{"id":67515,"date":"2022-12-31T09:52:57","date_gmt":"2022-12-31T09:52:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=67515"},"modified":"2023-01-30T19:54:48","modified_gmt":"2023-01-30T19:54:48","slug":"top-150-albums-2022-pour-faire-des-copeaux-de-cerumen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=67515","title":{"rendered":"Top 150 Albums 2022 &#8211; Pour Faire des Copeaux de C\u00e9rumen"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/top1.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"727\" height=\"395\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/top1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67516\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/top1.jpg 727w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/top1-300x163.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 727px) 100vw, 727px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Les ann\u00e9es semblent se suivre et se ressembler. Apr\u00e8s deux ans avec la menace du COVID, cette ann\u00e9e, on a eu la canicule, la guerre, l\u2019inflation. Bref, on va tous crever. Tous, sauf la culture. Si l\u2019incertitude g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par le contexte sanitaire ne s\u2019est pas lev\u00e9e et si bien des concerts ont subi des annulations de derni\u00e8re minutes, niveau sortie, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 l\u2019embouteillage. Il faut dire que les gros groupes font le rattrapage de deux ann\u00e9es \u00e0 d\u00e9caler les sorties, et les autres groupes ont continu\u00e9 avec une certaine productivit\u00e9 pour pouvoir survivre. Cons\u00e9quence, encore une ann\u00e9e faste avec beaucoup de sorties de tr\u00e8s haut niveau. A titre personnel, j\u2019ai encore \u00e9cout\u00e9 plusieurs centaines d\u2019albums cette ann\u00e9e, et il est encore difficile et cruel de les d\u00e9partager. Par cons\u00e9quent, le top albums continue de s\u2019\u00e9toffer. Ami lecteur, je te souhaite une bonne lecture. Maintenant, prends un \u00e9norme bol de caf\u00e9 ou une pinte maousse de bi\u00e8re, et oublie les courses, le m\u00e9nage ou le boulot pendant quelques minutes.<\/p>\n\n\n\n<h2>#150 Red Hot Chili Peppers &#8211; Return of the Dream Canteen (Warner Records) (USA)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/150.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/150-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67533\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/150-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/150-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/150-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/150-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/150.jpg 1500w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Les sessions d&rsquo;enregistrement ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s productives au point que les <strong>Red Hot Chili Peppers <\/strong>avaient la possibilit\u00e9 de faire un double album, mais la maison de production pr\u00e9f\u00e9rait scinder en deux opus. Qu&rsquo;\u00e0 cela ne tienne, les <strong>Red Hot <\/strong>sortent donc deux la m\u00eame ann\u00e9e, avec des identit\u00e9s visuelles radicalement diff\u00e9rentes, tout comme l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit. Si <em>Unlimited Love<\/em> \u00e9tait un peu plus calibr\u00e9, sur <em>Return of the Dream Canteen<\/em>, les californiens explorent davantage. Certes, on reste sur un rock alternatif funkisant port\u00e9 par un <em>Flea <\/em>encore une fois stratosph\u00e9rique coupl\u00e9 aux fulgurances de Frusciante, mais on part dans des petites touches rock 80s ou on glisse des nappes de saxo du plus bel effet. Moins facile \u00e0 appr\u00e9hender, plus long, <em>Return of the Dream Canteen<\/em> demande plusieurs \u00e9coutes pour accrocher \u00e0 fond mais demeure riche en tubes en puissance.<\/p>\n\n\n\n<h2>#149 Geezer &#8211; Stoned Blues Machine (Heavy Psych Sounds)(USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Deux apr\u00e8s <em>Groovy<\/em>, les New-Yorkais <strong>Geezer<\/strong> signent leur deuxi\u00e8me album d&rsquo;affil\u00e9e chez Heavy Psych Sounds, un miracle pour ce groupe habitu\u00e9 des changements de label. Encore une fois, les gars livrent un stoner rac\u00e9 et \u00e9l\u00e9gant aux boucles un brin r\u00e9p\u00e9titives mais toujours hypnotiques blind\u00e9s de riffs et de guitares satur\u00e9es. Et encore une fois \u00e7a marche du tonnerre.<\/p>\n\n\n\n<h2>#148 Sidewinder &#8211; Vines (Auto-production) (Nouvelle-Z\u00e9lande)<\/h2>\n\n\n\n<p>Venu de Wellington, <strong>Sidewinder<\/strong> est un combo n\u00e9o-z\u00e9landais de stoner\/hard rock. Un stoner crade, dense, \u00e9pais, de ceux qui collent au corps. Des morceaux tant\u00f4t lancinants et massifs, tant\u00f4t plut\u00f4t \u00e9nergiques et \u00e9nerv\u00e9. Un stoner un brin sludgy mais hyper carr\u00e9 qui t\u00e9moigne de l&rsquo;exp\u00e9rience des musiciens dans cet univers.<\/p>\n\n\n\n<h2>#147 ex aequo H\u00e4llas &#8211; Isle of Wisdom (RMV Grammofon) (Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n\n<p>Quatri\u00e8me album pour <strong>H\u00e4llas<\/strong>, groupe su\u00e9dois d&rsquo;adventure rock, ce sous-genre du rock progressif que raconte une aventure de heroic fantasy et qui pioche dans le rock prog&rsquo; des 70s, la musique de jeux vid\u00e9o ou dans le proto-metal. Apr\u00e8s trois albums et un EP narrant les aventures du chevalier d&rsquo;H\u00e4llas, du pays Semyra et son ennemi le Star Rider, <strong>H\u00e4llas<\/strong> ouvre un nouveau chapitre autour d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 autonome vivant dans une \u00eele coup\u00e9e du monde. Fort d&rsquo;une histoire travaill\u00e9e, <strong>H\u00e4llas <\/strong>s&rsquo;attaque \u00e0 ce nouveau cycle avec un album carr\u00e9, bard\u00e9 de riffs, c\u00e9dant parfois \u00e0 une certaine forme de pr\u00e9tention, mais toujours ambitieux et maitris\u00e9 de bout en bout. Parfois heavy dans son genre, <em>Isle of Wisdom<\/em> pourrait rebuter les allergiques aux claviers (le groupe usant du synth\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 la corde) mais ceux que \u00e7a ne rebute pas auront le plaisir d&rsquo;un album jubilatoire qui assied encore plus <strong>H\u00e4llas <\/strong>comme une valeur s\u00fbre de la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<h2>#147 Lady Luna and the Devil &#8211; Vampiric Visions Vol. 1: Living Blood (The Swamp Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>10 mois apr\u00e8s <em>Mother of all Sins<\/em> sur les 7 p\u00e9ch\u00e9s capitaux, le trio doom occulte de Detroit <strong>Lady Luna and the Devil<\/strong> revient avec un troisi\u00e8me effort augurant un cycle sur le vampirisme. Pour coller \u00e0 la th\u00e9matique, ils nous balancent un album avec une ambiance gothique baroque pouss\u00e9e et en se prenant au jeu, on se retrouverait facilement dans un certain ch\u00e2teau des Carpathes. L&rsquo;ambiance travaill\u00e9e, l&rsquo;orchestration finement cisel\u00e9e, et en plus cette voix magnifique de <em>Lady Luna<\/em>, le groupe nous invite \u00e0 un festin raffin\u00e9 dont on aurait tort de se priver.<\/p>\n\n\n\n<h2>#146 The Bobby Lees &#8211; Bellevue (Icepac Recordings) (USA)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/146.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/146-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67538\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/146-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/146-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/146-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/146-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/146.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Derri\u00e8re cette pochette porcine se cache le troisi\u00e8me album des <strong>Bobby Lees<\/strong>, quatuor venu de Woodstock et pas l\u00e0 pour fabriquer des colliers en fleur et des savons en patchouli. <strong>The Bobby Lees<\/strong>, c&rsquo;est un m\u00e9lange de rock n&rsquo;roll, de punk abrasif, et de garage rock. Un album hyper p\u00e9chu, g\u00e9n\u00e9reux et bard\u00e9 de tubes en puissance. Un disque \u00e9corch\u00e9 vif mais qui donne une furieuse envie de bouger du cul et du reste, le tout au rythme de compos bien cisel\u00e9es et de m\u00e9lodies imm\u00e9diates et f\u00e9d\u00e9ratrices. Le rock n&rsquo;roll n&rsquo;est pas mort, et <em>Bellevue<\/em> est l\u00e0 pour taper du groin sur la table.<\/p>\n\n\n\n<h2>#145 Autopsy &#8211; Morbidity Triumphant (Peaceville Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Depuis 35 ans, <strong>Autopsy<\/strong>, groupe californien qui ferait presque passer <strong>Cannibal Corpse<\/strong> pour des gentils geeks qui collectionnent des peluches, nous distille des histoires gore dans un death metal old school bien crade au growl de phacoch\u00e8re. Malgr\u00e9 un break de 14 ans, les mecs ne se sont pas calm\u00e9s, bien au contraire. Premier album depuis 7 ans, <em>Morbidity Triumphant<\/em> est un condens\u00e9 d&rsquo;horreur pure, un monument de tripes, d&rsquo;os et de bidoche bien arros\u00e9s d&rsquo;h\u00e9moglobine. Un pur moment de po\u00e9sie en somme.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"AUTOPSY - SKIN BY SKIN - lyric video (Taken from Morbidity Triumphant)\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/fY1XB7Jlaeo?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#144 ex aequo Cleaver &#8211; No More Must Crawl (Klonosph\u00e8re) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>Groupe de hardcore sign\u00e9 chez Klonosphere, <strong>Cleaver<\/strong>, formation venue de Meuse et influenc\u00e9e par <strong>Converge<\/strong> et <strong>Poison the Well<\/strong> sort un premier album taill\u00e9 pour faire p\u00e9ter des dents et des jambes dans le pit, un pur moment de bourrinerie jouissive, de puissance brute et de sauvagerie.<\/p>\n\n\n\n<h2>#144 OFF! &#8211; Free LSD (Fat Possum Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Troisi\u00e8me album pour <strong>OFF!<\/strong>, supergroupe am\u00e9ricain de punk hardcore compos\u00e9 de membres de <strong>Circle Jerks, Burning Brides<\/strong> ou de <strong>Rocket From the Crypt<\/strong>. Le propos de l&rsquo;album est un manifeste en faveur de la l\u00e9galisation du LSD, notamment \u00e0 destination des droitards am\u00e9ricains tendus de la croix et du flingue, afin de les d\u00e9tendre pour \u00e9viter une guerre civile sanglante. Il faut dire que l&rsquo;actualit\u00e9 politique interne am\u00e9ricaine n&rsquo;a pas brill\u00e9 par son c\u00f4t\u00e9 rassurant depuis de longues ann\u00e9es. Un concept particulier que <strong>OFF! <\/strong>met en musique avec une ambiance science-fiction tendance dystopique et une musique aussi radicale que son propos, flirtant parfois avec la noise. En r\u00e9sulte un br\u00fblot punk sans concession, bien \u00e9nerv\u00e9, v\u00e9loce et \u00e9nergique.<\/p>\n\n\n\n<h2>#143 ex aequo Marcus King &#8211; Young Blood (Easy Eye Sound) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s trois albums au sein du <strong>Marcus King Band<\/strong>, le jeune prodige <strong>Marcus King<\/strong>, fils du guitariste <em>Marvin King<\/em>, sort son deuxi\u00e8me album solo. Natif de Caroline du Sud, <strong>Marcus King<\/strong> est influenc\u00e9 par des mecs comme <em>Duane Allman<\/em> des <strong>Allman Brothers<\/strong>, <em>B.B. King<\/em> ou encore <em>Merle Haggard<\/em>. <em>Young Blood<\/em> transpire ces influences, alliant blues, rock sudiste, blues-rock et outlaw country. On trouve des th\u00e9matiques en lien avec la working class de l&rsquo;Am\u00e9rique profonde. Blind\u00e9 de riffs sublimes, d&rsquo;arp\u00e8ges bien classes, d&rsquo;envol\u00e9es lyriques et port\u00e9 par le chant toujours juste de <strong>Marcus King<\/strong>, <em>Young Blood<\/em> est dans son registre, un album solide, carr\u00e9, bien foutu qui s&rsquo;\u00e9coute avec grand plaisir en tra\u00e7ant en voiture.<\/p>\n\n\n\n<h2>#143 Larkin Poe &#8211; Blood Harmony (Tricki-Woo Records) (USA)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1431.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1431-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67539\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1431-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1431-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1431-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1431-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1431.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Septi\u00e8me album pour <strong>Larkin Poe<\/strong>, groupe de l&rsquo;Etat de Georgie qui en quelques ann\u00e9es a r\u00e9ussi \u00e0 se faire un nom dans la sph\u00e8re blues-rock aux c\u00f4t\u00e9s des Rival Sons, Greta Van Fleet ou encore <strong>The Vintage Caravan<\/strong>. Oscillant entre blues-rock, classic rock, rock sudiste folk et americana, le quatuor emmen\u00e9 par les soeurs <em>Lovell <\/em>livre un nouvel opus \u00e0 la fois classieux dans ses arp\u00e8ges de guitare et d&rsquo;une \u00e9nergie enfi\u00e9vr\u00e9e, riffu \u00e0 souhait, superbement ex\u00e9cut\u00e9, port\u00e9 par deux voix magnifiques et transpirant le sud des USA par tous les pores de la peau. Un must pour tout amateur du genre.<\/p>\n\n\n\n<h2>#142 Mudweiser &#8211; The Call (Head Records) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>Quatri\u00e8me album pour le side-project stoner montpelli\u00e9ro-parisien de <em>Reuno<\/em> de <strong>Lofofora<\/strong>. <em>The Call<\/em> renoue avec l&rsquo;\u00e9nergie et le sentiment d&rsquo;urgence du premier album <em>Holy Shit <\/em>et l&rsquo;ambiance poisseuse d&rsquo;<em>Angel Lust<\/em>. Un stoner rac\u00e9, puissant aux guitares bien grasses. Vari\u00e9 dans les registres vocaux et les ambiances, <em>The Call<\/em> est un album solide \u00e0 ranger aux c\u00f4t\u00e9s des premiers <strong>Mudweiser<\/strong> en bonne place.<\/p>\n\n\n\n<h2>#141 Wolfheart &#8211; King of the North (Napalm Records) (Finlande)<\/h2>\n\n\n\n<p>Sixi\u00e8me album pour <strong>Wolfheart<\/strong>, groupe de death m\u00e9lodique finlandais dont les albums sortent avec une r\u00e9gularit\u00e9 de m\u00e9tronome et ce, \u00e0 peine plus de six mois apr\u00e8s le nouvel opus de <strong>Dawn of Solace<\/strong>, l&rsquo;autre projet en activit\u00e9 de <em>Tuomas Saukkonen<\/em>. Un <strong>Wolfheart <\/strong>qui ose depuis l&rsquo;EP <em>Skull Soldiers<\/em> l&rsquo;ajout de chant clair avec <em>Vagelis Karzis<\/em> qui partage la guitare et le micro avec <em>Saukkonen<\/em>, ce dernier occupant toujours le growl. Sans \u00e9galer la beaut\u00e9 diaphane de <em>Tyhjyys<\/em> ou de <em>Constellation of the Black Light<\/em>, <em>King of the North <\/em>(malgr\u00e9 une pochette ignoble) r\u00e9ussit encore le pari d&rsquo;allier puissance, m\u00e9lodie, hargne et des moments plus contemplatifs avec des passages \u00e0 la guitare acoustique. Les guests de <em>Karl Sanders<\/em> de<strong> Nile <\/strong>et <em>de Jesse Leach<\/em> de <strong>Killswitch Engage<\/strong> apportent un surplus de rugosit\u00e9 sur les morceaux en question. Pour le reste, c&rsquo;est aussi chaleureux que la Finlande en \u00e9t\u00e9 et \u00e7a b\u00fbcheronne dur.<\/p>\n\n\n\n<h2>#140 ex aequo Drudkh &#8211; \u0412\u0441\u0456 \u043d\u0430\u043b\u0435\u0436\u0430\u0442\u044c \u043d\u043e\u0447\u0456 (All Belong To The Night) (Season of Mist Underground Activists) (Ukraine)<\/h2>\n\n\n\n<p>En 20 ans et malgr\u00e9 un contexte local catastrophique, le groupe ukrainien <strong>Drudkh<\/strong> fait preuve d&rsquo;une certaine productivit\u00e9 avec 12 albums au compteur. Pour leur 20 ans, le groupe c\u00e9l\u00e8bre \u00e7a avec un nouvel opus, cette fois compos\u00e9 de 4 chansons. 4 chansons c&rsquo;est un EP normalement? Oui, sauf qu\u2019en 4 chansons, on atteint les 45 minutes. 4 titres tour \u00e0 tour trve black metal, tant\u00f4t black pagan, toujours m\u00e9lodiques, port\u00e9 par une basse marqu\u00e9e ou encore un chant habit\u00e9 et une certaine aura mystique. Po\u00e9tique, brutal, agressif, t\u00e9n\u00e9breux, \u00e0 l&rsquo;image de l&rsquo;apocalypse v\u00e9cue par le pays, le nouveau <strong>Drudkh<\/strong> est un acte fort.<\/p>\n\n\n\n<h2>#140 Hate Forest &#8211; Innermost (Osmose Productions) (Ukraine)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1402.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1402-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67532\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1402-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1402-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1402.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Quelques mois apr\u00e8s le superbe <em>All Belong To The Night <\/em>de <strong>Drudkh<\/strong>, l&rsquo;autre groupe de <em>Roman Saenko<\/em>, les v\u00e9t\u00e9rans du black metal ukrainien <strong>Hate Forest<\/strong> sortent un sixi\u00e8me album, bijou d&rsquo;orf\u00e8vrerie black metal, un album organique et inqui\u00e9tant d&rsquo;une noirceur abyssale et port\u00e9 par un <em>Saenko<\/em> totalement habit\u00e9 par son sujet.<\/p>\n\n\n\n<h2>#139 Beth Hart &#8211; A Tribute to Led Zeppelin (Provogue) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Alors qu&rsquo;elle enregistrait son pr\u00e9c\u00e9dent album, <strong>Beth Hart<\/strong> se met \u00e0 improviser une cover de <em>Whole Lotta Love<\/em>. Une improvisation qui convainc celle qui \u00e9tait fan de <strong>Led Zep&rsquo;<\/strong> depuis sa jeunesse de faire un tribute album aux g\u00e9ants anglais. Quoi de plus naturel pour celle qu&rsquo;on surnomme <em>La Voix<\/em> de reprendre les l\u00e9gendaires britanniques, tant son timbre chaleureux et puissant se marie avec celui plus \u00e9corch\u00e9 de <em>Robert Plant<\/em>. La grande dame du blues-rock s&rsquo;attaque \u00e0 un monument, aid\u00e9e par des musiciens venant essentiellement de la pop et de la vari\u00e9t\u00e9. Si <strong>Beth Hart<\/strong> s&rsquo;attaque \u00e0 un r\u00e9pertoire aussi vari\u00e9 qu&rsquo;exigeant avec une tracklist de morceaux immortels, elle s&rsquo;en sort brillamment et si on peut regretter un tempo l\u00e9g\u00e8rement plus lent sur <em>Black Dog<\/em>, ce serait chipoter tant <strong>Beth Hart<\/strong> nous livre un bijou de blues-rock classieux et \u00e9l\u00e9gant.<\/p>\n\n\n\n<h2>#138 Venom Prison &#8211; Erebos (Century Media Records) (Pays de Galles)<\/h2>\n\n\n\n<p>Troisi\u00e8me v\u00e9ritable album pour les gallois de <strong>Venom Prison<\/strong> (quatri\u00e8me si on compte <em>Primeval<\/em>, sorti en 2020 pendant le lockdown et contenant des titres parus sur des EPs anciens et deux in\u00e9dits). Le groupe ne r\u00e9volutionne pas sa recette \u00e0 savoir un death metal vindicatif et furibard. Toutefois, contrairement \u00e0 <em>Samsara<\/em>, l&rsquo;ensemble est moins compact, moins dans le broyage d&rsquo;os, plus a\u00e9r\u00e9 m\u00eame avec des petits arp\u00e8ges a\u00e9riens \u00e7\u00e0 et l\u00e0, parfois un chant clair aussi, ce qui montre l&rsquo;\u00e9tendu de la palette vocale de <em>Larissa Stupar<\/em>. Venue du hardcore, cette derni\u00e8re n&rsquo;en oublie pas sa prose engag\u00e9e et v\u00e9h\u00e9mente. Cette fois, les th\u00e9matiques ne sont pas uniquement centr\u00e9es sur la cause des femmes, mais portent \u00e9galement un constat sans \u00e9quivoque sur l&rsquo;abrutissement par les m\u00e9dias, ou cette soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 r\u00e8gne la division. Toujours aussi \u00e9nerv\u00e9 mais un brin plus accessible sans que le groupe ne se renie une seconde, <em>Erebos <\/em>est une r\u00e9ussite.<\/p>\n\n\n\n<h2>#137 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=61541\">Infected Rain &#8211; Ecdysis<\/a> (Napalm Records) (Moldavie)<\/h2>\n\n\n\n<p>Au sortir de leur tourn\u00e9e am\u00e9ricaine avec <strong>Stitched Up Heart<\/strong> et <strong>Butcher Babies<\/strong>, le combo moldave <strong>Infected Rain<\/strong> a sorti son cinqui\u00e8me album <em>Ecdysis<\/em>, qui ne veut pas dire en fran\u00e7ais \u00ab\u00a0je vais te d\u00e9foncer la gueule au Scrabble\u00a0\u00bb mais qui d\u00e9signe la mue des arthropodes, ce moment de mutation leur permettant de changer de forme, de grandir ou d&rsquo;acqu\u00e9rir de nouveaux organes. Tr\u00e8s singulier dans leur registre, <strong>Infected Rain<\/strong> frappe un grand coup avec nouvel opus, radicalisation de la d\u00e9marche d&rsquo;un groupe dont la r\u00e9putation n&rsquo;est pas usurp\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h2>#136 Talas &#8211; 1985 (Metal Blade Records) (USA)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/136.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/136-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67541\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/136-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/136-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/136-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/136-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/136.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>La vie d&rsquo;un groupe n&rsquo;est pas un long fleuve tranquille, \u00e9poque 8752 avec <strong>Talas<\/strong>. <strong>Talas<\/strong> est un groupe qui a vivot\u00e9 fin ann\u00e9es 70\/d\u00e9but des ann\u00e9es 80. Un groupe surtout connu localement \u00e0 Buffalo. Ils gagnent d&rsquo;ailleurs un peu en notori\u00e9t\u00e9 en ouvrant pour <strong>Van Halen<\/strong> pour 30 dates. Seulement, les changements de line-up, les al\u00e9as de la vie ont raison du groupe et chacun part de son c\u00f4t\u00e9, gagner sa cro\u00fbte ou continuer de pers\u00e9v\u00e9rer dans la musique. C&rsquo;est le cas du bassiste <em>Billy Sheehan<\/em> qui va rejoindre <em>David Lee Roth<\/em> sur les deux premiers solos de ce dernier, mais surtout va co-fonder <strong>Mr. Big<\/strong> (excusez du peu), jouer pour <em>Richie Kotzen<\/em> qu&rsquo;il va suivre dans le supergroupe <strong>The Winery Dogs<\/strong>, avant de signer ses propres albums et rejoindre un autre supergroupe, <strong>Sons of Apollo<\/strong>. Le temps passant, <em>Sheehan<\/em> d\u00e9cide de convoquer ses anciens comp\u00e8res et un nouveau gratteux pour sortir le troisi\u00e8me album de <strong>Talas<\/strong> intitul\u00e9 <em>1985<\/em> car, hormis un morceau, tous les titres ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits cette ann\u00e9e-l\u00e0. Et d&rsquo;ailleurs, l&rsquo;album fleure bon les 80s avec ce hard rock de l&rsquo;\u00e9poque taill\u00e9 pour cartonner sur les radios rock, un album qui n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec les postures habituelles r\u00e9centes de surfer sur la nostalgie, juste une envie de retrouver la musique qu&rsquo;ils aimaient, comme s&rsquo;ils sortaient de cryog\u00e9nisation.<\/p>\n\n\n\n<h2>#135 ex aequo Flogging Molly &#8211; Anthem (Rise Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Septi\u00e8me album pour les californiens de <strong>Flogging Molly<\/strong>, cinq ans apr\u00e8s <em>Life is Good<\/em> et marquant un retour au celtic punk pur et dur comme \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de <em>Drunken Lullabies<\/em>. Un album \u00e9nergique, enjou\u00e9 et communicatif, premier avec le joueur de banjo <em>Spencer Swain<\/em>. Enregistr\u00e9 avec <em>Steve Albini<\/em>, avec qui ils avait fait leur deux premiers albums, <em>Anthem <\/em>est retour aux sources vers le bon vieux <strong>Flogging Molly<\/strong> avec un son nettement plus \u00e0 l&rsquo;Irlandaise pour la premi\u00e8re fois depuis 20 ans, moins folk punk mais plus tourn\u00e9 vers le pays aux tr\u00e8fles \u00e0 quatre feuilles, pr\u00eat \u00e0 secouer les pits des meilleurs pubs.<\/p>\n\n\n\n<h2>#135 Dropkick Muphys &#8211; This Machine Still Kills Fascists (Dummy Luck Music) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>L&rsquo;historique Al Barr en hiatus temporaire pour raisons familiales, Dropkick Murphys surprend son monde avec un album acoustique au ton diff\u00e9rent de ceux \u00e0 quoi ils nous ont habitu\u00e9. Ici, les Bostoniens rendent hommage \u00e0 Woody Guthrie, artiste folk, country et americana aux textes tr\u00e8s engag\u00e9s arborant son slogan \u00ab\u00a0This machine kills fascists\u00a0\u00bb sur sa guitare, d&rsquo;o\u00f9 le nom de ce tribute album o\u00f9 les Dropkick brillent par une certaine simplicit\u00e9 dans l&rsquo;orchestration, n&rsquo;h\u00e9sitant pas \u00e0 chagriner ceux qui voudraient les cantonner \u00e0 leur celtic punk traditionnel. Apr\u00e8s tout, Dropkick Murphys et Guthrie, ce n\u2019est pas nouveau puisque leur plus gros succ\u00e8s, I&rsquo;m Shipping Up To Boston contenait d\u00e9j\u00e0 des paroles de Guthrie. En quelque sorte, Dropkick Murphys boucle la boucle et le fait avec classe et panache, se r\u00e9appropriant avec justesse un h\u00e9ritage musical prenant racine au c\u0153ur m\u00eame de l&rsquo;Am\u00e9rique rurale et ouvri\u00e8re. Une autre fa\u00e7on de se lier \u00e0 ce public auquel ils sont tr\u00e8s attach\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Dropkick Murphys &quot;The Last One&quot; feat. Evan Felker of Turnpike Troubadours\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/igrENGM1NTI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#134 Vypera &#8211; Eat Your Heart Out (Frontiers Records) (Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n\n<p>Les Su\u00e9dois ne sont pas les derniers \u00e0 nous offrir des formations qui fleurent bon la nostalgie 80s. Que ce soit avec les \u00ab\u00a0v\u00e9t\u00e9rans\u00a0\u00bb <strong>Crashd\u00efet<\/strong>, le side-project AOR <strong>The Night Flight Orchestra<\/strong> ou encore <strong>Crazy Lixx<\/strong>. Form\u00e9 sous le nom de Madhouse,<strong> Vypera<\/strong> sort son premier album, garanti 100% hard et heavy 80&rsquo;s. Difficile de pas succomber \u00e0 ce chant certes st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9 d\u2019<em>Andeas Wallstr\u00f6m<\/em> ou les superbes plans l\u00e9ch\u00e9s du guitariste <em>Christoffer Thelin<\/em> soulign\u00e9s par les lignes de 4 cordes d&rsquo;<em>Andreas Andersson<\/em> ou encore les cavalcades de <em>Johan Pettersson<\/em>. D\u00e8s les premiers instants de <em>Slow Me Down<\/em>, on se retrouve projet\u00e9 en arri\u00e8re \u00e0 la fa\u00e7on de Retour Vers le Futur et nos souvenirs de gosses. D\u00e8s lors, c&rsquo;est irr\u00e9pressible, on secoue la crini\u00e8re m\u00eame les cheveux ont tomb\u00e9 et le front a avanc\u00e9. Lorgnant parfois vers <strong>Scorpions<\/strong> ou <strong>Dokken,<\/strong> <strong>Vypera<\/strong> nous offre un voyage dans le temps des plus jouissifs.