e0 la fois gras, boueux, puissant furieusement rock n&rsquo;roll mais qui accorde des moments plus inattendus et l\u00e9gers. Aid\u00e9s d&rsquo;un nouveau batteur hyper solide, les californiens appuient sur le charisme de l&rsquo;ind\u00e9boulonnable <em>Matt Pike<\/em> et son chant presque lemmyesque ainsi que ses riffs bien copieux. Men\u00e9 tambour battant, ce <em>Cometh the Storm<\/em> s&rsquo;av\u00e8re \u00eatre une pi\u00e8ce de choix dans l&rsquo;ann\u00e9e stoner\/sludge.<\/p>\n\n\n\n<p>#60<strong> Coilguns<\/strong> &#8211; <strong>Odd Love<\/strong> (Humus Records) (Suisse)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/cf\/12\/17\/18289359\/1540-1\/tsp20241016161104\/Odd-Love.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Quelques mois apr\u00e8s un split album avec <em>Birds in Row<\/em>, <em>Coilguns<\/em> revient avec un nouvel album incendiaire. Plus feu de r\u00e9volte d\u00e9clench\u00e9 par un cocktail molotov ou \u0153uvre d&rsquo;un pyromane r\u00e9volt\u00e9 que feu de briquet \u00e0 la<em> Johnny<\/em>, c&rsquo;est un vrai brasier tant au niveau de la musique que des paroles que les helv\u00e8tes ont allum\u00e9. Entre noise et post-hardcore, <em>Odd Love <\/em>nous gratifie d&rsquo;un core magnifiquement cisel\u00e9 avec, dans l&rsquo;ADN, du <em>Refused <\/em>ou m\u00eame du <em>Deftones<\/em>. Riffs abrasifs, plan de batterie pr\u00e9cis, chant habit\u00e9, constat implacable sur notre monde apocalyptique et m\u00e9lodie imm\u00e9diate, <em>Coilguns <\/em>livre un des meilleurs albums du genre de l&rsquo;ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>#59<strong> Slift <\/strong>&#8211; <strong>Ilion<\/strong> (Sub Pop) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/7f\/3b\/f6\/16137087\/1540-1\/tsp20231205165147\/Ilion.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>La pochette avec des \u00eatres chelous qui crachent des spaghettis \u00e0 la tomate a de quoi d\u00e9concerter. Et pourtant derri\u00e8re se cache la nouvelle livraison de <em>Slift<\/em>, groupe toulousain de stoner sign\u00e9 chez <em>Sub Pop<\/em> (oui, le mythique label de grunge, excusez du peu). Il faut dire que le combo de mangeurs de chocolatines (car oui, on dit chocolatine et puis c&rsquo;est tout!) repense les lignes du stoner et de mur de son, pr\u00eat \u00e0 les repousser \u00e0 grands coups de lignes de grattes inventives mais surtout gr\u00e2ce \u00e0 un batteur chirurgical, d&rsquo;une grande finesse tout en poss\u00e9dant un groove imm\u00e9diat et ent\u00eatant. Avec sa g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, son talent de composition, son chant massif,<em> Slift <\/em>appelle les qualificatifs les plus dithyrambiques et pose comme un nouveau poids lourd de la sc\u00e8ne stoner hexagonale.<\/p>\n\n\n\n<p>#58 <strong>Anciients<\/strong> &#8211; <strong>Beyond the Reach of the Sun<\/strong> (Season of Mist) (Canada)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/b7\/2e\/13\/18034359\/1540-1\/tsp20240530144156\/Beyond-The-Reach-Of-The-Sun.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis 8 ans, ils n&rsquo;avaient rien sorti et les Canadiens d&rsquo;<em>Anciients <\/em>reviennent pour un troisi\u00e8me album, orn\u00e9 d&rsquo;une pochette magnifique et un petit changement de line-up avec de la nouveaut\u00e9 \u00e0 la basse et \u00e0 la seconde guitare. Compact, homog\u00e8ne, ce troisi\u00e8me effort est pour autant riche dans ses exp\u00e9rimentations et vari\u00e9 dans ses ambiances, cr\u00e9atif, puissant. La section rythmique livre une prestation 5 \u00e9toiles, tout est fin et carr\u00e9 et le chanteur offre une palette tr\u00e8s riche, le tout sublim\u00e9 par une production au cordeau.<\/p>\n\n\n\n<p>#57 <strong>In Vain<\/strong> &#8211; <strong>Solemn<\/strong> (Indie Recordings) (Norv\u00e8ge)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/93\/38\/02\/16922771\/1540-1\/tsp20240214134202\/Solemn.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Six ans apr\u00e8s le tr\u00e8s bon mais un poil trop simple <em>Currents<\/em>, <em>In Vain <\/em>sort un cinqui\u00e8me album, fid\u00e8le \u00e0 un death progressif riche. Avec des morceaux dans l&rsquo;ensemble plut\u00f4t longs, <em>In Vain <\/em>se fait plaisir avec des compositions hyper complexes, flirtant m\u00eame parfois avec le jazz avec des placements de cuivre hyper l\u00e9ch\u00e9s. Niveau chant, le duo chant clair\/chant guttural fait des merveilles, et que dire des lignes de basse ou du travail de cogneur de <em>Tobias Solbakk <\/em>le tout magnifi\u00e9 par une production \u00e0 la hauteur. Tous les ingr\u00e9dients sont r\u00e9unis pour que <em>Solemn<\/em> soit une vraie claque et c&rsquo;est exactement le cas.<\/p>\n\n\n\n<p>#56 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=75296\"><strong>S\u00f3lstafir<\/strong> &#8211; <strong>Hin helga kv\u200b\u00f6\u200bl<\/strong> <\/a>(Century Media) (Islande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/8e\/26\/16\/18228878\/1507-1\/tsp20240809170804\/Hin-Helga-Kvol.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Pr\u00e8s de trente ans apr\u00e8s sa formation, <em>S\u00f3lstafir<\/em> sort un huiti\u00e8me album. Quatre ans apr\u00e8s un <em>Endless Twilight of Codependant Love<\/em> certes beau mais un brin chiant, les Islandais sortent un disque nettement plus vari\u00e9, toujours empreint d&rsquo;une m\u00e9lancolie visc\u00e9rale. Est-ce les sorties de <em>Bastar\u00f0ur<\/em> et <em>Isafj\u00f8rd<\/em> qui ont ragaillardi <em>A\u00f0albj\u00f6rn Tryggvason<\/em>? Toujours est-il que le frontman de <em>S\u00f3lstafir<\/em> semble plus inspir\u00e9. Le quatuor op\u00e8re \u00e0 deux reprises un retour \u00e0 ses racines black metal\/punk, des plages rock \u00e9nergiques et d&rsquo;autres plus ancr\u00e9es dans le post-metal qui fleure bon les paysages d&rsquo;Islande. Riche et vari\u00e9, <em>Hin Helga Kv\u00f6l<\/em> est une nouvelle sortie solide pour un groupe qui a souvent fait dans la bonne qualit\u00e9 d&rsquo;ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p>#55 <strong>Could Seed<\/strong> &#8211; <strong>The Drop Crisis<\/strong> (Klonosphere) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/86\/73\/15\/18183046\/1507-1\/tsp20240723115153\/The-Drop-Crisis.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s un premier EP, les manceaux de <em>Could Seed<\/em> (au sein duquel on trouve des anciens de <em>HamaSaari<\/em>) ont sign\u00e9 chez <em>Klonosphere<\/em>. Enti\u00e8rement instrumental, <em>The Drop Crisis<\/em> propose un post-rock\/post-metal aux inspirations psych\u00e9d\u00e9liques et offrant une vraie exp\u00e9rience de l\u00e2cher prise tant la musique de <em>Could Seed<\/em> est immersive. Entre <em>Elder<\/em>,<em> Mogwai<\/em> et <em>God Is An<\/em> <em>Astronaut<\/em>, <em>Could Seed<\/em> transporte loin l&rsquo;auditeur vers de nouveaux rivages. Superbement produit, tout en puissance et paradoxalement en d\u00e9licatesse, <em>The Drop Crisis<\/em> fait du bien.<\/p>\n\n\n\n<p>#54 <strong>The<\/strong> <strong>Linda Lindas<\/strong> &#8211; <strong>No Obligation<\/strong> (Epitaph) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/e2\/a9\/15\/18196962\/1540-1\/tsp20240807153520\/No-Obligation.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deux ans apr\u00e8s un tr\u00e8s bon premier album valid\u00e9 par des pointures comme <em>Morello<\/em>, les <em>Linda Lindas <\/em>sortent d\u00e9j\u00e0 un deuxi\u00e8me album vou\u00e9 \u00e0 conna\u00eetre la m\u00eame destin\u00e9e. <em>Bela Salazar<\/em>, <em>Eloise Wong <\/em>et les s\u0153urs<em> Lucia <\/em>et <em>Mila De La Garza<\/em>, toutes quatre \u00e2g\u00e9es de 14 \u00e0 20 ans montrent encore une fois une impressionnante maturit\u00e9 de composition. \u00c0 la fois engag\u00e9, intelligent, bard\u00e9 de tubes en puissance irr\u00e9sistibles, entra\u00eenants et ent\u00eatants, <em>No Obligation <\/em>est une bouff\u00e9e d&rsquo;air frais (sans compter la qualit\u00e9 de production de papa <em>De La Garza<\/em>), un petit bijou punk\/pop-punk garage convoquant l&rsquo;esprit de groupes comme <em>Go Betty Go<\/em>. C&rsquo;est d\u00e9pourvu de la moindre faute de go\u00fbt, enthousiasmant de la premi\u00e8re \u00e0 la derni\u00e8re note et \u00e7a r\u00e9ussit \u00e0 faire mieux que l&rsquo;album pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n\n\n\n<p>#53 <strong>Seth<\/strong> &#8211; <strong>La France des Maudits <\/strong>(Season of Mist) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/d8\/85\/0f\/17794520\/1507-1\/tsp20240422101153\/France-des-maudits.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Un album sorti symboliquement le 14 juillet, un personnage de bourreau arm\u00e9 d&rsquo;une faux regardant Paris, <em>Seth<\/em> avait encore une fois des choses \u00e0 dire et les dit \u00e0 sa mani\u00e8re sans prendre de gants. 3 ans apr\u00e8s l&rsquo;excellent <em>La Morsure du Christ <\/em>et sa pochette incendiaire, la bande \u00e0 <em>Alsvid<\/em> sort un 7\u00e8me album toujours marqu\u00e9 de ce metal noir baroque et th\u00e9\u00e2tral, savamment orchestr\u00e9 avec cette ambiance de R\u00e9volution qui colle \u00e0 l&rsquo;actualit\u00e9 du pays et port\u00e9 une nouvelle fois par un <em>Saint Vincent <\/em>en feu. Avec la majest\u00e9 qui caract\u00e9rise son \u0153uvre, <em>Seth<\/em> livre encore une fois un monstre, un album d&rsquo;une grande richesse.<\/p>\n\n\n\n<p>#52 <strong>The Foreshadowing<\/strong> &#8211; <strong>New Wave Order<\/strong> (Lifeforce Records) (Italie)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81rx7d6XodL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>L&rsquo;an dernier, The Foreshadowing rompait un silence de 7 ans avec le magnifique EP <em>Forsaken Songs<\/em>, regroupant des chansons in\u00e9dites con\u00e7ues durant les albums pass\u00e9s. Cette fois, <em>The Foreshadowing<\/em> revient avec un cinqui\u00e8me album et enfin de nouvelles compositions. Durant cinquante minutes, les romains nous offrent du gothic metal de grande classe avec ambiance raffin\u00e9e et m\u00e9lancolique, des compositions au cordeau, de superbes lignes de guitares et puis ce chant magnifique de <em>Marco Benevento<\/em> qui pr\u00eate \u00e0 penser \u00e0 du <em>Stainthorpe<\/em> ou du <em>Ribeiro.<\/em> Sans conna\u00eetre la renomm\u00e9e de <em>My Dying Bride<\/em> ou de <em>Moonspell,<\/em> <em>The<\/em> <em>Foreshadowing<\/em> se pose, avec <em>New Wave Order<\/em>, en potentiel cador.<\/p>\n\n\n\n<p>#51 <strong>Big Scenic Nowhere<\/strong> &#8211; <strong>The Waydown<\/strong> (Heavy Psych Sounds) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81tLPvSivuL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Big Scenic Nowhere<\/em> est de retour avec un troisi\u00e8me album. Les morceaux ici ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s entre 2018 et 2021 pour une bonne partie. Le jam band r\u00e9ussit pourtant \u00e0 marquer une hausse de niveau depuis les livraisons pr\u00e9c\u00e9dentes. Le stoner de <em>Big Scenic<\/em> <em>Nowhere<\/em> est dangereusement riffu, hypnotique, envo\u00fbtant, psych\u00e9d\u00e9lique avec des envol\u00e9es que n&rsquo;aurait pas reni\u00e9 <em>Monster Magnet<\/em>. On se prend en pleine gueule un trip orgasmique dans l&rsquo;espace. Allez les gars, resservez-nous une dose tr\u00e8s vite.<\/p>\n\n\n\n<p>#50 <strong>Norah Jones <\/strong>&#8211; <strong>Visions <\/strong>(Blue Note) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/91HyYS6eudL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Cela faisait un moment que je ne m&rsquo;\u00e9tais pas pench\u00e9 sur un nouvel album de <em>Norah Jones<\/em>, depuis <em>Little Broken Hearts<\/em>, tr\u00e8s sympathique mais pas mon pr\u00e9f\u00e9r\u00e9. Bien m&rsquo;en a pris car <em>Visions<\/em> est un album solaire, une vraie bouff\u00e9e de vitamine D, un disque parfait pour les balades avec les premi\u00e8res m\u00e9t\u00e9os estivales. <em>Norah Jones<\/em> fait des incursions dans la pop, le rock voire un peu de folk et de soul dans son jazz et fait \u00e0 chaque fois preuve d&rsquo;une \u00e9l\u00e9gance \u00e9clatante. Bard\u00e9 de tubes, de m\u00e9lodies entra\u00eenantes, de refrains imm\u00e9diats, avec des touches de guitare \u00e9lectrique ou d&rsquo;orgue Hammond, intimiste et f\u00e9d\u00e9rateur, <em>Visions<\/em> est sans conteste un des meilleurs albums d&rsquo;une <em>Norah Jones<\/em> flamboyante et g\u00e9n\u00e9reuse.