<\/p>\n\n\n\n<h2>#133 The Flatliners &#8211; New Ruin (Fat Wreck Records) (Canada)<\/h2>\n\n\n\n<p>Venus de la riche sc\u00e8ne punk canadienne (pour ceux qui ne connaissent pas, entre <strong>Mute<\/strong>, <strong>This Is A Standoff<\/strong>, <strong>The Anti-Queens<\/strong> et d&rsquo;autres, y a de quoi faire), <strong>The Flatliners<\/strong> \u00e9cument les bacs et les sc\u00e8nes depuis vingt ans maintenant. \u00c9voluant entre punk et hardcore m\u00e9lodique, les <strong>Flatliners<\/strong> alternent entre v\u00e9locit\u00e9 et morceaux plus mid-tempo toujours port\u00e9 par la voix \u00e9raill\u00e9e de <em>Chris Cresswell<\/em>. Sixi\u00e8me album du groupe, <em>New Ruin<\/em> continue la recette du groupe. C&rsquo;est \u00e9nergique, parfois m\u00e9lancolique, et tubesque \u00e0 souhait avec un encha\u00eenement de morceaux imparables. Un incontournable de l&rsquo;ann\u00e9e punk 2022.<\/p>\n\n\n\n<h2>#132 The Interrupters &#8211; In The Wild (Hellcat Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Quatri\u00e8me album pour <strong>The Interrupters<\/strong>, groupe de ska-punk\/2-tone emmen\u00e9 par <em>Aimee Allen<\/em>, chanteuse charismatique au timbre particulier. Comme d&rsquo;habitude, c&rsquo;est produit par Hellcat, le label de <em>Tim Armstrong<\/em> de <strong>Rancid<\/strong> qui fait d&rsquo;ailleurs un feat (comme dans la majorit\u00e9 des autres albums du groupe) en compagnie d&rsquo;autres groupes potes. <strong>The Interrupters<\/strong> continuent sur leur lanc\u00e9e avec une musique cool \u00e0 souhait, g\u00e9n\u00e9reuse et \u00e9nergique malgr\u00e9 des th\u00e8mes difficiles. Encore une fois, c&rsquo;est bard\u00e9 de tubes en puissance taill\u00e9s pour faire danser l&rsquo;\u00e9t\u00e9 (impossible de r\u00e9sister aux m\u00e9lodies ent\u00eatantes et aux refrains f\u00e9d\u00e9rateurs). Digne h\u00e9ritiers \u00e0 la fois de <strong>Rancid<\/strong> et de <strong>Madness<\/strong>, les californiens sortent un nouveau disque imparable qui rendra \u00e0 coup s\u00fbr tr\u00e8s bien en live.<\/p>\n\n\n\n<h2>#131 Pike vs The Automaton &#8211; Pike vs The Automaton (MNRK Heavy) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>On avait quitt\u00e9 <em>Matt Pike<\/em> avec les succ\u00e8s critiques des derniers <strong>Sleep<\/strong> et <strong>High on Fire<\/strong>, ainsi qu&rsquo;un Grammy pour ce dernier. Depuis, il y a eu la Covid et les tourn\u00e9es arr\u00eat\u00e9es. Du coup, <em>Pike<\/em> a fait comme plusieurs de ses confr\u00e8res : inviter quelques potes et jammer un coup. Voici donc <em>Pike Vs The Automaton<\/em>, fruit de quelques sessions entre barbus, un joint ou une bouteille de Jack \u00e0 la main. On retrouve donc <em>Mme Pike<\/em> (bassiste de <strong>Lord Dying<\/strong>), des mecs de <strong>High on Fire<\/strong> ou de <strong>Sleep<\/strong>, ou encore <em>Brent Hinds<\/em> de <strong>Mastodon<\/strong> sur le bluesy <em>Land.<\/em> Pour le reste, on est entre l&rsquo;hypnotique de <strong>Sleep<\/strong> et le pur concentr\u00e9 de gras de <strong>HoF<\/strong>. Si l&rsquo;homme Pike accumule les th\u00e9ories foireuses et complotistes, l&rsquo;artiste lui fait des albums carr\u00e9s, bard\u00e9s de riffs monstrueux et rock n&rsquo; roll en diable.<\/p>\n\n\n\n<h2>#130 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=66130\">Slipknot &#8211; The End, So Far<\/a> (Roadrunner Records) (USA)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/130.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/130-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67530\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/130-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/130-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/130-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/130.jpg 960w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Bousculer ses habitudes, sortir de sa zone de confort, se donner de nouveaux d\u00e9fis, quand on a 50 ans ou presque, c&rsquo;est pas donn\u00e9 \u00e0 tout le monde. Et pourtant, c&rsquo;est ce font les 9 de Des Moines. Dernier album chez Roadrunner Records pour <strong>Slipknot<\/strong>, un album comme son pr\u00e9d\u00e9cesseur enfant\u00e9 dans la douleur avec le d\u00e9c\u00e8s de leur ancien batteur de g\u00e9nie <em>Joey Jordison<\/em>. Un album qui confirme un virage stylistique plus proche de <strong>Stone Sour<\/strong>, l&rsquo;autre groupe de <em>Corey Taylor<\/em>, quitte \u00e0 se faire d\u00e9tester d&rsquo;une partie des fans. Un album qui divis\u00e9 peut-\u00eatre plus que le sous-estim\u00e9 <em>All Hope is Gone<\/em>. On n&rsquo;est plus dans le condens\u00e9 de col\u00e8re, de rage, de folie et de haine des d\u00e9buts, maintenant on navigue au gr\u00e9 des \u00e9motions, entre m\u00e9lancolie et col\u00e8re. Pas de d\u00e9monstration de technique pure et de rapidit\u00e9, des titres bulldozer c\u00f4toient d&rsquo;autres plus atmosph\u00e9riques ou encore une introduction \u00e0 rebours des habitudes. Pour autant on a pas mal de morceaux tr\u00e8s solides, Au final, ce n\u2019est pas un album imm\u00e9diat, un classique instantan\u00e9 comme <em>Iowa<\/em>, <em>Slipknot<\/em> ou <em>Vol III<\/em>, c&rsquo;est plus un album qui n\u00e9cessite plusieurs \u00e9coutes et du temps de digestion pour s&rsquo;appr\u00e9cier pleinement.<\/p>\n\n\n\n<h2>#129 The Amsterdam Red Light District &#8211; Trapped (Red Light Reords\/Blood Blast Distribution) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>Quatre ans apr\u00e8s <em>Sempere Aude<\/em>, les lyonnais de <strong>The Amsterdam Red Light District<\/strong> sortent leur quatri\u00e8me album, <em>Trapped<\/em>, pr\u00e9par\u00e9 par de superbes prestations sc\u00e9niques endiabl\u00e9s o\u00f9 <strong>TARLD<\/strong> a su mettre le public au tapis. Au menu, de jolis guests comme <em>Drew York<\/em> de <strong>Stray From The Path<\/strong>, mais aussi, plus surprenant, <em>Mat Bastard<\/em> de <strong>Skip The Use<\/strong> pour le morceau le plus m\u00e9lodique de l&rsquo;album. \u00c7a commence tr\u00e8s fort avec du pur hardcore avec le feat de <em>Yukina<\/em> du groupe japonais <strong>Hanabie<\/strong>, et \u00e7a tabasse dru pendant une demi-heure. Musicalement, c&rsquo;est un brin plus aventureux que le hardcore classique avec des compositions \u00e0 la fois rugueuses et un brin plus complexe, sans pour autant renier le rentre-dedans efficace de ce genre de musique. Avec cette nouvelle boucherie, nul doute que les prochains passages live de <strong>TARLD<\/strong> seront \u00e9piques.<\/p>\n\n\n\n<h2>#128 Stray From The Path &#8211; Euthanasia (UNFD) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Et de 10 albums pour les New-Yorkais de <strong>Stray From The Path<\/strong> en 20 ans d&rsquo;existence. 20 ans au cours desquels <strong>Stray From The Path <\/strong>a sculpt\u00e9 son hardcore\/rapcore bourrin et taill\u00e9 pour coller des salades de pieds dans la gueule. Sec comme une mandale, brutal comme un pain, direct comme une mornifle, <em>Euthanasia<\/em> ne laisse aucun r\u00e9pit \u00e0 l&rsquo;auditeur qui va rester scotch\u00e9 le poing lev\u00e9 pendant 38 minutes de tabassage en r\u00e8gle. A la fin, on se sent autant en forme que Joffrey Lonmouth apr\u00e8s qu&rsquo;il ait un peu trop chatouill\u00e9 Sir Criston Cole dans House of the Dragon.<\/p>\n\n\n\n<h2>#127 Pia Isa &#8211; Distorted Chants (Auto-production) (Norv\u00e8ge)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/127.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/127-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67542\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/127-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/127-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/127-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/127.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s l&rsquo;album et l&rsquo;EP de <strong>Superlynx <\/strong>sortis \u00e0 quelques mois d&rsquo;intervalle, la chanteuse <em>Pia Isaken<\/em> pr\u00e9sente son album solo sous le nom de <strong>Pia Isa<\/strong>. Elle s&rsquo;entoure de <em>Ole Teigen <\/em>de <strong>Superlynx <\/strong>aux f\u00fbts et assure la basse et la guitare avec en plus <em>Gary Arce<\/em> de <strong>Yawning Man<\/strong> qui vient taper la gratte sur trois morceaux. Coupl\u00e9 \u00e0 un stoner\/doom psych\u00e9d\u00e9lique et hyper massif, la musique de <strong>Pia Isa<\/strong> part sur des tonalit\u00e9s drone rock et shoegaze. En ressort un album aussi classieux que massif.<\/p>\n\n\n\n<h2>#126 Bloody Hammers &#8211; Washed in the Blood (Auto-Production) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Un peu plus d&rsquo;un an apr\u00e8s leur virage horror punk <em>Songs of Unspeakable Terror<\/em>, le couple de Caroline du Nord <strong>Bloody Hammers<\/strong> revient avec <em>Washed in Blood<\/em> dans le m\u00eame registre (\u00e0 part la pochette qui est, une fois n&rsquo;est pas coutume, bien naze) avec neuf titres tout en effacit\u00e9 et hyper accrocheurs qui donneraient envie de faire une boom d&rsquo;Halloween en headbangant furieusement. Et en prime une conclusion o\u00f9 Bloody Hammers revient \u00e0 son style pr\u00e9c\u00e9dent, ce qui n\u2019 est pas pour d\u00e9plaire.<\/p>\n\n\n\n<h2>#125 Arctic Monkeys &#8211; The Car (Domino) (Angleterre)<\/h2>\n\n\n\n<p>Septi\u00e8me album des <strong>Arctic Monkeys<\/strong>, <em>The Car<\/em> s&rsquo;inscrit dans la lign\u00e9e de <em>Tranquillity Base Hotel and Casino<\/em>, avec un album concept et un registre plus art rock. Inspir\u00e9 du funk, du blues, mais aussi du blue-eyed soul ou encore de l&rsquo;\u00e9curie Motown, <em>The Car<\/em> propose un rock \u00e9l\u00e9gant aux arrangements raffin\u00e9s, dans un registre proche de certains titres de <strong>Last Shadow Puppets<\/strong>. Pas de morceau \u00e0 l&rsquo;\u00e9nergie diabolique mais davantage de ballades qui faciliteront les choses pour quiconque le fait \u00e9couter lors d&rsquo;un rencard qui se passe tr\u00e8s bien.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Arctic Monkeys - Sculptures Of Anything Goes (Official Audio)\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/2B0TDFkj0IU?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#124 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=63451\">Red Hot Chili Peppers &#8211; Unlimited Love<\/a> (Warner Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Je n&rsquo;attendais plus grand chose des <strong>Red Hot Chili Peppers<\/strong>. Groupe qui a accompagn\u00e9 ma jeunesse, la bande \u00e0 <em>Antony Kiedis<\/em> m&rsquo;a pourtant donn\u00e9 de furieuses d\u00e9flagrations et 3 albums dans mes 50 albums favoris, tous styles confondus. Las, apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9norme succ\u00e8s de <em>Californication <\/em>(album que je ch\u00e9ris), les <strong>piments rouges<\/strong> ont ressorti les m\u00eames albums, la m\u00eame recette. Et si sur <em>By The Way<\/em>, \u00e7a marche encore, sur <em>Stadium Arcadium<\/em> (beaucoup trop long pour son propre bien, beaucoup trop propre aussi), la sauce commence \u00e0 ne plus prendre. Les <strong>Red Hot<\/strong>, anciens chiens fous venus du funk-metal puis \u00e9lectrons libres du rock alternatif deviennent juste ce groupe calibr\u00e9 pour RTL2. Il y a l&rsquo;anecdotique <em>I&rsquo;m With You<\/em> et <em>The Getaway<\/em>, produit par <em>Dangermouse<\/em> qui ach\u00e8ve le truc. Attention hein, il y a des titres sympas sur ce derniers, mais dans l&rsquo;ensemble on est tr\u00e8s loin de ce que <strong>RHCP<\/strong> a pu nous fournir, que ce soit <em>Blood Sugar<\/em>, <em>Mother&rsquo;s Milk<\/em>, et je ne parle pas des compl\u00e8tement fous <em>Freaky Styley<\/em> ou <em>The Uplift Mofo Party Plan<\/em>. C&rsquo;est alors que la nouvelle tombe, \u00e0 savoir le remplacement de&#8230;..comment il s&rsquo;appelle d\u00e9j\u00e0? (on s&rsquo;en fout, non?) par le retour de John Frusciante. De quoi susciter un petit fr\u00e9tillement mais sans plus, car trop d&rsquo;eau a coul\u00e9 sous les ponts depuis que Red Hot m&rsquo;a procur\u00e9 du plaisir pour la derni\u00e8re fois. Et puis le premier titre n&rsquo;est clairement pas engageant, c&rsquo;est pas fou et un peu mou. <em>Unlimited Love<\/em>, douzi\u00e8me album du combo, n&rsquo;est pas franchement imm\u00e9diat. Au d\u00e9but, c&rsquo;est sympa mais pas enthousiasmant. Pour autant, tout comme les moins bons albums du groupe, il y a un facteur X: <em>Flea<\/em>. M\u00eame quand <em>Kiedis<\/em> reprend des plans d\u00e9j\u00e0 vu ou ne se foule pas des masses, m\u00eame quand <em>Will Ferrell<\/em> reste basique, il y a toujours <em>Flea<\/em> et le meilleur bassiste dans son registre avec <em>Claypool <\/em>et <em>Trujillo<\/em>. Le mec est clairement un g\u00e9nie avec une science du groove hors normes et le montre sur plusieurs titres, et sa complicit\u00e9 avec Frusciante fait mouche \u00e0 chaque coup. <em>Unlimited Love<\/em> n&rsquo;est peut-\u00eatre pas aussi dingue que les vieux Red Hot, les mecs n&rsquo;ont plus 20 ans, <em>Kiedis <\/em>a arr\u00eat\u00e9 de se foutre \u00e0 poil en fourrant sa bite dans une chaussette et ils ont calm\u00e9 le jeu sur les substances, mais c&rsquo;est loin d&rsquo;\u00eatre un album de vieux, mais carr\u00e9ment une cure de jouvence et le meilleur <strong>Red Hot<\/strong> depuis des lustres.<\/p>\n\n\n\n<h2>#123 Confess &#8211; Revenge At All Costs (Rexius Records) (Iran\/Norv\u00e8ge)<\/h2>\n\n\n\n<p>Leur histoire avait fait grand bruit. Le groupe iranien <strong>Confess<\/strong>, auteur de deux albums particuli\u00e8rement v\u00e9h\u00e9ments \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard du r\u00e9gime en place et de l&rsquo;int\u00e9grisme religieux se voit accuser de blasph\u00e8me et risque la peine de mort, avant de voir deux membres condamn\u00e9s respectivement \u00e0 14 ans de prison et 74 coups de fouet, et 2 ans de prison. Apr\u00e8s paiement d&rsquo;une caution, ils fuient le pays et obtiennent l&rsquo;asile en Norv\u00e8ge. C&rsquo;est l\u00e0 que deux musiciens norv\u00e9giens sont recrut\u00e9s et apr\u00e8s plusieurs singles, <strong>Confess<\/strong> sort son premier album depuis 7 ans. Et <em>Revenge At All Costs<\/em> porte bien son nom. A l&rsquo;image des deux pr\u00e9c\u00e9dents, c&rsquo;est un album marqu\u00e9 par une rage f\u00e9roce, un groove metal cisel\u00e9 avec des vocalises entre groove et hardcore et des textes virulents. Mus par les \u00e9preuves qu&rsquo;ils ont v\u00e9cus, les gars de <strong>Confess<\/strong> livre un non seulement un br\u00fblot efficace et bien v\u00e9ner, mais en plus un \u00e9norme doigt d&rsquo;honneur au r\u00e9gime des mollahs.<\/p>\n\n\n\n<h2>#122 Sakis Tolis &#8211; Among the Fires From Hell (Auto-production) (Gr\u00e8ce)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/122.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/122-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67543\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/122-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/122-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/122-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/122-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/122.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Figure ind\u00e9boulonnable du black metal grec au sein de <strong>Rotting Christ<\/strong>, le chanteur guitariste rythmique, clavi\u00e9riste et bassiste <strong>Sakis Tolis<\/strong> a mis \u00e0 profit le confinement pour sortir son premier album solo en mode do-it-yourself, <em>Among The Fires From Hell<\/em>. Pens\u00e9 comme un prologue du prochain effort de <strong>Rotting Christ<\/strong>,<em> Among the Fires From Hell<\/em> \u00e9largit les terres de <strong>Rotting Christ<\/strong> en proposant, en plus du black metal \u00e9pique, m\u00e9lodique et gothisant des incursions vers un dark metal massif et lumineux dans un style proche de <strong>Moonspell<\/strong>. Encore une fois, la voix de <em>Sakis <\/em>est superbement exploit\u00e9e allant de registre rugueux \u00e0 un chant clair o\u00f9 la voix grave du chanteur donne un aspect c\u00e9r\u00e9monieux \u00e0 l&rsquo;ensemble (<em>My Salvation <\/em>en est le parfait exemple), le tout coupl\u00e9 sur des riffs en or massif. Un premier album qui gagne franchement \u00e0 \u00eatre davantage connu.<\/p>\n\n\n\n<h2>#121 Power Paladin &#8211; With the Power of Windfyre Steel (Atomic Fire Records) (Islande)<\/h2>\n\n\n\n<p>Il a fallu une poign\u00e9e de titres pour que les Islandais de <strong>Power Paladin<\/strong>, groupe form\u00e9 en 2017, se fassent remarquer de la sph\u00e8re du power metal et signer sur le jeune label Atomic Fire fond\u00e9 par des anciens de Nuclear Blast. D\u00e8s son premier album, <em>With the Power of Windfyre Steel,<\/em> <strong>Power Paladin<\/strong> montre qu&rsquo;il a tout compris au genre et le prend au s\u00e9rieux. On n\u2019est pas dans la gaudriole de <strong>Nanowar of Steel<\/strong> ou de <strong>Gloryhammer<\/strong>. Ambiance heroic fantasy limite geek, r\u00e9cits \u00e9piques, musiciens qui font du bon boulot, chant \u00e0 l&rsquo;ancienne, m\u00e9lodies efficaces et ent\u00eatantes, refrains imm\u00e9diats et f\u00e9d\u00e9rateurs (celui d&rsquo;<em>Evermore<\/em> dans la droite lign\u00e9e des standards du genre) et m\u00eame des incursions plus rugueuses avec le feat d&rsquo;<em>\u00d3skar R\u00fanarsson<\/em> de <strong>Nexion<\/strong>, au registre plus death, <strong>Power Paladin<\/strong> s&rsquo;impose d\u00e9j\u00e0 comme un groupe \u00e0 suivre de la sc\u00e8ne power.<\/p>\n\n\n\n<h2>#120 Darkher &#8211; The Buried Storm (Prophecy Production) (Angleterre)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/120.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"296\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/120-300x296.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67529\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/120-300x296.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/120.jpg 750w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Darkher<\/strong> est un one-woman band, projet de l&rsquo;anglaise <em>J. Maiven <\/em>sign\u00e9 chez Prophecy Records, un label qui a d\u00e9cid\u00e9ment du go\u00fbt. Pour son deuxi\u00e8me album, en plus sa dark folk habituelle, <strong>Darkher e<\/strong>xplore des registres post-rock et doom metal pour un superbe rendu \u00e0 l&rsquo;image de la pochette de <em>The Buried Storm.<\/em> Doom atmosph\u00e9rique bord\u00e9 de folk, la musique de <strong>Darkher<\/strong> prend la lourdeur du doom d&rsquo;o\u00f9 sortent des vocalises \u00e9th\u00e9r\u00e9es qui n&rsquo;ont rien \u00e0 envier \u00e0 <strong>Chelsea Wolfe <\/strong>ou <strong>Emma Ruth Rundle.<\/strong> Envo\u00fbtante et inqui\u00e9tante \u00e0 la fois o\u00f9 la pr\u00e9sence fantomatique de <em>J. Maiven<\/em> hante la pi\u00e8ce de l\u2019auditeur, la musique de <strong>Darkher<\/strong> conv#117ient \u00e0 merveille \u00e0 une messe impie et \u00e0 l&rsquo;appel \u00e0 la transe.<\/p>\n\n\n\n<h2>#119 Moonspell &#8211; From Down Below, Live 80 Meters Deep (Napalm Records) (Portugal)<\/h2>\n\n\n\n<p>En 2021, le combo portugais de dark metal <strong>Moonspell <\/strong>a donn\u00e9 un concert intimiste autour de l&rsquo;album <em>Hermitage<\/em> en compagnie de quelques fans courageux dans les grottes de Mira d&rsquo;Aire, une merveille naturelle du Portugal. De cette exp\u00e9rience unique, ils en ont fait un album ainsi qu&rsquo;un DVD live. C\u00f4t\u00e9 tracklist, sans surprise, c&rsquo;est l&rsquo;album retranscrit dans son int\u00e9gralit\u00e9 et dans l&rsquo;ordre des pistes. En revanche, le son dans la grotte donne un superbe rendu. Probablement en vid\u00e9o, \u00e7a doit \u00eatre plus spectaculaire, mais d\u00e9j\u00e0 en album, <strong>Moonspell<\/strong> nous offre un magnifique moment suspendu.<\/p>\n\n\n\n<h2>#118 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=66337\">Lamb of God &#8211; Omens<\/a> (Epic Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s un temps un brin plus long entre deux albums d\u00fb au d\u00e9part d&rsquo;Adler mais aussi \u00e0 la suite des ennuis judiciaires qu&rsquo;a connu le groupe, <strong>Lamb of God<\/strong> revient \u00e0 une r\u00e9gularit\u00e9 de m\u00e9tronome. Deux ans apr\u00e8s un album \u00e9ponyme qui marquait les d\u00e9buts de la p\u00e9riode <em>Art Cruz<\/em>, <strong>Lamb of God r<\/strong>evient avec un monstre de puissance, un rouleau compresseur comme les virginiens ont l&rsquo;habitude de nous d\u00e9rouler. Cette fois, on n\u2019a pas de gros guests \u00e0 la palette vocale marqu\u00e9e mais plusieurs mecs de Body Count, H2O, et Youth Code pour des choeurs en groupe dans un pur registre hxc. Si le pr\u00e9c\u00e9dent \u00e9tait bon mais manquait de morceaux marquants, <em>Omens<\/em>, sans \u00e9galer le <em>VII: Sturm und Drang,<\/em> nous montre un <strong>Lamb of God<\/strong> moins homog\u00e8ne, avec un <em>Blythe<\/em> en grande forme, et un <em>Art Cruz<\/em> qui, certes continue de s&rsquo;inscrire dans un registre \u00e0 la <em>Chris Adler <\/em>mais le fait bien, et des mecs qui osent, et se l\u00e2chent sur le plan cr\u00e9atif tout en r\u00e9affirmant un groove metal fortement influenc\u00e9 par le hardcore de leur adolescence.<\/p>\n\n\n\n<h2>#117 Gospelheim &#8211; Ritual &amp; Repetition (Prophecy Production) (Angleterre)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/117.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/117-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67544\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/117-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/117-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/117-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/117-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/117.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Comment d\u00e9finir la musique des mancuniens de <strong>Gospelheim<\/strong>? On est \u00e0 la crois\u00e9e de plusieurs registres, avec des m\u00e9lodies dark rock, une ambiance profond\u00e9ment gothic metal, et, suivant les morceaux, des incursions vers le hard rock occulte, le heavy et m\u00eame, au niveau de sonorit\u00e9s de batterie, dans le black metal, le tout avec un chant masculin clair (et un duo voix masculine et f\u00e9minine) avec quelques inclinaisons vocales vers <strong>Placebo<\/strong>. Bref, au-del\u00e0 des genres et des barri\u00e8res, on peut s&rsquo;accorder sur le fait que la production est superbe, l&rsquo;orchestration au cordeau. C&rsquo;est beau, tout simplement.<\/p>\n\n\n\n<h2>#116 Thoughtcrimes &#8211; Altered Pass (Pure Noise Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>A la pochette, on se croirait avec un obscur groupe de rock alternatif ou d&rsquo;indus des 90s, mais derri\u00e8re se cache <em>Altered Pass<\/em>, le premier album de <strong>Thoughtcrimes<\/strong>. <strong>Thoughtcrimes<\/strong>, c&rsquo;est un side-project emmen\u00e9 par <em>Billy Rymer<\/em>, ancien batteur des d\u00e9funts <strong>Dillinger Escape Plan,<\/strong> aujourd&rsquo;hui chez <strong>Glassjaw<\/strong>, <strong>END <\/strong>et <strong>Ho99o9<\/strong>. Entour\u00e9 de <em>Cody Hosza<\/em> de <strong>Moon Tooth<\/strong>, de <em>Brian Sullivan<\/em>, de <em>Russ Savarese<\/em> et du hurleur <em>Rick Pepa<\/em>, <em>Rymer<\/em> fait revivre l&rsquo;esprit chaotique de <strong>Dillinger Escape Plan<\/strong>. <strong>Thoughtcrime<\/strong>s est arm\u00e9 pour tout d\u00e9foncer et quand ce n&rsquo;est pas le registre <strong>DEP<\/strong> qui est mis en avant, on sent dans le chant clair une influence \u00e9norme de <strong>Deftones<\/strong>. Tour \u00e0 tout chaotique et m\u00e9lodique, <strong>Thoughtcrimes <\/strong>fait un savant m\u00e9lange pour un premier album tr\u00e8s solide.<\/p>\n\n\n\n<h2>#115 Anna Sage &#8211; Anna Sage (Klonosph\u00e8re) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Anna Sage<\/strong> est une prostitu\u00e9e et tenanci\u00e8re de bordels qui a aid\u00e9 le FBI \u00e0 la traque de Dillinger. C&rsquo;est aussi le nom d&rsquo;un groupe parisien de chaotic hardcore \u00e0 la <strong>Converge<\/strong> sign\u00e9 chez Klonosphere. <em>Anna Sage <\/em>est le deuxi\u00e8me album du groupe, un condens\u00e9 de rage, de violence destructur\u00e9e, un album bien rentre-dedans, sombre et apocalyptique.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"ANNA SAGE - HOSTILE CAGE - HARDCORE WORLDWIDE (OFFICIAL 4K VERSION HCWW)\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/EW-YPjd9HcI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#114 Toundra &#8211; Hex (Inside Out Music) (Espagne)<\/h2>\n\n\n\n<p>Deux ans apr\u00e8s son album d\u00e9di\u00e9 au Cabinet du Dr Caligari qui proposait une relecture int\u00e9ressante et intelligente de la musique du chef d&rsquo;oeuvre du cin\u00e9ma expressionniste allemand, le combo Espagnol de post-rock instrumental <strong>Toundra<\/strong> revient avec un septi\u00e8me album (en 14 ans). Orn\u00e9 d&rsquo;une magnifique pochette, <em>Hex<\/em> est une enfilade d&rsquo;ogives d&rsquo;un post-rock de grande classe, massif et hypnotique. Cette cuv\u00e9e 2022 de <strong>Toundra<\/strong> est un tr\u00e8s bon cru pour tout amateur de mur sonore.<\/p>\n\n\n\n<h2>#113 Big Scenic Nowhere &#8211; The Long Morrow (Heavy Psych Sounds) (International)<\/h2>\n\n\n\n<p>Deuxi\u00e8me album pour le supergroupe de stoner <strong>Big Scenic Nowhere<\/strong>, deux ans apr\u00e8s un <em>Vision Beyond Horizon<\/em> de tr\u00e8s bonne facture. Plus court, <em>The Long Morrow<\/em> est aussi plus dense avec un morceau de 19mn45 soit presque la moiti\u00e9 de l&rsquo;album. Moins vari\u00e9, ce nouvel opus n&rsquo;en reste pas moins classieux avec un stoner de grand standing, hypnotique et riffu en diable.<\/p>\n\n\n\n<h2>#112 Mourir &#8211; Disgr\u00e2ce (Throatruiner Records) (France)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/112.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/112-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67545\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/112-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/112-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/112-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/112-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/112.jpg 1400w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>On ne parle pas assez de la richesse de la sc\u00e8ne toulousaine (et non, je ne fais pas r\u00e9f\u00e9rence aux gentils clowns <strong>Bigflo &amp; Oli<\/strong>) et ce deuxi\u00e8me opus de <strong>Mourir<\/strong> (quel nom charmant) apporte une nouvelle pierre \u00e0 ce bel \u00e9difice. Ici, on est dans un black metal pur jus, un condens\u00e9 de d\u00e9sespoir et de rage sourde, un peu comme une armada de supporters du Stade une ann\u00e9e sans titre (autant dire qu&rsquo;en 2022, c&rsquo;est un album qui colle bien \u00e0 la Ville Rose). Aussi \u00e9nigmatique que sa pochette, vif, incisif et v\u00e9h\u00e9ment, c&rsquo;est un album qui marque les chairs.