<\/p>\n\n\n\n<p># 49 ex aequo <strong>Eye<\/strong> &#8211; <strong>Dark Light<\/strong> (New Heavy Sounds) (Pays de Galles)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/e.snmc.io\/i\/600\/s\/b6c345ae6a5113e6e7600bdac0df3648\/12077427\/eye-dark-light-Cover-Art.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Chanteuse du combo de stoner\/sludge\/doom <em>Mammoth Weed Wizard Bastard<\/em>, <em>Jessica Ball <\/em>s&rsquo;est lanc\u00e9e dans un nouveau projet \u00e0 la suite de la maladie de son ami proche <em>Paul Davies<\/em>. \u00c9paul\u00e9e du producteur <em>Chris Fielding <\/em>(<em>MWWB<\/em>, <em>Conan<\/em>)<em>, Ball <\/em>livre une musique planante entre dreampop, dark folk et des groupes comme <em>Mazzy Star <\/em>et <em>Portishead<\/em> \u00e0 coups de nappes \u00e9th\u00e9r\u00e9es et port\u00e9e par la voix d\u00e9licate de <em>Ball<\/em>. Difficile de ne pas se laisser porter.<\/p>\n\n\n\n<p># 49 <strong>Ellereve<\/strong> &#8211; <strong>Funeral Songs <\/strong>(Eisenwald) (Allemagne)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a2565616566_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Un an apr\u00e8s son dernier album aux influences post-rock, <em>Ellereve<\/em> ressort ses chansons en mode acoustique et nous offre un v\u00e9ritable moment suspendu, un album cocon o\u00f9 il fait bon se lover en hiver, port\u00e9 sur sa voix d&rsquo;ange et des m\u00e9lodies qui rentrent instantan\u00e9ment en t\u00eate. Difficile de ne pas \u00eatre berc\u00e9 par cette dark folk solaire et empreinte d&rsquo;une douceur m\u00e9lancolique.<\/p>\n\n\n\n<p>#48 <strong>Lucifer<\/strong> &#8211; <strong>Lucifer V<\/strong> (Nuclear Blast) (Allemagne\/Angleterre\/Su\u00e8de)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/e3\/38\/f7\/16201955\/1507-1\/tsp20231130114031\/Lucifer-V.jpg\" alt=\"\" width=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>On aurait pu croire que <em>Nicke Andersson <\/em>allait se consacrer uniquement aux <em>Hellacopters <\/em>apr\u00e8s leur retour fracassant de ces derniers en 2022. Que nenni, son autre projet Lucifer revient, trois ans apr\u00e8s le 4\u00e8me opus. De moins en moins sous influence doom, le combo germano-anglais d\u00e9sormais bas\u00e9 \u00e0 Stockholm assume plus son c\u00f4t\u00e9 occult\/hard rock entre <em>Black Sab&rsquo; <\/em>et <em>Blue O\u00ffster Cult <\/em>et si la voix de <em>Johanna Sadonis <\/em>est toujours aussi envo\u00fbtante et pleine de ce charme v\u00e9n\u00e9neux de pr\u00eatresse satanique, les riffs d&rsquo;<em>Andersson<\/em>, gorg\u00e9s de cette \u00e9nergie des <em>Hellacopters<\/em> sont lumineux et entra\u00eenants, sans parler de son jeu de batterie bien rentre dedans. Encore une fois, <em>Lucifer <\/em>monte le curseur au niveau de la qualit\u00e9 pour nous offrir un gros morceau de bravoure qui s&rsquo;installe direct comme un des gros coups de c\u0153ur de l&rsquo;ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>#47 ex aequo <strong>Inner Landscapes <\/strong>&#8211; <strong>3h33<\/strong> (Klonosphere) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/26\/66\/0d\/17655334\/1507-1\/tsp20240326092117\/3h33.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Julien Gachet<\/em>, <em>Alexandre Covalciuc <\/em>et le bassiste <em>Thibaud B\u00e9tencourt <\/em>jouaient depuis 18 ans ensemble quand, en 2020, ils int\u00e8grent le batteur <em>Adrien Bernet<\/em>, venu du jazz. Il faudra attendre 4 ans pour qu&rsquo;<em>Inner Landscape <\/em>sorte son premier album chez <em>Klonosph\u00e8re<\/em>. 4 ans et un drame difficile v\u00e9cu par <em>Julien Gachet<\/em>, au chevet de son p\u00e8re malade jusqu&rsquo;\u00e0 la mort de ce dernier \u00e0 3h33. Cette trag\u00e9die est au c\u0153ur m\u00eame de ce premier album tr\u00e8s personnel et, au chant de <em>Gachet<\/em>, on ressent qu&rsquo;il a mis ses tripes. Le chant growl\u00e9 empreint de col\u00e8re et de tristesse est compens\u00e9 par des compositions d&rsquo;une intelligence et d&rsquo;une finesse rares, les lignes de cordes sont tout en subtilit\u00e9 et le jeu de batterie, tr\u00e8s \u00e9l\u00e9gant, impressionne. Bijou de sensibilit\u00e9, le post-hardcore\/post-metal d&rsquo;<em>Inner Landcape <\/em>fait des merveilles et <em>3h33<\/em> sera \u00e0 n&rsquo;en pas douter l&rsquo;un des meilleurs albums du genre cette ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>#47 <strong>Julie Christmas<\/strong> &#8211; <strong>Ridiculous and Full of Blood<\/strong> (Siviana \/ Red Creek) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/e5\/85\/0f\/17794533\/1540-1\/tsp20240422101153\/Ridiculous-and-full-of-blood.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deuxi\u00e8me album solo pour <em>Julie Christmas<\/em>, chanteuse qui s&rsquo;est fait un nom, d&rsquo;abord au sein du groupe de noise rock <em>Made Out of Babies<\/em> puis dans le supergroupe de post-metal <em>Battle of Mice<\/em> avant une collaboration avec <em>Cult of Luna<\/em>. Cette fois, elle s&rsquo;entoure de musiciens comme <em>Johannes Persson<\/em> (qui nous gratifiera d&rsquo;un superbe duo de voix) de <em>Cult of Luna<\/em> ou <em>Andrew Schneider<\/em> de <em>KEN Mode<\/em>. Entre noise rock, post-rock, post-metal et un peu de pop, <em>Julie Christmas<\/em> nous livre une musique bipolaire o\u00f9 la douceur se dispute avec l&rsquo;agressivit\u00e9, la vocaliste montrant une capacit\u00e9 tr\u00e8s impressionnante \u00e0 varier les registres. Qu&rsquo;elle berce ou qu&rsquo;elle \u00e9ructe dans la seconde qui suit, <em>Julie Christmas<\/em> ne nous offre pas un voyage lin\u00e9aire mais plut\u00f4t chaotique comme un ensemble de personnalit\u00e9s diff\u00e9rentes au sein d&rsquo;une m\u00eame femme. Et \u00e7a marche \u00e0 merveille.<\/p>\n\n\n\n<p>#46 ex aequo <strong>They Came From Visions<\/strong> &#8211; <strong>The Twilight Robes<\/strong> (Eisenwald) (Ukraine)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/hardforce.com\/img\/generated\/Albums\/2024\/02\/a1097690795-10_300x300.png\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis deux ans, dire que l&rsquo;Ukraine conna\u00eet un contexte anxiog\u00e8ne rel\u00e8ve de l&rsquo;euph\u00e9misme. Depuis que Poutine a d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;envahir le pays avec toute sa puissance militaire, le quotidien des Ukrainiens est r\u00e9gl\u00e9 au rythme de quartiers d\u00e9truits, de crimes de guerre, de contre-attaque face \u00e0 l&rsquo;occupant et de la litanie des proches brutalement fauch\u00e9s. Un contexte de terreur permanente o\u00f9 la cr\u00e9ation elle-m\u00eame est un acte de r\u00e9sistance. Malgr\u00e9 \u00e7a, le tout jeune groupe <em>They Came From Visions <\/em>a r\u00e9ussi \u00e0 sortir un deuxi\u00e8me album, o\u00f9 l&rsquo;influence de <em>Drudkh<\/em> n&rsquo;est pas loin. Un album \u00e0 la fois \u00e9pique et gla\u00e7ant, qui r\u00e9utilise de mani\u00e8re cathartique le contexte gla\u00e7ant dans lequel vit le groupe pour en sortir un album visc\u00e9ral, lugubre et o\u00f9 la folie n&rsquo;est pas loin.<\/p>\n\n\n\n<p>#46 <strong>Sal\u00f2<\/strong> &#8211; <strong>L&rsquo;appel du N\u00e9ant<\/strong> (Source Atone Records) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/2a\/b6\/08\/17348138\/1540-1\/tsp20240313165129\/L-Appel-du-Neant.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s un EP remarqu\u00e9, les Cherbourgeois <em>Sal\u00f2 <\/em>d\u00e9boulent avec un premier album comme une d\u00e9claration de guerre mais \u00e0 la russe avec pilonnage de la premi\u00e8re \u00e0 la derni\u00e8re minute. Dans un style proche de <em>Pilori<\/em>, <em>Sal\u00f2 <\/em>balance un m\u00e9lange entre crust, black metal et un peu d&rsquo;indus, le tout pour un album d&rsquo;une violence inou\u00efe et d&rsquo;une noirceur insondable renforc\u00e9e par l&rsquo;ajout de samples de films comme 13 Tzameti et de passages d&rsquo;\u0153uvres comme 1984 et La Servante \u00c9carlate. <em>L&rsquo;appel du N\u00e9ant <\/em>ne fait pas sp\u00e9cialement dans la joie de vivre jusqu&rsquo;aux invit\u00e9s, <em>Diego Janson <\/em>de <em>Karras <\/em>et <em>Manon<\/em> de <em>M\u00fctterlein <\/em>qui finissent d&rsquo;enfoncer le clou. A c\u00f4t\u00e9, Soulages, c&rsquo;est aussi color\u00e9 que Gauguin.<\/p>\n\n\n\n<p>#45 <strong>Givre<\/strong> &#8211; <strong>Le Clo\u00eetre<\/strong> (Eisenwald) (Canada)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81-PaTU1PsL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Le trio de Rouyn-Noranda tr\u00e8s port\u00e9 sur l&rsquo;histoire religieuse revient deux ans apr\u00e8s <em>Destin Messianique<\/em>. Sur <em>Le Clo\u00eetre<\/em>, <em>Givre<\/em> raconte des histoires de saintes et leur rapport \u00e0 la souffrance. De la po\u00e9sie symboliste d&rsquo;Hildegard Von Bingen \u00e0 l&rsquo;histoire d\u00e9rangeante de Marthe Robin, les paroles sont tir\u00e9es des hagiographies de 6 saintes pour relater les aspects les plus aust\u00e8res de la foi et le rapport \u00e0 la douleur. Rien de bien joyeux donc et c&rsquo;est retranscrit dans un black metal tourment\u00e9, tour \u00e0 tour atmosph\u00e9rique et contemplatif et sauvage et limite flippant avec des vocalises parfois presque fantomatiques et des samples qui renforcent l&rsquo;aspect d\u00e9rangeant et presque malsain. Le tout pour un album immersif, intransigeant et prenant de bout en bout.<\/p>\n\n\n\n<p>#44 <strong>Mork<\/strong> &#8211; <strong>Syv <\/strong>(Peaceville Records) (Norv\u00e8ge)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/dd\/97\/15\/18192349\/1507-1\/tsp20240807141127\/Syv.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Thomas Eriksen<\/em>, chanteur\/toutiste de <em>Mork<\/em> a encore frapp\u00e9, un an apr\u00e8s<em> Dypet <\/em>et quelques mois apr\u00e8s la d\u00e9flagration de son autre projet <em>Ud\u00e5d <\/em>(c&rsquo;est \u00e0 se demander si le type dort ou s&rsquo;il fait encore plein d&rsquo;activit\u00e9s). Mais hyper-productivit\u00e9 ne veut pas dire baisse d&rsquo;inspiration ou de qualit\u00e9, loin de l\u00e0. Et une nouvelle fois, le septi\u00e8me opus de <em>Mork <\/em>est du travail d&rsquo;orf\u00e8vre, bijou d&rsquo;un black metal pur jus, parfois brut, parfois m\u00e9lancolique, parfois crade et glauque, mais sans la moindre faute de go\u00fbt et toujours sinc\u00e8re. Un black metal inspir\u00e9, inspirant, fort, vari\u00e9, au riffing tranchant et \u00e0 l&rsquo;atmosph\u00e8re soign\u00e9e. Le tout finit avec une plage acoustique du plus bel effet. <em>Eriksen<\/em> sait d\u00e9cid\u00e9ment tout faire.<\/p>\n\n\n\n<p>#43 <strong>Akhlys<\/strong> &#8211; <strong>House of the Black Geminus<\/strong> (Debemur Morti Productions) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/d3\/85\/0f\/17794515\/1540-1\/tsp20240422101153\/House-Of-The-Black-Geminus.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Quatre ans apr\u00e8s le traumatisant <em>Melino\u00eb<\/em>, <em>Akhlys<\/em> refait surgir de la partie la plus noire de notre subconscient un quatri\u00e8me album, un aboutissement d&rsquo;un travail commenc\u00e9 avec le premier effort <em>Supplication<\/em> en 2009. Depuis, le one-man band est devenu trio et la b\u00eate prend sa forme finale, un album encore plus flippant, sombre et violent que son pr\u00e9d\u00e9cesseur, un album o\u00f9 les phases permettant de reprendre son souffle sont rare. Avec l&rsquo;appui d&rsquo;une section rythmique qui multiplie les coups de boutoir et offre un rendu glacial quasi indus, <em>Akhkys<\/em> livre un album \u00e0 l&rsquo;ambiance cauchemardesque o\u00f9 le chant tortur\u00e9 de <em>Nass Alcameth <\/em>finit d&rsquo;achever ce sentiment d&rsquo;angoisse primitive. Avec ce nouvel album, <em>Akhlys<\/em> se hisse dans le cercle ferm\u00e9 de ceux qui pousse la dissonance dans ses derniers retranchements (et nous avec).