<\/p>\n\n\n\n<h2>#111 Tyler Bryant &amp; The Shakedown &#8211; Shake The Roots (Rattle Shake Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Tyler Bryant &amp; The Shakedown <\/strong>est un quartet qui nous vient de Nashville et qui sort son cinqui\u00e8me album en 13 ans. Musicalement, on est dans un rock sudiste entre hard rock, blues-rock avec un zeste de country-rock par endroits. Certains titres accompagneront l&rsquo;auditeur sur les grandes routes am\u00e9ricaines dans un vieux pick-up suintant le cadavre de coyote et o\u00f9 un fusil de chasse traine par terre, d&rsquo;autres illustreront id\u00e9alement une baston de bar quand ce blaireau de Larry d\u00e9coche une main baladeuse \u00e0 la serveuse et se re\u00e7oit une chaise en retour. Bref, <em>Shake The Roots<\/em> fleure bon l&rsquo;Am\u00e9rique, le whiskey, la bi\u00e8re et la sueur, avec en plus cette classe d\u00e9cupl\u00e9e par le chant de <em>Tyler Bryant<\/em> qui ressemble beaucoup au vocaliste des <strong>Picturebooks.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2>#110 Joe Satriani &#8211; Elephants of Mars (Ear Music\/Edel Family Member) (USA)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/110.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"265\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/110-300x265.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67528\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/110-300x265.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/110-768x678.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/110.jpg 960w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Dix-huiti\u00e8me album solo pour <strong>Joe Satriani<\/strong>, deux ans apr\u00e8s<em> Shapeshifting<\/em> que le guitar hero new-yorkais n&rsquo;avait pu d\u00e9fendre en live pour cause de pand\u00e9mie. Fort de son concept narratif, <em>Elephants of Mars<\/em> est un album riche et vari\u00e9 o\u00f9 il n&rsquo;est pas question ici de technique pure. On retrouve quelques ambiances de <em>Strange Beautiful Music<\/em> mais aussi un groove \u00e9nergique et envo\u00fbtant ou des titres plus cin\u00e9matiques. Un m\u00e9lange des genres et des ambiances qui font d&rsquo;<em>Elephant of Mars<\/em> un album parmi les plus complexes, riches et jouissif de <strong>Satriani<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<h2>#109 Hell Militia &#8211; Hollow Void (Season of Mist Underground Activists) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>Quatri\u00e8me album pour les Parisiens de <strong>Hell Militia<\/strong>, dix ans apr\u00e8s son pr\u00e9d\u00e9cesseur <em>Jacob&rsquo;s Ladder<\/em>. Il faut dire que le groupe a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par le suicide de la bassiste <em>LSK <\/em>durant l&rsquo;enregistrement de <em>Jacob&rsquo;s Ladder,<\/em> puis le d\u00e9part du chanteur et du guitariste Un contexte lourd qui a amen\u00e9 <strong>Hell Militia<\/strong> a attendre avant de sortir ce nouvel opus, <em>Hollow Void<\/em>. Ici, rien de moins qu\u2019un black metal pur jus, sous influences crust, crade, malsain, infernal. <em>Hollow Void<\/em> n&rsquo;est pas frapp\u00e9 du sceau de la joie de vivre. Ecorch\u00e9, lourd et violent avec un son grumeleux \u00e0 souhait, <strong>Hell Militia<\/strong> rappelle au souvenir du black metal old school sec, \u00e9pur\u00e9 et schizophr\u00e9nique, tel qu&rsquo;il \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;origine.<\/p>\n\n\n\n<h2>#108 Blackbraid &#8211; Blackbraid I (Auto-production) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Blackbraid<\/strong> est une one man band de black metal. Dis comme \u00e7a, ce n\u2019est pas tr\u00e8s original, sauf que <em>Sgah&rsquo;gahsow\u00e1h<\/em>, homme-orchestre de <strong>Blackbraid<\/strong> est un Am\u00e9rindien des montagnes Adirondack dans l&rsquo;Etat de New York. <strong>Blackbraid<\/strong> oeuvre donc dans un black metal \u00e0 la norv\u00e9gienne, avec des touches d&rsquo;atmos&rsquo; et des textes centr\u00e9s autour de la culture am\u00e9rindienne et du paganisme. Un m\u00e9lange des genres du plus bel effet pour un premier album visc\u00e9ral, ancr\u00e9 dans les terres ancestrales, o\u00f9 on passe facilement de moments calmes \u00e0 une d\u00e9ferlantes, jusqu&rsquo;\u00e0 un final aux touche funeral doom bien \u00e9pais.<\/p>\n\n\n\n<h2>#107 ACOD &#8211; Fourth Reign Over Opacities and Beyond (Les Acteurs de L&rsquo;Ombre) (France)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/107.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/107-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67546\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/107-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/107-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/107-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/107-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/107.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Form\u00e9s en 2006, <strong>ACOD<\/strong> est devenu peu \u00e0 peu une formation incontournable de la sc\u00e8ne blackened death hexagonale aux c\u00f4t\u00e9s de leur concitoyens ni\u00e7ois de <strong>Svart Crown<\/strong>. Second chapitre d&rsquo;une trilogie entam\u00e9e avec <em>The Divine Triumph<\/em>,<em> Fourth Reign Over Opacities And Beyond<\/em> est un album dantesque, extr\u00eame, \u00e9pique, baroque \u00e0 souhait et infernal de la premi\u00e8re \u00e0 la derni\u00e8re note. \u00ab <em>The Divine Triumph<\/em> marquait l\u2019ascension des abysses, <em>Fourth Reign Over Opacities And Beyond <\/em>va plus loin et suit l\u2019\u00e9pop\u00e9e d\u2019une \u00e2me perdue dans l\u2019au-del\u00e0, d\u00e9sign\u00e9e pour \u00eatre \u00e9lue\u2026 \u00bb selon les termes du groupe, et exactement \u00e7a que nous offre l&rsquo;album : un voyage spirituel vertigineux au fin fond des entrailles de l&rsquo;Enfer. Un voyage durant lequel <strong>ACOD<\/strong> se permet des incursions dans le thrash ou le death pur, emmener par la voix \u00e9corch\u00e9e et puissante de <em>Malzareth.<\/em> Tabassage auditif en r\u00e8gle, sombre et d\u00e9moniaque dans son ambiance, le nouvel <strong>ACOD<\/strong> est une nouvelle p\u00e9pite du genre.<\/p>\n\n\n\n<h2>#106 The Fall Of Mother Earth &#8211; Another Kind Of Consciousness (Auto-production) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>The Fall of Mother Earth<\/strong> est un one-band breton, \u0153uvrant dans un doom\/death s\u00e9pulcral port\u00e9 par de superbes arp\u00e8ges de six cordes aux m\u00e9lodies empreintes d&rsquo;une m\u00e9lancolie \u00e0 couper le souffle et par une voix chaleureuse. On sent des influences de <strong>Paradise Lost<\/strong>, <strong>My Dying Bride<\/strong> et <strong>Swallow The Sun<\/strong> dans ce premier album d&rsquo;une sensibilit\u00e9 \u00e0 fleur de peau. <em>Another Kind Of Consciousness<\/em> demande un total l\u00e2cher prise mais offre un superbe moment suspendu d&rsquo;\u00e9motion pure.<\/p>\n\n\n\n<h2>#105 Ozzy Osbourne &#8211; Patient Number 9 (Sony Music) (Angleterre)<\/h2>\n\n\n\n<p>Deux ans ont pass\u00e9 depuis <em>Ordinary Man<\/em>, album conspu\u00e9, qui a divis\u00e9 pourtant au demeurant excellent. Deux ans au cours desquels <strong>Ozzy<\/strong> nous a distill\u00e9 des anecdotes sur son pass\u00e9 toutes plus incroyables les unes que les autres, mais surtout au cours desquels il nous a surtout inqui\u00e9t\u00e9 sur son \u00e9tat de sant\u00e9, le <em>Madman <\/em>commen\u00e7ant \u00e0 subir dans sa chair les affres du vieillissement et de l&rsquo;addition d&rsquo;une vie d&rsquo;exc\u00e8s. C&rsquo;est donc un <strong>Ozzy <\/strong>pas en super \u00e9tat de forme qui nous offre malgr\u00e9 tout <em>Patient Number 9<\/em>, son 13\u00e8me album en activit\u00e9. Pour ce nouvel album, il garde le m\u00eame producteur que l&rsquo;album pr\u00e9c\u00e9dent (il avait du bon boulot et se d\u00e9merde pas mal sur celui-l\u00e0). Surtout, tonton<strong> Ozzy<\/strong> continue de s&rsquo;entourer d&rsquo;un casting qui ne fait pas rire. Aux f\u00fbts, Will Ferrell&#8230;euh <em>Chad Smith<\/em> mais aussi le regrett\u00e9 <em>Taylor Hawkins<\/em>. A la basse, <em>Robert Trujillo <\/em>fait \u00e9talage de sa classe et son talent avec de superbes lignes de 4 cordes. Mais surtout, \u00e0 la gratte, on retrouve l&rsquo;ami de toujours <em>Zakk Wylde<\/em>, son ancien comp\u00e8re <em>Tony Iommi <\/em>pour de belles retrouvailles, <em>Mike McCready<\/em> de <strong>Pearl Jam<\/strong>, <em>Dave Navarro<\/em> et\u2026<em>Eric Clapton<\/em>, chacun apportant sa patte qu&rsquo;on reconnait ais\u00e9ment. Au milieu de \u00e7a, Ozzy (peut \u00eatre un brin aid\u00e9 par la technologie) montre qu&rsquo;il a encore de beaux restes.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Ozzy Osbourne - One of Those Days (Official Music Video) ft. Eric Clapton\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/N7FKAhIVD80?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#104 Abbath &#8211; Dread Reaver (Season of Mist) (Norv\u00e8ge)<\/h2>\n\n\n\n<p>Troisi\u00e8me album pour <strong>Abbath<\/strong>, le groupe \u00e9ponyme d&rsquo;<em>Abbath<\/em>, ex-leader tot\u00e9mique d&rsquo;<em>Immortal<\/em>, groupe phare de la sc\u00e8ne black norv\u00e9gienne. Depuis l&rsquo;excellent Outsridder,<em> Abbath<\/em> a d\u00fb faire de la d\u00e9sintox pour lutter contre ses addictions et a r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 la bassiste <em>Mia Wallace<\/em>, vir\u00e9e comme une malpropre en 2019. Si les deux premiers albums d&rsquo;<strong>Abbath<\/strong> \u00e9taient r\u00e9solument sombres, sur <em>Dread Reaver<\/em>, le black metal se fait parfois moins hargneux et se pare de riffs de guitare plus heavy, et le jeu vocal d&rsquo;<em>Abbath <\/em>lorgne parfois vers celui de <em>Lemmy<\/em>. Tant\u00f4t \u00e9pique et brutal, tant\u00f4t black n&rsquo; roll, <em>Dread Reaver<\/em> est un album qui n\u00e9cessite plusieurs \u00e9coutes pour en cerner la richesse.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2>#103 Dark Funeral &#8211; We Are the Apocalypse (Century Media Records) (Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n\n<p>Septi\u00e8me album pour <strong>Dark Funeral<\/strong>, groupe parmi les pionniers du black metal su\u00e9dois, en pr\u00e8s de 30 ans d&rsquo;existence. Six ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis <em>Where Shadows Forever Reigns<\/em>. <em>We Are the Apocalypse<\/em> est l&rsquo;occasion d&rsquo;\u00e9trenner <em>Fredrik Isaksson<\/em> (<strong>Berzerker Legion<\/strong>, ex-<strong>Therion<\/strong>, ex-<strong>Denied<\/strong>, ex-<strong>Excruciate<\/strong>) venu du death et du thrash \u00e0 la basse et <em>Janne Jaloma<\/em> (<strong>Despite<\/strong>, <strong>Night Crowned<\/strong>) aux f\u00fbts. Si <em>We Are The Apocalypse<\/em> ne r\u00e9volutionne pas le genre, c&rsquo;est un album de black \u00e9pique, solide, variant entre tempo soutenu et mid-tempo, r\u00e9citant parfaitement la grammaire black metal, port\u00e9 par une ambiance lourde et malsaine. Sans forcer ni surprendre, <strong>Dark Funeral<\/strong> livre un album qui tr\u00f4ne dans le haut du panier de sa discographie.<\/p>\n\n\n\n<h2>#102 Greg Puciato &#8211; Mirrorcell (Federal Prisoner) (USA)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/102.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/102-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67547\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/102-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/102-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/102-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/102-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/102.jpg 1440w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Frontman des <strong>Dillinger Escape Plan<\/strong>, co-cr\u00e9ateur des supergroupes <strong>Killer Be Killed<\/strong> et du projet electro-rock planant <strong>The Black Queen<\/strong>, <strong>Greg Puciato<\/strong> est un mec qui ne se cantonne pas \u00e0 un genre et aime bien exp\u00e9rimenter. Chose qu&rsquo;il continue \u00e0 faire avec son deuxi\u00e8me album solo o\u00f9 on sent tant\u00f4t des influences noisy, tant\u00f4t indus \u00e0 la <strong>Nine Inch Nails<\/strong>, tant\u00f4t encore des inclinaisons vers <strong>Black Sabbath<\/strong> ou <strong>Alice In Chains<\/strong>. On a m\u00eame une ballade aux influences synthpop avec <em>Reba Meyers<\/em>, qui nous habitu\u00e9 \u00e0 des trucs plus chaotiques avec <strong>Code Orange<\/strong>. Difficile de ranger <em>Mirrorcell<\/em> dans une cat\u00e9gorie tant <strong>Puciato<\/strong> part dans des trips diff\u00e9rents, et justement tant mieux car c&rsquo;est non seulement tr\u00e8s beau mais \u00e9galement hors classe.<\/p>\n\n\n\n<h2>#101 Taj Mahal &amp; Ry Cooder &#8211; Get On Board (Nonesuch) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Co\u00e9quipiers au sein de <strong>Rising Sons<\/strong> dans ann\u00e9es 60, <strong>Taj Mahal<\/strong> et <strong>Ry Cooder<\/strong> ont crois\u00e9 le fer en 1968 et 1970 sur les albums solos respectifs de &nbsp;l&rsquo;un et de l&rsquo;autre. Il aura fallu attendre 52 ans pour que les deux acolytes t\u00e2tent du micro ensemble en studio. Pour leurs retrouvailles, ils r\u00e9interpr\u00e8tent des morceaux du r\u00e9pertoire de <em>Sonny Terry<\/em> et <em>Brownie McGhee<\/em> qu&rsquo;ils \u00e9coutaient adolescents (dont un certain <em>Midnight Special<\/em> repris par les <strong>Creedence Clearwater Revival<\/strong>). A respectivement 79 et 75 ans, les deux l\u00e9gendes retrouvent une seconde jeunesse le temps de 11 titres, v\u00e9ritable masterclass o\u00f9 ils irradient chaque note de leur classe et leur immense talent. Un must.<\/p>\n\n\n\n<h2>#100 Deathwhite \u2013 Grey Everlasting (Season of Mist) (USA)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/100.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/100-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67527\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/100-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/100-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/100-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/100-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/100-1536x1536.jpg 1536w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/100.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deux ans apr\u00e8s <em>Grave Image<\/em>, <strong>Deathwhite<\/strong> revient avec un troisi\u00e8me album en 10 ans d&rsquo;existence. Orn\u00e9 d&rsquo;une pochette sublime, <em>Grey Everlasting<\/em> continue sur la lanc\u00e9e des pennsylvaniens avec ce doom m\u00e9lodique \u00e0 chant clair, cette fois-ci ponctu\u00e9 au niveau de la batterie par des \u00e9lans plus doom-death par moments, tout en gardant ces riffs massifs et ce chant solennel, limite c\u00e9r\u00e9monieux. Encore une fois, <strong>Deathwhite<\/strong> frappe fort et juste avec ce monument de d\u00e9licieuse m\u00e9lancolie. Prenant du d\u00e9but \u00e0 la fin, c&rsquo;est l&rsquo;album id\u00e9al les jours de pluie.<\/p>\n\n\n\n<h2>#99 Shadow of Intent &#8211; Elegy (Auto-production) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Shadow of Intent<\/strong> est un groupe venu du Connecticut et du Rhode Island et m\u00ealant deathcore et death symphonique. Malgr\u00e9 leur jeune \u00e2ge, le groupe existe depuis pr\u00e8s de dix ans et est compos\u00e9 de musiciens qui sont dans le circuit depuis leur adolescence. Et \u00e7a se voit avec ce quatri\u00e8me opus \u00e0 l&rsquo;orchestration pharaonique faisant presque penser \u00e0 du <strong>Septicflesh<\/strong>. Un album riche sur le plan musical coupl\u00e9 \u00e0 la brutalit\u00e9 d&rsquo;un chant parfois un brin clich\u00e9 deathcore mais \u00e7a marche tr\u00e8s bien et \u00e7a surnage au milieu de pas mal de formations.<\/p>\n\n\n\n<h2>#98 The Linda Lindas &#8211; Growing Up (Epitaph) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>\u00c9norme trajectoire que celle des <strong>Linda Lindas<\/strong>. Apr\u00e8s des festivals de jeunes, elles jouent en premi\u00e8re partie de <strong>Bikini Kill<\/strong> et sont rep\u00e9r\u00e9es par Amy Poehler qui leur confie l&rsquo;\u00e9criture de chansons pour son film Moxie dans lequel elles font une apparition. Apr\u00e8s plusieurs singles, elles sortent le clip de <em>Racist Sexist Boy<\/em> tourn\u00e9 dans la Los Angeles Public Library, une performance salu\u00e9e par <em>Tom Morello<\/em> ou encore <em>Flea<\/em>. Cette ann\u00e9e, elles sortent leur premier album chez Epitaph, alors qu&rsquo;elles sont \u00e2g\u00e9es entre 17 et 11 ans. Malgr\u00e9 leur jeune \u00e2ge, ce sont des musiciennes exp\u00e9riment\u00e9es et musicalement tr\u00e8s matures qui nous offre ce premier LP <em>Growing Up<\/em>, o\u00f9 on peut d\u00e9celer des petits airs de groupes comme <strong>Le Tigre<\/strong>, <strong>Bikini Kill<\/strong> (voire <strong>No Doubt<\/strong> dans les vocalises), un punk lorgnant vers le power pop et le riot grrl frais et enthousiasmant, entre morceaux \u00e9nergiques et cool et brul\u00f4ts enrag\u00e9s. Malgr\u00e9 leur jeune \u00e2ge, <em>Mila<\/em> et <em>Lucia de Garza<\/em>, <em>Eloise Wong <\/em>et <em>Bela Salazar<\/em> s&rsquo;imposent d\u00e9j\u00e0 comme un groupe \u00e0 suivre de pr\u00e8s et balancent un des disques les plus r\u00e9jouissants de l&rsquo;ann\u00e9e punk 2022.<\/p>\n\n\n\n<h2>#97 Saxon &#8211; Carpe Diem (Silver Lining Music) (Angleterre)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/97.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/97-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67548\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/97-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/97-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/97-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/97-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/97.jpg 1080w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Plus de 50 ans d&rsquo;existence (si on compte toute la p\u00e9riode o\u00f9 ils se sont appel\u00e9s <strong>Blue Condition<\/strong>, <strong>SOB <\/strong>ou <strong>Son of a Bitch<\/strong> avant de s&rsquo;appeler <strong>Saxon<\/strong>), une vingtaine d&rsquo;album, et une chi\u00e9e d&rsquo;EPs, splits et autres compilations. Bien qu&rsquo;existant depuis le d\u00e9but dans l&rsquo;ombre des titans de NWOBHM <strong>Iron Maiden<\/strong>, <strong>Judas Priest<\/strong> ou des rockers de <strong>Mot\u00f6rhead<\/strong>, <strong>Saxon<\/strong>, \u00e0 l&rsquo;instar des teutons d&rsquo;<strong>Accept<\/strong>, fait partie des piliers incontournables de la sc\u00e8ne heavy, de ceux qui, ont apport\u00e9 plusieurs pierres \u00e0 l&rsquo;\u00e9difice malgr\u00e9 un statut de presque second r\u00f4le. 25\u00e8me effort des Anglais, <em>Carpe Diem <\/em>s&rsquo;inscrit dans les classiques du groupe, bard\u00e9 de tubes en puissance entre hard et heavy o\u00f9 la puissance et la v\u00e9locit\u00e9 se conjugue avec un certain sens de la m\u00e9lodie. C&rsquo;est un album solide o\u00f9 les vieux briscards montrent qu&rsquo;ils en ont largement sous la semelle, o\u00f9 la voix de <em>Byford <\/em>fait toujours merveille, tout comme les riffs cisel\u00e9s du v\u00e9t\u00e9ran <em>Paul Quinn<\/em> et de <em>Doug Scarratt<\/em>. Classique certes mais toujours aussi efficace pour d\u00e9tartrer les esgourdes.<\/p>\n\n\n\n<h2>#96 Konvent &#8211; Call Down The Sun (Napalm Records) (Danemark)<\/h2>\n\n\n\n<p>Deuxi\u00e8me album pour les danoises de <strong>Konvent,<\/strong> deux ans apr\u00e8s un remarquable et remarqu\u00e9 <em>Puritan Masochism<\/em>. Ici, ce qui pouvait ressembler \u00e0 une l\u00e9g\u00e8re touche stoner-doom a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9 pour un doom-death lorgnant plus vers un funeral doom. <em>Call Down The Sun <\/em>est un v\u00e9ritable rouleau compresseur, une machine \u00e0 broyer les os pour les r\u00e9duire en poudre. Ce deuxi\u00e8me album oublie le moindre semblant de fioriture pour nous offrir un monde aride, lugubre et oppressant aux guitares tortur\u00e9es et \u00e0 la rythmique de brontosaure, une force tellurique brute d&rsquo;o\u00f9 provient le growl sp\u00e9l\u00e9ologique de <em>Rikke Emilie List<\/em>, vocaliste qui fait passer <em>Ross Dolan<\/em> d&rsquo;<strong>Immolation<\/strong> pour un chanteur de berceuses. Parfait \u00e9crin pour l&rsquo;une des voix de growl les plus impressionnantes au monde, la musique de <em>Heidi<\/em>, <em>Sara <\/em>et <em>Julie<\/em> est un v\u00e9ritable mar\u00e9cage d\u00e9licieusement putride dont on ne ressort pas vivant.<\/p>\n\n\n\n<h2>#95 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=63134\">Placebo &#8211; Never Let Me Go<\/a> (So Recordings) (Angleterre)<\/h2>\n\n\n\n<p>Six ans apr\u00e8s l&rsquo;EP <em>Life What You Make It<\/em> et surtout 9 ans apr\u00e8s <em>Loud Like Love<\/em>, <strong>Placebo<\/strong> signe un huiti\u00e8me album, sans batteur attitr\u00e9 cette fois. Musicalement, la bande (enfin la bande de 2) \u00e0 <em>Molko<\/em> fait du <strong>Placebo<\/strong> pur jus. Parfois, le groupe en fait un peu trop comme sur <em>Forever Chemicals<\/em> aux arrangements un brin poppy et c&rsquo;est quand les londoniens font ce qu&rsquo;ils savent faire de mieux, avec leurs salves un brin m\u00e9lancoliques, qu&rsquo;ils touchent en plein c\u0153ur encore une fois. \u00c7a faisait longtemps que j&rsquo;avais pas \u00e9cout\u00e9 un album de <strong>Placebo<\/strong> et il faut reconna\u00eetre que c&rsquo;est une tr\u00e8s belle cuv\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Placebo - Beautiful James (Official Visualiser)\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/KudGpbfWYrI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#94 Steak &#8211; Acute Mania (Ripple Music) (Angleterre)<\/h2>\n\n\n\n<p>Troisi\u00e8me album pour les londoniens de <strong>Steak<\/strong> en douze ans d&rsquo;existence. <strong>Steak<\/strong> nous gratifie d&rsquo;un stoner tout ce qu&rsquo;il y a de classique, avec en plus une production l\u00e9ch\u00e9e, des riffs gras mais cisel\u00e9s, et surtout la magnifique voix d&rsquo;un chanteur qui n&rsquo;a rien \u00e0 envier (si ce n&rsquo;est un chouia de groove) \u00e0 celui de <strong>Monster Magnet<\/strong>. Entre titres secs et moments de gr\u00e2ces (comme sur <em>Ancestors<\/em>),<em> Acute Mania <\/em>est un album solide qui s&rsquo;installera sans craintes parmi les disques majeurs de stoner de cette ann\u00e9e. Vous l&rsquo;aurez compris, <strong>Steak<\/strong> ce n\u2019est pas de la barbaque d\u00e9gueulasse et s\u00e8che mais plut\u00f4t du black angus et \u00e7a se mange sans faim.<\/p>\n\n\n\n<h2>#93 Barabbas &#8211; La Mort Appelle Tous les Vivants (Sleeping Church Records) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Barabbas<\/strong> est un groupe form\u00e9 en 2007 et nous provenant de Combs-la-Ville en \u00cele-de-France. Apr\u00e8s un premier album en 2014, ils reviennent 8 ans apr\u00e8s pour un deuxi\u00e8me. Dans le doom, tout est lent, dans le stoner tout est enfum\u00e9, et donc dans le stoner doom, il ne faut pas s&rsquo;\u00e9tonner d&rsquo;une productivit\u00e9 de tortue de Galapagos. En revanche, le groupe est plus surprenant sur la forme. <strong>Barabbas<\/strong> propose un doom massif dans un registre influenc\u00e9 par <strong>Candlemass<\/strong> avec des textes en fran\u00e7ais avec une registre vocal proche de <em>Papa Schultz<\/em> de <strong>Parabellum <\/strong>(une voix chaleureuse, puissante et grasse) et des textes proches du <em>Thi\u00e9faine<\/em> de <em>Tout Corps Vivant Branch\u00e9 sur le Secteur<\/em>. Un r\u00e9sultat qui n&rsquo;incite gu\u00e8re \u00e0 l&rsquo;optimisme, mais d&rsquo;une po\u00e9sie cr\u00e9pusculaire \u00e0 la noirceur s\u00e9pulcrale d\u00e9livr\u00e9e avec brio et intelligence.<\/p>\n\n\n\n<h2>#92 ex aequo Thundermother &#8211; Black And Gold (AFM Records) (Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/922.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/922-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67549\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/922-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/922-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/922-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/922-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/922.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Deux ans apr\u00e8s <em>Heat Wave<\/em> et un an apr\u00e8s sa ressortie en \u00e9dition deluxe, les Su\u00e9doises <strong>Thundermother<\/strong> d\u00e9boulent avec un cinqui\u00e8me album, <em>Black and Gold<\/em>. <strong>Thundermother<\/strong>, c&rsquo;est un hard rock certes pas r\u00e9volutionnaire, mais g\u00e9n\u00e9reux, fun et f\u00e9d\u00e9rateur. V\u00e9ritable tueuses de sc\u00e8ne, les quatre hard-rockeuses livrent 12 nouveaux titres taill\u00e9s pour faire danser les foules avec des rythmiques dans l&rsquo;esprit d&rsquo;AC\/DC (le jeu de gratte de <em>Filippa Nasil<\/em> se rapproche sur certains plans de tonton <em>Angus<\/em>) et une \u00e9nergie communicative. Impossible de ne pas bouger la t\u00eate avec les Su\u00e9doises, elles sont n\u00e9es pour faire muscler les nuques les plus r\u00e9calcitrantes et le prouvent de nouveau avec ce condens\u00e9 de tubes en puissance. Le hard rock \u00e0 l&rsquo;ancienne n&rsquo;est ni mort ni ringard et encore une fois, <strong>Thundermother<\/strong> en livre une preuve \u00e9clatante.<\/p>\n\n\n\n<h2>#92 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=62639\">Scorpions &#8211; Rock Believer<\/a> (Vertigo\/Universal Music Group) (Allemagne)<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Scorpions <\/strong>est un groupe unique en son genre. En 2010, ils annoncent que <em>Sting in the Tail<\/em> est leur dernier album et font une tourn\u00e9e d&rsquo;adieu. Un an apr\u00e8s sort <em>Comeblack<\/em>, compilation de r\u00e9enregistrements et de reprises. En 2015, toujours en tourn\u00e9e d&rsquo;adieu, ils sortent un nouvel album, <em>Return to Forever<\/em> et se lancent dans une tourn\u00e9e \u00e0 la fois pour ce nouvel album mais aussi d&rsquo;adieu. Au cours de cette tourn\u00e9e, le batteur est vir\u00e9 et remplac\u00e9 par <em>Mickey Dee<\/em>, fra\u00eechement orphelin de <strong>Mot\u00f6rhead<\/strong> apr\u00e8s la mort de <em>Lemmy.<\/em> Nous sommes en 2022, la tourn\u00e9e d&rsquo;adieu a commenc\u00e9 il y a 12 ans et le groupe sort son 19\u00e8me album, le troisi\u00e8me depuis l&rsquo;annonce de la retraite du groupe. 50 ans apr\u00e8s le premier album <em>Lonesome Crow<\/em> sort donc <em>Rock Believer<\/em>, retour au son de fin 70\/d\u00e9but des 80s et des albums comme <em>Lovedrive<\/em>, <em>Animal Magnetism <\/em>et <em>Blackout<\/em>. Un <strong>Scorpions <\/strong>en forme, plus sec et direct comptant sur les riffs bien sentis de <em>Rudolf Schenker<\/em> et la superbe voix de <em>Klaus Meine<\/em>, les deux seuls membres d&rsquo;origine et les lignes de guitare lead du v\u00e9t\u00e9ran <em>Mathias Jabs<\/em>. Quant \u00e0 <em>Mickey Dee,<\/em> s&rsquo;il joue dans un registre plus lent que pour l&rsquo;\u00e9poque du <strong>bombardier<\/strong>, il fait nettement le job. Niveau compo, c&rsquo;est du <strong>Scorpions <\/strong>reconnaissable en mille mais c&rsquo;est plut\u00f4t vari\u00e9 et efficace. Les teutons retrouvent une nouvelle jeunesse et on renoue avec de la qualit\u00e9 jusque dans la traditionnelle ballade qui prend une plus grande puissance \u00e9motionnelle dans sa version acoustique sur l&rsquo;\u00e9dition deluxe. D&rsquo;ailleurs c&rsquo;est clairement cette \u00e9dition qu&rsquo;il faut privil\u00e9gier pour profiter de ce retour en forme de <strong>Scorpions<\/strong> pr\u00eats \u00e0 piquer et qui nous offrent son meilleur album depuis des lustres.