<\/p>\n\n\n\n<p>#42 <strong>Godspeed you Black Emperor<\/strong> &#8211;&nbsp; <strong>No\u2008Title As Of 13 February 2024 28,340 Dead<\/strong> (Constellation) (Canada)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/810XmlHNSLL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Enregistr\u00e9 pendant ce qui f\u00fbt appel\u00e9 l&rsquo;hiver des bombes et alors que le Proche-Orient sombrait dans l&rsquo;horreur totale, le huiti\u00e8me album des r\u00e9volutionnaires du post-rock <em>Godspeed You! Black Emperor<\/em> est charg\u00e9 de ce contexte douloureux et ce, d\u00e8s le titre faisant r\u00e9f\u00e9rence au nombre de gazaouis morts au moment de la cr\u00e9ation de l&rsquo;album avec pour postulat <em>\u00ab\u00a0Chers fans, beaucoup de sang a \u00e9t\u00e9 vers\u00e9 de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 du monde, vous n&rsquo;aurez pas droit \u00e0 un titre\u00a0\u00bb<\/em>. La musique des Canadiens s&rsquo;en fait donc l&rsquo;\u00e9cho. Une musique \u00e0 la fois lourde, massive, parfois r\u00e9p\u00e9titive avec des plages atmosph\u00e9riques empreintes d&rsquo;une profonde m\u00e9lancolie. Pas de fausse note, juste une orchestration intelligente et toute en justesse et une superbe ex\u00e9cution. Pas besoin de paroles, la musique se suffit pour retranscrire l&rsquo;horreur de ce monde.<\/p>\n\n\n\n<p>#41 <strong>Ulcerate <\/strong>&#8211; <strong>Cutting the Throat of God <\/strong>(Debemur Morti Productions) (Nouvelle-Z\u00e9lande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/6b\/a4\/0d\/17671275\/1540-1\/tsp20240402102235\/Cutting-The-Throat-Of-God.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Quatre ans apr\u00e8s <em>Stare into Death and be Still<\/em>, <em>Ulcerate<\/em> revient avec un 7\u00e8me album, le deuxi\u00e8me chez <em>Debemur Morti<\/em> (gros coup du label de les avoir sign\u00e9). Le trio n&rsquo;a pas l&rsquo;intention d&rsquo;adoucir son death metal technique dissonant \u00e0 souhait et \u00e0 l&rsquo;ambiance malsaine au possible. Ne cherchez pas la zone de confort dans la musique de <em>Ulcerate<\/em>, il n&rsquo;y en a pas une once. Au milieu de ce tourbillon vertigineux l&rsquo;ind\u00e9tr\u00f4nable <em>Jamie Saint Merat<\/em> qui, quelques mois apr\u00e8s son autre groupe<em> Verberis<\/em>, livre une nouvelle prestation imp\u00e9riale aux f\u00fbts, toujours aussi cr\u00e9atif et complexe, se posant comme l&rsquo;un des meilleurs dans son registre. On peut mentionner les riffs lugubres et anxiog\u00e8nes de <em>Michael Hoggard<\/em> ou le growl rageur de <em>Paul Kelland<\/em>. Encore une fois, <em>Ulcerate<\/em> livre un album compact, dense et hyper glauque. On plonge dans les mar\u00e9cages putrides et quand on pense sortir la t\u00eate, on est happ\u00e9 tout au fond par un monstre d&rsquo;un autre \u00e2ge, un monstre du nom de <em>Cutting the Throat of God<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>#40 <strong>Chelsea Wolfe<\/strong> &#8211; <strong>She Reaches Out To She Reaches Out To She<\/strong> (Loma Vista) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/91fPbXkxCML._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Ce qui est bien avec <em>Chelsea Wolfe<\/em>, c&rsquo;est que la routine n&rsquo;existe pas, les albums se suivent et ne se ressemblent pas. Apr\u00e8s un album dark folk et un autre avec <em>Converge<\/em>, elle revient dans un registre art rock\/exp\u00e9rimental, un brin folkisant dans l&rsquo;esprit et avec des touches d&rsquo;indus. Sur <em>She Reaches To She Reaches Out To She<\/em>, on croirait entendre au niveau de la musique du <em>Bj\u00f6rk<\/em> de la grande \u00e9poque avec cette pop \u00e9lectro chaotique, avec bien s\u00fbr la sublime voix de <em>Chelsea Wolfe<\/em> qui donne un donne un c\u00f4t\u00e9 cr\u00e9pusculaire et d\u00e9senchant\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p>#39 <strong>Inter Arma<\/strong> &#8211; <strong>New Heaven<\/strong> (Relapse Records) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81SroMTm4sL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Difficile de cat\u00e9goriser la musique d&rsquo;<em>Inter Arma <\/em>tant le combo m\u00e9lange les genres, notamment dans ce 6\u00e8me album o\u00f9 se bousculent un sludge boueux, noir, chaotique, des accents death et l&rsquo;instant d&rsquo;apr\u00e8s, des moments suspendus, des arp\u00e8ges planants et prenants dans un style plus post-metal. <em>New Heaven<\/em> c&rsquo;est cette dichotomie permanente entre \u00e9motions extr\u00eames, \u00e0 l&rsquo;image de la batterie au registre tr\u00e8s vari\u00e9 et fin, des lignes de guitare tour \u00e0 tour tortur\u00e9es et pleines de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, du chant qui nous ferait presque flipper au d\u00e9but et pleurer \u00e0 la fin. Chaos et harmonie, \u00e0 l&rsquo;image de l&rsquo;homme et de notre \u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<p>#38 <strong>Tomorrow&rsquo;s Rain<\/strong> \u2013 <strong>Ovdan<\/strong> (AOP Records) (Isra\u00ebl)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/f1\/23\/0d\/17638385\/1507-1\/tsp20240319122201\/Ovdan.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>A l&rsquo;image du nom du groupe et de la pochette de l&rsquo;album, on peut se douter que le deuxi\u00e8me album de <em>Tomorrow&rsquo;s Rain<\/em> ne fera pas dans la gaudriole. Et en effet, <em>Ovdan<\/em> est \u00e0 l&rsquo;image de la m\u00e9t\u00e9o de 2024 : pas hyper jouasse. Un condens\u00e9 de doom m\u00eal\u00e9 de black mais aussi avec des incursions de gothic, des ambiances plombantes magnifi\u00e9es par une orchestration au cordeau et des invit\u00e9s de renom, que ce soit <em>Attila Csihar<\/em> de <em>Mayhem<\/em>, <em>Andreas Vingback<\/em> de <em>Dark Funeral<\/em>, <em>Tony Wakeford<\/em> de <em>Sol Invictus<\/em>, <em>Michael Denner<\/em> de <em>Mercyful Fate<\/em>, <em>King<\/em> <em>Diamond<\/em> ou encore <em>Ben Christo<\/em> des <em>Sisters of Mercy<\/em>. Le buffet est bien dress\u00e9, il est garni et malgr\u00e9 l&rsquo;ambiance pesante, le repas est non seulement copieux mais d&rsquo;excellente qualit\u00e9. Un must.<\/p>\n\n\n\n<p>#37 <strong>Vestige<\/strong> &#8211; <strong>Janis<\/strong> (Season of Mist) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/5e\/27\/14\/18098014\/1540-1\/tsp20240620131150\/Janis.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Premier album pour <em>Vestige<\/em>, groupe alliant un metal bien lourd, moderne mais pas que et shoegaze. Teas\u00e9 par deux EP,<em> Janis<\/em> est sans compter l&rsquo;un des tours de force de la pourtant extr\u00eamement riche et foisonnante nouvelle sc\u00e8ne alternative fran\u00e7aise. Ici, on c\u00f4toie <em>Hangman&rsquo;s Chair<\/em>, des growls de death moderne et des \u00e9lans lyriques fortement influenc\u00e9s par <em>Deftones<\/em>. Tour \u00e0 tour atmosph\u00e9rique, hyper planant ou tout en puissance et en agressivit\u00e9, <em>Janis<\/em> est l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;un groupe qui ne cherche pas un chemin mais les prend tous \u00e0 la fois et dispose d&rsquo;une assez grande maturit\u00e9 de composition et de talent pour que \u00e7a fonctionne parfaitement et avec une pr\u00e9cision chirurgicale. La pr\u00e9sence de <em>Neige<\/em> d&rsquo;<em>Alcest<\/em> dans un registre rugueux n&rsquo;est pas un hasard tant par moments, on croirait \u00eatre sur les terres des <em>Discrets<\/em>. On pourrait citer \u00e9galement <em>Opeth <\/em>dans les influences sans que \u00e7a fasse name-dropping injustifi\u00e9. <em>Janis<\/em> empile et dig\u00e8re les influences les plus prestigieuses.<em> Vestiges<\/em> est d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 un nom \u00e0 retenir tant le groupe a de quoi marquer les esprits.<\/p>\n\n\n\n<p>#36 <strong>ACOD<\/strong> &#8211; <strong>Versets Noirs<\/strong> (Hammerheart Records) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/d9\/27\/07\/17246169\/1507-1\/tsp20240226163110\/Versets-Noirs.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Nouveau label pour <em>ACOD<\/em> (apr\u00e8s <em>Les Acteurs de l&rsquo;Ombre<\/em>, ils ont sign\u00e9 chez <em>Hammerheart<\/em>) et qui dit nouveau label dit nouvel album. Les voil\u00e0 donc qui sortent un 5\u00e8me album, deux ans apr\u00e8s <em>Fourth Reign Over Capacity and Beyond<\/em>. Le duo est accompagn\u00e9 pour l&rsquo;occasion de <em>Nicolas \u00ab\u00a0Ranko\u00a0\u00bb Muller <\/em>(ex-<em>Hyrgal, <\/em>ex-<em>Otargos<\/em>, ex-<em>Svart Crown<\/em>) aux f\u00fbts. <em>ACOD<\/em> ne fait pas les choses \u00e0 moiti\u00e9 et commence <em>Versets Noirs <\/em>avec un monolithe de 20 minutes de pur blackened death envoy\u00e9 en pleine gueule de l&rsquo;auditeur et \u00e0 peine on a le temps de se remettre que le reste de l&rsquo;album s&rsquo;av\u00e8re tout aussi puissant et implacable tout en restant tr\u00e8s m\u00e9lodique. Pour son cinqui\u00e8me, <em>ACOD <\/em>montre d&rsquo;avantage les muscles et ils sont suffisamment saillants pour ne pas se faire prendre de haut par les cadors du genre.<\/p>\n\n\n\n<p>#35 <strong>Griffon<\/strong> &#8211; <strong>De Republica<\/strong> (Les Acteurs de l&rsquo;Ombre) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/46\/75\/03\/17003846\/1540-1\/tsp20240219170137\/De-Republica.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Troisi\u00e8me album pour <em>Griffon<\/em>. <em>Griffon<\/em> s&rsquo;inscrit dans cette black metal litt\u00e9raire qui nous abreuve de superbes albums, \u00e0 l&rsquo;instar d&rsquo;<em>Abduction<\/em> l&rsquo;an dernier. F\u00e9rus d&rsquo;Histoire, les quatre parisiens nous parlent d&rsquo;\u00e9v\u00e8nements historiques pour faire \u00e9chos \u00e0 l&rsquo;actualit\u00e9, qu&rsquo;ils \u00e9voquent Jaur\u00e8s, la la\u00efcit\u00e9, la r\u00e9pression \u00e9tatique disproportionn\u00e9e, les aspirations r\u00e9volutionnaires du peuple ou celles des pr\u00e9sidents de la V\u00e8me R\u00e9publique \u00e0 un statut de quasi-monarque. Les textes sont intemporels et la qualit\u00e9 d&rsquo;ensemble de la musique d\u00e9cuple leur puissance \u00e9vocatrice.<\/p>\n\n\n\n<p>#34 <strong>Trelldom<\/strong> &#8211; <strong>&#8230;by the Shadows&#8230;<\/strong> (Prophecy Records) (Norv\u00e8ge)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/9d\/70\/14\/18116765\/1540-1\/tsp20240625172231\/By-The-Shadows.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>\u00c7a faisait 17 ans que <em>Trelldom<\/em> n&rsquo;avait pas sorti un album. Les v\u00e9t\u00e9rans du black metal norv\u00e9gien form\u00e9s au tout d\u00e9but de la deuxi\u00e8me vague du genre reviennent aux affaires avec un quatri\u00e8me album, un album qui a d\u00e9contenanc\u00e9 les fans, certains s&rsquo;\u00e9tant m\u00eame mis \u00e0 fondre d\u00e8s les premi\u00e8res mesures. Il faut dire que la bande \u00e0 <em>Gaahl<\/em> a recrut\u00e9 un nouveau batteur, que le bassiste est devenu gratteux et que <em>Kjetil M\u00f8ster<\/em> est venu en renfort pour jouer du saxophone et de la clarinette et \u00e7a change tout car le black metal froid se pare de textures free\/acid jazz d\u00e9structur\u00e9 et d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 franchement exp\u00e9rimental. Le r\u00e9sultat est un album \u00e9trange, psych\u00e9d\u00e9lique et passablement barr\u00e9 qui ne va pas plaire \u00e0 tout le monde mais qui ose, se montre audacieux, ambitieux et passionnant.<\/p>\n\n\n\n<p>#33 <strong>Verberis<\/strong> &#8211; <strong>The Apophatic Wilderness<\/strong> (Norma Evangelium Diaboli) (Nouvelle-Z\u00e9lande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/cdn.season-of-mist.com\/media\/catalog\/product\/cache\/2\/image\/500x500\/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95\/V\/e\/Verberis-The-Apophatic-Wilderness-CD-153103-1-1712135446.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Seulement deux ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis <em>Adumbration of the Veiled Logos <\/em>et son monumental morceau final de 20 minutes que d\u00e9barque <em>The Apophatic Wilderness<\/em>, troisi\u00e8me m\u00e9fait de <em>Verberis<\/em>, tournant autour de th\u00e9matiques occultes complexes. Encore une fois, on est face \u00e0 un blackened death tortueux aux riffs vertigineux et tourbillonnant, \u00e0 la basse mena\u00e7ante, aux vocalises habit\u00e9es et surtout avec le travail monstrueux de <em>Jamie Saint Merat <\/em>aux f\u00fbts. Ancien cogneur de <em>8 Foot Sativa <\/em>et en exercice chez<em> Ulcerate<\/em>, il allie le bourrinage massif \u00e0 une certaine subtilit\u00e9, de la classe et de la technique. A eux quatre, les mecs accouchent d&rsquo;un nouveau Leviathan colossal, compact et monstrueux taill\u00e9 pour broyer les os en poudre et transformer les pits en cendriers.<\/p>\n\n\n\n<p>#32 <strong>Job for a Cowboy<\/strong> &#8211; <strong>Moon Healer<\/strong> (Metal Blade) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/911qUrJoa7L._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>10 ans que les poids lourds du death progressif <em>Job For a Cowboy<\/em> n&rsquo;avaient pas sorti de disque. 10 ans, ce qui n&#8217;emp\u00eache pas le combo de jouer la carte de la continuit\u00e9 et c&rsquo;est tout naturellement qu&rsquo;\u00e0 un <em>Sun Eater<\/em> r\u00e9ponde un <em>Moon Healer<\/em>. Avec sa pochette bien perch\u00e9e, on se doute qu&rsquo;on ne va pas se trouver avec un skeud de death lambda et, bonne nouvelle, on en a pour notre argent. La production est superbe, les partoches ce qu&rsquo;il faut de tarabiscott\u00e9es, la doublette <em>Alan Glassman<\/em>\/<em>Tony Sannicandro<\/em> nous offre de monstrueuses d\u00e9monstrations de force \u00e0 la six-cordes, mais surtout le bassiste<em> Nick Schendzielos<\/em> balance des plans de classe mondiale. Apr\u00e8s 10ans, <em>Job For A Cowboy<\/em> revient avec un album \u00e0 la hauteur de son statut, muscl\u00e9 comme il faut.<\/p>\n\n\n\n<p>#<strong>31 JD Simo &amp; Luther Dickinson<\/strong> &#8211; <strong>Do the Rump!<\/strong> (Forty Below Records) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/76\/87\/14\/18122614\/1540-1\/tsp20240703145213\/Do-The-Rump.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Guitariste de sessions au CV \u00e9norme, <em>JD Simo<\/em> a pris du galon d&rsquo;abord avec son groupe <em>Simo<\/em> avant de se faire une carri\u00e8re solo en enquillant p\u00e9pite sur p\u00e9pite. Cette fois, il s&rsquo;allie \u00e0<em> Luther Dickinson<\/em>, guitariste qui a boss\u00e9 avec le jazzfusionneux de <em>Gutbucket<\/em>, le combo blues\/southern North Mississipi Allstars, ou encore sur le tr\u00e8s bon Warpaint des <em>Black Crowes<\/em>. Le duo de six-cordes s&rsquo;entend \u00e0 merveille et \u00e7a se sent au fil de cet album groovy \u00e0 souhait o\u00f9<em> Simo<\/em> nous gratifie encore une fois de son toucher unique. R\u00e9union au sommet de deux tueurs \u00e0 la guitare qui m\u00e9riteraient une plus grande exposition, <em>Do the Rump<\/em> est un bonbon pour les oreilles.<\/p>\n\n\n\n<p>#30 <strong>Concrete Age <\/strong>&#8211; <strong>Motherland <\/strong>(Soundage Productions) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a0760207030_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Il aura fallu \u00e0 peine plus d&rsquo;un an pour que <em>Concrete Age<\/em> donne un successeur \u00e0 l&rsquo;excellent <em>Bardo Thodol.<\/em> Et vu la qualit\u00e9 d&rsquo;ensemble, c&rsquo;est \u00e0 se demander si les mecs ont dormi ne serait-ce qu&rsquo;une nuit, entre les concerts et l&rsquo;enregistrement, tant, encore une fois, le travail sur les arrangements et la production ainsi que sur la richesse de l&rsquo;orchestration est colossal. Sur ce huiti\u00e8me album (en 14 ans de carri\u00e8re, excusez du peu), <em>Concrete Age<\/em> continue dans sa synth\u00e8se entre ethno-thrash, death et folk metal avec des inspirations slaves et balkaniques. Fiers de leur terre d&rsquo;origine du kra\u00ef de Stravopol (r\u00e9gion de Russie proche de la Georgie et peu \u00e9loign\u00e9e de l&rsquo;Azerba\u00efdjan), les quatre russanglais m\u00ealent orchestration classique du metal \u00e0 des instruments comme l&rsquo;oud ou l&rsquo;accord\u00e9on. Si les parties death sont un brin moins nombreuses que sur <em>Bardo Thodol<\/em> (ils demeurent n\u00e9anmoins puissants, lourds et rugueux), on retrouve quelques pointes de power metal pour donner aux morceaux un caract\u00e8re \u00e9pique. Les grincheux diront que le groupe n&rsquo;invente rien car <em>Sepultura<\/em> avait tout invent\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, on n&rsquo;est pas dans la m\u00eame cat\u00e9gorie et on retrouve l&rsquo;aspect foutraque et innovant de<em> Bloodywood<\/em> entre autres. Avec ce nouvel album, le quartette continue de tracer son sillon dans une voie qui est la sienne, d\u00e9bordant d&rsquo;\u00e9nergie communicative, variant sans cesse les tonalit\u00e9s entre grandiloquence et ambiances tr\u00e8s dansantes (impossible de r\u00e9sister \u00e0 l&rsquo;envie de bouger son cul) et moments plus bruts de d\u00e9coffrage. Red\u00e9finissant les contours du metal extr\u00eame, <em>Concrete Age<\/em> propose une musique foisonnant d&rsquo;id\u00e9es et passionnante de bout en bout, o\u00f9 <em>Emir Kusturica<\/em> et <em>Orphaned Land<\/em> aurait partouz\u00e9 joyeusement et encore une fois, c&rsquo;est un condens\u00e9 d&rsquo;euphorie galvanisante qui m\u00e9riterait une bien plus large exposition.<\/p>\n\n\n\n<p>#29 ex aequo <strong>Pallbearer<\/strong> &#8211; <strong>Mind Burns Alive<\/strong> (Nuclear Blast) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/51OZvlkGdSL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Cinqui\u00e8me album pour <em>Pallbearer<\/em>, groupe qui s&rsquo;est install\u00e9 peu \u00e0 peu comme une valeur s\u00fbre de la sc\u00e8ne doom am\u00e9ricaine. Au menu,<em> Pallbearer<\/em> nous propose des compositions rac\u00e9es, \u00e9l\u00e9gante prenant leur temps, bard\u00e9e de riffs et d&rsquo;envol\u00e9es lyriques et servant d&rsquo;\u00e9crins \u00e0 la voix puissante et chaleureuse de <em>Brett Campbell<\/em>, faisant de chaque morceau une bombinette en puissance, le tout au service d&rsquo;un doom flamboyant et f\u00e9d\u00e9rateur multipliant les instants de gr\u00e2ce pure.<\/p>\n\n\n\n<p>#29 <strong>Monkey 3<\/strong> &#8211; <strong>Welcome to the Machine<\/strong> (Suisse) (Napalm Records)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/c2\/19\/ff\/16718274\/1507-1\/tsp20240115161139\/WELCOME-TO-THE-MACHINE.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Cinq ans apr\u00e8s <em>Sphere,<\/em> <em>Monkey 3<\/em> revient dans un cube pour <em>Welcome To The Machine<\/em>, o\u00f9 la machine en question s&rsquo;av\u00e8re une m\u00e9taphore de l&rsquo;IA et son emprise catastrophique sur le monde. Avec son ambiance SF hyper soign\u00e9e, ce 8\u00e8me album s&rsquo;inspire de films comme 2001, Matrix ou encore 1984. Dans ce contexte, le stoner\/space-rock instrumental et progressif du groupe fonctionne \u00e0 merveille, le combo n&rsquo;h\u00e9sitant pas \u00e0 piocher dans des influences floydiennes pour nous d\u00e9livrer une musique spectaculaire et cin\u00e9matographique o\u00f9 les musiciens rivalisent d&rsquo;\u00e9l\u00e9gance et d&rsquo;inventivit\u00e9. On a un vrai bouquet final sonore bard\u00e9 d&rsquo;envol\u00e9es et de riffs sublimes.<\/p>\n\n\n\n<p>#28 <strong>Grumpster<\/strong> &#8211; <strong>Grumpster<\/strong> (Etats-Unis) (Pure Noise Records)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/distortedsoundmag.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Grumpster-Grumpster.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>On a beau se dire que la Californie poss\u00e8de l&rsquo;un des plus grands viviers de talents musicaux (au point qu&rsquo;il semble in\u00e9puisable), on arrive toujours \u00e0 d\u00e9nicher un groupe qui va coller une plus grosse branl\u00e9e que les autres. C&rsquo;est le cas de <em>Grumpster,<\/em> groupe d&rsquo;Oakland qui sort son troisi\u00e8me album en seulement quelques ann\u00e9es d&rsquo;existence. Si <em>Grumpster<\/em> parle essentiellement de sant\u00e9 mentale et de sujets douloureux et personnels, le groupe ne le fait pas de mani\u00e8re plombante mais opte pour un pop-punk garage enthousiasmant, blind\u00e9 de m\u00e9lodies imparables, de refrains imm\u00e9diats qu&rsquo;on a envie de chanter. Si l&rsquo;ensemble peut para\u00eetre classique, le chant comme les riffs qui r\u00e9citent \u00e0 la fois la grammaire pop-punk mais aussi celle du rock alternatif des 90s font de cet album \u00e9ponyme une succession de perles qu&rsquo;on pourrait \u00e9couter 100 fois sans se lasser.<\/p>\n\n\n\n<p>#27 <strong>Oranssi Pazuzu<\/strong> \u2013 <strong>Muuntautuja <\/strong>(Nuclear Blast) (Finlande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/84\/dc\/15\/18209924\/1540-1\/tsp20240807160205\/Muuntautuja.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis ses d\u00e9buts, <em>Oranssi Pazuzu<\/em> s&rsquo;est d\u00e9marqu\u00e9 par un black metal compl\u00e8tement jet\u00e9, hyper hostile et exp\u00e9rimental. Apr\u00e8s plusieurs albums avec de fortes inclinaisons psych\u00e9d\u00e9lique 70s, sur <em>Muuntautuja<\/em>, son sixi\u00e8me album, le groupe opte pour une orientation indus glaciale avec des touches d&rsquo;un electro planant mais aussi \u00e9trange. Par moments \u00e9th\u00e9r\u00e9e, la musique d&rsquo;<em>Oranssi Pazuzu <\/em>devient brutale, violente avec des vocalises de fou furieux. <em>Blut Aus Nord<\/em> et <em>Deathspell Omega<\/em> ne sont pas loin. Le tout se concluant par un instrumental \u00e9trange. L&rsquo;album le plus \u00e9trange, le plus d\u00e9rangeant mais aussi le plus fouill\u00e9 de l&rsquo;ann\u00e9e? Il est ici.<\/p>\n\n\n\n<p>#26 ex aequo <strong>Botanist<\/strong> &#8211;<strong> Paleobotany<\/strong> (Prophecy Productions) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/cdn-images.dzcdn.net\/images\/cover\/659eb5164d53d0e52f42da6828156d08\/1900x1900-000000-80-0-0.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>La sph\u00e8re post-black a beau proposer des groupes qui essaient de d\u00e9fricher de nouveaux territoires,<em> Botanist<\/em> fait partie des OVNI m\u00eame pour cette sc\u00e8ne. Et pour cause, non seulement le sujet du groupe, c&rsquo;est essentiellement la botanique mais en plus, le groupe n&rsquo;a aucun guitariste et pr\u00e9f\u00e9re le dulcimer, un instrument \u00e0 cordes frapp\u00e9es proposant des accords tout en nuance. Mariant chant clair et growl, boost\u00e9 par une basse virevoltante et un jeu de batterie tout en subtilit\u00e9, <em>Paleobotany<\/em> impressionne par la richesse des compositions qu&rsquo;offre le dulcimer mais aussi la qualit\u00e9 d&rsquo;ensemble au service d&rsquo;une \u00e9criture soign\u00e9e. Passionnant dans la forme et le fond, foisonnant d&rsquo;id\u00e9es, <em>Paleobotany<\/em> est une \u0153uvre complexe et g\u00e9n\u00e9reuse tout en se montrant accessible. <em>Botanist<\/em> assied d\u00e9finitivement son statut de formation \u00e0 part.<\/p>\n\n\n\n<p>#26 <strong>Ershetu<\/strong> &#8211; <strong>\u9ec4\u6cc9<\/strong><strong> \/ Yomi <\/strong>(Debemur Morti Productions) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/11\/ac\/17\/18328593\/1540-1\/tsp20241001112154\/Yomi.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Un an apr\u00e8s l&rsquo;excellent <em>Xibalba<\/em>, <em>Ershetu<\/em> revient avec un deuxi\u00e8me album, toujours chapeaut\u00e9 par <em>Void<\/em>. Cette fois, c&rsquo;est sans <em>Lazare<\/em> de <em>Borknagar<\/em>, <em>Vindsval <\/em>(<em>Blut Aus Nord<\/em>, <em>Forhist<\/em>) prenant le micro, en plus de la basse et de la guitare. <em>Ershetu<\/em> continue son exploration de tout ce qui touche \u00e0 la mort dans les pays \u00e9trangers et s&rsquo;int\u00e9resse cette fois au royaume des morts japonais. Pour coller au mieux au sujet, le groupe inclut des instruments traditionnels comme le koto, le shamisen et la fl\u00fbte shakuhachi. Comme pour le premier album, <em>Ershetu<\/em> propose un travail fouill\u00e9, passionnant de bout en bout et musicalement immersif.<\/p>\n\n\n\n<p>#25 <strong>Fazi<\/strong> &#8211; <strong>Folding Story<\/strong> (Pelagic Records) (Chine)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.thesleepingshaman.com\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Fazi-Folding-Story.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Quand on pense \u00e0 <em>Pelagic Records<\/em>, on pense \u00e0 des genres comme du post-metal, du metal\/rock prog plut\u00f4t fort et cin\u00e9matographique. Mais parfois, y a des ovnis comme les chinois de<em> Fazi<\/em> qui sortent leur 5\u00e8me album. <em>Folding Story<\/em> m\u00eale des \u00e9l\u00e9ments post-punk, post-rock, psych\u00e9 et une \u00e9norme dose d&rsquo;ambient de dream pop. Le r\u00e9sultat, un monument de douceur ouat\u00e9e, un album cocon taill\u00e9 pour braver le froid de l&rsquo;hiver, un album o\u00f9 se sent bien au chaud.