<\/p>\n\n\n\n<h2>#91 Crowbar &#8211; Zero and Below (MNRK Heavy) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Quand on \u00e9coute du <strong>Crowbar<\/strong>, on sait sur quoi on va tomber : une voix rocailleuse, des riffs de mammouth, une musique lancinante, m\u00e9lancolique et hyper dense. En 2020, juste apr\u00e8s le solo du chanteur embl\u00e9matique, <em>Dream In Motion<\/em> sur lequel <em>Kirk Windstein<\/em> apparaissait plus pos\u00e9, <strong>Crowbar<\/strong> avait enregistr\u00e9 une grande partie du successeur de <em>The Serpent Only Lies<\/em>. Seulement la Covid et l&rsquo;arr\u00eat des tourn\u00e9es en d\u00e9cidaient autrement et <strong>Crowbar<\/strong> a mis <em>Zero and Below<\/em> au cong\u00e9lateur avant de le sortir finalement deux ans plus tard, sans le retoucher, ni ajouter quoi que ce soit en lien avec la p\u00e9riode actuelle. D\u00e9boule donc ce 12\u00e8me album, paraissant presque plus enjou\u00e9 que les deux pr\u00e9c\u00e9dents. On retrouve un riffing sec mais efficace. <strong>Crowbar <\/strong>fait toujours du <strong>Crowbar <\/strong>mais un chouia moins pesant dans le propos. Pour le reste, on retrouve les ingr\u00e9dients habituels des parrains du sludge de Nola, avec l\u2019album le plus \u00e9nergique depuis <em>Sever the Wicked Hands.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2>#90 Drive-By Tuckers &#8211; Welcome 2 Club XIII (ATO Records) (USA)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/90.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"276\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/90-300x276.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67526\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/90-300x276.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/90-1024x942.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/90-768x707.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/90.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>26 ans apr\u00e8s leur formation, le groupe d&rsquo;Athens dans l&rsquo;Etat de Georgie <strong>Drive-By Tuckers<\/strong> sort un 14\u00e8me album, dont le nom fait r\u00e9f\u00e9rence au lieu o\u00f9 les deux membres fondateurs encore pr\u00e9sents dans le groupe (<em>Patterson Hood <\/em>et <em>Mike Cooley<\/em>) faisaient leurs d\u00e9buts. Plus personnels et introspectif qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;accoutum\u00e9e, tout en gardant des paroles politiquement charg\u00e9es, <em>Welcome 2 Club XIII<\/em> commence par l&rsquo;\u00e9trange <em>The Driver <\/em>avec sa guitare cr\u00e9pusculaire et <em>Hood<\/em> qui d\u00e9bite avec une certaine nonchalence digne d\u2019<em>In The Death Car<\/em> d&rsquo;<strong>Iggy Pop<\/strong>. Pour le reste, on navigue dans un rock sudiste partant dans un classic rock amoureux des grands espaces et de l&rsquo;asphalte convoquant l&rsquo;esprit des <strong>Lynyrd Skynyrd<\/strong>, <strong>Allman Brothers<\/strong> ou encore <strong>REM <\/strong>(dont <em>Mike Mills<\/em> fait partie des invit\u00e9s de ce nouvel album). Il n&rsquo;est pas incongru de penser aux <strong>Counting Crows<\/strong> ou aux ballades du <em>Grave Dancers Union<\/em> de <strong>Soul Asylum<\/strong>. On navigue entre sublimes ballades de road trip et morceaux \u00e9lectriques pour un ensemble certes classique mais tr\u00e8s prenant, classe et appelant fr\u00e9n\u00e9tiquement la touche repeat. Ce genre de rock n&rsquo;est pas mort, et \u00e7a fait franchement plaisir.<\/p>\n\n\n\n<h2>#89 Russian Circles &#8211; Gnosis (Sargent House) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Huiti\u00e8me album d\u00e9j\u00e0 en 18 ans pour <strong>Russian Circles<\/strong>, groupe de Chicago devenu incontournable dans le paysage post-metal. <em>Gnosis<\/em> marie les ambiances, entre murs de son compacts et arp\u00e8ges m\u00e9lodiques et d&rsquo;une douce tristesse. A l&rsquo;image de sa pochette, <em>Gnosis <\/em>est \u00e0 la fois vertigineux et totalement d\u00e9senchant\u00e9. Difficile de ne pas se laisser embarquer.<\/p>\n\n\n\n<h2>#88 Long Distance Calling &#8211; Eraser (Ear Music) (Allemagne)<\/h2>\n\n\n\n<p>Huiti\u00e8me album pour les post-rockeux allemands de <strong>Long Distance Calling<\/strong>, groupe qui fait de l&rsquo;instrumental depuis trois albums. A l&rsquo;inverse du pr\u00e9c\u00e9dent <em>How Do We Want to Live?<\/em>, <em>Eraser<\/em> ne contient aucune touche d&rsquo;\u00e9lectro au profit d&rsquo;instruments analogiques et d&rsquo;orchestration live. Centr\u00e9 autour du rapport de l&rsquo;humanit\u00e9 au vivant, <em>Eraser<\/em> brouille les pistes entre post-rock et metal, o\u00f9 les grosses guitares la disputent aux envol\u00e9es de piano, avec des touches d&rsquo;atmos dans un trip \u00e0 la <strong>Katatonia<\/strong> au point que <em>Jonas Renkse <\/em>ne d\u00e9pareillerait pas sur certains titres, ou par d&rsquo;autres moments plus proches de <strong>Pink Floyd<\/strong>. Tour \u00e0 tour \u00e9nergique et nettement plus pos\u00e9, <strong>Long Distance Calling<\/strong> sait varier les rythmes comme un coeur qui bat et d\u00e9rouler une bande-son \u00e0 la hauteur des enjeux au coeur de sa th\u00e9matique.<\/p>\n\n\n\n<h2>#87 From The Vastland &#8211; Taurvi (Crawling Chaos) (Iran\/Norv\u00e8ge)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/87.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/87-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67550\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/87-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/87-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/87-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/87-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/87.jpg 1400w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>From the Vastland<\/strong> est un one-man band venu de T\u00e9h\u00e9ran en Iran et (wait for it, c&rsquo;est tellement \u00e9tonnant) exil\u00e9 car les dirigeants de ce pays si mod\u00e9r\u00e9, tol\u00e9rant et ouvert (dixit les mecs qui voulaient vendre du nucl\u00e9aire \u00e0 l&rsquo;Iran \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque) semblent pr\u00e9f\u00e9rer les metalleux morts que vivants. Parti en Norv\u00e8ge, <em>Sina<\/em>, l&rsquo;homme \u00e0 tout faire derri\u00e8re <strong>From the Vastland<\/strong> fait dans un black metal musicalement tr\u00e8s local mais empruntant ses paroles \u00e0 la mythologie perse et m\u00e9sopotamienne ainsi qu&rsquo;au zoroastrisme. C&rsquo;est donc un album \u00e0 la fois empreint d&rsquo;une ambiance occulte et infernale que nous livre <strong>From the Vastland<\/strong>, festival de batterie v\u00e9loce, de guitare tortur\u00e9e et de cris d\u00e9moniaques. Et le moins qu&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est que ce septi\u00e8me opus en 12 ans d&rsquo;existence fait valser les dents dans le d\u00e9cor.<\/p>\n\n\n\n<h2>#86 Pure Wrath &#8211; Hymn to the Woeful Hearts (Debemur Morti Productions) (Indon\u00e9sie)<\/h2>\n\n\n\n<p>Troisi\u00e8me album pour <strong>Pure Wrath<\/strong>, one man band indon\u00e9sien de black metal bas\u00e9 sur l&rsquo;\u00eele de Java. Premier album chez Debemur Morti, <em>Hymn to the Woeful Hearts<\/em> b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une jolie production qui permet de retranscrire la profondeur du black metal atmosph\u00e9rique et contemplatif de <strong>Pure Wrath<\/strong>. On retrouve les composantes classiques d&rsquo;un black metal \u00e0 l&rsquo;ancienne avec en plus des choeurs qui donne \u00e0 la musique de <em>Januaryo Hardy<\/em> un aspect c\u00e9r\u00e9monieux juste \u00e0 l&rsquo;outro instrumental m\u00e9lancolique. Encore une fois, le label Debemur ne s&rsquo;est pas tromp\u00e9 et glisse une nouvelle p\u00e9pite dans son catalogue.<\/p>\n\n\n\n<h2>#85 Gasoline &#8211; The Orange Album (Celebration Days Records) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans la sc\u00e8ne blues-rock ou garage rock, les power duos sont l\u00e9gion (<strong>The White Stripes<\/strong>, <strong>The Inspector Cluzo<\/strong>, <strong>The Picturebooks<\/strong>&#8230;), on peut d\u00e9sormais rajouter <strong>Gasoline<\/strong>, groupe form\u00e9 en 2019 \u00e0 Pigalle. Mais <strong>Gasoline<\/strong> n&rsquo;est pas un simple duo de plus, en atteste la qualit\u00e9 de leur premier effort <em>The Orange Album<\/em> (hommage \u00e0 la c\u00e9l\u00e8bre marque d&rsquo;ampli?). Ici, on sent l&rsquo;inspiration de groupes comme <strong>MC5<\/strong> ou <strong>Lords of Altamont<\/strong>. On est clairement dans un garage rock bluesy ou un blues-rock aux riffs sauvages et sans concession. C&rsquo;est du caviar tout simplement, d&rsquo;une \u00e9nergie folle hyper communicative qui appelle la touche repeat de mani\u00e8re compulsive. Impossible de ne pas secouer la t\u00eate en rythme, m\u00eame si vous souffrez d&rsquo;un locked-in syndrom.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"GASOLINE - FEEL THE LOVE\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/4pYxdZbmH1g?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#84 Becoming The Archetype &#8211; Children of the Great Extinction (Solid State Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>La pochette magnifique annonce un trip science-fiction pouss\u00e9, et c&rsquo;est en partie ce que nous propose <strong>Becoming The Archetype<\/strong>, groupe venu d&rsquo;Atlanta et m\u00e9langeant death metal m\u00e9lodique et progressif, et metalcore et m\u00ealant les th\u00e8mes touchant au christianisme et \u00e0 la SF. <strong>Becoming the Archetype<\/strong> se d\u00e9tache des groupes de metal chr\u00e9tien en ne faisant pas de pros\u00e9lytisme religieux mais injectant des ambiances spirituelles et faisant appel \u00e0 la transcendance dans une bonne louche de SF. En soignant particuli\u00e8rement les ambiances, le mix qui magnifie les superbes compositions emmen\u00e9es par un chant qui navigue entre growl et chant clair avec le duo de voix <em>Jason Wisdom\/Seth Hecox,<\/em> <em>Children of the Great Extinction<\/em> est un disque passionnant de bout en bout. Apr\u00e8s presque dix ans de s\u00e9paration dus \u00e0 un line-up trop instable, <strong>Becoming The Archetype<\/strong> revient, s\u00fbr de ses bases avec les trois membres d&rsquo;origine et livre un disque de tr\u00e8s haute tenue.<\/p>\n\n\n\n<h2>#83 Allegaeon &#8211; Damnum (Metal Blade Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Sixi\u00e8me album pour <strong>Allegaeon<\/strong>, formation incontournable de la nouvelle vague death m\u00e9lodique am\u00e9ricaine. Un death \u00e0 la fois m\u00e9lodique et technique, avec une orchestration de mastodonte impressionnante de densit\u00e9, des structures complexes aux harmonies hyper travaill\u00e9es effectu\u00e9es avec virtuosit\u00e9 (on a une ligne de basse de dingue, des partitions de guitares hallucinantes&#8230;) coupl\u00e9 \u00e0 un chant progueux alternant clair et growl, alliant finesse, technique et brutalit\u00e9. Du grand art.<\/p>\n\n\n\n<h2>#82 Norma Jean &#8211; Deathrattle Sing For Me (Solid State Records) (USA)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/82.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/82-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67551\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/82-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/82-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/82-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/82-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/82.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Sous cette pochette (l&rsquo;une des plus belles de l&rsquo;ann\u00e9e) se cache le 10\u00e8me album de <strong>Norma Jean<\/strong>, groupe de metalcore venu d&rsquo;Atlanta. Entre mathcore, noise et metalcore, la musique de <strong>Norma Jean<\/strong> et ce <em>Deathrattle Sing For Me<\/em> en est un parfait exemple. Tour \u00e0 tour chaotique, \u00e0 limite de l\u2019exp\u00e9rimental et par moments m\u00e9lodique, <em>Deathrattle Sing For Me <\/em>est par moments exigeant, toujours surprenant mais \u00e0 chaque fois foutrement bien amen\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2>#81 Lorna Shore &#8211; Pain Remains (Century Media) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>La vie n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 un long fleuve tranquille pour <strong>Lorna Shore<\/strong>, groupe reconnu de la sc\u00e8ne deathcore, avec un line-up pas hyper stable, le d\u00e9part du chanteur <em>Tom Barber<\/em> pour fonder <strong>Chelsea Grin<\/strong>, son successeur qui se fait d\u00e9gager au bout d&rsquo;un an \u00e0 la suite d\u2019accusations d&rsquo;agressions sexuelles, <em>Andrew O&rsquo;Connor <\/em>pass\u00e9 de la basse \u00e0 la guitare puis au micro avant de retourner \u00e0 la guitare, puis la pand\u00e9mie de Covid. Bref, c&rsquo;est avec un nouveau bassiste et un nouveau chanteur que Lorna Shore a fait parler la poudre avec l&rsquo;EP <em>&#8230;And I Return to Nothingness<\/em> avant ce quatri\u00e8me album <em>Pain Remains<\/em>. Des changements et des turbulences qui n&rsquo;ont pas chang\u00e9 l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit du groupe. <strong>Lorna Shore<\/strong> fait du <strong>Lorna Shore<\/strong> et les New-Jersyens reviennent avec un gros deathcore spectaculaire, tortur\u00e9, conjuguant arp\u00e8ges virtuoses, orchestration grandiose, lignes d\u00e9structur\u00e9es et beuglantes hom\u00e9riques. Contre vents et mar\u00e9es, les mecs nous sortent un truc monstrueux, presque inhumain et marquent les esprits avec cette cuv\u00e9e 2022.<\/p>\n\n\n\n<h2>#80 Conjurer &#8211; P\u00e1thos (Nuclear Blast) (Angleterre)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/80.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/80-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67525\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/80-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/80-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/80-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/80-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/80.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Conjurer <\/strong>nous vient de la ville de Rugby et non, \u00e7a ne s&rsquo;invente pas. La musique du groupe ne pouvait pas faire dans la dentelle, mais plut\u00f4t dans la d\u00e9monstration de force et de puissance. Troisi\u00e8me album des anglais, <em>P\u00e1thos<\/em> est un enchainement de s\u00e9quences violentes et massives, lourde comme une m\u00eal\u00e9e, violente comme une charge \u00e0 l&rsquo;\u00e9paule, surprenante comme un plaquage cath\u00e9drale. On se prend <em>P\u00e1thos <\/em>dans la gueule avec l&rsquo;intensit\u00e9 d&rsquo;un demi de m\u00eal\u00e9e plaqu\u00e9 par un pilier. Durant pr\u00e8s d&rsquo;une heure, les corps sont mis \u00e0 rude \u00e9preuve, le prot\u00e8ge-dents de l&rsquo;auditeur valse dans le d\u00e9cor et ses dents avec, et <strong>Conjurer<\/strong> nous met une \u00e9norme cartouche. Essai marqu\u00e9 avec la mani\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<h2>#79 Viande &#8211; L&rsquo;Ab\u00eeme D\u00e9vore les \u00c2mes (Transcending Obscurity Records) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s Steak, un autre groupe au nom pas vegan-compatible: <strong>Viande<\/strong>. Form\u00e9 en 2013, ce trio sort son premier album. Au menu : un blackened death boueux fleurant bon la bidoche en putr\u00e9faction laiss\u00e9e en plein cagnard. Un album sombre, inqui\u00e9tant \u00e0 l&rsquo;atmosph\u00e8re d\u00e9licieusement glauque. Avec des noms de titres \u00e0 faire plaisir aux Vogons du film H2G2, <em>L&rsquo;Ab\u00eeme D\u00e9vore les \u00c2mes <\/em>est \u00e0 privil\u00e9gier les jours o\u00f9 on a bon moral pour redescendre un peu de l&rsquo;euphorie.<\/p>\n\n\n\n<h2>#78 Lacrimas Profundere &#8211; How To Shroud Yourself With Night (Steamhammer) (Allemagne)<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Lacrimas Profundere<\/strong> fait partie de ces groupes de metal \u00e0 la trajectoire non lin\u00e9aire. D&rsquo;abord positionn\u00e9 dans un doom\/death m\u00e9lodique, les allemands ont \u00e9volu\u00e9 vers un gothic metal et enfin un gothic rock. Un changement qui ne s&rsquo;est pas fait sans heurts, en atteste l&rsquo;\u00e9norme liste concernant le line-up du groupe depuis 1993, le guitariste <em>Oliver Nikolas Schmid <\/em>\u00e9tant le seul rescap\u00e9. Sur ce treizi\u00e8me album, intitul\u00e9 <em>How To Shroud Yourself With Night<\/em>, le groupe \u00e9trenne un nouveau bassiste, <em>Ilker Ersin<\/em>. Musicalement, ce nouvel opus est un m\u00e9lange entre gothic rock et gothic metal, avec un <em>Julian Larre<\/em> capable de beugler comme un damn\u00e9 et l&rsquo;instant apr\u00e8s nous offrir un superbe chant clair. Une voix chaude et puissante au service de compositions hyper catchy \u00e0 l&rsquo;efficacit\u00e9 imm\u00e9diate. Certes, les fans de la premi\u00e8re heure ne seront pas ravis, mais on accroche instantan\u00e9ment aux morceaux et les morceaux sont tous de superbes tubes en puissance.<\/p>\n\n\n\n<h2>#77 My Sleeping Karma &#8211; Atma (Napalm Records) (Allemagne)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/77.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/77-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67552\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/77-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/77-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/77-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/77-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/77.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis <em>Moksha<\/em>, les allemands de <strong>My Sleeping Karma<\/strong> sont pass\u00e9s plusieurs tr\u00e8s douloureuses \u00e9preuves personnelles, entre drames familiaux et maladie, qui ont mis un coup d&rsquo;arr\u00eat aux sorties. Le groupe a donc pris le temps (5 ans en tout) pour composer pas \u00e0 pas ce nouvel album, plus ramass\u00e9, d\u00e9pourvu d&rsquo;interludes. Comme toujours, <strong>My Sleeping Karma <\/strong>tourne sa musique autour de concepts philosophiques ou spirituels orientaux et <em>Atma<\/em> s&rsquo;inspire de la doctrine bouddhiste du m\u00eame nom d\u00e9crivant le soi comme entit\u00e9 ind\u00e9pendante du corps et de l&rsquo;esprit. Fruit de cette p\u00e9riode compliqu\u00e9e pour le groupe, <em>Atma <\/em>est tour \u00e0 tour d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, sombre mais aussi lumineux et rempli d&rsquo;espoir. Nul besoin de paroles, la musique de <strong>MSK<\/strong>, \u00e9l\u00e9gante et hypnotique, se suffit \u00e0 elle-m\u00eame pour livrer encore une fois une \u0153uvre rare et transcendante.<\/p>\n\n\n\n<h2>#76 Crobot &#8211; Feel This (Mascot Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>En 11 ans d&rsquo;existence, <strong>Crobot<\/strong> s&rsquo;est rapidement impos\u00e9 comme le groupe incontournable de la nouvelle vague stoner. Statut que les pennsylvaniens confirment avec leur (d\u00e9j\u00e0!) quatri\u00e8me album <em>Feel This<\/em>. Un nouveau bassiste (le groupe n&rsquo;a pas fait preuve de stabilit\u00e9 \u00e0 la basse et aux f\u00fbts) mais le groupe continue sur sa lanc\u00e9e avec un stoner survitamin\u00e9 et entra\u00eenant. <em>Feel This<\/em> est un concentr\u00e9 de tubes en puissance qui donnent le sourire et une furieuse envie de danser. Du stoner qui donne envie de bouger le cul au lieu de juste \u00e9craser la p\u00e9dale d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rateur ou de bouffer des champis, c&rsquo;est rare mais <strong>Crobot<\/strong> emm\u00e8ne ce m\u00e9lange des genres qui font de <em>Feel This<\/em> un incontournable de l&rsquo;\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2>#75 Stereophonics &#8211; Oochya!(Stylus Records) (Pays de Galles)<\/h2>\n\n\n\n<p>12\u00e8me album pour <strong>Stereophonics<\/strong> en trente ans d&rsquo;existence. Les Gallois sortent des albums avec une r\u00e9gularit\u00e9 de m\u00e9tronome et en plus, m\u00eame si 2-3 albums sont un brin en de\u00e7\u00e0, jamais ils n&rsquo;ont offert de franche d\u00e9ception. Mieux, sur ce 12\u00e8me album, on retrouve le niveau d&rsquo;un <em>Words Get Around<\/em> ou d&rsquo;un <em>Performance and Cocktails<\/em>. D\u00e8s le premier morceau, on renoue avec cette fougue d&rsquo;antan. <em>Oochya!<\/em> c&rsquo;est une palanqu\u00e9e de morceaux imm\u00e9diats et tubesques \u00e0 souhait. Le rock n&rsquo;est pas mort, il bande encore.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Stereophonics - &#039;Do Ya Feel My Love?&#039; (Official Video)\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/2btrNvqYR_s?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#74 Audrey Horne &#8211; Devil&rsquo;s Bell (Napalm Records) (Norv\u00e8ge)<\/h2>\n\n\n\n<p>En 2002, plusieurs musiciens de la sc\u00e8ne black metal de Bergen (<em>King ov Hell<\/em> de <strong>Gorgoroth<\/strong>, <em>Ice Dale <\/em>d&rsquo;<strong>Enslaved<\/strong>, <em>Thomas Tofthagen<\/em> de <strong>Sahg<\/strong> ou encore <em>Kjetil Greve<\/em> de <em>Deride<\/em>) se r\u00e9unissent pour fonder un groupe, non de BM mais de hard rock d&rsquo;apr\u00e8s le nom d&rsquo;un personnage de Twin Peaks. 20 ans et quelques l\u00e9gers changements apr\u00e8s, <strong>Audrey Horne<\/strong> sort son septi\u00e8me album, <em>Devil&rsquo;s Bell<\/em>. B\u00e9n\u00e9ficiant d&rsquo;une superbe prod&rsquo; moderne et du superbe jeu de gratte de la paire <em>Ice Dale\/Tofthagen<\/em>, <em>Devil&rsquo;s Bell<\/em> nous gratifie de 9 titres entre rock 70\/80 et NWOBHM. 9 titres et autant de perles classieuses et superbement ex\u00e9cut\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<h2>#73 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=65730\">Parkway Drive &#8211; Darker Still<\/a> (Epitaph Records) (Australie)<\/h2>\n\n\n\n<p>A la base groupe de metalcore\/hardcore, <strong>Parkway Drive<\/strong> continue sa mue dans le metal alternatif. Pour autant, les gars de Byron Bay ne se renient car <em>Darker Still<\/em> multiplie les d\u00e9monstrations de puissance et de violence avec un <em>Winston McCall <\/em>bien \u00e9nerv\u00e9 et des riffs lourds et secs. Si la production et l&rsquo;orchestration sont modernes, les wallabies n&rsquo;en oublient pas d&rsquo;offrir des titres taill\u00e9s pour se faire des gros c\u00e2lins dans le pit. Morceau plus pos\u00e9 que le reste, <em>Darker Still<\/em> prend l&rsquo;apparence d&rsquo;une ballade \u00e0 l&rsquo;\u00e9motion \u00e0 fleur de peau, avant que <em>McCall<\/em> se l\u00e2che un bon coup dans les derni\u00e8res r\u00e9p\u00e9titions du mantra du morceau. A fleur de peau \u00e0 l&rsquo;image d&rsquo;un groupe dont les liens ont tenu qu&rsquo;\u00e0 un fil pendant tout l&rsquo;enregistrement, <em>Darker Still<\/em> est aussi tendu et profond que percutant.<\/p>\n\n\n\n<h2>#72 Elles Bailey &#8211; Shining in the Half Light (Outlaw Music)(Angleterre)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/72.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/72-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67553\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/72-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/72-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/72.jpg 765w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Troisi\u00e8me album pour la native de Bristol <strong>Elles Bailey<\/strong>. Et c&rsquo;est une magnifique d\u00e9couverte tant <strong>Elles Bailey<\/strong> nous livre une p\u00e9pite blues aux inclinaisons parfois blues-rock voire country. <em>Shining in the Half Light <\/em>est relativement court mais regorge d&rsquo;ambiance vari\u00e9es. La versatilit\u00e9 de l&rsquo;anglaise est int\u00e9ressante, c&rsquo;est un album regorgeant de p\u00e9pites port\u00e9es par une voix superbe.<\/p>\n\n\n\n<h2>#71 Dawn of Solace &#8211; Flames of Perdition (Noble Demon) (Finlande)<\/h2>\n\n\n\n<p>Troisi\u00e8me album pour <strong>Dawn of Solace<\/strong>, le deuxi\u00e8me avec <em>Mikko Heikkil\u00e4<\/em> au chant, v\u00e9ritable tr\u00e9sor national \u00e0 la voix cristalline. Encore une fois, le groupe nous gratifie d&rsquo;une s\u00e9rie de p\u00e9pites o\u00f9 le polyvalent et bourreau de travail <em>Tuomas Saukkonen<\/em> fait merveille avec ses compositions toutes en d\u00e9licatesse, ses variations guitare s\u00e8che\/guitare \u00e9lectrique mais aussi sa frappe massive et ses lignes de basse profonde. Du doom-death \u00e0 chant clair de tr\u00e8s haute vol\u00e9e encore une fois.<\/p>\n\n\n\n<h2>#70 Psycroptic &#8211; Divine Council (EVP Recordings) (Australie)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/70.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/70-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67524\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/70-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/70-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/70-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/70-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/70.jpg 1500w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Et de huit pour les australiens <strong>Psycroptic,<\/strong> groupe phare de la sc\u00e8ne qui n&rsquo;a jamais cess\u00e9 d&rsquo;impressionner depuis 1999, enquillant les albums comme autant de bombes. Impressionnant de maitrise, de puissance, de technique avec une musique rentre-dedans, rapide, bard\u00e9e de feux d&rsquo;artifice en tous genres, de la batterie \u00e0 la gratte en passant par une basse virevoltante. Impressionnant aussi de profondeur avec un <strong>Psycroptic<\/strong> qui soigne le c\u00f4t\u00e9 m\u00e9lodique, n&rsquo;h\u00e9sitant pas \u00e0 des plages plus atmosph\u00e9riques, des intros acoustiques et m\u00eame des choeurs f\u00e9minins avec la pr\u00e9sence d&rsquo;<em>Amy Wiles <\/em>de <strong>Taberah<\/strong>. En d\u00e9boulant comme un bulldozer d&rsquo;entr\u00e9e de jeu et en continuant un travail de d\u00e9molition \u00e9clair au long des 38 minutes de l&rsquo;album, <strong>Psycroptic<\/strong> signe avec Divine Council une formidable d\u00e9flagration.