<\/p>\n\n\n\n<p>#24 <strong>Envy<\/strong> &#8211; <strong>Eunoia<\/strong> (Temporary Residence Limited) (Japon)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/30\/29\/17\/18295088\/1540-1\/tsp20240917111130\/Eunoia.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Quatre ans apr\u00e8s le sublime <em>The Fallen Crimson<\/em>, <em>Envy<\/em> revient avec un neuvi\u00e8me album, moins m\u00e9lancolique, plus intimiste mais toujours \u00e0 la pointe de leur post-hardcore\/post-rock\/post-metal\/post-\u00e0 souder\/post tout ce que vous voulez. Encore une fois, ce qui impressionne, c&rsquo;est la capacit\u00e9 de switcher d&rsquo;une ambiance \u00e0 l&rsquo;autre, de l&rsquo;\u00e9nerv\u00e9 au contemplatif, du rugueux au planant avec toujours cette envie d&rsquo;innover leur musique. Bien s\u00fbr, tout \u00e7a est aid\u00e9 par le chant unique de <em>Tetsuya Fukagawa<\/em>, aux variations de la triplette <em>Nobukata Kawai <\/em>\/ <em>Tsuyoshi Yoshitake<\/em> \/ <em>Yoshimitsu Taki<\/em> \u00e0 la gratte et de <em>Manabu Nakagawa<\/em> \u00e0 la basse ou encore d&rsquo;un <em>Hiroki Watanabe<\/em> chirurgical aux f\u00fbts mais surtout \u00e0 cette coh\u00e9sion, cette envie d&rsquo;avancer ensemble qui fait de chaque album d&rsquo;<em>Envy<\/em> une exp\u00e9rience unique.<\/p>\n\n\n\n<p>#23 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=75644\"><strong>Blood Incantation<\/strong> &#8211; <strong>Absolute Elsewhere<\/strong><\/a> (Century Media) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/f4.bcbits.com\/img\/a4024825693_10.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Tangerine Dream<\/em> sur un album de death? Rares sont les groupes de la sc\u00e8ne qui pourraient faire une telle collaboration et <em>Blood Incantation<\/em> en fait partie. Devenu, en quelques albums, un combo phare de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration du death am\u00e9ricain, <em>Blood Incantation<\/em> se distingue par cette volont\u00e9 d&rsquo;explorer des territoires plus larges que le simple death. Entre death classique et prog \u00e0 la lisi\u00e8re du space rock, ce troisi\u00e8me opus s&rsquo;articule autour de deux gros morceaux d\u00e9coup\u00e9s chacun en trois pi\u00e8ces o\u00f9 le growl, le blast beat et les gros riffs sont entrecoup\u00e9s de plages m\u00e9ditatives o\u00f9 peuvent s&rsquo;exprimer des musiciens comme <em>Thorsten Quaeschning<\/em> (<em>Tangerine Dream<\/em>) ou <em>Nicklas Malmqvist<\/em> (<em>H\u00e4llas<\/em>). Pas toujours facile d&rsquo;acc\u00e8s, d&rsquo;une beaut\u00e9 folle, \u00e9voluant entre les entrailles de la Terre et les espaces infinis du cosmos, <em>Absolute Elsewhere<\/em> est un album passionnant, foisonnant d&rsquo;id\u00e9es et hyper audacieux et ambitieux, \u00e0 la hauteur du statut de ce groupe d\u00e9j\u00e0 incontournable.<\/p>\n\n\n\n<p>#22 <strong>Snuff<\/strong> &#8211;<strong> Off On the Charabanc<\/strong> (10 Past 12 Records \/ SB\u00c4M Records) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81xMjhija6L._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Avec une belle r\u00e9gularit\u00e9 qui n&rsquo;entache en rien la qualit\u00e9 d&rsquo;ensemble, les londoniens de <em>Snuff <\/em>sortent un nouvel album chaque ann\u00e9e. Apr\u00e8s un album enti\u00e8rement acoustique, ils offrent une galette moiti\u00e9 \u00e9lectrique moiti\u00e9 unplugged. Si la partie \u00e9lectrique est plut\u00f4t riche et vari\u00e9e entre punk hardcore v\u00e9loce et punk m\u00e9lodique prenant et blind\u00e9 de tubes en puissance aux refrains imm\u00e9diats, la moiti\u00e9 acoustique prend litt\u00e9ralement aux tripes et actionne la machine \u00e0 frissons avec un final splendide. Meilleur album de punk de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>#21 <strong>Jerry Cantrell <\/strong>&#8211; <strong>I Want Blood <\/strong>(Auto-production) (Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/cdn-images.dzcdn.net\/images\/cover\/4e088ee639c17d8f2206cb7db25fad28\/0x1900-000000-80-0-0.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Trois ans apr\u00e8s <em>Brighten<\/em>, <em>Jerry Cantrell<\/em> revient avec un nouvel album. Loin de la folk\/americana brillante sur l&rsquo;album pr\u00e9c\u00e9dent, celui qui est le c\u0153ur m\u00eame d&rsquo;<em>Alice In Chains<\/em> revient avec une musique qui rappellera ais\u00e9ment celle de son groupe (et en attendant ou esp\u00e9rant un successeur \u00e0 Rainier Fog, \u00e7a fait du bien). Accompagn\u00e9 de <em>Greg Puciato<\/em> aux ch\u0153urs, de <em>Duff McKagan<\/em> et <em>Robert Trujillo<\/em> \u00e0 la basse, de <em>Gil Sharone<\/em> (<em>Team Sleep<\/em>) et <em>Mike<\/em> <em>Bordin<\/em> (<em>Faith No More<\/em>) \u00e0 la batterie, <em>Cantrell<\/em> nous propose des petites bombinettes d&rsquo;un grunge bien plomb\u00e9. Le son d&rsquo;<em>Alice in Chains<\/em>, groupe le plus obscur et tortur\u00e9 de la sc\u00e8ne grunge est l\u00e0. La voix et les riffs typiques de <em>Cantrell<\/em> font des merveilles. Toute la noirceur charbonneuse du bonhomme transpire \u00e0 chaque note. Compositeur hors-norme et hors pair, gardien du temple du son authentique des 90s, figure tot\u00e9mique du grunge canal historique, <em>Jerry Cantrell<\/em> assied encore plus son statut incontestable. Le grunge n&rsquo;est pas mort et des albums comme <em>I Want Blood<\/em> s&rsquo;en assurent.<\/p>\n\n\n\n<p>#20 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=73650\"><strong>Benighted<\/strong> &#8211; <strong>Ekbom<\/strong><\/a> (Season of Mist) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/36\/75\/03\/17003830\/1540-1\/tsp20240219164101\/Ekbom.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Le syndrome d&rsquo;Ekbom est une maladie rarissime o\u00f9 le sujet est fermement convaincu que des parasites voire des insectes grouillent sur et\/ou sous sa peau, se plaint d&rsquo;un prurit permanent et peut souffrir de l\u00e9sions cutan\u00e9es parfois s\u00e9v\u00e8res caus\u00e9es par les d\u00e9mangeaisons. Bon app\u00e9tit et bienvenue dans l&rsquo;univers chamarr\u00e9 de <em>Benighted<\/em>, titans du brutal death\/grindcore fran\u00e7ais depuis plus de 25 ans. Emmen\u00e9s par <em>Julien Truchan<\/em>, infirmier psychiatrique de son \u00e9tat, les st\u00e9phanois n&rsquo;ont pas leur pareil pour concevoir des albums autour d&rsquo;histoires de pathologies mentales. Encore une fois, l&rsquo;ambiance est d\u00e9licieusement glauque d\u00e8s les premi\u00e8res notes. Encore une fois aussi, le groupe pousse encore le curseur dans le malsain mais aussi dans la qualit\u00e9 d&rsquo;\u00e9criture et la technique. Aux f\u00fbts depuis deux albums maintenant, <em>K\u00e9vin Paradis <\/em>(ex-<em>Svart Crown<\/em>, ex plein de groupes, son CV est juste dingue) livre encore un monument de brutalit\u00e9 tout en gardant une profonde finesse. Rapidit\u00e9, changement, break, frappe avec une pr\u00e9cision de chirurgien, tout y passe et encore une fois, on a \u00e0 faire \u00e0 un des meilleurs batteurs fran\u00e7ais en exercice. La paire guitare\/basse d&rsquo;<em>Emmanuel Dalle <\/em>et <em>Pierre Arnoux <\/em>nous livre des partoches vertigineuses. Et puis, il y a <em>Julien Truchan <\/em>et sa palette vocale dingue entre growl, death growl, grunt, pig squeal et d&rsquo;autres. Sa panoplie est telle que le mec semble en featuring avec lui-m\u00eame. On pourrait aussi dire qu&rsquo;il fait du dave growl tant non seulement sa technique vocale est vari\u00e9e mais en plus, c&rsquo;est un mec humble, abordable et hyper cool (en plus, le gars est gaul\u00e9 comme un char d&rsquo;assaut, comme quoi on est pas tous faits pareil). Si c&rsquo;\u00e9tait pas assez brutal, <em>Benighted<\/em> a convi\u00e9 <em>Oliver Rae Aleron <\/em>d&rsquo;<em>Archspire<\/em>, le <em>Busta Rhymes <\/em>du death au growl supersonique et <em>Xavier Chevalier <\/em>des death\/grindeux de <em>Blockheads<\/em> pour se joindre aux r\u00e9jouissance. Le tout pour un sommet, une bombinette de death brutal finement \u00e9crit et impossible \u00e0 \u00e9galer cette ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>#19 <strong>Bokassa<\/strong> &#8211; <strong>All Out of Dreams<\/strong> (Indie Recordings) (Norv\u00e8ge)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/f4\/2e\/f9\/16330484\/1540-1\/tsp20231115164059\/All-Out-Of-Dreams-Edition-Limitee.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Le groupe pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 d&rsquo;<em>Ulrich<\/em>, mis en lumi\u00e8re en \u00e9tant premi\u00e8re partie de <em>Metallica <\/em>est de retour pour nous coller des eargasms \u00e0 la pelle. Les rois du stoner-punk se baladent uniquement v\u00eatus de leur couronne et les couilles \u00e0 l&rsquo;air et ils ont raison. Leur m\u00e9lange de stoner brut de d\u00e9coffrage, de pur rock n&rsquo; roll lemmyesque et de punk hardcore in your face continue de faire des ravages dans les oreilles et les calbuts. Hyper p\u00eachu, galvanisant, cr\u00e9atif, n&rsquo;h\u00e9sitant \u00e0 mettre des morceaux de keupon pur jus, <em>All Out of Dreams<\/em> collerait la banane \u00e0 un comptable et une trique de brontosaure \u00e0 un s\u00e9nateur en fin de vie.<\/p>\n\n\n\n<p>#18 <strong>Behemoth<\/strong> &#8211; <strong>XXX Years of Blasphemy<\/strong> (Nuclear Blast) (Pologne)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/bd\/18\/17\/18290877\/1507-1\/tsp20240911153153\/XXX-Years-Ov-Blasphemy.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>En 2021, <em>Behemoth<\/em> f\u00eatait son 30\u00e8me anniversaire et r\u00e9volutionnait pour la deuxi\u00e8me fois le livestream, avec un show ambitieux et audacieux. 3 endroits et sc\u00e9nographies diff\u00e9rents, 3 sets de 6 morceaux chacun, des morceaux connus, des morceaux rarement jou\u00e9s et des morceaux choisis parmi les pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s des fans. Au final, 3 d\u00e9cennies repr\u00e9sent\u00e9es fid\u00e8lement et f\u00eat\u00e9es dignement. Trois ans apr\u00e8s,le concert conna\u00eet enfin une sortie en triple CD+Blue-Ray et, \u00e0 l&rsquo;instar de l&rsquo;autre livestream <em>In Absentia Dei<\/em>, le rendu est impeccable, encore une fois gr\u00e2ce \u00e0 un superbe travail de l&rsquo;\u00e9quipe technique qui a fait la captation. <em>XXX Years of Blasphemy<\/em> est immersif et passionnant de bout en bout. Le titan du blackened death s&rsquo;offre de nouveau un live \u00e0 sa mesure.<\/p>\n\n\n\n<p>#17 <strong>Wheel<\/strong> &#8211; <strong>Charismatic Leaders<\/strong> (Inside Out) (Finlande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/93\/9e\/08\/17342099\/1540-1\/tsp20240329153216\/Charismatic-Leaders.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Il n&rsquo;a fallu que trois ans pour que <em>Wheel<\/em> livre un successeur au tr\u00e8s bon <em>Resident Human<\/em>. Quand on voit la qualit\u00e9 d&rsquo;ensemble de ce troisi\u00e8me album, difficile de ne pas \u00eatre impressionn\u00e9 par la r\u00e9gularit\u00e9 de m\u00e9tronome avec laquelle le groupe sort des albums, et ce, en d\u00e9pit du d\u00e9part de leur bassiste, ce qui a oblig\u00e9 <em>James Lascelles <\/em>\u00e0 enregistrer les parties de basse, en plus du chant et d&rsquo;une des deux guitares. On qualifie <em>Wheel<\/em> de To<em>ol<\/em> finlandais et ce troisi\u00e8me album ne va pas changer cette r\u00e9putation. Portant sur les hommes de pouvoir (politique comme m\u00e9diatique) et leur impact n\u00e9faste sur notre monde, <em>Charismatic Leaders<\/em>, en plus d&rsquo;un propos fort et sans concession et d&rsquo;une \u00e9criture implacable, n&rsquo;a pas \u00e0 rougir face \u00e0 un <em>Fear Inoculum<\/em>. Le chant d&rsquo;une clart\u00e9 cristalline, des attaques de riffs, des partitions de 6 et 4 cordes vertigineuses, des polyrythmies, des cassures de rythmes, des harmonies complexes, tout est l\u00e0, jusqu&rsquo;\u00e0 la prestation de <em>Santeri Saksala <\/em>qui n&rsquo;aurait pas d\u00e9pareill\u00e9 dans la discographie de <em>Danny Carrey <\/em>tant on frise le g\u00e9nie avec un geste juste, soyeux, d&rsquo;une rare finesse tout en cognant dur ce qu&rsquo;il faut avec la pr\u00e9cision d&rsquo;un chirurgien \u00e9m\u00e9rite. Si <em>Wheel <\/em>n&rsquo;a pas l&rsquo;aura m\u00e9diatique d&rsquo;un<em> Tool<\/em>, c&rsquo;est peut-\u00eatre parce que le trio ne sort pas de skeuds \u00e0 80 balles agr\u00e9ment\u00e9s de gadgets hi-tech ou d&rsquo;album centr\u00e9s sur la suite de Fibonacci, ou juste parce que <em>Wheel <\/em>vient de Finlande et non des USA. Ce seraient les seules explications logiques tant pour le reste, l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve peut largement bomber le torse face au ma\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<p>#16 <strong>The Picturebooks<\/strong> &#8211; <strong>Albuquerque<\/strong> (Sunny Slope) (Allemagne)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/cdn-images.dzcdn.net\/images\/cover\/38e779e5f95d9fc7fe31267dcbb91181\/0x1900-000000-80-0-0.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Trois ans apr\u00e8s l\u2019album-b\u0153uf avec une palanqu\u00e9e d&rsquo;invit\u00e9s, les <em>Picturebooks<\/em> reviennent en formation duo avec leur son si sp\u00e9cifique entre blues-rock et garage. Les allemands enrichissent leur musique bas\u00e9e sur une grosse caisse et une guitare\/chant avec des petites touches gospel, musiques urbaines (avec deux morceaux o\u00f9 le chanteur sort un phras\u00e9 presque rap), groovy ou pop sans pour autant renier ce blues\/rock organique et visc\u00e9ral et ce c\u00f4t\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement crade mais classe h\u00e9rit\u00e9 des productions <em>Stax<\/em>. On retrouve l&rsquo;esprit d&rsquo;albums comme <em>Home is a Heartache<\/em> ou <em>Hands of Time<\/em> tout en ouvrant le champ des possibles et en variant leur propos, l&rsquo;amour de la bonne musique (faite avec les tripes) transpirant \u00e0 chaque note.<\/p>\n\n\n\n<p># 15 ex aequo <strong>Bruce Dickinson<\/strong> &#8211; <strong>The Mandrake Project<\/strong> (BMG) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/gonzomusic.fr\/files\/bruce-dickinson-the-mandrake-project-2024-album-cover.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Presque vingt ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis le pr\u00e9c\u00e9dent album de <em>Bruce Dickinson<\/em>. Il faut dire qu&rsquo;entre les tourn\u00e9es gargantuesques d&rsquo;<em>Iron Maiden<\/em>, les albums de ces derniers, mais aussi les diverses activit\u00e9s qu&rsquo;il m\u00e8ne, c&rsquo;est \u00e0 se demander s&rsquo;il a du temps pour dormir alors sortir un album. Et pourtant, <em>Mr Dickinson<\/em> nous pr\u00e9sente une septi\u00e8me offrande avec un album-concept autour de th\u00e8mes occultes. Pour ce faire, il est toujours entour\u00e9 de <em>Roy Z<\/em> \u00e0 la basse et \u00e0 la guitare, mais aussi de <em>Mistheria<\/em> au clavier et de <em>Dave Moreno<\/em> (de <em>Puddle of Mudd<\/em>, ce qui peut faire peur sur le papier mais en fait non) aux f\u00fbts, ainsi que des featurings de <em>Gus G.<\/em> de <em>Firewind<\/em> (et ex-<em>Ozzy Osbourne<\/em>), de <em>Chris Declercq<\/em> et de <em>Sergio Cuadros<\/em>. <em>Bruce Dickinson<\/em> compile des chansons \u00e9crites sur les 20 derni\u00e8res ann\u00e9es dont la d\u00e9mo <em>Eternity Has Failed<\/em>, retir\u00e9e et utilis\u00e9e par <em>Maiden<\/em> dans <em>The Book of Souls. <\/em>Musicalement, <em>Dickinson<\/em> fait un pont entre heavy traditionnel et moderne avec des inclinaisons prog comme il nous avait habitu\u00e9 dans les opus r\u00e9cents de la <em>Vierge de Fer.<\/em> S&rsquo;affranchissant de son groupe sans se renier, il ose emprunter aux sonorit\u00e9s orientales, au blues et m\u00eame balancer son premier solo de guitare. <em>The Mandrake Project<\/em> d\u00e9voile les multiples facettes de <em>Sir Bruce<\/em>, tour \u00e0 tour intimiste et plus grandiloquent pour finir sur une \u00e9norme pi\u00e8ce \u00e0 tiroir, v\u00e9ritable album dans l&rsquo;album. Passionnant de bout en bout, <em>The Mandrake Project<\/em> se bonifie au fil des \u00e9coutes. Et puis cette voix bon sang! Que ce soit en presque spoken word ou dans ses envol\u00e9es lyriques, c&rsquo;est toujours un plaisir que d&rsquo;entendre celui qui, \u00e0 65 ans, continue de nous \u00e9merveiller \u00e0 chaque album.<\/p>\n\n\n\n<p>#15 \u00a0<a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=73363\"><strong>Judas Priest<\/strong> &#8211; <strong>Invincible Shield<\/strong><\/a> (Sony Music) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.rockurlife.net\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/JP.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Plus de cinquante ans de carri\u00e8re, plus de 70 piges au compteur pour les 3 membres historiques, 19 albums, un statut de l\u00e9gendes du metal et pourtant, 6 ans apr\u00e8s un <em>Firepower<\/em> de tr\u00e8s haute tenue, Judas Priest arrive \u00e0 faire aussi bien, sinon mieux, que leur album pr\u00e9c\u00e9dent. <em>Halford<\/em> a la fougue de la jeunesse, <em>Ian Hill<\/em> fait encore le taf et <em>Glenn Tipton<\/em> balance des envol\u00e9es de six-cordes toutes plus monumentales les unes que les autres avec des putain de solis d&rsquo;anthologie. La paire <em>Faulkne<\/em>r\/<em>Travis<\/em> n&rsquo;est pas en reste, l&rsquo;un \u00e0 la rythmique et l&rsquo;autre aux f\u00fbts montant le curseur de plusieurs crans au niveau de la rapidit\u00e9. Feu d&rsquo;artifices de riffs endiabl\u00e9s, lignes de cordes jouissives, refrains imm\u00e9diats, m\u00e9lodies hyper catchy, <em>Invincible Shield<\/em> est la patte d&rsquo;un NWOBHM immortel \u00e0 la fois dans la tradition et furieusement moderne ex\u00e9cut\u00e9s par des titans qui calmeraient plus d&rsquo;un groupe de jeunes coqs. <em>Judas Priest<\/em> n&rsquo;a pas l\u00e2ch\u00e9 sa place dans l&rsquo;Olympe du heavy.<\/p>\n\n\n\n<p>#14 <strong>Loudblast <\/strong>&#8211; <strong>Altering Fates and Destinies&nbsp; <\/strong>(Listenable Records) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/e2\/ce\/16\/18271970\/1507-1\/tsp20240924140105\/Altering-Fates-Destinies-Edition-Limitee.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Pour \u00eatre honn\u00eate, je l&rsquo;appr\u00e9hendais un peu ce neuvi\u00e8me album de<em> Loudblast<\/em>. Il faut dire que le blackisant <em>Burial Ground <\/em>et le bijou <em>Manifesto<\/em> avaient mis la barre tr\u00e8s haut, et puis <em>St\u00e9phane Buriez <\/em>avait l&rsquo;air de s&rsquo;\u00e9panouir dans ses autres projets, comme la version <em>W.O.M.P. <\/em>des <em>Tambours du Bronx <\/em>entre autres. Et pourtant, le constat est l\u00e0 : les v\u00e9t\u00e9rans de la sc\u00e8ne death fran\u00e7aise signent l&rsquo;album de death classique de l&rsquo;ann\u00e9e. Sur <em>Altering Fates and Destinies<\/em>, la bande \u00e0 <em>Bubu <\/em>fait des clins d&rsquo;\u0153il au premier album et m\u00eale death classique, thrash, black et m\u00eame heavy. En charge des solis (et de la basse), <em>Fr\u00e9d\u00e9ric Leclercq <\/em>(ex-<em>Dragonforce<\/em>, <em>Kreator<\/em>, <em>Amahiru<\/em> et comparse de<em> Buriez <\/em>chez <em>Sinsaenum<\/em>) signe des lignes de six-cordes vertigineuses, tortur\u00e9es, tortueuses et parmi les plus originales de l&rsquo;ann\u00e9e. Le duo <em>Buriez<\/em>\/<em>Bergen<\/em> balance des merveilles de riffs qui te rentrent dans la t\u00eate et te vrillent le cerveau, quand le chant de <em>Buriez <\/em>se fait toujours aussi puissant et profond dans des growls d&rsquo;outre-tombe. Si vous cherchez un album de death lin\u00e9aire, routinier et sans prise de risques, ne cherchez pas \u00e7a chez <em>Loudblast<\/em>, le groupe affectionnant les changements et cultivant l&rsquo;art de la surprise. Puissance, ma\u00eetrise, virtuosit\u00e9, violence totale, noirceur, tout y est. Les cheuteumis nous en mettent plein la gueule et on en redemande.<\/p>\n\n\n\n<p>#13 <strong>My Dying Bride<\/strong> &#8211; <strong>A Mortal Binding<\/strong> (Nuclear Blast) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/7168+NV45yL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Aaron Stainthorpe <\/em>n&rsquo;est pas \u00e0 proprement parler le mec le plus festif du monde, et encore une fois, il va piocher dans son Enfer personnel et ses tourments. <em>A Mortal Binding <\/em>parle de chaos, de mort et des sentiments autour. Comme \u00e0 l&rsquo;accoutum\u00e9e, les Anglais vont chercher jusqu&rsquo;au plus profond d&rsquo;eux-m\u00eames pour d\u00e9livrer un doom\/death gothique m\u00e9lancolique et visc\u00e9ral. A l&rsquo;inverse de <em>The Ghost of Orion<\/em>, <em>My Dying Bride <\/em>va offrir un son encore plus sombre o\u00f9 on growl de <em>Stainthorpe<\/em> est davantage mis en avant (sans qu&rsquo;il n\u00e9glige sa belle voix en clair). Sur <em>A Mortal Binding<\/em>, <em>My Dying Bride <\/em>va chercher dans ses diff\u00e9rentes \u00e9poques, avec le violon nettement plus valoris\u00e9 ou encore la pr\u00e9sence aux f\u00fbts de <em>Dan Mullins<\/em> qui n&rsquo;\u00e9tait plus dans le groupe depuis 2009. Inutile de pr\u00e9ciser qu&rsquo;encore une fois, <em>My Dying Bride <\/em>d\u00e9livre une musique massive, dense, lancinante avec des riffs tous plus sublimes les uns que les autres et des morceaux qui peuvent d\u00e9passer les 10 minutes. Encore une fois, <em>A Mortal Binding <\/em>a \u00e9t\u00e9 un travail douloureux, provoquant des fractures au sein du groupe et rin\u00e7ant profond\u00e9ment <em>Stainthorpe<\/em> au point qu&rsquo;il est difficile de savoir quand le groupe se produira en live. De ces conditions ne pouvait na\u00eetre qu&rsquo;un nouveau chef d&rsquo;\u0153uvre et c&rsquo;est effectivement le cas.<\/p>\n\n\n\n<p>#12 <strong>Rotting Christ<\/strong> &#8211; <strong>\u03a0\u03c1\u03bf \u03a7\u03c1\u03b9\u03c3\u03c4\u03bf\u03cd (Pro Xristou)<\/strong> (Season of Mist) (Gr\u00e8ce)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/d4\/27\/07\/17246164\/1540-1\/tsp20240226163110\/Pro-Xristou.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Cinq ans apr\u00e8s les h\u00e9r\u00e9tiques, <em>Rotting Christ<\/em> se focalise sur le paganisme et les croyances pr\u00e9-chr\u00e9tiennes, que ce soit la mythologie nordique, les mythes h\u00e9breux, ou les rois pa\u00efens qui ont du se battre contre l&rsquo;imposition du christianisme. En 35 ans de carri\u00e8re, les fr\u00e8res <em>Tollis<\/em> et leurs compagnons de route se sont forg\u00e9 un statut de monument du black metal hell\u00e8ne voire de la sc\u00e8ne europ\u00e9enne avec des albums majestueux \u00e0 l&rsquo;orchestration toujours plus impressionnante, v\u00e9ritables pendant black metal d&rsquo;une pi\u00e8ce d&rsquo;op\u00e9ra. Tour \u00e0 tour heavy, \u00e9th\u00e9r\u00e9, violent avec des inclinaisons blackened death, ou massif, <em>\u03a0\u03c1\u03bf \u03a7\u03c1\u03b9\u03c3\u03c4\u03bf\u03cd (Pro Xristou)<\/em> offre morceau de bravoure sur morceau de bravoure. Que ce soit la batterie martiale, les guitares imposantes, les choeurs profonds qui donnent une dimension \u00e9pique et liturgique ou l&rsquo;apport de voix f\u00e9minines des chanteuses de <em>Neperia<\/em> et de <em>Chaostar<\/em>, tout donne l&rsquo;impression d&rsquo;avoir \u00e0 faire non \u00e0 un groupe mais une division d&rsquo;infanterie. Avec ce bijou de gigantisme, d&rsquo;\u00e9l\u00e9gance, d&rsquo;\u00e9loquence et de charisme, <em>Rotting Christ<\/em> vient d&rsquo;implanter un nouvel \u00e9difice \u00e0 une discographie qui s&rsquo;apparente \u00e0 plusieurs temples perch\u00e9s en haut de l&rsquo;Olympe.<\/p>\n\n\n\n<p>#11 \u00a0<a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=74656\"><strong>Leprous<\/strong> &#8211; <strong>Melodies of Atonement<\/strong><\/a> (Inside Out) (Norv\u00e8ge)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.angrymetalguy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Leprous-Melodies-of-Atonement-01.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Trois ans apr\u00e8s le majestueux <em>Aphelion<\/em>, <em>Leprous<\/em> signe un neuvi\u00e8me album et continue de garder cette envie de renouveau. Exit le violoncelle de <em>Raphael Weinrothe-Browne <\/em>qui donnait un c\u00f4t\u00e9 cin\u00e9matique aux orchestrations, le groupe se recentre et se pare de l\u00e9g\u00e8res nappes d&rsquo;electro avec des claviers tr\u00e8s pr\u00e9sents pour servir de fil rouge \u00e0 un ensemble vari\u00e9, tant\u00f4t m\u00e9lancolique, introspectif ou plus agressif, extr\u00eame jouant sur les terres de la sc\u00e8ne la plus connue et la plus radicale de Norv\u00e8ge, tant\u00f4t avec des touches de jazz ou hip-hop. Encore une fois, le travail de la batterie est tr\u00e8s vaste et fr\u00f4le le g\u00e9nie, mais il faut saluer la somme de talents aux 4 et cordes ou le timbre si particulier de <em>Einar Solberg <\/em>(ainsi que les ch\u0153urs des 170 fans qui l&rsquo;accompagnent dans le final). Sans s&rsquo;imposer de limites \u00e0 leur cr\u00e9ativit\u00e9, <em>Leprous<\/em> nous prend par la main et nous emm\u00e8ne on ne sait o\u00f9 et le voyage est grandiose.