<\/p>\n\n\n\n<h2>#69 16- Into Dust (Relapse Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Et de neuf pour les v\u00e9t\u00e9rans du sludge <strong>-(16)-. <\/strong>On pourrait croire que le groupe avait tout racont\u00e9 au fil des ann\u00e9es, mais il s&rsquo;av\u00e8re que les sludgeux de la cit\u00e9 des anges aient encore d\u00e9cid\u00e9 de nous surprendre. Au d\u00e9but, on est en terrain connu avec ce sludge massif et \u00e9corch\u00e9 qui donne envie de couper des s\u00e9quoias \u00e0 coups de tronche et de tuer des ours \u00e0 mains nues, une musique d&rsquo;une puissance d\u00e9vastatrice mais avec n\u00e9anmoins une certaine finesse. Et alors que tout autour de soi a \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9 et r\u00e9duit en copeaux, d\u00e9barquent d&rsquo;on ne sait o\u00f9 un piano \u00e9lectrique et un saxo pour une ambiance jazz cr\u00e9pusculaire. La classe, jusqu&rsquo;au bout.<\/p>\n\n\n\n<h2>#68 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=62130\">Korn &#8211; Requiem<\/a> (Loma Vista)(USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>En 2019, <strong>Korn<\/strong> sortait <em>The Nothing<\/em>, album visc\u00e9ral et poignant, marqu\u00e9 du sceau du deuil \u00e0 la suite de la trag\u00e9die personnelle v\u00e9cue par <em>Jonathan Davis<\/em>. Depuis, une tourn\u00e9e avort\u00e9e en raison du Covid, <strong>Korn<\/strong> lib\u00e9r\u00e9 de la pression de livrer des sorties pour honorer son contrat avec son label et le temps du deuil qui s&rsquo;est fait. C&rsquo;est un <strong>Korn<\/strong> plus l\u00e9ger qui se pr\u00e9sente avec <em>Requiem<\/em>. <strong>Korn<\/strong>, qui par cons\u00e9quent, livre une \u0153uvre moins lourde \u00e9motionnellement, moins \u00e9corch\u00e9e et par cons\u00e9quent, moins imm\u00e9diate. Mais \u00e9coute apr\u00e8s \u00e9coute, <em>Requiem<\/em> gagne des galons, gr\u00e2ce \u00e0 un trio <em>Head\/Munky\/Fieldy<\/em> toujours aussi imp\u00e9rial, un <em>Jonathan Davis <\/em>\u00e9tonnant, plus pos\u00e9 et m\u00e9lodique et moins hargneux et des putain de refrains qui font de chaque morceau un tube en puissance. Avec son album le plus court \u00e0 ce jour, moins massif et tout aussi efficace, <strong>Korn<\/strong> montre qu&rsquo;en sortant l\u00e9g\u00e8rement de son registre habituel, ils arrivent \u00e0 sortir un gros skeud. Comme quoi, encore une fois, le statut du groupe apr\u00e8s 30 ans ne doit rien au hasard.<\/p>\n\n\n\n<h2>#67 Bloodbath &#8211; Survival fo the Sickest (Napalm Records)(Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/67.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/67-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67554\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/67-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/67-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/67-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/67-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/67.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Sixi\u00e8me album pour le supergroupe <strong>Bloodbath<\/strong>, vingt ans apr\u00e8s le tout premier. Con\u00e7u comme une volont\u00e9 de r\u00e9unir des acteurs majeurs de la sc\u00e8ne death su\u00e9doise autour d&rsquo;une d\u00e9claration d&rsquo;amour au death old school de Su\u00e8de et des Etats-Unis, <strong>Bloodbath <\/strong>a fini par devenir un groupe incontournable du genre. Le line-up a plusieurs fois \u00e9volu\u00e9, entre le d\u00e9part de <em>Mikael \u00c5kerfeldt<\/em> (dont une partie de la fanbase de <strong>Bloodbath<\/strong> est nostalgique) et de <em>Dan Swan\u00f6<\/em>, ainsi que le passage \u00e9ph\u00e9m\u00e8re de <em>Peter T\u00e4gtgren<\/em> de <strong>Hypocrisy<\/strong> le temps d&rsquo;un album ou encore les mouvements \u00e0 la guitare. En revanche, l&rsquo;ossature <em>Jonas Renkse\/Anders Nystr\u00f6m<\/em> (tous deux de <strong>Katatonia<\/strong>) est inamovble, <em>Martin \u00ab\u00a0Axe\u00a0\u00bb Axenrot<\/em> (ex-<strong>Opeth<\/strong>, ex-<strong>Witchery<\/strong>) et <em>Nick Holmes<\/em> (<strong>Paradise Lost<\/strong>) semblent clairement install\u00e9s. Reste <em>Tomas \u00c5kvik<\/em>, le bizu de la bande. Fid\u00e8le \u00e0 ses convictions, <strong>Bloodbath <\/strong>livre un autre monument de death metal old school berc\u00e9 aux films d&rsquo;horreur gores, baignant dans une ambiance hyper crade. Les invit\u00e9s (<em>Barney Greenway<\/em> de <strong>Napalm Death<\/strong> pour un titre bien sauvage ou encore <em>Luc Lemay<\/em> de <strong>Gorguts<\/strong>) ne contribuent pas \u00e0 apaiser les \u00e2mes, bien au contraire. Pur condens\u00e9 de sonorit\u00e9s 90s, mid-tempos, massives et boost\u00e9es par un growl bien crade, <em>Survival of the Sickest<\/em> est une nouvelle pierre \u00e0 un \u00e9difice de d\u00e9licieuse d\u00e9gueulasserie que <strong>Bloodbath<\/strong> construit consciencieusement depuis 20 ans.<\/p>\n\n\n\n<h2>#66 Avatarium &#8211; Death, Where Is Your Sting (AFM Records) (Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n\n<p>Trois ans apr\u00e8s <em>The Fire I Long For<\/em>, les Su\u00e9dois d&rsquo;<strong>Avatarium<\/strong> livrent un cinqui\u00e8me album intitul\u00e9 <em>Death, Where Is Your Sting<\/em> (ce qui confirme leur go\u00fbt pour des titres d&rsquo;albums chiad\u00e9s). Comme \u00e0 leur habitude, ils \u0153uvrent dans une musique entre doom metal, doom rock et rock progressif, le tout emmen\u00e9 par la voix chaleureuse et puissante de <em>Jennie-Ann Smith<\/em>, toujours d&rsquo;une \u00e9l\u00e9gance incandescente accompagn\u00e9e d&rsquo;une orchestration massive, dense et g\u00e9n\u00e9reuse.<\/p>\n\n\n\n<h2>#65 Kula Shaker &#8211; 1st Congregational Church of Eternal Love and Free Hugs (Strange F.O.L.K Records) (Angleterre)<\/h2>\n\n\n\n<p>26 ans apr\u00e8s la d\u00e9flagration <em>K<\/em> qui inaugurait leur carri\u00e8re, les londoniens <strong>Kula Shaker<\/strong> reviennent avec un sixi\u00e8me album, six ans apr\u00e8s <em>K 2.0<\/em>. Avec un titre aussi barr\u00e9 et une pochette rappelant la grande p\u00e9riode psych\u00e9 des <strong>Beatles<\/strong>, <strong>Kula Shaker<\/strong> fait ce qu&rsquo;ils ont toujours fait de mieux : un rock psych\u00e9 typ\u00e9 70&rsquo;s jusqu&rsquo;au traitement sonore du plus bel effet. Entre plages folk, moments plus \u00e9nergiques et inspirations pinkfloydiennes, le groupe place \u00e7\u00e0 et l\u00e0 des extraits d&rsquo;une parodie de messe tr\u00e8s dr\u00f4les et plut\u00f4t bien vus. C&rsquo;est compl\u00e8tement foutraque par moments, mais tout est bien cal\u00e9, il y a un certain nombre de ballades mais <strong>Kula Shaker<\/strong> se d\u00e9brouille bien dans ce registre.&nbsp; Dans l&rsquo;ann\u00e9e rock, c&rsquo;est un incontournable.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Kula Shaker - Gimme Some Truth\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/wlBlDWhRhFQ?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#64 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=64932\">Oceans of Slumber &#8211; Starlight and Ash<\/a> (Century Media Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Tous les deux ans plus ou moins depuis leur formation, les texans <strong>Oceans of Slumber<\/strong> sortent un nouvel album. Une r\u00e9gularit\u00e9 de m\u00e9tronome au niveau des sorties mais aussi une certaine homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 en termes de qualit\u00e9 puisqu&rsquo;\u00e0 chaque fois, ils nous collent une beigne tout en redessinant l\u00e9g\u00e8rement le contour de leur musique. Cette fois, le changement est non des moindres puisque si on retrouve ce m\u00e9lange entre progressif et doom, la deuxi\u00e8me voix plus gutturale est cette fois abandonn\u00e9e au profit de <em>Cammie Gilbert<\/em> qui h\u00e9rite de la totalit\u00e9 du chant. Un chant tr\u00e8s particulier avec un grain de voix soul et un coffre puissant qui impressionne de plus en plus. Avec le guttural absent, <strong>Oceans of Slumber<\/strong> propose avec <em>Starlight and Ash<\/em>, son album le plus atmosph\u00e9rique. On est \u00e0 la fois dans le contemplatif tout en gardant une orchestration lourde et par moments rugueuse. Un m\u00e9lange des genres qui op\u00e8re encore mieux avec le traditionnel cover puisque, apr\u00e8s Nights in White Satin, <em>Wayfaring Stranger<\/em>, et <em>Wolf Moon<\/em> c&rsquo;est au tour de <em>House of the Rising Sun<\/em> qui b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une magnifique reprise. En dehors de cette cover, force est de constater qu&rsquo;<strong>Oceans of Slumber <\/strong>continue d&rsquo;offrir des albums o\u00f9 la puissance et l&rsquo;\u00e9motion se m\u00ealent \u00e0 la perfection.<\/p>\n\n\n\n<h2>#63 Mantar &#8211; Pain Is Forever And This Is The End (Metal Blade Records) (Allemagne)<\/h2>\n\n\n\n<p>Cinqui\u00e8me album pour <strong>Mantar<\/strong>, groupe germano-am\u00e9ricain qui a commenc\u00e9 avec du sludge metal pour \u00e9voluer vers un black metal teint\u00e9 de punk et de sludge. <em>Pain Is Forever And This Is The End <\/em>opte pour une musique s\u00e8che, d\u00e9pouill\u00e9e de toutes fioritures et hyper p\u00e9chue. Teas\u00e9 par des extraits prometteurs qui ont fait r\u00e9agir diversement, <em>Pain Is Forever And This Is The End<\/em> tient toutes ses promesses avec son black punk patate et tubesque en diable (\u00e9coutez <em>Hang &lsquo;Em Low (So the Rats Can Get &lsquo;Em)<\/em> et je vous mets au d\u00e9fi de pas avoir envie de secouer la nuque). Certes, c&rsquo;est peu vari\u00e9, mais c&rsquo;est aussi g\u00e9n\u00e9reux qu&rsquo;entrainant, port\u00e9 par une \u00e9nergie communicative. Bref, un album de black d&rsquo;\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2>#62 Alela Diane &#8211; Looking Glass (Na\u00efve\/Believe) (USA)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/62.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/62-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67555\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/62-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/62-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/62-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/62-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/62.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis ses d\u00e9buts, <strong>Alela Diane<\/strong> n&rsquo;a jamais d\u00e9\u00e7u. Que ses albums, solos ou en collaboration, qu&rsquo;ils partent dans le folk, la country ou qu&rsquo;ils aient quelques tonalit\u00e9s plus psych\u00e9d\u00e9liques, sa discographie a un niveau quasi homog\u00e8ne et de tr\u00e8s haute tenue. Elle le prouve encore une fois sur ce huiti\u00e8me album, dans la lign\u00e9e de <em>To Be Still<\/em> et <em>About Farewel<\/em>. Une folk simple en apparence, sans artifices, bard\u00e9 de m\u00e9lodies imm\u00e9diates et port\u00e9e par la superbe voix d&rsquo;<strong>Alela Diane<\/strong>. Un album empli de morceaux qui appellent la touche replay, id\u00e9al pour l&rsquo;automne, \u00e0 \u00e9couter au calme avec un bon bouquin.<\/p>\n\n\n\n<h2>#61 Stormtroopers of Love &#8211; Go Go Graveyard (Love Ghoul Records) (Danemark)<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans la sc\u00e8ne psychobilly, les danois <strong>Stormtroopers of Love<\/strong> sont des petits nouveaux. Apr\u00e8s un premier EP o\u00f9 figurait une reprise plut\u00f4t particuli\u00e8re de <em>Black Sabbath<\/em>, vient le premier album, du nom de <em>Go Go Graveyard<\/em>. Et pour un premier effort, c&rsquo;est un v\u00e9ritable tour de force. Aucun temps faible, les m\u00e9lodies sont imm\u00e9diates, c&rsquo;est frais musicalement tout en restant d\u00e9licieusement malsain dans les paroles. Un v\u00e9ritable condens\u00e9 de tubes psychobilly dans ce que cette musique produit de meilleur et de plus fun. <strong>S.O.L.<\/strong> convie l&rsquo;ex <strong>Mad Sin<\/strong> et ex <strong>Nekromantix <\/strong><em>Peter Sandorff<\/em> (aujourd&rsquo;hui chez <strong>Hola Ghost<\/strong>) et la chanteuse <strong>Djana Vallespir<\/strong> au magnifique filet de voix. Superbement ex\u00e9cut\u00e9 tant au niveau de la batterie supersonique que par les riffs \u00e9l\u00e9gants o\u00f9 le chant bien badass, <em>Go Go Graveyard <\/em>est assur\u00e9ment une p\u00e9pite du genre. Chop! Chop!<\/p>\n\n\n\n<h2>#60 The Hellacopters &#8211; Eyes of Oblivion (Nuclear Blast\/Psychout Records) (Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/60.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/60-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67523\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/60-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/60-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/60-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/60-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/60.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>The Hellacopters<\/strong> sont de retour. 14 ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis <em>Head Off<\/em>. Un laps de temps durant lequel <em>Nicke Andersson<\/em> a rejoint les rangs du combo de doom\/heavy <strong>Lucifer<\/strong>. Le temps n&rsquo;a pas eu prise sur les Su\u00e9dois, en atteste ce huiti\u00e8me album <em>Eyes Of Oblivion<\/em>. <strong>The Hellacopters <\/strong>nous g\u00e2te avec ce rock \u00e9nergique entre hard et garage rock, m\u00e2tin\u00e9 de boogie, de sonorit\u00e9s blues-rock (le moite <em>So Sorry I Could Die<\/em>). <em>Eyes of Oblivion<\/em> est un pur moment de rock n&rsquo; roll sauvage port\u00e9 par l&rsquo;\u00e9nergie d\u00e9bordante de celui qui veut en d\u00e9coudre. Avec ce nouvel opus blind\u00e9 \u00e0 la gueule de tubes en puissance, <strong>The Hellacopters<\/strong> nous offre un des meilleurs albums de rock de l&rsquo;ann\u00e9e, rien de moins.<\/p>\n\n\n\n<h2>#59 Immolation &#8211; Acts of God (Nuclear Blast) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Onzi\u00e8me album pour les New-Yorkais <strong>Immolation,<\/strong> v\u00e9t\u00e9rans de la sc\u00e8ne death aux 34 ans de carri\u00e8re (36 si on tient compte de la p\u00e9riode <strong>Defcon<\/strong> puis <strong>Rigor Mortis<\/strong>). Apr\u00e8s 34 de bons et loyaux services, <strong>Immolation<\/strong>&#8230; continue sur sa lanc\u00e9e avec un death old school, en mid-tempo (sauf une piste plus brutal death) avec du tremolo picking, du tabassage de f\u00fbts et le growl sp\u00e9l\u00e9ologique de <em>Ross Dolan<\/em>. Un death gras, poilu, cuissu et brillamment ex\u00e9cut\u00e9, servi par une belle prod&rsquo; et un superbe artwork. Un bon gros boulet de d\u00e9molition lanc\u00e9 en pleine gueule.<\/p>\n\n\n\n<h2>#58 Machine Head &#8211; \u00d8f Kingd\u00f8m And Cr\u00f8wn (Nuclear Blast) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>En 2018, <em>Robb Flynn<\/em> (certainement \u00e9chaud\u00e9 par les retours catastrophiques de <em>Catharsis<\/em>) annonce une tourn\u00e9e d&rsquo;adieu. Devant l&rsquo;ambig\u00fcit\u00e9 du message, la machine m\u00e9diatique s&#8217;emballe et annonce un split. Le temps que la news enflamme la Toile, <em>Flynn<\/em> fait un r\u00e9trop\u00e9dalage et \u00e9voque un changement de line-up. Exit dont <em>Phil Demmel<\/em> qui retourne \u00e0 <strong>Vio-Lence<\/strong>, exit aussi l&rsquo;historique <em>Dave McClain<\/em> pr\u00e9sent aux f\u00fbts depuis <em>The More Things Change<\/em> et reparti chez <strong>Sacred Reich<\/strong>. En dehors de <em>Flynn<\/em>, seul survivant du grand m\u00e9nage, le bassiste <em>Jared MacEachern<\/em>. Pour se refaire la cerise et reconqu\u00e9rir les fans, <em>Robb Flynn<\/em> convoque les anciens et fait une tourn\u00e9e hommage \u00e0 l&rsquo;album <em>Burn My Eyes<\/em>. Un album live plus tard, <strong>Machine Head <\/strong>balance \u00e7\u00e0 et l\u00e0 des singles dont le remarqu\u00e9 <em>My Hands Are Empty<\/em> puis le EP <em>Arrows in Words from the Sky<\/em>. En 2022, enfin, le combo d&rsquo;Oakland sort son 10\u00e8me effort, <em>\u00d8f Kingd\u00f8m And Cr\u00f8wn<\/em>, un concept album autour du tragique destin de deux hommes, Ares et Eros. Pour ce nouvel album, <em>Flynn<\/em>, en plus de <em>MacEachern<\/em>, s&rsquo;entoure de <em>Vogg<\/em> du groupe <strong>Decapitated<\/strong> \u00e0 la gratte et de <em>Navene Koperweis<\/em> de <strong>Job For A Cowboy<\/strong> aux f\u00fbts, mais aussi de <em>Logan Mader<\/em> \u00e0 la guitare et au songwriting de <em>My Hands Are Empty<\/em>. De plus, <em>Flynn<\/em> d\u00e9l\u00e8gue une partie du songwriting et des paroles \u00e0 son bassiste (chose rare) qui assure \u00e9galement une partie des refrains. C&rsquo;est donc un album \u00e0 la composition r\u00e9ellement bic\u00e9phale, \u00e0 l&rsquo;image du duel racont\u00e9. Et le fait que tonton <em>Robb<\/em> ne centre pas tout autour de lui a un impact sur la qualit\u00e9 de l&rsquo;album. Production mammouthesque, batterie hyper efficace, riffs chirurgicaux, <em>\u00d8f Kingd\u00f8m And Cr\u00f8wn<\/em> est le retour d&rsquo;un <strong>Machine Head<\/strong> des grands jours, ambitieux d\u00e8s le premier titre pharaonique, tour \u00e0 tour m\u00e9lodique que d\u00e9montrant une \u00e9norme puissance de feu. <strong>Machine Head<\/strong> est de retour, pr\u00eat \u00e0 en d\u00e9coudre et sort son meilleur album depuis <em>The Blackening<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<h2>#57 Hypnagone &#8211; Qu&rsquo;Il Passe (Klonosph\u00e8re) (France)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/57.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/57-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67556\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/57-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/57-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/57-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/57-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/57.jpg 1400w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Comme bien souvent chez Klonosphere, difficile de classer cat\u00e9goriquement le groupe de l&rsquo;Est de la France <strong>Hypnagone<\/strong>, entre metal progressif et post-metal avec quelques incursions de jazz et d&rsquo;ambient. Premier album, <em>Qu&rsquo;Il Passe<\/em> montre les tr\u00e8s solides dispositions d&rsquo;un groupe, influenc\u00e9 non seulement par la musique mais aussi l&rsquo;architecture et l&rsquo;art en g\u00e9n\u00e9ral. Tour \u00e0 tout agressif et contemplatif, m\u00e9lancolique et \u00e9nergique, <strong>Hypnagone<\/strong> passe de l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre avec une musique quasi bipolaire. Dot\u00e9 d&rsquo;une superbe production, ce premier album surprend autant qu&rsquo;il \u00e9merveille, que ce soit par la versatilit\u00e9 du chant d&rsquo;<em>Adrien Duffour<\/em> que par la virtuosit\u00e9 de la section rythmique. Complexe et riche en \u00e9motion, <em>Qu&rsquo;il Passe<\/em> est impressionnant et passionnant de bout en bout et impose <strong>Hypnagone<\/strong> comme nouveau groupe \u00e0 suivre de tr\u00e8s pr\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<h2>#56 Agathodaimon &#8211; The Seven (Napalm Records) (Allemagne)<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Agathodaimon<\/strong> est un groupe venu d&rsquo;Allemagne et dont le black metal originel a mut\u00e9 vers un black gothique et symphonique, dans un style proche de <strong>Cradle of Filth<\/strong> ou de <strong>W.E.B.<\/strong> avec un duo de chanteurs, l&rsquo;un en chant clair (\u00e9galement guitariste), l&rsquo;autre en chant beugl\u00e9, des compositions hyper th\u00e9atrales et par moments symphoniques et un certain penchant pour la mise en sc\u00e8ne \u00e9pique. Septi\u00e8me album en 27 ans d&rsquo;existence, premier en neuf ans,<em>The Seven<\/em> tourne autour des sept p\u00e9ch\u00e9s capitaux. Pour cet album, <strong>Agathodaimon<\/strong> a inject\u00e9 du sang neuf \u00e0 la guitare, \u00e0 la basse et aux f\u00fbts, et les nouveaux venus ne d\u00e9barquent pas pour trier des lentilles. De plus, sur <em>Mother of All Gods<\/em>, le groupe invite leur ancien beugleur <em>Vlad Dracul<\/em> et sur <em>Kyle\/Gloria<\/em> c&rsquo;est notre <em>Julien Truchan<\/em> national qui vient l\u00e2cher des vocalises. Ambitieux, audacieux, port\u00e9 sur des compositions complexes et \u00e9piques, <em>The Seven<\/em> n&rsquo;a rien \u00e0 envier au dernier <strong>Cradle<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<h2>#55 Tranzat &#8211; Ouh La La (Klonosphere) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>Attention, ne pas se fier \u00e0 ce look sorti d&rsquo;un meeting des Jeunes Avec Balladur, d&rsquo;une garden party chez P\u00e9cresse ou d&rsquo;une tribune VIP d&rsquo;un match du Racing 92. Loin de tout \u00e7a, les Bretons de <strong>Tranzat<\/strong> nous livrent un metal prog aussi inventif et dr\u00f4le que complexe et un brin chaotique, le tout emmen\u00e9 par une voix \u00e0 la <em>Jonathan Davis<\/em>. <strong>Tranzat<\/strong> innove, d\u00e9route, impressionne. Ce troisi\u00e8me effort, sorti chez Klonosphere s&rsquo;annonce comme un moment fort de l&rsquo;ann\u00e9e prog.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Tranzat - Pillow Fight [Official Music Video]\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/GnBw0O64jOE?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#54 Riverwood &#8211; Shadows and Flames (Auto-production) (Egypte)<\/h2>\n\n\n\n<p>On ne parle pas assez souvent du metal oriental, et c&rsquo;est dommage car les pays du Maghreb, du Machrek et du Proche et Moyen Orient rec\u00e8lent de bons groupes qui m\u00e9ritent davantage de visibilit\u00e9. C&rsquo;est le cas de <strong>Riverwood<\/strong>, groupe \u00e9gyptien qui signe son deuxi\u00e8me album, <em>Shadow and Flames<\/em>. Mariant folk metal oriental et metal progressif, <strong>Riverwood <\/strong>signe un album majestueux \u00e0 l&rsquo;orchestration impressionnante o\u00f9 instruments traditionnels et base metal se marient \u00e0 merveille pour un r\u00e9sultat faisant penser \u00e0 <strong>Orphaned Land<\/strong> ou <strong>Myrath<\/strong> avec un chant clair m\u00eal\u00e9 d&rsquo;\u00e9lans gutturaux. Au final, c&rsquo;est un album superbe malgr\u00e9 un artwork qui ne fait pas r\u00eaver.<\/p>\n\n\n\n<h2>#53 Fit For An Autopsy &#8211; Oh What The Future Holds (Nuclear Blast) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Le deathcore n&rsquo;est pas du tout ma came, en d\u00e9pit de noms de groupe bien cool, je ne saurais pas l&rsquo;expliquer mais je n\u2019ai jamais r\u00e9ussi \u00e0 accrocher franchement. Heureusement, <strong>Fit For An Autopsy<\/strong> fait office de belle introduction \u00e0 ce genre. D\u00e9j\u00e0, l&rsquo;artwork, tr\u00e8s surprenant pour le genre, est une r\u00e9ussite. Ensuite, les vocalises, ais\u00e9ment les meilleures du genre, et l&rsquo;influence notable de <strong>Gojira<\/strong> (p\u00e9riode de <em>The Link<\/em> \u00e0 <em>L&rsquo;enfant Sauvage<\/em>), que ce soit dans les riffs, la construction de morceaux o\u00f9 cette mani\u00e8re d&rsquo;utiliser les choeurs. Cela dit, en d\u00e9pit de cette influence visible, les newjersiens ne ressemblent qu&rsquo;\u00e0 eux avec ce deathcore \u00e0 la rythmique syncop\u00e9e et chirurgicale sans n\u00e9gliger la m\u00e9lodie les arp\u00e8ges comme les riffs cisel\u00e9s et encore une fois le chant rugueux de <em>Joe Badolato<\/em> ou la frappe de mammouth de <em>Josean Orta<\/em>. Autant d&rsquo;ingr\u00e9dients qui font de <em>Oh What The Future Holds<\/em> une r\u00e9ussite ind\u00e9niable blind\u00e9e \u00e0 la gueule de p\u00e9pites.<\/p>\n\n\n\n<h2>#52 Verberis &#8211; Adumbration of the Veiled Logos (Norma Evangelium Diaboli) (Nouvelle-Z\u00e9lande)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/52.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/52-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67557\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/52-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/52-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/52-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/52-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/52.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Verberis <\/strong>est un quatuor N\u00e9o-Z\u00e9landais comprenant dans ses membres <em>Jamie Saint-Merat<\/em>, le batteur de <strong>Ulcerate<\/strong> et ancien de <strong>8 Foot Sativa<\/strong>. Autant dire qu&rsquo;on n\u2019est pas dans une ambiance fa\u00e7on La Petite Maison dans la Prairie kiwi. <strong>Verberis<\/strong> fait dans un blackened death lourd et t\u00e9n\u00e9breux. Deuxi\u00e8me album du groupe, <em>Adumbration of the Veiled Logos<\/em> c&rsquo;est une plong\u00e9e dans la lave de presque une heure, dont 20 minutes rien que pour le dernier morceau. Riffs infernaux, rythmique implacable, hurlement de damn\u00e9, <em>Adumbration of the Veiled<\/em> Logos est d&rsquo;une intensit\u00e9 affolante, autant dire que l&rsquo;album n&rsquo;est pas \u00e0 laisser entre les mains du n\u00e9ophyte mais plut\u00f4t pour les nuques aguerries. Apr\u00e8s une heure \u00e0 se faire concasser les os, on ne ressort pas tout \u00e0 fait la m\u00eame personne.<\/p>\n\n\n\n<h2>#51 J\u00f6rd &#8211; M\u00e5ne (Northern Silence) (Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>J\u00f6rd <\/strong>est un one-man band de Su\u00e8de et fond\u00e9 par <em>J\u00f6rgen Strom<\/em>, un mec qui bourlingue dans le metal depuis 30 ans. <em>Str\u00f6m<\/em> a \u00e9volu\u00e9 dans des formations majoritairement death mais \u00e9galement black (<strong>Rimfrost<\/strong>) ou encore dans le rock alternatif et le gothic rock. Fort de toutes ces exp\u00e9riences, il propose avec <strong>J\u00f6rd <\/strong>un black atmosph\u00e9rique (ou blackgaze) aux touches post-rock et post-metal. Deuxi\u00e8me album de <strong>J\u00f6rd<\/strong>, <em>M\u00e5ne<\/em> \u200eest un vrai r\u00e9gal pour les oreilles. Niveau vocal, on est clairement dans le registre black avec un registre guttural, mais musicalement, <em>M\u00e5ne<\/em> \u200emultiplie les plages planantes, les moments suspendus empreints de m\u00e9lancolie et de triste douceur, jusqu&rsquo;au final instrumental qui prend par les tripes et fait voyager.<\/p>\n\n\n\n<h2>#50 Wiegedood &#8211; There&rsquo;s Always Blood At The End Of The Road (Century Media Records) (Belgique)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/50.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/50-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67522\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/50-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/50-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/50-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/50.jpg 1000w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Trois ans apr\u00e8s le dernier volet de la trilogie <em>De doden hebben het goed<\/em>, les gantois reviennent avec un quatri\u00e8me volume. Au menu 3\/4 d&rsquo;heure de violence brute malsaine et de folie furieuse. Un black metal radical aux riffs d\u00e9moniaques rythm\u00e9s au tempo de tapis de bombes et accompagn\u00e9es d&rsquo;hurlement de d\u00e9ments en phase finale. On a l\u00e0 un pur morceau de black sans fioritures qui collera une pluie de coups de la premi\u00e8re \u00e0 la derni\u00e8re note.