<\/p>\n\n\n\n<p>#10 <strong>Maudits<\/strong> &#8211; <strong>Pr\u00e9cipice <\/strong>(Source Atone Records) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/cd\/2e\/13\/18034381\/1540-1\/tsp20240530144156\/Precipice.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em>Pr\u00e9cipice<\/em>, le nom colle \u00e0 merveille au contexte fran\u00e7ais et europ\u00e9en en cette ann\u00e9e 2024. C&rsquo;est aussi le nom de la pi\u00e8ce monumentale en deux parties du nouvel album de <em>Maudits<\/em>, groupe toujours aussi inclassable entre doom instrumental, post-metal avec des incursions de dub et d&rsquo;ambient. <em>Maudits<\/em> nous gratifie de nouveau d&rsquo;un magnifique festival d&rsquo;\u00e9l\u00e9gance et d&rsquo;\u00e9motions \u00e0 fleur de peau. Les morceaux sont tous aussi sublimes, qu&rsquo;ils soient progressifs, changeants, contemplatifs ou fortement charg\u00e9s en metal. Il y a m\u00eame une reprise aussi originale que superbement ex\u00e9cut\u00e9e de <em>Gnosienne 1 <\/em>d&rsquo;<em>\u00c9rik Sattie <\/em>avec les riffs l\u00e9ch\u00e9s d&rsquo;<em>Olivier Dubuc<\/em>. Apr\u00e8s un tr\u00e8s bon premier album, <em>Maudits<\/em> pousse la qualit\u00e9 encore de deux crans pour un r\u00e9sultat flamboyant et cin\u00e9matographique en posant ici un must instantan\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>#9 ex aequo <strong>God is an Astronaut<\/strong> &#8211; <strong>Embers<\/strong> (Napalm Records) (Irlande)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/ae\/5b\/14\/18111406\/1540-1\/tsp20240625172208\/Embers.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>De la douleur \u00e0 la lumi\u00e8re. Apr\u00e8s la triste perte de leur p\u00e8re, les jumeaux <em>Kinsella<\/em> se sont mis \u00e0 composer ce 11\u00e8me album. Se voulant centr\u00e9 sur des th\u00e8mes comme la bri\u00e8vet\u00e9 de l&rsquo;existence, <em>Embers<\/em> n&rsquo;est \u00e9trangement pas aussi sombre qu&rsquo;on pourrait le penser. Les compositions sont d&rsquo;une douceur ouat\u00e9e, un condens\u00e9 de post-metal\/post-rock atmosph\u00e9rique hyper immersif qui s&rsquo;appr\u00e9cie avec le son \u00e0 fond dans le casque et pos\u00e9 pour se laisser guider dans un voyage int\u00e9rieur. Tout le monde n&rsquo;appr\u00e9ciera pas ces lignes de grattes qui cajolent les tympans mais ceux pour qui c&rsquo;est le cas partiront loin, tr\u00e8s loin jusqu&rsquo;o\u00f9 leur conscience peut les entra\u00eener.<\/p>\n\n\n\n<p>#9 &nbsp;<strong>MONO<\/strong> &#8211; <strong>Oath<\/strong> (Pelagic Records) (Japon)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/ac\/03\/0f\/17761196\/1540-1\/tsp20240506142317\/Oath.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Plus que des albums, <em>MONO<\/em> nous offre des exp\u00e9riences de l\u00e2cher-prise et d&rsquo;introspection. R\u00e9fl\u00e9chi pendant la crise sanitaire, <em>Oath<\/em> parle de la fragilit\u00e9 de l&rsquo;existence. Comme souvent, les Japonais nous entra\u00eenent en voyage au c\u0153ur de nous-m\u00eame. A mille lieues de la j-pop ou du j-rock, <em>MONO<\/em> fait partie des meilleurs ambassadeurs musicaux de l&rsquo;archipel. Mettant tr\u00e8s haut le curseur sur la qualit\u00e9, ce douzi\u00e8me album, comme les pr\u00e9c\u00e9dents, est mix\u00e9 avec une pr\u00e9cision chirurgicale, chaque morceau s&rsquo;enchev\u00eatrant dans le suivant pour donner l&rsquo;impression qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une pi\u00e8ce unique divis\u00e9e en plusieurs fragments et ce, d\u00e8s l&rsquo;intro en 3 parties. Monument d&rsquo;\u00e9motion brute, o\u00f9 quelques riffs massifs viennent enfi\u00e9vrer le c\u00f4t\u00e9 contemplatif de l&rsquo;ensemble, <em>Oath<\/em> est un album visc\u00e9ral qui va faire vibrer les recoins les plus enfouis de notre \u00e2me.<\/p>\n\n\n\n<p>#8 <strong>Gaerea<\/strong> &#8211; <strong>Coma<\/strong> (Season of Mist) (Portugal)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/50\/73\/15\/18182992\/1540-1\/tsp20240723120056\/Coma.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>\u00c7a devient dur de trouver des adjectifs pour qualifier la branl\u00e9e que collent les Portugais de <em>Gaerea<\/em> tant les mecs r\u00e9ussissent \u00e0 faire encore mieux \u00e0 chaque fois sachant que c&rsquo;\u00e9tait excellent la fois d&rsquo;avant. Pourtant, rien que la beaut\u00e9 de la pochette (artwork de l&rsquo;ann\u00e9e haut la main) aurait d\u00fb mettre la puce \u00e0 l&rsquo;oreille (m\u00eame si \u00e7a veut rien dire). Tout commence d\u00e8s les premi\u00e8res notes, les premiers riffs beaux \u00e0 en chialer. Et la qualit\u00e9 ne baisse jamais. Dans ses moments calmes comme \u00e9nerv\u00e9s, Coma transpire de majest\u00e9 \u00e0 chaque seconde. Le chant? Monstrueux. La batterie? Elle d\u00e9vaste tout. Les grattes? Un d\u00e9luge de bombes \u00e0 sous-munitions? La production? Du cousu main. L&rsquo;album? Une pluie de m\u00e9t\u00e9orites \u00e0 en ressusciter les dinosaures. Dire \u00e0 quel point on jouit des oreilles sans \u00eatre interdit au moins de 18 ans rel\u00e8ve de la gageure. Dans la bataille pour le tr\u00f4ne de rois de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration du black metal, <em>Gaerea <\/em>est un pr\u00e9tendant solide.<\/p>\n\n\n\n<p>#7 <strong>Dvne<\/strong> &#8211; <strong>Voidkind <\/strong>(Metal Blade Records) (Ecosse)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/22\/6f\/0c\/17592098\/1540-1\/tsp20240322153049\/Voidkind.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Quand on s&rsquo;est pris dans la gueule un album comme <em>Etemen \u00c6nka<\/em>, on se dit qu&rsquo;il sera dur \u00e0 d\u00e9passer ou du moins \u00e0 \u00e9galer. Pourtant, 3 ans apr\u00e8s, <em>Dvne<\/em> revient pour une troisi\u00e8me ogive. D\u00e9finir la musique de <em>Dvne<\/em> est compliqu\u00e9, entre sludge, stoner, metal prog et post-metal. Encore une fois, d&rsquo;un uppercut, <em>Dvne<\/em> nous envoie dans un espace lointain. A l&rsquo;image des livres de Frank Herbert qui ont servi d&rsquo;inspiration au groupe, la musique des \u00c9cossais peut s&rsquo;av\u00e9rer tr\u00e8s complexe, fouill\u00e9e et peut para\u00eetre aride, mais demeure g\u00e9n\u00e9reuse, profonde et \u00e9pique. D&rsquo;un travail sur les grattes, la basse ou la batterie que ne renierait ni <em>Tool<\/em> ni <em>Mastodon<\/em> ou encore une palette vocale vari\u00e9e semblant sortir de <em>Katatonia<\/em> ou de <em>Klone<\/em>, <em>Dvne<\/em> sort un album aussi riche que les Atr\u00e9ide et f\u00e9roce et puissant que les Harkonnen, balan\u00e7ant une puissance de feu hors norme.<\/p>\n\n\n\n<p>#6 <strong>Borknagar<\/strong> &#8211;<strong> Fall <\/strong>(Century Media) (Norv\u00e8ge)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/81Vb5bIsPJL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Cinq ans apr\u00e8s <em>True North<\/em>, <em>Borknagar<\/em> revient garer son drakkar pour un douzi\u00e8me album en 30 ans. Depuis ses d\u00e9buts, la musique des Norv\u00e9giens s&rsquo;est \u00e9largie en un flamboyant black-folk-viking metal dense, lourd, baroque et f\u00e9d\u00e9rateur. Encore une fois, port\u00e9 par une production pharaonique, <em>Borknagar <\/em>nous offre une palette plut\u00f4t large, tant vocalement que musicalement, avec un soin apport\u00e9 \u00e0 la m\u00e9lodie, nous prenant brutalement par la main pour une salve d&rsquo;aventures \u00e9piques. Fier, fort, puissant, <em>Borknagar <\/em>d\u00e9livre une musique toujours aussi inimitable avec une profonde maestria.<\/p>\n\n\n\n<p>#5 <strong>Udad<\/strong> &#8211; <strong>Ud\u00e5d<\/strong> (Peaceville Records) (Norv\u00e8ge)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.unitedrocknations.com\/groupes\/6302-udad\/album-udad.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Il aura fallu un an et demi entre la conception et la sortie d&rsquo;<em>Ud\u00e5d<\/em>. Ceci d\u00fb au fait que le projet n&rsquo;\u00e9tait sign\u00e9 sous aucun label jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;un label aussi exigeant et garant d&rsquo;un certain esprit comme l&rsquo;est <em>Peaceville Records<\/em>. Pourtant, <em>Ud\u00e5d <\/em>n&rsquo;est pas un nouveau groupe de black comme la Norv\u00e8ge en produit des milliers, mais le side-project de <em>Thomas Eriksen <\/em>de <em>Mork<\/em>, formation qui a gagn\u00e9 une certaine stature depuis sa fondation. <em>Thomas Eriksen <\/em>qui s&rsquo;est dit que les derni\u00e8res sorties de <em>Mork<\/em> \u00e9taient trop lumineuses (c&rsquo;est dire) et qu&rsquo;il voulait revenir \u00e0 un son plus crade et plus sombre, dans la lign\u00e9e de l&rsquo;\u00e9poque des classiques de la sc\u00e8ne norv\u00e9gienne. Un <em>Eriksen<\/em> qui a eu l&rsquo;\u00e9piphanie en matant un film underground allemand plut\u00f4t morbide qui lui a donn\u00e9 l&rsquo;envie de sessions d&rsquo;\u00e9criture intensives. Et grand bien lui a pris car si <em>Mork <\/em>a livr\u00e9 de superbes claques, celle distribu\u00e9e par <em>Ud\u00e5d<\/em> n&rsquo;en est pas moins forte. Un album sombre, r\u00e8che, visc\u00e9ral sur lequel <em>Eriksen<\/em> hurle comme un poss\u00e9d\u00e9 (le mec \u00e9tait oblig\u00e9 de s&rsquo;asseoir apr\u00e8s chaque phrase tellement il donnait tout, comme il l&rsquo;explique dans la passionnante interview sur Hard Force par Aude Paquot), avec une ambiance froide, glaciale, mena\u00e7ante, des riffs incendiaires qui accrochent imm\u00e9diatement l&rsquo;oreille, une \u00e9norme saturation, une batterie mix\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ancienne et une basse inqui\u00e9tante. Un album qui porte en lui la flamme du \u00ab\u00a0necro black metal\u00a0\u00bb qui a marqu\u00e9 le genre dans le sang et les flammes, et qui se montre digne de ses a\u00een\u00e9s. Un classique instantan\u00e9, rien de moins.<\/p>\n\n\n\n<p>#4 ex aequo <strong>Klone<\/strong> &#8211; <strong>The Unseen<\/strong> (Pelagic Records) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img src=\"https:\/\/static.fnac-static.com\/multimedia\/Images\/FR\/NR\/84\/34\/16\/18232452\/1540-1\/tsp20240919160101\/The-Unseen.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Il n&rsquo;aura pas fallu longtemps pour que <em>Klone<\/em> sorte un successeur \u00e0 l&rsquo;excellent <em>Meanwhile<\/em>, un temps tr\u00e8s court aid\u00e9 par le contexte autour de ce dixi\u00e8me album. En effet, <em>The Unseen <\/em>est l&rsquo;album qui permet au groupe de se lib\u00e9rer d&rsquo;une collaboration douloureuse avec <em>Pelagic Records<\/em>, label au sujet duquel <em>Guillaume Bernard <\/em>n&rsquo;avait pas franchement envie de faire un concert de louanges. Pour marquer la fin de ce contrat, <em>Klone <\/em>a d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;assembler des morceaux in\u00e9dits et retravaill\u00e9s, certains datant de 2009. On ne sera donc pas \u00e9tonn\u00e9 de renouer avec une ambiance plus atmosph\u00e9rique proches d&rsquo;albums comme <em>Le Grand Voyage<\/em>, <em>Here Comes the Sun <\/em>ou <em>The Dreamer&rsquo;s Hideaway<\/em>. Comme \u00e0 chaque fois, la production est \u00e0 tomber et souligne parfaitement les instruments. La basse d&rsquo;<em>Enzo Alfano <\/em>est chaude et hyper groovy. <em>Guillaume Bernard <\/em>nous livre toujours ses riffs d&rsquo;extraterrestre et l&rsquo;alchimie avec <em>Aldrick Guadagnino <\/em>marche toujours \u00e0 merveille. <em>Mathieu Metzger <\/em>sort des partoches de saxophone au cordeau, que ce soit dans un registre jazz classique ou plus free, tout ce qu&rsquo;il tente se transforme en or, quant au chant de <em>Yann Lignier<\/em>, albums apr\u00e8s albums, on en vient \u00e0 manquer de superlatifs \u00e0 son sujet, l&rsquo;une des plus belles voix de France faisant encore des merveilles. <em>The Unseen <\/em>nous montre encore un <em>Klone<\/em> qui ose, tentant des incursions plus jazz\/funk ou sortant un final \u00e0 tiroirs (un des morceaux les plus longs jamais sortis par <em>Klone<\/em>) finissant par une s\u00e9quence instrumentale de plus de 5 minutes. Il est des groupes qui font des albums de fin de contrat en ne cherchant pas \u00e0 s&#8217;emmerder outre mesure. Pas de \u00e7a chez <em>Klone<\/em>, v\u00e9ritable orf\u00e8vre dont la discographie s&rsquo;apparente plut\u00f4t \u00e0 une joaillerie de luxe.