<\/p>\n\n\n\n<h2>#49 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=62933\">Ghost &#8211; Impera<\/a> (Loma Vista\/ Spinefarm Records) (Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n\n<p>Cinqui\u00e8me album pour <strong>Ghost<\/strong>, groupe devenu incontournable dans le paysage et du coup autant appr\u00e9ci\u00e9 que d\u00e9test\u00e9. Th\u00e9matiquement, <em>Impera<\/em> prend la rel\u00e8ve de <em>Prequelle<\/em> sorti il y a quatre ans. Comme \u00e0 son habitude, c\u2019est un groupe du genre \u00e0 faire de gros doigts d&rsquo;honneur aux d\u00e9tracteurs, et si les fans de la premi\u00e8re heure pourraient \u00eatre d\u00e9contenanc\u00e9s, les anti auront du grain \u00e0 moudre. Plus ancr\u00e9 dans un registre hard rock 80&rsquo;s tendance hard FM, limite AOR,<strong> Ghost<\/strong> lorgne \u00e9galement vers des rythmiques pop, le fait que ce soit produit par <em>Klas \u00c5hlund<\/em> (qui a offici\u00e9 pour diverses stars de la pop) n&rsquo;y est pas \u00e9tranger. Pour contrebalancer, on trouve dans le line-up <em>Fredrik \u00c5kesson<\/em> d&rsquo;<strong>Opeth.<\/strong> Sur <em>Impera<\/em>, on a des influences comme <strong>Supertramp <\/strong>et <strong>Toto<\/strong> pour le jeu de clavier sur <em>Spillways<\/em>, une rythmique d&rsquo;un <strong>Metallica<\/strong> light (le fait que <strong>Ghost<\/strong> ait repris <em>Enter Sandman<\/em> pour l&rsquo;in\u00e9gal <em>The Metallica Blacklist<\/em> a d\u00fb jouer) sur <em>Watcher in the Sky<\/em>, mais aussi des trucs franchement \u00e9tonnants comme cette rythmique \u00ab\u00a0reggaetonisante\u00a0\u00bb sur <em>Twinsies<\/em> (bon, heureusement, y a de la grosse batterie et du riff derri\u00e8re pour secouer la nuque aussi fr\u00e9n\u00e9tiquement que le cul). Un \u00e9largissement des influences, mais <strong>Ghost<\/strong> reste <strong>Ghost <\/strong>et fait du <strong>Ghost<\/strong>, ce hard\/ heavy l\u00e9g\u00e8rement popisant o\u00f9 le grandiloquent et le th\u00e9\u00e2tral le disputent \u00e0 l&rsquo;occulte avec des morceaux comme <em>Call Me Little Sunshine<\/em>, r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Aleister Crowley. Et quand on pense que le groupe a d\u00e9j\u00e0 tir\u00e9 toutes ses cartouches, ils nous r\u00e9servent un dernier morceau de bravoure avec <em>Respite on the Spitalfields<\/em>, probablement l&rsquo;un des tout meilleurs de l&rsquo;album. Moins imm\u00e9diat que <em>Prequelle<\/em>, <em>Meliora<\/em> ou <em>Opus Eponimous,<\/em> plus complexe, <em>Impera<\/em> reste un album audacieux, impressionnant, ambitieux, en gros typique de la bande \u00e0 <em>Tobias Forge<\/em>. Les live futurs s&rsquo;annoncent d\u00e9j\u00e0 comme de futurs grands moments.<\/p>\n\n\n\n<h2>#48 Revocation &#8211; Netherheaven (Metal Blade Records) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Huiti\u00e8me album pour les bostoniens de <strong>Revocation<\/strong>, groupe incontournable de la sc\u00e8ne tech death. Fid\u00e8le \u00e0 sa r\u00e9putation, <strong>Revocation<\/strong> sort avec <em>Netherheaven<\/em> une nouvelle galette de pur death technique, hyper v\u00e9loce, bard\u00e9 de riffs majestueux, de frappes chirurgicales et de partoches compl\u00e8tement dingues. Le tout sans jamais virer \u00e0 la branlette pompeuse. On ne s&rsquo;ennuie jamais, y a aucun temps mort, \u00e7a blaste comme si le batteur \u00e9tait un mille-pattes et la guitare tenue par une araign\u00e9e qui growle. M\u00eame le growl est nickel. Difficile de trouver un d\u00e9faut, ce qui d&rsquo;habitude est chiant, mais l\u00e0 c&rsquo;est beau et passionnant, foisonnant d&rsquo;id\u00e9es parfaitement maitris\u00e9es (sans compter qu&rsquo;on a l\u00e0 l&rsquo;une des derni\u00e8res occasions d&rsquo;entendre le regrett\u00e9 <em>Trevor Strnad<\/em> \u00e0 la manoeuvre avec <em>George Fisher<\/em> pour un trio de po\u00e8tes).<\/p>\n\n\n\n<h2>#47 Kardashev &#8211; Liminal Rite (Metal Blade Records) (USA)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/47.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/47-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67558\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/47-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/47-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/47-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/47-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/47.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Form\u00e9 il y a 10 ans et venu de Tempe en Arizona (\u00e0 ne pas confondre avec Tampa, la Mecque du Death Metal), <strong>Kardashev <\/strong>(du nom de l&rsquo;astrophysicien russe) \u0153uvre dans un deathcore progressif et atmosph\u00e9rique voire dans le deathgaze. Un m\u00e9lange des genres improbable sur le papier et qui dans les faits m\u00eale growl puissants, batterie marteau piqueur, riffs supersoniques et plages atmosph\u00e9riques. <strong>Kardashev<\/strong> arrive \u00e0 \u00eatre planant m\u00eame dans le bourrin et \u00e9nerv\u00e9 dans les moments contemplatifs. Deuxi\u00e8me album du groupe, <em>Liminal Rite<\/em> impressionne par ce m\u00e9lange des deux, la puissance de l&rsquo;ensemble, la qualit\u00e9 de production qui rend le tout hyper immersif.<\/p>\n\n\n\n<h2>#46 3rd Secret &#8211; 3rd Secret (Auto-production) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Ce line-up, bordel ! Le batteur <em>Matt Cameron<\/em> (<strong>Soundgarden<\/strong>, <strong>Pearl Jam)<\/strong>, le gratteux <em>Kim Thayi<\/em>l (<strong>Soundgarden<\/strong>), le bassiste <em>Kris Novoselic<\/em>, bref un casting \u00e0 coller la trique \u00e0 tout amateur de la puissante sc\u00e8ne grunge de Seattle. Auquel s&rsquo;ajoutent <em>\u00ab\u00a0Bubba\u00a0\u00bb Dupree<\/em> (ex-<strong>Void<\/strong><em>)<\/em> et <em>Jennifer Johnson<\/em> et <em>Jillian Raye<\/em>, les chanteuses de <strong>Giant in the Trees<\/strong>, le groupe de<em> Novoselic<\/em>. Le tout pour un supergroupe, <strong>3rd Secret<\/strong>, et un premier album allant du grunge au folk ou au classic rock. Ici, la somme de talents des titans du grunge sert d&rsquo;\u00e9crin pour deux superbes voix peu communes. Classique certes au niveau de la musique, <em>3rd Secret<\/em> n&rsquo;en demeure pas moins un album saisissant et passionnant qui redonnera facilement l&rsquo;envie de ressortir les chemises \u00e0 carreaux et les pantalons larges. D&rsquo;une sensibilit\u00e9 \u00e0 fleur de peau, <em>3rd Secret<\/em> est bien plus qu&rsquo;une jam session de luxe mais bel et bien d&rsquo;une \u0153uvre solide et rac\u00e9e qui s&rsquo;impose d&rsquo;elle-m\u00eame comme un incontournable.<\/p>\n\n\n\n<h2>#45 ex aequo Te Ruki &#8211; Marako Te Ruki (Vama Marga Productions) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>La sc\u00e8ne metal fran\u00e7aise ne se limite pas \u00e0 la m\u00e9tropole et fort heureusement. Deux ans apr\u00e8s le superbe EP <em>E Tika Mateu<\/em> marqu\u00e9 par des influences old school comme <strong>Taake<\/strong> ou <strong>Satyricon<\/strong>, <strong>Te Ruki, <\/strong>le groupe de black metal polyn\u00e9sien venu des \u00eeles Tuamotu revient avec leur premier EP, <em>Marako Te Ruki<\/em>. Un premier LP dont la production surprend pour un album de black metal sorti en ind\u00e9. Exit l&rsquo;aspect lo-fi \u00e0 l&rsquo;ancienne, ici la prod&rsquo; fait bien ressortir la puissance de frappe du groupe. Une batterie supersonique, des riffs appuy\u00e9s, un peu de tremolo picking, on oscille entre black pur et et blackened death, avec toujours les percus traditionnelles en arri\u00e8re-fond. Musicalement, on navigue entre <strong>Dissection<\/strong> et <strong>Emperor<\/strong>, mais aussi vers des influences comme la sc\u00e8ne black grecque. Et en plus, le growl puissant d&rsquo;<em>Aroma Salmon<\/em> coupl\u00e9 au chant en Tuamotu donne un surplus de force brute \u00e0 l&rsquo;ensemble. De quoi promettre des live d&rsquo;anthologie.<\/p>\n\n\n\n<h2>#45 Belphegor &#8211; The Devils (Nuclear Blast) (Autriche)<\/h2>\n\n\n\n<p>D\u00e9j\u00e0 30 ans d&rsquo;activit\u00e9 et 12 albums au compteur des titans du blackened death autrichien <strong>Belphegor<\/strong>. 12\u00e8me effort du combo, <em>The Devils<\/em> livre un blackened death \u00e9pique, spectaculaire, entre choeurs lithurgiques (il faut \u00e9couter l&rsquo;impressionnant refrain de <em>Glorifizierung des Teufels<\/em>), riffs d\u00e9moniaques, tremolo picking et blast beats t\u00e9n\u00e9breux. <em>The Devils<\/em>, c&rsquo;est th\u00e9\u00e2tral, baroque. Bref c&rsquo;est beau. Entre <strong>Belphegor<\/strong> et <strong>Behemoth<\/strong>, l&rsquo;ann\u00e9e n\u2019est pas de tout repos pour les supporters de Christine Boutin.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"BELPHEGOR - &quot;Virtus Asinaria - Prayer&quot; [OFFICIAL MUSIC VIDEO]\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/ZVWuutfWY8M?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#44 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=62269\">Amorphis &#8211; Halo<\/a> (Atomic Fire) (Finlande)<\/h2>\n\n\n\n<p>Quatre ans apr\u00e8s <em>Queen of Time<\/em>, <strong>Amorphis<\/strong>, pilier de la sc\u00e8ne melodeath finlandaise, sort son 15\u00e8me album en 32 ans d&rsquo;existence. Le groupe continue dans sa d\u00e9marche alliant la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 a\u00e9rienne du heavy et la lourdeur coupl\u00e9e \u00e0 un sens aigu de la m\u00e9lodie du melodeath scandinave, alternance symbolis\u00e9e par la palette vocale tr\u00e8s riche de <em>Tomi Joutsen<\/em> mais aussi la vari\u00e9t\u00e9 propos\u00e9e par une orchestration riche, complexe et classieuse. Halo est une baffe livr\u00e9e avec tact et finesse.<\/p>\n\n\n\n<h2>#43 Absent in Body &#8211; Plague God (Relapse Records) (International)<\/h2>\n\n\n\n<p>Quand <em>Scott Kelly<\/em> de <strong>Neurosis<\/strong> et <em>Mathieu Vandekerckhov <\/em>d&rsquo;Amenra se rencontrent, c&rsquo;\u00e9tait quasiment s\u00fbr que \u00e7a allait faire des \u00e9tincelles. Un an apr\u00e8s, le duo belgo-am\u00e9ricain se transformait en quatuor avec l&rsquo;arriv\u00e9e de Colin H Van Eeckhout \u00e9galement d&rsquo;Amenra et d&rsquo;Iggor Cavalera aux f\u00fbts. Un combo venant de registres divers pour un supergroupe du nom d&rsquo;<strong>Absent In Body<\/strong>. Quatre ans plus tard, <strong>Absent In Body<\/strong> balance son premier album, <em>Plague God<\/em>. D&rsquo;une densit\u00e9 \u00e9touffante, port\u00e9 par une rythmique ultra-massive, une grosse dissonance \u00e0 \u00e9corcher vif l&rsquo;auditeur, d&rsquo;une concentration de puissance et de col\u00e8re port\u00e9e par des vocalises d\u00e9moniaques, le doomy sludge post-metal poisseux d&rsquo;Absent in Body laisse des traces sur les joues des mois apr\u00e8s son \u00e9coute.<\/p>\n\n\n\n<h2>#42 ex aequo Point Mort &#8211; Pointless (Almost Famous) (France)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/422.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/422-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67559\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/422-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/422-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/422-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/422-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/422.jpg 1400w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir sorti deux EP et \u00e9cum\u00e9 les sc\u00e8nes pendant 7 ans, <strong>Point Mort<\/strong> sort son premier album, <em>Pointless<\/em>, autant soign\u00e9 au niveau de la pochette que dans le fil conducteur des titres des morceaux. <strong>Point Mort<\/strong> appelle sa musique du lovecore, entre post-hardcore, post-metal et prog&rsquo;. Une musique qui vous rentre dans le buffet, vous chope \u00e0 la gorge et vous ass\u00e8ne des coups de tronche. C&rsquo;est \u00e0 la fois dense, vari\u00e9, hyper bien construit, chaotique et schizophr\u00e9nique, que ce soit dans les constructions comme dans les vocalistes tr\u00e8s vastes de la chanteuse <em>Sam<\/em>, autant \u00e0 l&rsquo;aise dans le hargneux que le clair m\u00e9lodieux. On ne sait jamais sur quel pied danser et c&rsquo;est tant mieux car <strong>Point Mort<\/strong> en profite pour nous balancer des pains.<\/p>\n\n\n\n<h2>#42 Akiavel &#8211; Veni Vedi Vici (Akia Records) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans les derniers albums sortis cette ann\u00e9e, <strong>Akiavel<\/strong> continue avec sa r\u00e9gularit\u00e9 habituelle d&rsquo;un album par an avec la conclusion de sa trilogie en V. Ici, c&rsquo;est la lumi\u00e8re qui jaillit des t\u00e9n\u00e8bres qui est au centre de l&rsquo;album. Un album o\u00f9 <em>Aur\u00e9<\/em>, <em>Chris<\/em>, <em>Butch<\/em> et <em>Jay<\/em> r\u00e9ussissent \u00e0 augmenter leur niveau qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 \u00e9lev\u00e9. Des riffs \u00e0 la fois mena\u00e7ants et lumineux, une partoche de batterie cousue main, des lignes de basse folles et un growl toujours plus impressionnant. <strong>Akiavel<\/strong> sort l\u00e0 son meilleur album \u00e0 ce jour.<\/p>\n\n\n\n<h2>#41 King Buffalo &#8211; Regenerator (Auto-production) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>King Buffalo<\/strong> continue sur la lanc\u00e9e avec cette \u00e9norme productivit\u00e9 qu&rsquo;on connait au groupe. 5\u00e8me album en 6 ans (sans compter les deux albums live) pour le combo de Rochester dans l&rsquo;Etat de New York. On ne change pas une \u00e9quipe qui gagne et <strong>King Buffalo<\/strong> continue avec son stoner rock stratosph\u00e9rique et \u00e9l\u00e9gant, bard\u00e9 de riffs d&rsquo;une beaut\u00e9 cosmique et de lignes envo\u00fbtantes. Sans difficult\u00e9s, <strong>King Buffalo<\/strong> s&rsquo;impose comme LA r\u00e9v\u00e9lation stoner de ces derni\u00e8res ann\u00e9es et sur le plan qualitatif se hisse sans mal aux c\u00f4t\u00e9s de groupes comme <strong>Monster Magnet<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<h2>#40 Pens\u00e9es Nocturnes &#8211; Douce Fange (Les Acteurs de L&rsquo;Ombre Productions) (France)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/40.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"296\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/40-300x296.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67521\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/40-300x296.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/40-1024x1010.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/40-768x758.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/40.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis leurs d\u00e9buts, les Parisiens de <strong>Pens\u00e9es Nocturnes<\/strong> n&rsquo;ont cess\u00e9 de chercher \u00e0 se d\u00e9marquer du paysage black metal classique et m\u00eame du black metal hexagonal, \u00e0 n&rsquo;h\u00e9sitant pas \u00e0 bousculer les habitudes et les certitudes de l&rsquo;auditeur, avec un go\u00fbt prononc\u00e9 pour l&rsquo;exp\u00e9rimentation de l&rsquo;absurde. Ici, le cirque black metal musette de <strong>Pens\u00e9es Nocturnes<\/strong> va jusqu&rsquo;au bout de la d\u00e9marche avec un album au bon go\u00fbt de France profonde et s\u00e9pia, marqu\u00e9 par une franchouillardise jusqu&rsquo;\u00e0 la parodie, que ce soit le titre des morceaux, grivois au possible, le coffret <em>Pilier de Bar<\/em> ou l&rsquo;ambiance g\u00e9n\u00e9rale des morceaux, n&rsquo;h\u00e9sitant pas \u00e0 ins\u00e9rer des cris de coqs, des samples de docus de l&rsquo;INA qu&rsquo;on imagine ais\u00e9ment en s\u00e9pia, beugler comme des b\u0153ufs sur des m\u00e9lodies de musiques classiques ou massacrer des standards de la chanson des ann\u00e9es 30. <em>Douce Fange<\/em> fleure la France \u00e9ternelle, celle de la cochonaille, du gros rouge, de Giscard, des 4L ou des troquets, le tout dans une dimension parall\u00e8le o\u00f9 ce serait un bordel immense.<\/p>\n\n\n\n<h2>#39 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=65897\">Behemoth &#8211; Opvs Contra Natvram<\/a> (Nuclear Blast) (Pologne)<\/h2>\n\n\n\n<p>Quatre ans apr\u00e8s, <strong>Behemoth<\/strong> offre un successeur \u00e0 <em>I Loved You At Your Darkest<\/em>. Entre temps, <em>Orion<\/em> a sorti<em> Humanoid <\/em>et <em>Generation aXe<\/em> avec <strong>Black River<\/strong>, <em>Seth<\/em> a livr\u00e9 <em>Transmogrification (Partus)<\/em> avec <strong>Nomad<\/strong>, <em>Inferno<\/em> a sorti <em>Saint Desecration<\/em> avec <strong>Azarath<\/strong> et <em>Indian Summer Brought Mushroom Clouds<\/em> avec <strong>Terrestrial Hospice<\/strong>. Quant \u00e0 <em>Nergal<\/em>, il nous a offert deux superbes galettes avec son projet <strong>Me and That Man<\/strong>. Sans compter que pendant la crise sanitaire, <strong>Behemoth<\/strong> a tu\u00e9 le game du livestream avec le monumental live <em>In Absentia Dei<\/em> dans une \u00e9glise abandonn\u00e9e puis un autre pour les trente ans du groupe sur 3 lieux diff\u00e9rents. <em>Nergal<\/em> a eu aussi de multiples ennuis avec la justice polonaise pour blasph\u00e8me, insulte \u00e0 l&#8217;embl\u00eame national etc, bref, le gouvernement polonais n&rsquo;est pas hyper port\u00e9 sur <strong>Behemoth.<\/strong> \u00c7a tombe bien, <em>Nergal<\/em> ne s&rsquo;est pas calm\u00e9, <strong>Behemoth<\/strong> encore moins. <em>Opvs Contra Natvram<\/em> s&rsquo;inscrit dans une veine proche de <em>ILYAYD<\/em>, tant au niveau des influences que des orchestrations tout sauf sobres. C&rsquo;est un album abrasif, agressif, col\u00e9rique, pour autant les titans du blackened death savent aussi ajouter des plages plus atmosph\u00e9riques, ainsi que des moments de chant clair. Remont\u00e9s contre l&rsquo;Eglise, la religion mais aussi l&rsquo;\u00e9poque actuelle et la cancel culture (et tant mieux), <strong>Behemoth<\/strong> sortent de nouveau le boulet de d\u00e9molition pour 48 minutes de cavalcade sauvage et violente. Un album parfait? Presque disons car aussi g\u00e9nial, jouissif, jubilatoire qu&rsquo;il est, il demande plus de temps \u00e0 \u00eatre adopt\u00e9, la faute \u00e0 un manque de morceaux imm\u00e9diatement marquants. Il faut nettement plus de temps pour d\u00e9celer d&rsquo;\u00e9ventuels futurs classiques du groupe. Pass\u00e9 cet \u00e9cueil, <em>Opvs Contra Natvram <\/em>est un album tr\u00e8s tr\u00e8s solide qui continue \u00e0 forger la l\u00e9gende du groupe.<\/p>\n\n\n\n<h2>#38 Wilderun &#8211; Epigone (Century Media) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Ces derniers temps, de plus en plus de groupes ont tendance \u00e0 ne pas se cantonner dans un seul genre parmi les dizaines que compte le metal, mais au contraire d&rsquo;en marier plusieurs. C&rsquo;est le cas de <strong>Wilderun<\/strong>, formation de Boston qui m\u00eale metal prog, sympho avec une touche folk death. Sur le quatri\u00e8me album <em>Epigone<\/em>, on trouve la complexit\u00e9 du prog&rsquo; et des morceaux \u00e0 tiroirs, la richesse des arrangements, la majest\u00e9 et la grandiloquence du sympho. Et, entre deux moments atmosph\u00e9riques, un bon gros growl n\u00e9anderthalien d&rsquo;<em>Evan Anderson Berry<\/em> qui manie aussi bien le chant clair que le guttural. Avec ses morceaux d&rsquo;une incroyable richesse demandant un l\u00e2cher prise total, <em>Epigone<\/em> est un disque \u00e0 part.<\/p>\n\n\n\n<h2>#37 Persefone &#8211; Metanoia (Napalm Records) (Andorre)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/37.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/37-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67560\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/37-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/37-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/37-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/37-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/37.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Officiant depuis 2001, <strong>Persefone<\/strong> fait partie des 5-6 groupes de metal venus&#8230;d&rsquo;Andorre (qui l&rsquo;eut cru mais oui la principaut\u00e9 d&rsquo;Andorre a une sc\u00e8ne metal). Et en plus, on ne peut pas dire que ce soit un groupe d&rsquo;amateurs qui font \u00e7a \u00e0 l&rsquo;arrache. <strong>Persefone<\/strong> propose un death metal progressif extr\u00eamement riche et profond, aux arrangements classieux et aux orchestrations complexes. 6\u00e8me album du groupe, premier chez Napalm Records, <strong>Metanoia<\/strong> propose un univers quasi infinie, \u00e0 l&rsquo;image de la palette vocale de <em>Marc Martins Pia<\/em>, aussi \u00e0 l&rsquo;aise en chant clair qu&rsquo;au growl. Tour \u00e0 tour a\u00e9rien et brutal, <em>Metanoia<\/em> est un long voyage immersif qui r\u00e9v\u00e8le bien des tr\u00e9sors cach\u00e9s au fil des \u00e9coutes.<\/p>\n\n\n\n<h2>#36 Lux Incerta &#8211; Dark Odyssey (Klonosphere) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>Dix ans apr\u00e8s <em>A Decade of Dusk<\/em>, les Nantais de <strong>Lux Incerta<\/strong> sortent leur deuxi\u00e8me album en 22 ans d&rsquo;existence, cette fois chez Klonosphere, le label pourvoyeur de p\u00e9pites prog et autres. <strong>Lux Incerta<\/strong> propose un doom (voire doom-death) progressif, prenant le temps de son propos et n&rsquo;ayant rien \u00e0 envier \u00e0 <strong>My Dying Bride<\/strong>, <strong>Cathedral<\/strong>, <strong>Paradise Lost<\/strong> et <strong>Swallow The Sun<\/strong>, un doom classieux, lancinant et douloureux. Pour marquer les esprits d\u00e8s le d\u00e9part et se faire plaisir, le combo d\u00e9barque avec rien de moins qu&rsquo;un morceau de 15min30s. Pourtant rien de roboratif comme \u00e7a peut \u00eatre le cas parfois pour des groupes comme <strong>Monolord<\/strong>, bien au contraire. D\u00e8s le d\u00e9but, on a une d\u00e9monstration de classe et de panache, et <strong>Lux Incerta<\/strong> nous offre au fil des 7 titres qui \u00e9grainent <em>Dark Odyssey <\/em>rien de moins que la quintessence du genre.<\/p>\n\n\n\n<h2>#35 The Gathering &#8211; Beautiful Distortion (Psychonaut Records) (Pays-Bas)<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>The Gathering<\/strong> revient d&rsquo;entre les morts. Apr\u00e8s le d\u00e9part en 2014 de la bassiste qui laissait pr\u00e9sager la fin du groupe, trois ans plus tard, c&rsquo;est l&rsquo;historique <em>Hugo Prinsen Geerligs<\/em> qui revenait \u00e0 la 4 cordes, mais pas d&rsquo;albums \u00e0 l&rsquo;horizon. Et finalement, un peu moins de 10 ans apr\u00e8s <em>Afterwards<\/em>, le groupe hollandais revient pour un 11\u00e8me opus \u00e0 la pochette \u00e9nigmatique et toujours avec <em>Silje Wergeland<\/em> au micro. <em>Silje Wergeland<\/em> qui, en 2009, prenait le relais du monument <em>Anneke van Giersbergen<\/em> avec brio. <em>Silje Wergeland <\/em>qui nous offre un pur moment de douceur et de gr\u00e2ce durant les 48 minutes qui peuplent l&rsquo;album, entourant l&rsquo;auditeur d&rsquo;une bulle ouat\u00e9e qui le fait d\u00e9coller des horreurs de ce monde. Quand on \u00e9coute <em>Beautiful Distortion<\/em>, ses compositions toutes en d\u00e9licatesse qui offrent une v\u00e9ritable m\u00e9ditation, on oublie tout le reste, berc\u00e9 par les vocalises de <em>Silje Wergeland<\/em> et rien que pour \u00e7a, <em>Beautiful Distortion<\/em> est un album indispensable. De plus, les compositions sont aussi riches que vari\u00e9es et ex\u00e9cut\u00e9es \u00e0 merveille.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"The Gathering - STRONGER\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/CnU3S27doPI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#34 Sylvaine &#8211; Nova (Season of Mist) (Norv\u00e8ge)<\/h2>\n\n\n\n<p>Deux ans apr\u00e8s son split EP avec le canadien <strong>Unreqvited<\/strong>, la norv\u00e9gienne <strong>Sylvaine<\/strong> revient pour un quatri\u00e8me album. Au programme du menu concoct\u00e9 par ce one-woman band, un blackgaze tr\u00e8s alcestien o\u00f9 les moments de gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat pur se m\u00eale \u00e0 des morceaux purement black 90&rsquo;s d&rsquo;une violence inouie. Dans les deux registres, <strong>Sylvaine<\/strong> s&rsquo;en sort \u00e0 merveille, la gr\u00e2ce et la fureur se m\u00e9langeant parfaitement pour nous livrer 7 pistes et autant de p\u00e9pites qui font voyager loin, tr\u00e8s loin dans les for\u00eats denses o\u00f9 la beaut\u00e9 et la menace se conjuguent \u00e0 merveille.<\/p>\n\n\n\n<h2>#33 Fallujah &#8211; Empyrean (Nuclear Blast) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Ayant commenc\u00e9 dans le deathcore, les californiens de <strong>Fallujah<\/strong> (rien \u00e0 voir avec un membre des Nuls&#8230;.bon ok, elle \u00e9tait facile celle-l\u00e0) s&rsquo;est hiss\u00e9 dans les incontournables de la sc\u00e8ne death technique voire death prog am\u00e9ricaine, et ce malgr\u00e9 une instabilit\u00e9 chronique au niveau du line-up (sans \u00e9galer <strong>Megadeth<\/strong>, la liste des personnes qui se sont succ\u00e9d\u00e9es \u00e0 la gratte ou au chant est longue comme le bras). Derniers mouvements en date, le bassiste <em>Rob Morey<\/em> qui est parti apr\u00e8s 22 ans de bons et loyaux services et remplac\u00e9 par <em>Evan Brewer<\/em>, et le chanteur <em>Antonio Palermo<\/em> (qui rempla\u00e7ajt <em>Alex Hofmann<\/em>) remplac\u00e9 par <em>Kyle Schaefer<\/em>. Malgr\u00e9 tous ces changements, <strong>Fallujah<\/strong> en est \u00e0 son cinqui\u00e8me album et livre avec <em>Empyrean<\/em> une \u0153uvre majestueuse, magnifi\u00e9e par le mix de <em>Mark Lewis<\/em>, collaborateur du groupe depuis 2016 et derri\u00e8re le mix du dernier <strong>Krisiun<\/strong>. Riche et complexe, entre morceaux martiaux et plages plus atmosph\u00e9riques, o\u00f9 le growl de <em>Shaefer<\/em> est accompagn\u00e9 des voix plus \u00e9th\u00e9r\u00e9es de <em>Katie Thompson<\/em> (<strong>Chiasma<\/strong>) ou de <em>Tori Letzler<\/em>, <em>Empyrean <\/em>impressionne \u00e0 chaque instant entre technique impressionnante, compositions alambiqu\u00e9es et purs moments d&rsquo;\u00e9motion brute.<\/p>\n\n\n\n<h2>#32 Pilori &#8211; Quand Bien M\u00eame l&rsquo;Enfer et le D\u00e9luge S&rsquo;abattraient sur Nous (Terrain Vague Records) (France)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/32.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/32-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67561\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/32-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/32-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/32-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/32-768x769.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/32.jpg 1199w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Form\u00e9 en 2016, le groupe rouennais <strong>Pilori<\/strong> sort son deuxi\u00e8me album, au titre hyper badass <em>Quand Bien M\u00eame l&rsquo;Enfer et D\u00e9luge S&rsquo;Abattraient Sur Nous<\/em>. M\u00ealant grindcore, hardcore, black metal et crust, c&rsquo;est un album d&rsquo;une noirceur inou\u00efe, d&rsquo;une violence de chaque instant, dense, compact et \u00e9touffant. Vocalement, on a l&rsquo;impression d&rsquo;entendre le <strong>Napalm Death<\/strong> du dernier album et musicalement, c&rsquo;est un bulldozer. Et quand on croit avoir eu notre quota de beignes, le dernier morceau envoie un \u00e9norme pav\u00e9 dans la gueule. C&rsquo;est pas un album, c&rsquo;est un monstre, un Leviathan, un Kraken, un monument de destruction chirurgical hyper jouissif. Les superlatifs s&rsquo;enchainent et font figure d&rsquo;euph\u00e9misme.<\/p>\n\n\n\n<h2>#31 Ibaraki &#8211; Rashomon (Nuclear Blast) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Ibaraki<\/strong>, c&rsquo;est un peu comme cette personne qui te fait esp\u00e9rer en te disant qu&rsquo;il y a moyen mais pas maintenant et au bout d&rsquo;un moment, \u00e7a tient presque du serpent de mer. \u00c7a fait 10 ans que <em>Matt K Heafy<\/em> de <strong>Trivium <\/strong>nous disait qu&rsquo;il r\u00eavait de faire un projet black metal avec <em>Ihsahn<\/em>. Les ann\u00e9es ont pass\u00e9 avec une annonce qui revenait r\u00e9guli\u00e8rement mais \u00e7a ressemblait \u00e0 de l&rsquo;effet de communication. Et soudain, apr\u00e8s 10 ans d&rsquo;attente, le projet tant attendu d\u00e9boule. <strong>Ibaraki<\/strong> est-il le projet black metal tant attendu ? Non. Parce que d&rsquo;une, le r\u00e9sultat d\u00e9passe largement les attentes, m\u00eame quand on connait le niveau de qualit\u00e9 des albums de <strong>Trivium<\/strong>. Et non, parce que ce n\u2019est pas tout \u00e0 fait du black metal. <strong>Ibaraki <\/strong>est avant tout un projet hyper personnel de <em>Heafy<\/em>, m\u00eame s&rsquo;il est entour\u00e9 d\u2019<em>Alex Bent<\/em>, <em>Paolo Gregoletto<\/em>, et <em>Corey Beaulieu<\/em>, tous membres de <strong>Trivium<\/strong>, mais aussi d&rsquo;<em>Ihsahn<\/em> \u00e0 la production qui apporte sa patte black, ainsi que de guests comme <em>Ihsahn <\/em>et sa famille (sa femme <em>Ihriel<\/em>, ses enfants <em>Angell<\/em> et <em>Ariadne<\/em>), <em>Nergal<\/em> mais aussi (et c&rsquo;est le gros choc) <em>Gerard Way<\/em> de <strong>My Chemical Romance<\/strong>. Musicalement, on retrouve beaucoup de gimmicks black metal, que ce soit dans la batterie comme dans le tremolo picking et les riffs incisifs. Mais \u00e9galement beaucoup de chant clair, <em>Heafy<\/em> faisant l&rsquo;aller-retour entre un chant clair de grande classe et d\u00e9fon\u00e7age de corde vocale. <em>Heafy<\/em> se d\u00e9fonce \u00e0 200% sur ce projet o\u00f9 il rend hommage \u00e0 ses racines japonaises. Les guests apportent un truc en plus. <em>Akumu<\/em> avec <em>Nergal<\/em> ne d\u00e9pareillerait pas sur un album de <strong>Behemoth<\/strong>, <em>Susanoo no Mikoto<\/em> avec le clan <em>Ihsahn <\/em>est un bijou limite black progressif, et <em>Way<\/em> d\u00e9coche un growl hallucinant \u00e0 mille lieues de son registre habituel sur <em>R\u014dnin<\/em>. <em>Rashomon<\/em>, du nom du chef d&rsquo;oeuvre imputrescible de Kurosawa, est une conjugaison de talents o\u00f9 tout le monde donne le meilleur de soi. Magnifi\u00e9 par une superbe prod, ponctu\u00e9 au d\u00e9but et \u00e0 la fin par des \u00e9lans de musique balkanique (comme un hommage \u00e0 Dersou Ouzala?), <em>Rashomon<\/em> transcende les codes du black pour se poser comme l&rsquo;une des \u0153uvres les plus ambitieuses et audacieuses de l&rsquo;ann\u00e9e. De celles dont il est impossible de se lasser.<\/p>\n\n\n\n<h2>#30 Nordjevel &#8211; Gnavh\u00f2l (Indie Recordings) (Norv\u00e8ge)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/30.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/30-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67520\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/30-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/30-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/30-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/30-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/30.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Nom de Zeus, Marty, on a cal\u00e9 avec la DeLorean et on est rest\u00e9 coinc\u00e9 en Norv\u00e8ge au milieu des ann\u00e9es 90!\u00a0\u00bb. Et non, on est bien en 2022 et il s&rsquo;agit du troisi\u00e8me album du groupe norv\u00e9gien <strong>Nordjevel<\/strong>, groupe fond\u00e9 par <em>Doesadmiral<\/em> de <strong>Doedsvangr<\/strong>, <em>DezeptiCunt<\/em>,<em> Nord<\/em> (<strong>Echoes of Sanity<\/strong>) et <em>F. Widigs<\/em> de <strong>Marduk<\/strong> autour d&rsquo;un amour pour les basiques du trve black metal (et \u00e7a c&rsquo;est cool). Si les deux derniers ont quitt\u00e9 le navire,<strong> Nordjevel<\/strong> garde le cap d&rsquo;un black metal simple, pur, bio, Label Rouge et IGP de Norv\u00e8ge. Du blast beat, des tremolo pickings, des riffs de malade, une voix infernale et une ambiance bien violente, bref du pur black metal bien evil. Et \u00e7a colle une mandale \u00e0 faire tourner les t\u00eates \u00e0 180 degr\u00e9s fa\u00e7on l&rsquo;Exorciste.<\/p>\n\n\n\n<h2>#29 Watain &#8211; The Agony &amp; Ecstasy of Watain (Nuclear Blast) (Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n\n<p>Septi\u00e8me album en 25 ans d&rsquo;existence pour les Su\u00e9dois de <strong>Watain<\/strong>. <strong>Watain<\/strong> qui, pour l&rsquo;occasion, sort un album hors normes puisqu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 en condition live dans une ancienne \u00e9glise. On retrouve bien s\u00fbr le black metal brut de d\u00e9coffrage, martial, agressif et blasph\u00e9matoire de <strong>Watain<\/strong>, mais \u00e9galement une plus grande vari\u00e9t\u00e9 dans les structures, \u00e0 l&rsquo;ambiance lourde et envo\u00fbtante. D&rsquo;une pr\u00e9cision chirurgicale, le black de <strong>Watain<\/strong> distille une ambiance d\u00e9licieusement malsaine et s&rsquo;aventure vers de nouvelles contr\u00e9es comme on peut le voir avec l&rsquo;aussi surprenant que magnifique <em>We Remain<\/em> avec le superbe feat de <em>Farida Lemouchi<\/em> (<strong>Molasses<\/strong>, ex-<strong>The Devil&rsquo;s Blood<\/strong>, veuve de <em>Selim Lemouchi<\/em>) et sa voix aussi \u00e0 fois dramatique et puissante et dont la dualit\u00e9 avec le chant hargneux de <em>Erik Danielsson<\/em> est du plus bel effet. A n&rsquo;en pas douter, le Watain cuv\u00e9e 2022 s&rsquo;annonce comme un des plus gros albums du genre de l&rsquo;ann\u00e9e 2022.<\/p>\n\n\n\n<h2>#28 Animal Triste- Night of the Loving Dead (m\/2l music) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>J&rsquo;\u00e9tais pas parti pour \u00e9couter <strong>Animal Triste<\/strong>, le casting (des mecs de <strong>La Maison Tellier<\/strong>, de <strong>Radio Sofa<\/strong> et de <strong>Darko<\/strong>, autant de groupes que je ne connais pas, ou juste le premier de nom) ne m&rsquo;attirait pas plus que \u00e7a, le fait de designer le A comme un triangle, j\u2019ai du mal avec les groupes qui font ce genre de trucs, \u00e0 de rares exceptions pr\u00e8s. Mais le fait de savoir que le groupe a des influences comme <strong>Nick Cave<\/strong>, <strong>16 Horsepower<\/strong> et surtout <strong>Black Rebel Motorcycle Club<\/strong>, \u00e7a a suscit\u00e9 ma curiosit\u00e9, et le fait que <em>Peter Hayes <\/em>de <strong>BRMC <\/strong>en personne est venu taquiner de la gratte a achev\u00e9 de me convaincre.<br>Bien m&rsquo;en a pris, car on a bel et bien l\u00e0 un bijou du rock hexagonal, \u00e0 l&rsquo;instar de <strong>Patr\u00f3n<\/strong> en 2020, de <strong>7 Weeks<\/strong> ou de <strong>Lizzard<\/strong>. Tapant de la coldwave\/darkwave sur le premier morceau, <em>Night of the Loving Dead<\/em>, deuxi\u00e8me album du groupe, se mue en pur plaisir de rock classique, \u00e0 coups de guitare abrasive et port\u00e9 par la superbe voix du chanteur. Un rock \u00e0 la fois \u00e9nergique, hyper p\u00e9chu, tubesque en diable et s&rsquo;ancrant parfaitement dans une m\u00e9t\u00e9o hivernale. On peut \u00e9couter aussi bien dans les beaux jours pour rouler \u00e0 fond toutes fen\u00eatres ouvertes ou \u00e0 l&rsquo;inverse pour danser en pull au coin de la chemin\u00e9e. Et \u00e7a se termine par un acoustique certes classique mais hyper bien amen\u00e9. Bref, <strong>Animal Triste<\/strong> c&rsquo;est l&rsquo;antidote \u00e0 <strong>Feu Chatterton<\/strong>, d\u00e9j\u00e0 parce que contrairement \u00e0 ces derniers, \u00e7a ne donne pas envie d&rsquo;\u00eatre sourd au bout de deux notes, le chant est prenant, il n&rsquo;y a aucune pr\u00e9tention et pas ce c\u00f4t\u00e9 po\u00e8te maudit qui plait tant \u00e0 la culture institutionnelle. Bref, c&rsquo;est la preuve qu&rsquo;il y a aussi en France un tr\u00e8s bon rock loin de la soupe si ch\u00e8re \u00e0 Taratata. Dans votre cul le jury des victoires de la musique<\/p>\n\n\n\n<h2>#27 Kampfar &#8211; Til Klovers Takt (Indie Recordings) (Norv\u00e8ge)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/27.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/27-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67562\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/27-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/27-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/27-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/27.jpg 960w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Fond\u00e9 en 1994, <strong>Kampfar<\/strong> fait partie de ces historiques du black metal norv\u00e9gien des 90s. Avec neuf albums \u00e0 leur actif, les hommes de <em>Per-Joar \u00ab\u00a0Dolk\u00a0\u00bb Spydevold<\/em> n&rsquo;ont plus grand chose \u00e0 prouver tant leur place est indiscutable. C&rsquo;est pourtant le couteau entre les dents qu&rsquo;ils sortent cette neuvi\u00e8me offrande <em>Til Klovers Takt<\/em>, pur concentr\u00e9 d&rsquo;un black metal pagan aux accents parfois folk metal avec des orchestrations \u00e9piques nous renvoyant dans la Norv\u00e8ge du fond des \u00e2ges. Orn\u00e9 d&rsquo;une superbe pochette et b\u00e9n\u00e9ficiant d&rsquo;une prod bien classe, le dernier<strong> Kampfar<\/strong> invite \u00e0 un voyage m\u00e9ditatif du plus bel effet.<\/p>\n\n\n\n<h2>#26 &nbsp;ex aequo C\u00e9leste &#8211; Assassine(s) (Nuclear Blast) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>Et de 6 pour les Lyonnais de C\u00e9leste qui prouvent que la sc\u00e8ne black fran\u00e7aise poss\u00e8de un \u00e9norme vivier de talents. Orn\u00e9 d&rsquo;une pochette sublime (comme d&rsquo;hab), Assassine(s) est un album difficilement classable avec ce black metal un brin post-hardcore et un brin sludge, tour \u00e0 tour \u00e9th\u00e9r\u00e9 et brutal, o\u00f9 les arp\u00e8ges atmos se conjugue avec un growl agressif mais \u00e9galement des passages surprenant comme <em>(A)<\/em> et ses nappes \u00e9lectro coupl\u00e9es \u00e0 une section rythmique d\u00e9moniaque. La douceur n&rsquo;est qu&rsquo;apparente et les paroles lourdes de sens sur des th\u00e9matiques parfois difficiles le rappellent.<\/p>\n\n\n\n<h2>#26 Gaerea &#8211; Mirage (Season of Mist) (Portugal)<\/h2>\n\n\n\n<p>Deux ans apr\u00e8s le monstrueux <em>Limbo<\/em> qui avait plac\u00e9 la barre tr\u00e8s haut (un comble pour un album qui s&rsquo;appelle<em> Limbo<\/em>&#8230;&#8230;eh vous l&rsquo;avez celle-l\u00e0?), le combo portugais de Black Metal \u00e0 capuche (comme <strong>Mgla<\/strong> et d&rsquo;autres) <strong>Gaerea<\/strong> revient avec <em>Mirage<\/em>. Si <em>Limbo<\/em> \u00e9tait une bombe, <em>Mirage<\/em> est un putain de missile \u00e0 t\u00eates nucl\u00e9aires, un concentr\u00e9 de puissance d\u00e9vastatrice, une orchestration qui balaie tout sur son passage, huit morceaux et autant de d\u00e9flagration. Autant dire qu&rsquo;on se prend une telle branl\u00e9e qu&rsquo;en sortant, on parle tous portugais. Obrigado!<\/p>\n\n\n\n<h2>#25 Clutch &#8211; Sunrise On Slaughter Beach (Weathermaker Music) (USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai d\u00e9couvert <strong>Clutch<\/strong> y a de cela presque 10 ans lors de mon voyage retour de Nouvelle-Z\u00e9lande \u00e0 bord d&rsquo;un vol de la Cathay Pacific. L&rsquo;album en question, c&rsquo;\u00e9tait <em>Earth Rockers<\/em> (il y avait un super choix de musique dans cet avion) et depuis, mon amour pour ce groupe n&rsquo;a jamais cess\u00e9. Il faut dire que la bande \u00e0 <em>Neil Fallon <\/em>sort r\u00e9guli\u00e8rement des missiles. Quatre ans apr\u00e8s <em>Book of Bad Decisions<\/em> et deux ans apr\u00e8s la friandise <em>Weathermaker Vault Series vol. 1<\/em>, les gars de Germantown, Maryland nous sortent un 13\u00e8me album avec la ferme intention de donner de la p\u00eache aux gens dans un contexte social difficile. Le titre ressemble \u00e0 un remix d&rsquo;un titre de slasher des 80s, la pochette jongle entre Moebius, M\u00e9zi\u00e8res et autres g\u00e9ants de la BD de SF. Mais d\u00e8s qu&rsquo;on appuie sur play, aucun doute, <em>Sunrise on Slaughter Beach<\/em> est l&rsquo;explosion d&rsquo;une usine \u00e0 tubes, une \u00e9jaculation de titres tous plus jouissifs les uns que les autres, un truc \u00e9nergique et puissant blind\u00e9 de m\u00e9lodies accrocheuses, de refrains imm\u00e9diats, de riffs patate, bref une d\u00e9charge de rock pur et dur \u00e0 faire danser une arm\u00e9e de t\u00e9trapl\u00e9giques.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Clutch - Slaughter Beach\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/dxa9xqe4UNA?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#24 ex aequo Soilwork &#8211; \u00d6vergivenheiten (Nuclear Blast) (Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n\n<p>Comme <strong>Amon Amarth<\/strong> et <strong>Arch Enemy<\/strong>, <strong>Soilwork<\/strong> sort l\u00e0 un 12\u00e8me album. <em>\u00d6vergivenheiten<\/em> a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 en trois sessions \u00e9tal\u00e9e sur un an. De quoi donner au groupe la possibilit\u00e9 de bien peaufiner leur nouvel effort. Et le moins qu&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est que \u00e7a se voit. <em>\u00d6vergivenheiten <\/em>est un petit bijou bas\u00e9 sur un \u00e9crin death m\u00e9lodique sur lequel <strong>Soilwork <\/strong>signe une musique tr\u00e8s large, avec des incursions dans le heavy et le prog&rsquo;, avec de multiples changements de plans, des architectures plus complexes qu&rsquo;elles ne le paraissent et un <em>Bj\u00f6rn \u00ab\u00a0Speed\u00a0\u00bb Strid <\/em>qui offre une palette vocale compl\u00e8te, du growl \u00e0 un chant clair du plus bel effet. Alternant les registres tant sur le plan du rythme que du chant, <strong>Soilwork<\/strong> reste ancr\u00e9 dans ses origines tout en n&rsquo;h\u00e9sitant pas \u00e0 naviguer. Le r\u00e9sultat n&rsquo;en est que plus riche et passionnant.<\/p>\n\n\n\n<h2>#24 Somali Yacht Club &#8211; The Space (Season of Mist) (Ukraine)<\/h2>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 le contexte tragique qu\u2019on connait, <strong>Somali Yacht Club<\/strong> (un des noms les plus cool de la sc\u00e8ne) sort <em>The Space<\/em>, troisi\u00e8me effort et successeur de <em>The Sun<\/em> et <em>The Sea<\/em>, chez Season of Mist. <strong>Somali Yacht Club<\/strong> c&rsquo;est un stoner hyper classe coupl\u00e9 \u00e0 un doom massif et des touches de post-rock rac\u00e9. \u00c7a commence fort avec deux ogives puis arrive <em>Obscurum<\/em>, d\u00e9sanussage au mortier de 50, v\u00e9ritable machine \u00e0 fendre des culs par paquets de 12. Tout y est, un riffing de mammouth, une basse tonitruante, un mur de son digne des vieux <strong>Mogwai<\/strong> entourant une voix d&rsquo;ange et un putain de refrain. Pour conclure, on finit par un morceau d&rsquo;anthologie de 12 minutes qui vient finir le taf. Avec classe et panache, <strong>Somali Yacht Club<\/strong> nous offre un monument du genre, une baffe monstrueuse, rien de moins.<\/p>\n\n\n\n<h2>#23 ex aequo Mis\u00feyrming &#8211; Me\u00f0 hamri (Norma Evangelium Diaboli) (Islande)<\/h2>\n\n\n\n<p>La grosse distortion sur les premi\u00e8res secondes de <em>Me\u00f0 hamri <\/em>annonce la couleur. Trois ans apr\u00e8s <em>Algleymi<\/em>, <strong>Mis\u00feyrming <\/strong>revient avec un troisi\u00e8me album, concentr\u00e9 de violence brute et de rage, mais aussi \u00e9trangement m\u00e9lodique. Les grognards de Reykjavik nous sortent une \u0153uvre rugueuse, un black metal malfaisant et hargneux, dense, compact et chaotique \u00e0 souhait, un opus venu d&rsquo;ailleurs, de l&rsquo;int\u00e9rieur m\u00eame des forces telluriques d&rsquo;Islande. Superbe.<\/p>\n\n\n\n<h2>#23 Voivod &#8211; Synchro Anarchy (Century Media) (Canada)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/231.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/231-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67563\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/231-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/231-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/231-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/231.jpg 887w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Et de 15 pour les piliers canadiens du thrash <strong>Voivod<\/strong>, groupe qui a marqu\u00e9 le genre au fer rouge \u00e0 coups d&rsquo;albums cultes aux artworks barr\u00e9s, et au line-up qui a vu passer des mecs comme l&rsquo;ex-<strong>Metallica<\/strong> <em>Jason Newsted<\/em>, <em>Piggy d&rsquo;Amour<\/em> ou <em>Eric Forrest<\/em> (<strong>E-Force<\/strong>). <em>Synchro Anarchy<\/em> ne d\u00e9roge pas \u00e0 la r\u00e8gle avec ce thrash progressif tournant autour de la SF. Un thrash l\u00e9ch\u00e9 avec des compositions os\u00e9es aux constructions aussi \u00e9l\u00e9gantes que d\u00e9mentielles avec des lignes de basses et des riffs complexes aux variations \u00e0 faire r\u00eaver n&rsquo;importe quel fan de jazz non allergique aux guitares ac\u00e9r\u00e9es. Et que dire du chant de <em>Denis B\u00e9langer<\/em> \u00e0 la palette hyper large. Tour \u00e0 tour groovy et agressif avec toujours beaucoup de classe, <em>Synchro Anarchy<\/em> est l&rsquo;album de thrash ultime de l&rsquo;ann\u00e9e. Dans un genre aussi balis\u00e9 et restrictif que le thrash, <strong>Voivod<\/strong> fait office d&rsquo;\u00e9lectron libre pour le plus grand bonheur des fans.<\/p>\n\n\n\n<h2>#22 Blut Aus Nord &#8211; Disharmonium &#8211; Undreamable Abysses (Debemur Morti Productions) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>Depuis 25 ans, <strong>Blut Aus Nord<\/strong> ne s&rsquo;arr\u00eate pas. Trois ans \u00e0 peine apr\u00e8s le magistral <em>Hallucinogen<\/em>, les Normands reviennent. En temps, <em>Vindsval<\/em> a pu m\u00eame se faire un petit kiff black metal vintage avec <strong>Forhist<\/strong>. Si <em>Hallucinogen<\/em> flirtait avec un certain psych\u00e9d\u00e9lisme, <em>Disharmonium &#8211; Undreamable Abysses<\/em> renoue avec les ambitions cosmogoniques de la trilogie <em>777<\/em>. Un pur album d&rsquo;influence lovecraftienne donc, aux accents indus, disharmonique, chaotique et ne cherchant pas \u00e0 placer l&rsquo;auditeur en zone de confort mais plut\u00f4t \u00e0 le placer dans un univers de peur dans ce qu&rsquo;elle a de visc\u00e9ral. Un univers cauchemardesque incroyablement immersif port\u00e9 par une batterie supersonique, des riffs compl\u00e8tement dissonants, de choeurs fant\u00f4matiques et d&rsquo;accords qui cultivent une sensation de malaise. Si on devait faire un voyage dans nos peurs les plus enfouies, <em>Disharmonium &#8211; Undreamable Abysses<\/em> en serait la bande-son.<\/p>\n\n\n\n<h2>#21 Elder &#8211; Innate Passage (Stickman Records) (USA\/Allemagne)<\/h2>\n\n\n\n<p>2 ans apr\u00e8s <em>Omens<\/em> et m\u00eame pas un an apr\u00e8s l&rsquo;excellente collaboration avec <strong>Kadavar<\/strong>, les anciens am\u00e9ricains et n\u00e9o-germains <strong>Elder<\/strong> se fendent d&rsquo;un sixi\u00e8me album. Ramass\u00e9 (5 titres pour 55 minutes), <em>Innate Passage<\/em> est pourtant tout sauf roboratif, car le stoner progressif d&rsquo;<strong>Elder<\/strong> nous gratifie d&rsquo;une majest\u00e9 de tous les instants, de riffs statosph\u00e9riques, d&rsquo;\u00e9lans atmosph\u00e9riques, de moments suspendus, d&rsquo;envol\u00e9es lyriques, le tout avec virtuosit\u00e9 et classe. Malgr\u00e9 la dur\u00e9e des morceaux, se priver d&rsquo;un tel bijou constituerait un crime contre le go\u00fbt.<\/p>\n\n\n\n<h2>#20 Seven Nines and Tens &#8211; Over Opiated in a Forest of Whispering Speakers (Willowtip) (Canada)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/20.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/20-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67519\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/20-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/20-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/20.jpg 700w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Une des plus belles surprises de l&rsquo;ann\u00e9e vient du Canada et de la sc\u00e8ne underground. Apr\u00e8s deux efforts instrumentaux, <strong>Seven Nines and Tens<\/strong> utilisent enfin le chant, dans un registre chaleureux et m\u00e9lancolique digne de<em> Layne Staley<\/em> ou de <em>Jerry Cantrell<\/em>. Musicalement, c&rsquo;est compl\u00e8tement fou, du metal prog\/post-metal\/math metal coupl\u00e9 \u00e0 des notes de jazz, de classic rock, de doom&#8230; Le batteur a une palette hyper large, la basse varie entre lignes \u00e9l\u00e9gantes presque jazz et notes plus sombre le tout avec une technique folle, et la guitare alterne arp\u00e8ges classique et riffs plus massifs. Bref, \u00e7a s&rsquo;\u00e9coute plusieurs fois, chaque morceau varie plusieurs fois de rythme et de registre, au point de faire un album truff\u00e9 de p\u00e9pites et inclassable.<\/p>\n\n\n\n<h2>#19 Saor &#8211; Origins (Season of Mist) (Ecosse)<\/h2>\n\n\n\n<p>One-man band \u00e9cossais, <strong>Saor<\/strong> \u00e9volue depuis d\u00e9j\u00e0 10 ans dans ce qu&rsquo;<em>Andy Marshall<\/em> qualifie de metal cal\u00e9donien (rien \u00e0 voir avec la Nouvelle-Cal\u00e9donie, mais plut\u00f4t la r\u00e9gion d&rsquo;Ecosse, pas le m\u00eame climat pour le coup). Du black folkisant \u00e9pique, superbement produit et mettant en avant des instruments traditionnels au service d&rsquo;un black tant\u00f4t sombre tant\u00f4t \u00e9th\u00e9r\u00e9, voil\u00e0 la recette de <strong>Saor<\/strong> qui offre ici son cinqui\u00e8me album. Un album en guise de voyage o\u00f9 la violence de la houles marines et des combats se dispute \u00e0 des moments plus contemplatifs voire spirituels. Riche en \u00e9motions, hyper cr\u00e9atifs, g\u00e9n\u00e9reux, <em>Origins<\/em> transporte litt\u00e9ralement dans un autre monde. Un univers mis en musique avec une production magistrale qui met en valeur chaque instrument et les variations vocales de <em>Marshall<\/em>. Magique.<\/p>\n\n\n\n<h2>#18 A.A. Williams &#8211; As The Moon Rests (Bella Union) (Angleterre)<\/h2>\n\n\n\n<p>Depuis ses d\u00e9buts, <strong>A.A. Williams<\/strong> fait preuve d&rsquo;une belle r\u00e9gularit\u00e9. Ainsi, un an apr\u00e8s son intimiste <em>Songs From Isolation<\/em>, l&rsquo;anglaise revient avec un album dans la lign\u00e9e de ce qu&rsquo;elle a pu faire en split avec <strong>Mono<\/strong> : un post-rock un brin prog, o\u00f9 sa voix \u00e9th\u00e9r\u00e9e est soulign\u00e9e par des guitares lourdes et abrasives, le tout port\u00e9e par une superbe prod pour un r\u00e9sultat d&rsquo;une beaut\u00e9 diaphane et d&rsquo;une classe folle. Chaque morceau est plus beau l&rsquo;un que l&rsquo;autre.<\/p>\n\n\n\n<h2>#17 Disillusion &#8211; Ayam (Prophecy Records) (Allemagne)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/17.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/17-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67564\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/17-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/17-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/17-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/17-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/17.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Quatri\u00e8me album au compteur pour les saxons de <strong>Disillusion<\/strong>, groupe form\u00e9 en 1994 et qui a connu un gap de 13 ans entre le deuxi\u00e8me et le troisi\u00e8me effort, en raison notamment de la traditionnelle instabilit\u00e9 du line-up qu&rsquo;on retrouve souvent dans le metal extr\u00eame. Arm\u00e9 d&rsquo;un nouveau bassiste-backeux, <strong>Disillusion<\/strong> d\u00e9boule avec un album complexe, riche, passionnant et offrant un death m\u00e9lodique progressif g\u00e9n\u00e9reux, alternant les moments rugueux, les plages contemplatives et balan\u00e7ant m\u00eame des morceaux fleuves qui alternent les deux. Le trio guitare\/basse est \u00e0 la fois impeccable techniquement mais en plus envoie des arp\u00e8ges, des lignes de basses fluides, limpides et d&rsquo;une d\u00e9licieuse finesse, quand <em>Martin Schulz<\/em> frappe tout en subtilit\u00e9 et niveau voix, le chant clair fait franchement penser \u00e0 <em>Jonas Renkse<\/em> de <strong>Katatonia<\/strong>. En somme, c&rsquo;est un v\u00e9ritable voyage que nous offre <em>Ayam<\/em>. Un voyage pas toujours tranquille, o\u00f9 les moments de flottements alternent \u00e0 merveille avec les zones de turbulences.&nbsp; Encore une fois, le label Prophecy fait tr\u00e8s fort.<\/p>\n\n\n\n<h2>#16 Besvarjelsen &#8211; Atlas (Magnetic Eye Records)(Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 un nom impronon\u00e7able et impossible \u00e0 se rappeler, <strong>Besv\u00e4rjelsen<\/strong>, formation de stoner-doom, signe un album marquant \u00e0 plus d&rsquo;un titre. A sa musique m\u00ealant les riffs gras du stoner \u00e0 l&rsquo;implacable robustesse d&rsquo;un doom massif et puissant, les Su\u00e9dois couple le chant \u00e9th\u00e9r\u00e9 d&rsquo;une <em>Lea Amling Alazam <\/em>qui colle les larmes et les poils \u00e0 chacune de ses interventions. En premier lieu le refrain magistral sur <em>Paradise<\/em>, mais impossible de ne pas mentionner <em>Acheron<\/em>, <em>Claude <\/em>ou <em>House of the Burning Light<\/em>. C&rsquo;est bien simple, avec 10 titres pour autant de perles, Atlas se conjugue au plus-que-parfait.<\/p>\n\n\n\n<h2>#15 Cave In &#8211; Heavy Pendulum (Relapse Records)(USA)<\/h2>\n\n\n\n<p>Sous cette sublime pochette (une des plus belles de l&rsquo;ann\u00e9e) se cache le 7\u00e8me albums des Massachussettois de <strong>Cave In<\/strong>. D\u00e9finir la musique de <strong>Cave In<\/strong> n&rsquo;est pas ais\u00e9 tant elle \u00e9volue m\u00eame au fil de l&rsquo;album. On c\u00f4toie un hardcore implacable, un post-hardcore atmosph\u00e9rique, des riffs bien gras et hypnotique de stoner. L&rsquo;implication de <em>Brodsky <\/em>dans l&rsquo;album de <strong>Converge &amp; Chelsea Wolfe s<\/strong>e ressent dans les textures parfois complexes sur ce <em>Heavy Pendulum.<\/em> La voix de <em>Brodsky<\/em> fait merveille, tour \u00e0 tour en clair ou dans un registre plus rugueux, mais \u00e0 chaque fois surpuissante. Mentionnons aussi les structures des morceaux avec des breaks hallucinants, des riffs classieux, une basse massive. Un album comme \u00e7a ne peut appeler que des superlatifs tant c&rsquo;est aussi riche que beau. Bref, c&rsquo;est stratosph\u00e9rique.