<\/p>\n\n\n\n<p>#4 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=75368\"><strong>Opeth<\/strong> &#8211; <strong>The Last Will and Testament<\/strong><\/a><strong> <\/strong>(Reigning Phoenix Music) (Su\u00e8de)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/91nmL6h2tOL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s 34 ans d&rsquo;existence, <em>Opeth<\/em> fait son testament. Non, le groupe ne fait pas ses adieux mais consacre son tout nouvel album \u00e0 ce moment si particulier de la vie. Allant jusqu&rsquo;au bout du d\u00e9lire avec des titres de chansons sous forme de paragraphes, <em>Opeth<\/em> propose ce qui a fait sa l\u00e9gende, \u00e0 savoir un death progressif high concept, avec en plus un retour au growl chez <em>Mikael \u00c5kerfeldt<\/em>, frontman \u00e0 la palette vocale toujours aussi riche. Avec l&rsquo;appui de musiciens comme <em>Ian Anderson <\/em>de <em>Jethro Tull<\/em>, <em>Joey Tempest <\/em>d&rsquo;Europe ou encore <em>Mirjam<\/em>, la fille de <em>Mikael<\/em>, <em>Opeth <\/em>nous propose des compositions riches, vari\u00e9es et d&rsquo;une pr\u00e9cision chirurgicale. 34 ans apr\u00e8s ses d\u00e9buts, <em>Opeth<\/em> continue d&rsquo;\u00e9crire sa l\u00e9gende avec un nouveau classique.<\/p>\n\n\n\n<p>#3 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=74154\"><strong>Alcest<\/strong> &#8211; <strong>Les Chants de l&rsquo;Aurore<\/strong><\/a> (Nuclear Blast) (France)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/cdns-images.dzcdn.net\/images\/cover\/7d563e391d2a1b1c74e60b08a27f26fe\/1900x1900-000000-80-0-0.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>\u00c9couter un album d&rsquo;<em>Alcest<\/em>, c&rsquo;est faire une parenth\u00e8se dans son quotidien pour faire une m\u00e9ditation introspective, ressentir la beaut\u00e9 dans ce que cette notion a de plus pur et absolue et mettre son \u00e2me \u00e0 nu. Chaque album du groupe est une exp\u00e9rience en soi, l&rsquo;aboutissement d&rsquo;une profonde r\u00e9flexion de <em>Neige<\/em> et de <em>Winterhalter.<\/em> 5 ans apr\u00e8s le magnifique <em>Spiritual Instinct<\/em>, <em>Alcest<\/em> revient avec un blackgaze lumineux avec des incursions shoegaze. Entre arp\u00e8ges de guitare solaires, moments contemplatifs, vell\u00e9it\u00e9 d&rsquo;un black atmosph\u00e9rique au chant parfois rugueux et instants suspendus que ce soit avec la superbe voix \u00e9th\u00e9r\u00e9e de <em>Neige<\/em>, tr\u00e8s proche d&rsquo;un <em>Sigur R\u00f3s<\/em> ou cet interlude au piano, difficile de trouver des moments qui ne titillent pas les glandes lacrymales. Encore une fois, <em>Alcest<\/em> livre un condens\u00e9 d&rsquo;\u00e9motions brutes et visc\u00e9rales au service d&rsquo;un blackgaze onirique et m\u00e9taphysique. S&rsquo;approchant clairement de ses classiques que sont <em>Les Voyages de l&rsquo;\u00e2me<\/em> et <em>\u00c9cailles de Lune<\/em>, Alcest livre avec <em>Les Chants de l&rsquo;Aurore<\/em> une merveille absolue qui s&rsquo;\u00e9coute, se r\u00e9\u00e9coute plusieurs fois sans qu&rsquo;on puisse imaginer s&rsquo;en lasser.<\/p>\n\n\n\n<p>#2 <strong>ex aequo <\/strong><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=74724\"><strong>Zeal &amp; Ardor <\/strong>&#8211; <strong>Greif<\/strong><\/a> (Redacted GmbH) (Suisse\/Etats-Unis)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/m.media-amazon.com\/images\/I\/713fUfTyskL._UF1000,1000_QL80_.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Avec <em>Zeal &amp; Ardor<\/em>, on sait par avance qu&rsquo;on va \u00eatre pris par surprise, emmen\u00e9 sur des terres o\u00f9 on ne s&rsquo;y attendait pas. Et m\u00eame si on s&rsquo;y est pr\u00e9par\u00e9, on arrive encore \u00e0 \u00eatre surpris. Et pourtant, m\u00eame en se disant tout \u00e7a, <em>Greif<\/em> reste un OVNI. Pour commencer, ce qui, en studio, \u00e9tait le one-man band de <em>Manuel Gagneux<\/em> est devenu un sextet quand la t\u00eate pensante du projet s&rsquo;est entour\u00e9e de ses musiciens live. Ensuite, le fil conducteur de l&rsquo;album, le Vogel-Gryff, cr\u00e9ature folklorique de la ville de B\u00e2le, mascotte des ouvriers face \u00e0 l&rsquo;\u00e9lite. Non, <em>Zeal &amp; Ardor <\/em>n&rsquo;est pas devenu un groupe qui ne parle que de choses l\u00e9g\u00e8res et le choix de la cr\u00e9ature n&rsquo;est pas uniquement car elle connecte les musiciens \u00e0 leur ville natale. Le sous-texte de la lutte des classes r\u00e9sonne particuli\u00e8rement dans le contexte actuel. Du changement, il y en a aussi dans la musique des helv\u00e8tes. Toujours en mouvement, red\u00e9finissant en permanence les contours de sa base black metal en s&rsquo;accouplant avec des musiques Afro-Am\u00e9ricaines, la musique de <em>Zeal &amp; Ardor <\/em>s&rsquo;enrichit de nouvelles orientations, et <em>Greif<\/em> nous gratifie d&rsquo;inspirations Tooliennes dans ses lignes guitares\/basse\/batterie ou encore lorgne vers le rock lumineux de <em>Queens of the Stone Age <\/em>quand il n&rsquo;y a pas d&rsquo;interludes en synthwave ou des plages tendant vers le gospel. Bien s\u00fbr, les racines du projet sont encore l\u00e0 et les moments plus hargneux viennent nous le rappeler. Inclassable, <em>Greif <\/em>l&rsquo;est, \u00e0 l&rsquo;image du reste de la discographie du groupe, foisonnant d&rsquo;id\u00e9e, insaisissable m\u00eame quand il prend les traits d&rsquo;un album accessible, faussement doux. Surtout, <em>Greif <\/em>est extr\u00eamement addictif car l&rsquo;envie de le r\u00e9\u00e9couter encore et encore pour en saisir les nuances et les couleurs est aussi forte que le plaisir qu&rsquo;il procure. Et apr\u00e8s plusieurs reprises, on a une envie irr\u00e9pressible d&rsquo;appuyer sur play parce que, putain, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on en est amoureux.<\/p>\n\n\n\n<p>#2<strong> <\/strong><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=73121\"><strong>Ihsahn <\/strong>&#8211; <strong>Ihsahn<\/strong> <\/a>(Candlelight Records) (Norv\u00e8ge)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.rollingstone.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/ihsahn.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Figure centrale du black metal au sein de la formation norv\u00e9gienne la plus populaire du genre, <em>Emperor<\/em>, <em>Ihsahn <\/em>s&rsquo;est construit depuis 18 ans une magnifique carri\u00e8re solo \u00e0 coups d&rsquo;albums concept \u00e9tincelants. Pour son huiti\u00e8me effort, <em>Ihsahn <\/em>a accouch\u00e9 d&rsquo;un projet hyper ambitieux voire monumental : une premi\u00e8re mouture en version orchestrale et instrumentale, l&rsquo;autre chant\u00e9e, dans un registre metal progressif mais o\u00f9 le black metal est toujours pr\u00e9sent dans les cris et le riffing agressif. C\u00f4t\u00e9 chant, <em>Ihsahn <\/em>et son magnifique organe nous gratifie d&rsquo;une jolie palette alternant chant clair et cris habit\u00e9s. Mais l&rsquo;essentiel est ailleurs. Amoureux des grands compositeurs de musique de film depuis toujours, <em>Ihsahn<\/em> a compos\u00e9 l&rsquo;album sous la forme d&rsquo;un score digne de l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or des <em>Jerry Goldsmith<\/em>, <em>John Williams<\/em> ou Bernard Herrmann avant d&rsquo;apposer sa voix dessus sur la deuxi\u00e8me galette. L&rsquo;immersion est totale. Chaque titre se vit comme une exp\u00e9rience o\u00f9 on se sent tout petit face \u00e0 l&rsquo;immensit\u00e9 de l&rsquo;ensemble, le tout avec une intelligence de composition, une justesse d&rsquo;ex\u00e9cution qui confine au g\u00e9nie. Appelant tous les superlatifs possibles et imaginables, <em>Ihsahn<\/em> est un chef d&rsquo;\u0153uvre de maximalisme, de gigantisme et de ma\u00eetrise d&rsquo;ouvrage.<\/p>\n\n\n\n<p>#1 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=75179\"><strong>The Cure<\/strong> &#8211; <strong>Songs of a lost world<\/strong><\/a> (Polydor) (Angleterre)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lust4live.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/The-Cure-Songs-Of-A-Lost-World.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Il n&rsquo;a suffi que de quelques secondes, quelques notes, l&rsquo;introduction du premier morceau, cette intro \u00e0 rallonge comme <em>The Cure<\/em> sait les faire, pour avoir la glande lacrymale qui fr\u00e9mit et faire rejaillir en moi pourquoi<em> The Cure<\/em> \u00e9tait un groupe si sp\u00e9cial. <em>The Cure<\/em>, ce groupe dont la musique ornait une s\u00e9quence marquante de The Crow, un de mes films cultes. <em>The Cure<\/em>, le groupe qui donnait envie aux grands fr\u00e8res et grandes s\u0153urs l&rsquo;envie de lire Poe, Camus ou Baudelaire. <em>The Cure<\/em> dont les tubes ont accompagn\u00e9 mon enfance dans la platine vinyle familiale. <em>The Cure,<\/em> le groupe qui a donn\u00e9 toute sa po\u00e9sie \u00e0 la m\u00e9lancolie, qui faisait jaillir la lumi\u00e8re du noir. Un groupe qui a influenc\u00e9 toute une g\u00e9n\u00e9ration qui plus tard faisait les belles heures du gothic ou du black metal ou encore de groupes comme <em>Deftones<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><em>The Cure<\/em> est de retour apr\u00e8s une longue arl\u00e9sienne, un retour inspir\u00e9 par les trag\u00e9dies multiples v\u00e9cues par <em>Robert Smith<\/em>. Un <em>Robert Smith<\/em> qui n&rsquo;est plus le jeune tortur\u00e9 de <em>Pornography<\/em> puis l&rsquo;adulte tourment\u00e9 de <em>Disintegration<\/em>, mais un sexag\u00e9naire rong\u00e9 par la perte de ses deux parents puis de son fr\u00e8re a\u00een\u00e9, un deuil au c\u0153ur m\u00eame de ce quatorzi\u00e8me album. Exit les \u00e9lans rock alternatif des 90\/2000 (m\u00eame si plusieurs tr\u00e8s bonnes chansons en ont d\u00e9coul\u00e9), retour vers un cold wave implacable, aux m\u00e9lodies qui t&rsquo;arrachent le c\u0153ur, \u00e0 cette basse qui, le temps d&rsquo;un morceau, va faire sonner toute la col\u00e8re de <em>Robert Smith<\/em> ou encore le chant de ce dernier, sa voix encore intacte comme si le temps n&rsquo;avait eu aucune prise. Un <em>Robert Smith<\/em> qui sort les m\u00e9lodies et les paroles les plus belles et les plus intimes depuis longtemps. Oui, on a l\u00e0 le meilleur album de <em>The Cure<\/em> depuis <em>Disintegration<\/em>. <em>The Cure<\/em> qui fait du <em>The Cure<\/em> et me rappelle pourquoi, \u00e0 l&rsquo;instar de Tim Burton, <em>The Cure<\/em> fait partie de moi. R\u00e9sister est impossible au fil de ces 8 monuments d&rsquo;\u00e9motion brute, primale. <em>Songs of a Lost World<\/em> a beau \u00eatre tr\u00e8s personnel et intimiste, il fera vibrer ceux qui n&rsquo;ont jamais pu r\u00e9sister au combo de Crawley. De la premi\u00e8re note d&rsquo;<em>Alone<\/em> \u00e0 la derni\u00e8re d&rsquo;<em>Endsong<\/em>, <em>Songs of a Lost World <\/em>s&rsquo;av\u00e8re d&rsquo;une beaut\u00e9 terrassante et d&rsquo;une insondable tristesse qui ne peuvent que d\u00e9clencher torrents de larmes. Alors que <em>The Cure <\/em>vit ses derni\u00e8res ann\u00e9es, son arr\u00eat \u00e9tant programm\u00e9 dans 5 ans, il vient de signer non seulement son meilleur album depuis 35 ans mais en plus l&rsquo;un des tout meilleurs albums de rock de ces 24 derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi s\u2019ach\u00e8ve ma r\u00e9trospective musicale de 2024. Il ne me reste plus qu\u2019\u00e0 vous souhaiter une belle ann\u00e9e 2025. D\u00e9j\u00e0, sur le plan musical, vu les projets annonc\u00e9s, on devrait avoir de quoi se flatter les esgourdes. En attendant le top 2025, vous pouvez d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e9couter la <a href=\"https:\/\/www.deezer.com\/fr\/playlist\/13401245223\">playlist de cette 2<sup>\u00e8me<\/sup> partie de top.<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <strong>Nikk\u00f6<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Toutes les choses ont une fin. On arrive donc \u00e0 la deuxi\u00e8me et derni\u00e8re partie de ce top musical. 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