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"CAVE IN - Reckoning (Official Music Video)\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/u0avy3DwKcU?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#14 Hangman&rsquo;s Chair &#8211; A Loner (Nuclear Blast) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>Depuis leurs d\u00e9buts en 2005, les franciliens de <strong>Hangman&rsquo;s Chair<\/strong> d\u00e9livrent des salades de phalanges de mammouth dans la gueule des auditeurs. Quatre apr\u00e8s le formidable <em>Banlieue Triste<\/em>,<strong> Hangman&rsquo;s Chair<\/strong> revient offrir un condens\u00e9 de noirceur avec ce stoner\/doom sludgy par moments port\u00e9 par des guitares mastodontes, une frappe de b\u00fbcheron et le chant clair empli de tristesse et de d\u00e9sespoir de l&rsquo;\u00e9corch\u00e9 vif <em>C\u00e9dric Toufouti<\/em> (il suffit de l&rsquo;\u00e9couter en acoustique sur l&rsquo;album de <strong>Sapiens<\/strong> pour voir qu&rsquo;on a l\u00e0 un des vocalistes fran\u00e7ais en activit\u00e9 qui prend le plus aux tripes). Encore une fois, avec <em>A Loner<\/em> et sa pochette plut\u00f4t d\u00e9chirante, <strong>Hangman&rsquo;s Chair<\/strong> nous livre un v\u00e9ritable joyau de noirceur paradoxalement lumineuse, un album visc\u00e9ral qui prend instantan\u00e9ment l&rsquo;auditeur \u00e0 la gorge et qui ne le l\u00e2che pas.<\/p>\n\n\n\n<h2>#13 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=63755\">Rammstein &#8211; Zeit<\/a> (Universal Music Group) (Allemagne)<\/h2>\n\n\n\n<p>S&rsquo;il a fallu 10 ans pour que <em>Liebe Ist F\u00fcr Alle Da<\/em> connaisse un successeur, seulement 3 ans s\u00e9parent l&rsquo;album \u00e9ponyme de <em>Zeit<\/em>. Un regain de productivit\u00e9 qu&rsquo;on peut mettre sur le compte de la pand\u00e9mie. <strong>Rammstein<\/strong> revient avec un album plut\u00f4t sombre, marqu\u00e9 par des th\u00e8mes comme la m\u00e9lancolie du temps qui passe. Bien s\u00fbr y a toujours la chanson gaudriole (ici <em>Dicke Titten<\/em>, \u00f4de aux poitrines opulentes) ou des morceaux ironiques comme <em>Zick Zack<\/em> sur la chirurgie, mais ce sont des trompe-l&rsquo;\u0153il, et les titres majeurs sont particuli\u00e8rement poignants, <em>Zeit<\/em>, <em>Schwarz<\/em> et <em>Armee Der Tristen<\/em> en premier lieu. On peut rajouter <em>Meine Tr\u00e4nen<\/em>, morceau sur une relation difficile \u00e0 la m\u00e8re, ou <em>L\u00fcgen<\/em> qui fait l&rsquo;exploit de rendre l&rsquo;autotune acceptable pour la premi\u00e8re fois (car il s&rsquo;agit d&rsquo;une exp\u00e9rimentation et non un palliatif \u00e0 un vocaliste m\u00e9diocre comme c&rsquo;est le cas le reste du temps). Et puis il y a le morceau o\u00f9 <em>Lindemann<\/em> part dans un acc\u00e8s de rage effrayant (ici <em>Angst<\/em>). Encore une fois si on peut que saluer la performance \u00e9norme de <em>Lindemann<\/em>, une des plus belles voix du metal tous styles confondus, les compos de <em>Kruspe<\/em> sont excellentes et vari\u00e9es, \u00e0 l&rsquo;image du martial <em>OK<\/em>, ou encore l&rsquo;abattage de <em>Lorenz<\/em>, \u00e0 la patte reconnaissable entre mille, ou de <em>Landers<\/em>. Encore une fois, le cuirassiers allemand <strong>Rammstein<\/strong> d\u00e9boule avec une d\u00e9monstration de force. <strong>Rammstein<\/strong> fait du <strong>Rammstein<\/strong> et c&rsquo;est tant mieux. Et puis y a ce morceau final <em>Adieu<\/em> dont on esp\u00e8re que ce n&rsquo;est pas un titre pr\u00e9monitoire.<\/p>\n\n\n\n<h2>#12 Imperial Triumphant &#8211; Spirit of Ecstasy (Century Media Records) (USA)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/12.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/12-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67565\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/12-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/12-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/12-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/12-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/12.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis leur cr\u00e9ation et surtout depuis leur virage vers un avant-garde black metal\/black jazz, le combo new-yorkais <strong>Imperial Triumphant <\/strong>n&rsquo;a de cesse de faire parler de lui avec des albums ambitieux, originaux et un brin \u00e9litiste. Cinqui\u00e8me album du groupe, <em>Spirit of Ecstasy<\/em> s&rsquo;inscrit dans cette d\u00e9marche jusqu&rsquo;au-boutiste. Croisant un black metal baroque et th\u00e9\u00e2tral \u00e0 l&rsquo;improvisation du free jazz, <strong>Imperial Triumphant <\/strong>impressionne une fois de plus en red\u00e9finissant les contours des genres cit\u00e9s. Sur l&rsquo;album, on retrouve m\u00eame des musiciens de jazz comme <em>Kenny G<\/em>, venu apporter sa contribution \u00e0 l&rsquo;immense partouze musicale dans un morceau d\u00e9j\u00e0 charg\u00e9 en instruments de musique, le tout sans que \u00e7a vire \u00e0 la bouillie gr\u00e2ce \u00e0 une magnifique production. On retrouve \u00e9galement <em>Trey Spruance<\/em> de <strong>Mr. Bungle<\/strong> et <em>Alex Skolnick<\/em> de <strong>Testament<\/strong>. Parmi tous les musiciens prodigieux qui ont contribu\u00e9 \u00e0 ce monument, il convient de saluer le travail du bassiste <em>Steve Blanco<\/em> qui fait une partition hallucinante tout au long de l&rsquo;album. Virtuose, magistralement produit, aussi riche que complexe, poussant leur musique dans ses retranchements, <strong>Imperial Triumphant<\/strong> signe une oeuvre hors normes.<br><\/p>\n\n\n\n<h2>#11 Psychonaut &#8211; Violate Consensus Reality (Pelagic Records) (Belgique)<\/h2>\n\n\n\n<p>La Belgique m\u00e9ritait-elle de gagner la coupe du monde de foot ? J&rsquo;en sais rien, il n\u2019y a aucun sport que j&rsquo;ex\u00e8cre plus que le foot, mais rien que pour avoir <strong>Brutus<\/strong>, <strong>Psychonaut <\/strong>ou <strong>Amenra<\/strong>, j&rsquo;ai envie de dire oui (et puis \u00e7a va faire r\u00e2ler les fans de foot alors c&rsquo;est toujours dr\u00f4le \u00e0 sortir). Et \u00e7a tombe bien car sur ce deuxi\u00e8me album des post-metalleux de <strong>Psychonaut<\/strong>, le temps du morceau <em>Violate Consensus Reality<\/em>, c&rsquo;est un concentr\u00e9 du meilleur de la belgitude en mati\u00e8re de musique alternative qui s&rsquo;exprime avec, aux c\u00f4t\u00e9s de <strong>Psychonaut<\/strong>, <em>Stephanie Mannaerts<\/em> (qui s&rsquo;impose comme une des plus belles r\u00e9v\u00e9lations en terme de chant f\u00e9minin de ces 10 derni\u00e8res ann\u00e9es) de <strong>Brutus<\/strong> ainsi que l&rsquo;\u00e9corch\u00e9 beugleur <em>Colin H. Van Eeckhout<\/em> d&rsquo;<strong>Amenra<\/strong> qui s&rsquo;expriment dans un titre orgasmique de pr\u00e8s de 9 minutes. Et comme 9 minutes d&rsquo;orgasme, c&rsquo;est pas assez,<strong> Psychonaut<\/strong> nous offrent en tout 52 minutes de jouissance auditive avec un post-metal d&rsquo;un beaut\u00e9 absolue, un enchainement de baffes sur baffes avec une musique rac\u00e9e, profonde et g\u00e9n\u00e9reuse, un condens\u00e9 d&rsquo;\u00e9motions mises \u00e0 nu.<\/p>\n\n\n\n<h2>#10 Crippled Black Phoenix &#8211; Banefyre (Season of Mist) (Angleterre)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/10.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/10-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67518\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/10-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/10-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/10-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/10-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/10.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Groupe anglais en perp\u00e9tuel mouvement, <strong>Crippled Black Phoenix<\/strong> livre une musique autant complexe que difficile \u00e0 classer, quelque part entre un post-rock qui leur sert de base, rock progressif et dark rock mais aussi plein d&rsquo;autres choses. Douzi\u00e8me album \u00e0 l&rsquo;actif des Anglais, <em>Banefyre<\/em> est un double album hyper dense qui ne s&rsquo;interdit aucune longueur (4 titres d\u00e9passent les 10 minutes, dont un fait un quart d&rsquo;heure, et trois durent entre 6 et 7min30), sans pour autant virer \u00e0 la d\u00e9monstration pr\u00e9tentieuse et r\u00e9barbative. <em>Banefyre<\/em> donne l&rsquo;occasion d&rsquo;introniser <em>Joel Segerstedt<\/em> comme co-chanteur avec <em>Belinda Kordic<\/em> dont la voix \u00e9th\u00e9r\u00e9e fr\u00f4le constamment la f\u00ealure. Lourd, dense mais aussi vari\u00e9 dans les registres explor\u00e9s (un peu moins que le pr\u00e9c\u00e9dent toutefois), <em>Banefyre<\/em> part tant\u00f4t dans un doom psych\u00e9d\u00e9lique, un post-rock massif avec mur de son \u00e0 la clef jusqu&rsquo;\u00e0 un titre bonus \u00e9trangement \u00e9nerv\u00e9, qui tranche totalement avec le reste. Pouss\u00e9 par une conscience politique et sociale \u00e9lev\u00e9e, des enjeux \u00e9cologiques et en lien avec la cause animale, le tout coupl\u00e9 avec une inspiration artistique semblant infinie, <strong>Crippled Black Phoenix<\/strong> n&rsquo;en finit plus de pousser les murs et red\u00e9finir les contours de sa propre musique, jusqu&rsquo;\u00e0 s&rsquo;imposer progressivement comme un des cadors incontournables de la sc\u00e8ne post-rock pouvant c\u00f4toyer les g\u00e9ants comme <strong>Mogwai<\/strong> ou <strong>Sigur Ros<\/strong>. De ce constat, <em>Banefyre<\/em> en est une nouvelle preuve \u00e9clatante.<br><\/p>\n\n\n\n<h2>#9 Deathspell Omega &#8211; The Long Defeat (Norma Evangelium Diavoli) (France)<\/h2>\n\n\n\n<p>Depuis 1998, le nom <strong>Deathspell Omega<\/strong> est synonyme de qualit\u00e9. Apr\u00e8s 24 ans d&rsquo;existence, le black metal classique des poitevins a mut\u00e9 en avant-garde black metal exigent et ambitieux. Le huiti\u00e8me album, <em>The Long Defeat<\/em> ferait presque penser \u00e0 du <strong>Cult of Luna<\/strong>. D&rsquo;une densit\u00e9 impressionnante, la musique et l&rsquo;ambiance de <em>The Long Defeat<\/em> est \u00e0 l&rsquo;image de la pochette, sombre, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e, finement sculpt\u00e9e, et brillante. Assez longs (entre 7 et 12 minutes), les 5 joyaux qui ornent ce huiti\u00e8me effort prennent le temps de poser leurs propos, et d&rsquo;aller au bout de la d\u00e9marche du groupe. Long voyage dans un brouillard \u00e9pais, <em>The Long Defeat <\/em>fait partie de ces albums qui vous travaillent au corps longtemps apr\u00e8s la derni\u00e8re note. <strong>Deathspell Omega<\/strong> est \u00e0 n&rsquo;en pas douter un des artisans les plus solides du black metal fran\u00e7ais.<br><\/p>\n\n\n\n<h2>#8 Meshuggah &#8211; Immutable (Atomic Fire) (Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n\n<p>Depuis 30 ans, <strong>Meshuggah<\/strong> se fait connaitre pour les artworks pas toujours heureux mais surtout pour une musique, une patte unique. La frappe tribale de <em>Tomas Haake<\/em>, la basse profonde, les rythmiques syncop\u00e9es, les riffs tr\u00e8s \u00ab\u00a0meshuggah-esques\u00a0\u00bb de la doublette <em>Jens Kidman\/M\u00e5rten Hagstr\u00f6m <\/em>sur lesquels <em>Fredrik Thordendal <\/em>plaque des soli chirurgicaux, un ensemble de cordes vocales en fusion et un ensemble plus massif qu&rsquo;une m\u00eal\u00e9e de deux paquets d&rsquo;avants lors d&rsquo;un match Samoa\/Tonga. Apr\u00e8s neuf albums, <strong>Meshuggah <\/strong>arrive \u00e0 surprendre, exp\u00e9rimenter par touches tout en restant eux-m\u00eames. D\u00e8s les premi\u00e8res secondes de <em>Broken Cog<\/em>, on sait \u00e0 qui on a \u00e0 faire, et les Su\u00e9dois ne d\u00e9vient que tr\u00e8s peu de leur trajectoire. Au milieu de 13 titres d&rsquo;une densit\u00e9 \u00e9touffante, les respirations sont rares (\u00e0 la limite, l&rsquo;instrumental final <em>Past Tense<\/em>, plus a\u00e9rien, ou l&rsquo;intro de <em>They Move Below<\/em>, morceau instrumental compact, massif comme son homologue tortur\u00e9 <em>Black Cathedral<\/em>). Lourd, puissant, immuable, <em>Immutable <\/em>donne l&rsquo;impression d&rsquo;un train lanc\u00e9 \u00e0 pleine vitesse et dont les freins ont l\u00e2ch\u00e9, on peut essayer de le stopper mais s&rsquo;il ne bouge pas d&rsquo;un pouce, les d\u00e9g\u00e2ts en face sont consid\u00e9rables. <em>Immutable<\/em>, comme tout album de <strong>Meshuggah<\/strong> qui se respecte, n&rsquo;est pas qu&rsquo;un album qu&rsquo;on \u00e9coute, mais aussi qu&rsquo;on se prend en pleine gueule.<br><\/p>\n\n\n\n<h2>#7 ex aequo <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=67042\">Candlemass &#8211; Sweet Evil Sun<\/a> (Napalm Records) (Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/72-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/72-1-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67566\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/72-1-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/72-1-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/72-1-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/72-1-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/72-1.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Trois ans apr\u00e8s <em>The Door To Doom<\/em>, les Su\u00e9dois de <strong>Candlemass<\/strong> reviennent avec un 13\u00e8me album, avec toujours l&rsquo;historique <em>Johan L\u00e4ngquist<\/em> au chant. Toujours dans cette lign\u00e9e doom \u00e9pique fortement influenc\u00e9 par les premiers <strong>Black Sabbath<\/strong>, <strong>Candlemass <\/strong>nous offre de nouveau un album d&rsquo;une classe folle, avec des riffs massifs, des classiques imm\u00e9diats du doom, un album dense, riche, passionnant. Suite logique de <em>Door to Doom<\/em>, <em>Sweet Evil Sun<\/em> invite cette fois <em>Jennie-Ann Smith<\/em> d&rsquo;<strong>Avatarium<\/strong>, comme un passage de t\u00e9moin entre des v\u00e9t\u00e9rans et des \u00e9l\u00e8ves tr\u00e8s appliqu\u00e9s. Encore une fois, on touche au sublime, encore une fois la baffe est \u00e9norme. <strong>Candlemass <\/strong>n&rsquo;avait plus rien \u00e0 prouver, mais encore une fois, les mecs enfoncent toujours plus profond leur royal s\u00e9ant sur le tr\u00f4ne d&#8217;empereurs du doom. Hail to the kings, baby!<br><\/p>\n\n\n\n<h2>#7 <a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=64117\">Septicflesh &#8211; Modern Primitive<\/a> (Nuclear Blast)(Gr\u00e8ce)<\/h2>\n\n\n\n<p>Une vague puissante qu&rsquo;on se mange, qui nous projette, nous plaque au sol et nous retourne, un 16 tonnes qui nous percute, une torgnole donn\u00e9e par un mastard de 130 kgs, un tampon dans le buffet administr\u00e9 en pleine vitesse par un rugueux troisi\u00e8me ligne Samoan (ou une pichenette donn\u00e9e par un joueur adverse lorsqu&rsquo;on s&rsquo;appelle Neymar), un coup de pelle dans la gueule. C&rsquo;est \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 \u00e7a que ressemble ce qu&rsquo;on ressent d\u00e8s les premi\u00e8res notes du onzi\u00e8me album de <strong>Septicflesh<\/strong>. Pourtant, depuis que le groupe s&rsquo;est lanc\u00e9 dans le death symphonique, il nous avait habitu\u00e9 \u00e0 des albums toujours plus puissants et le live <em>Infernus Sinfonica<\/em> avait s\u00e9rieusement pouss\u00e9 les potards au max. Mais non, <strong>Septicflesh<\/strong> arrive \u00e0 faire toujours plus est nous ass\u00e8ne l\u2019un des albums les plus th\u00e9\u00e2traux, les plus riches, les plus puissants de l&rsquo;ann\u00e9e. Un v\u00e9ritable mastodonte taill\u00e9 pour tout d\u00e9truire sur son passage, un bulldozer doubl\u00e9 d&rsquo;un monument de classe et de panache qui introduit dans l&rsquo;univers des hell\u00e8nes des instruments comme l&rsquo;oud, la mandoline et le luth. Toujours plus grandiloquent sans \u00eatre kitsch ou too much, <em>Modern Primitive<\/em> s&rsquo;impose naturellement comme une d\u00e9monstration de force. Maitrise, puissance, richesse des orchestrations, tout porte \u00e0 rendre chaque morceau, voire chaque note passionnante. Encore une fois du grand <strong>Septicflesh<\/strong>. Et le reste n&rsquo;est que silence.<br><\/p>\n\n\n\n<h2>#6 Cult of Luna &#8211; The Long Road North (Metal Blade Records) (Su\u00e8de)<\/h2>\n\n\n\n<p>Depuis leurs d\u00e9buts, les Su\u00e9dois Cult of Luna brillent par leur capacit\u00e9 \u00e0 livrer des bombes \u00e0 neutrons \u00e0 intervalles r\u00e9guliers. A peine quelques mois apr\u00e8s le formidable EP <em>The Raging River<\/em> et trois ans apr\u00e8s <em>A Dawn To Fear<\/em>, les mecs sortent<em> The Long North Road <\/em>et encore une fois c&rsquo;est une succession de directs qu&rsquo;on se prend en pleine gueule. Si \u00e0 la fin de l&rsquo;album, tu sens un truc qui croustille, c&rsquo;est que t&rsquo;es en train de manger tes propres dents explos\u00e9es. Succession de mandales tour \u00e0 tour rugueuses ou plus a\u00e9r\u00e9es (enfin dans les vocalises hein), c&rsquo;est encore une fois du tr\u00e8s haut niveau.<\/p>\n\n\n\n<h2>#5 Nostromo &#8211; Bucephale (Hummus Records) (Suisse)<\/h2>\n\n\n\n<p>3 ans apr\u00e8s leur dernier EP <em>Narrenschiff<\/em> et surtout 18 ans (!!!) apr\u00e8s leur dernier album, les helv\u00e8tes \u00e9nerv\u00e9s de <strong>Nostromo <\/strong>sont de retour. Il aura fallu 18 longues ann\u00e9es pour avoir un successeur \u00e0 <em>Hysteron-Proteron<\/em>, ce qui en ferait presque le come-back de l&rsquo;ann\u00e9e (si les hard rockers de <strong>Tallas<\/strong> n&rsquo;\u00e9taient pas sortis de cryog\u00e9nisation 40 ans apr\u00e8s leur pr\u00e9c\u00e9dent album). Et malgr\u00e9 l&rsquo;\u00e2ge, les Suisses ne s&rsquo;en sont pas calm\u00e9s pour autant, en atteste des prestations sc\u00e9niques \u00e0 faire trembler les murs. Et pour leur retour, <strong>Nostromo<\/strong> propose une sc\u00e9ance d\u2019ost\u00e9opathie au rouleau compresseur, un album mammouthesque avec leur \u00ab\u00a0metalcore\u00a0\u00bb tr\u00e8s fortement teint\u00e9 d&rsquo;un grindcore hyper hargneux, une session de violence pure. <strong>Bucephale<\/strong>, c&rsquo;est plus qu&rsquo;un album, c&rsquo;est une cr\u00e9ature implacable qui p\u00e8te les os et explose les membres un \u00e0 un. Une production \u00e9norme pour un bijou de noirceur abyssale et au final, difficile de se remettre d&rsquo;une telle branl\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"NOSTROMO - Decimatio (Official video)\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/sVa7T--s7BM?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2>#4 Isafj\u00f8rd &#8211; Hjartastaki (Svart Records) (Islande)<\/h2>\n\n\n\n<p><em>A\u00f0albj\u00f6rn \u00ab&nbsp;Addi&nbsp;\u00bb Tryggvason<\/em> est un homme de projets. A c\u00f4t\u00e9 de son groupe <strong>S\u00f3lstafir<\/strong>, le mec avait fond\u00e9 un side project de crust punk du nom de <strong>Bastar\u00f0ur<\/strong>. Cette ann\u00e9e, il r\u00e9it\u00e8re sous la forme d&rsquo;un duo avec <em>Ragnar Zolberg<\/em> du groupe <strong>Sign<\/strong> et ancien de <strong>Pain of Salvation<\/strong>. <strong>Isafj\u00f8rd<\/strong> tient son nom de la r\u00e9gion d&rsquo;Islande o\u00f9 leurs p\u00e8res respectifs avait une ferme. <strong>Isafj\u00f8rd<\/strong> c\u00e9l\u00e8bre l&rsquo;Islande dans sa beaut\u00e9 pure et visc\u00e9rale. Le post-rock atmosph\u00e9rique d&rsquo;<strong>Isafj\u00f8rd<\/strong> est un concentr\u00e9 de perles d&rsquo;une magnificence absolue (on pense d\u2019abord au sublime <em>M\u00edn Svarta Hli\u00f0<\/em>, mais aussi <em>Falin Skemmd<\/em>, ou encore <em>Kuldar\u00f3<\/em>, mais aussi tous les autres), un voyage au c\u0153ur de l&rsquo;hiver et de paysages uniques. V\u00e9ritable album cocon dans lequel il est bon de se lover,<em> Hjartastaki <\/em>est une \u0153uvre dont il est impossible de se d\u00e9tacher.<\/p>\n\n\n\n<h2>#3 ex aequo Brutus &#8211; Unison Life (Hassle Records, Sargent House) (Belgique)<\/h2>\n\n\n\n<p>Clisson, 2019, en l&rsquo;espace d&rsquo;un peu plus d&rsquo;une demi-heure \u00e0 la Warzone, les post-hardcoreux de <strong>Brutus<\/strong> m&rsquo;entrainent dans une autre dimension et s&rsquo;imposent comme LA d\u00e9couverte de ce Hellfest. Vite, l&rsquo;\u00e9coute de <em>Nest<\/em>, album du groupe port\u00e9 par la tourn\u00e9e de l&rsquo;\u00e9poque s&rsquo;impose d&rsquo;elle-m\u00eame. Le constat est le m\u00eame. Avec des missiles dont je ne me suis toujours pas remis, le trio de Louvain est l&rsquo;une des plus belles branl\u00e9es de 2019. Apr\u00e8s un tel niveau, allaient-ils faire aussi fort avec ce troisi\u00e8me effort, <em>Unison Life<\/em>? Il faut tr\u00e8s peu de temps apr\u00e8s avoir appuy\u00e9 sur la touche play pour connaitre la r\u00e9ponse. <em>Unison Life<\/em> fait partie de ces albums pour lequel si on doit choisir un titre plut\u00f4t qu&rsquo;un autre, on frise l&rsquo;AVC. Que doit-on prendre comme morceau marquant ? L&rsquo;album entier. De la voix solaire et la frappe ahurissante de la batteuse-chanteuse <em>Stefanie Mannaerts<\/em> en passant par le duo <em>Peter Mulders<\/em> (et sa basse profonde)\/<em>Stijn Vanhoegaerden<\/em> (et ses riffs rageurs et \u00e9l\u00e9gants), c&rsquo;est encore une fois un sans-faute, un album parfait de bout en bout, de ceux qui te donnent envie de pousser le son \u00e0 fond (et tant pis pour les voisins) et de chialer de bonheur.<br><\/p>\n\n\n\n<h2>#3 White Ward &#8211; False Light (Debemur Morti Productions) (Ukraine)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/31.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/31-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67567\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/31-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/31-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/31-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/31-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/31.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>C&rsquo;est presque un miracle qu&rsquo;on ait pu avoir dans les bacs <em>False Light<\/em>, le troisi\u00e8me album de <strong>White Ward <\/strong>(toujours sur l&rsquo;excellent label Debemur Morti). Par chance, le combo ukrainien a eu le temps de finaliser son nouvel effort avant l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine par les Russes. Coupant avec l&rsquo;artwork urbain du pr\u00e9c\u00e9dent album, <em>False Light<\/em> choisi l&rsquo;\u00e9pure, la lumi\u00e8re mais aussi le symbole charg\u00e9 d&rsquo;une maison abandonn\u00e9e et en ruines en plein milieu d&rsquo;une campagne d\u00e9serte, artwork qui, dans le contexte du pays, prend une dimension sommes toutes tragique. Tout au long de l&rsquo;album, on navigue entre black prog et post-black, entre moments blast\u00e9s et plages atmosph\u00e9riques, toujours accompagn\u00e9 de ce saxophone d&rsquo;une classe folle qui sied \u00e0 merveille au groupe. Entre lumi\u00e8re et t\u00e9n\u00e8bres, l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et lourdeur implacable, avec des touches de heavy, death, post-rock ou gothic-rock, <em>False Light<\/em> ne se cantonne pas \u00e0 un seul genre.<strong> White Ward<\/strong> signe l\u00e0 un album rac\u00e9 et \u00e9l\u00e9gant, intelligent et vari\u00e9, introspectif et immersif. Un bijou tout simplement.<\/p>\n\n\n\n<h2><br>#2 Heilung &#8211; Drif (Season of Mist) (International)<\/h2>\n\n\n\n<p>Depuis leurs d\u00e9buts, le combo Dano-Norv\u00e9go-Allemand <strong>Heilung<\/strong> a eu coeur \u00e0 rendre hommage aux peuples de l&rsquo;\u00e2ge de fer et \u00e0 naviguer \u00e0 travers les \u00e9poques, accompagn\u00e9 de trois chants totalement diff\u00e9rents, entre le chant vibrant de <em>Maria Franz<\/em>, le diphonique de <em>Kai Uwe Faust<\/em> et les chuchottements de <em>Christopher Juul<\/em>, le tout accompagn\u00e9 de percussions primitives et d&rsquo;instruments traditionnels. Chez <strong>Heilung<\/strong>, on est dans le contemplatif et chaque morceau constitue un voyage, de l&rsquo;arm\u00e9e Romaine \u00e0 des peuples syriens, des celtes au grand froid norv\u00e9gien. <strong>Heilung <\/strong>ne fait rien comme tout le monde et innove dans sa fa\u00e7on de voir la musique, entre \u0153uvre artistique et travail d&rsquo;arch\u00e9ologue. Entre incantations, sortil\u00e8ges, chant sacr\u00e9 et symbolique, la musique ritualiste de <strong>Heilung<\/strong> fonctionne \u00e0 merveille et appelle \u00e0 la m\u00e9ditation et au l\u00e2cher prise. A la fois d\u00e9pouill\u00e9e et grandiose, elle entraine l&rsquo;auditeur dans une vraie transe. Troisi\u00e8me album de <strong>Heilung<\/strong>, \u0153uvre \u00e9trange et fascinante, <em>Drif<\/em> est une pure merveille.<br><\/p>\n\n\n\n<h2>#1 Zeal &amp; Ardor &#8211; Zeal &amp; Ardor (MVKA) (Suisse\/USA)<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1-300x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67517\" srcset=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/1.jpg 1080w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 mis au d\u00e9fi sur 4Chan de m\u00e9langer black metal et musique noire en 2013, le Suisse bas\u00e9 \u00e0 New York <em>Manuel Gagneux<\/em> a fait largement ses preuves et montr\u00e9 que <strong>Zeal &amp; Ardor<\/strong> n&rsquo;avait rien d&rsquo;un d\u00e9lire \u00e9ph\u00e9m\u00e8re et encore moins d&rsquo;un gimmick. Deux ans apr\u00e8s l&rsquo;EP visc\u00e9ral <em>Wake of a Nation <\/em>&nbsp;sorti apr\u00e8s la mort de George Floyd et le gigantesque mouvement social qui en a d\u00e9coul\u00e9, <strong>Zeal &amp; Ardor<\/strong> sort un troisi\u00e8me album sobrement intitul\u00e9 <em>Zeal &amp; Ardor <\/em>, comme une envie de s&rsquo;affirmer un peu plus et montrer que le projet a d\u00e9pass\u00e9 le simple postulat de <em>\u00ab\u00a0Et si les esclaves Noirs avaient trouv\u00e9 Satan au lieu de J\u00e9sus?\u00a0\u00bb<\/em>. Le groupe de Gagneux s&rsquo;est toujours inscrit dans une d\u00e9marche engag\u00e9e, mais <em>Wake of a Nation<\/em> a nettement explicit\u00e9 le discours de <strong>Zeal &amp; Ardor <\/strong>et ce troisi\u00e8me album s&rsquo;inscrit dans cette lanc\u00e9e. Avec <em>Zeal &amp; Ardor<\/em>, le groupe tape du poing sur la table, et explicite sa raison d\u2019\u00eatre. <em>Zeal &amp; Ardor<\/em> est l\u2019album le plus radical du groupe, non seulement dans son propos mais aussi dans sa d\u00e9marche musicale en ne proposant pas seulement un m\u00e9lange entre post-black et gospel ou negro-spiritual mais du post-black avec un \u00e9ventail tr\u00e8s large de la musique Noire, que ce soit du blues ou des influences plus urbaines. Ecouter <strong>Zeal &amp; Ardor <\/strong>en soi, c\u2019est c&rsquo;est \u00eatre bouscul\u00e9 sans ses connaissances et certitudes. \u00c9couter <em>Zeal &amp; Ardor<\/em>, c\u2019est se pencher sur l\u2019un des albums les plus r\u00e9volutionnaires de l\u2019histoire du black metal mais aussi du metal en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <strong>Nikk\u00f6<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les ann\u00e9es semblent se suivre et se ressembler. 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